3e journée parlementaire du thermalisme : quels enjeux pour le remboursement des cures thermales ?

Chez LesCuristes.fr, il nous a semblé essentiel de suivre la 3e Journée parlementaire du thermalisme, organisée le mercredi 27 mai 2026 à l’Assemblée nationale, afin d’informer les curistes sur les réflexions en cours autour de l’avenir du remboursement des cures thermales.

À l’heure où ce remboursement est de plus en plus questionné au niveau de l’État, cette rencontre réunissant parlementaires, médecins et experts de la santé constituait un temps fort pour la filière thermale.

Débats de la 3e Journée parlementaire du thermalisme à l’Assemblée nationale, mai 2026

La 3e Journée parlementaire du thermalisme à l’Assemblée nationale

Cet événement, intitulé « Thermalisme : quel bénéfice pour les patients ? Quel coût pour la société ? », intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la filière thermale française. Lors des discussions autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), l’hypothèse d’un déremboursement des cures thermales par décret a provoqué une vive inquiétude chez les professionnels du secteur comme chez les patients.

Dans le même temps, la Haute Autorité de santé a été saisie par le Gouvernement afin d’évaluer l’efficacité du service médical rendu par le thermalisme. Une démarche qui pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir des cures thermales en France.

Parlementaires, médecins, économistes, représentants des patients et professionnels de la filière se sont ainsi réunis à l’Assemblée nationale pour débattre publiquement des enjeux sanitaires, économiques et sociaux liés à la médecine thermale.

programme journee parlementaire

À l’origine de cette dynamique parlementaire, le sénateur du Puy-de-Dôme Jean-Marc Boyer, initiateur de la Journée parlementaire du thermalisme, poursuit depuis plusieurs années son engagement en faveur de la reconnaissance du secteur. À ses côtés, le député des Hautes-Pyrénées Denis Fégné, président du groupe d’études « thermalisme » à l’Assemblée nationale, joue un rôle central dans la coordination des travaux et la défense du thermalisme médical au niveau parlementaire. Ensemble, ils incarnent une mobilisation politique transpartisane autour de l’avenir des cures thermales.

HAS : une évaluation du thermalisme qui s’inscrit dans la durée jusqu’en 2027

intervention du dr cedric carbonneil lors de la journee parlementaire du thermalisme
Dr Cédric Carbonneil

Parmi les interventions les plus attendues figurait celle du Dr Cédric Carbonneil, chef du service de l’évaluation des actes professionnels, adjoint à la directrice de l’évaluation et de l’accès à l’innovation de la Haute Autorité de santé (HAS), venu détailler les travaux engagés autour de l’évaluation du service médical rendu du thermalisme.

Premier enseignement : aucune conclusion de la HAS n’est attendue avant 2027.

Selon les précisions apportées lors de cette Journée parlementaire, l’année 2026 doit avant tout permettre de construire le cadre méthodologique de cette évaluation. La HAS travaille actuellement à adapter ses critères d’analyse aux spécificités de la médecine thermale, avec des travaux préparatoires, des enquêtes de pratiques et une réflexion sur les méthodes d’évaluation les plus pertinentes.

L’analyse approfondie des données et les éventuelles conclusions interviendront dans un second temps, à partir de 2027.

Cures thermales en Europe : la France est-elle vraiment un cas à part ?

Il est souvent évoqué comme argument principal que la France est le seul pays de l’Europe à prendre en charge la cure thermale. Mais qu’en est il vraiment ? 

Les données présentées lors de cette Journée parlementaire ont permis de comparer la place du thermalisme dans plusieurs pays européens.

Si les modèles de prise en charge varient fortement selon les États, de nombreux pays continuent d’intégrer les cures thermales dans leur politique de santé publique, avec des niveaux de remboursement et des durées de cure différents. Ainsi, alors que la France maintient traditionnellement un format de 18 jours de soins, d’autres pays proposent des durées plus courtes ou plus flexibles, allant de 10 jours à 4 semaines selon les pathologies et les systèmes de santé concernés, avec des remboursements pouvant prendre en charge jusqu’à 100 % du séjour (frais de soins, transport et hébergement).

Ainsi, ces différents cas illustrent la diversité des approches européennes concernant le thermalisme, tant sur les niveaux de remboursement que sur les critères médicaux ou sociaux retenus par chaque pays. On constate alors que la France n’est pas le seul pays de l’Union européenne à financer les cures thermales et plutôt qu’elle se situe dans la partie basse en matière de prise en charge des soins thermaux.

Il est également important de rappeler qu’en France, le curiste reste le principal financeur de son séjour thermal.

À retenir de la 3e Journée parlementaire du thermalisme :

  • Les échanges ont confirmé la forte sensibilité du dossier du remboursement des cures thermales dans un contexte de réévaluation par les pouvoirs publics.
  • La Haute Autorité de santé a confirmé que ses travaux d’évaluation du service médical rendu étaient en cours, mais qu’aucune décision n’était attendue avant 2027.
  • Les comparaisons européennes montrent des modèles très divers, la France ne constituant pas un cas isolé en matière de prise en charge du thermalisme.
  • Les débats ont mis en avant à la fois l’intérêt médical des cures thermales et leur rôle économique et territorial, notamment dans les zones thermales.
  • Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de considérer le thermalisme comme un outil de prévention et non uniquement comme une dépense de santé.

En clôture de cette journée, le Pr Christian Hérisson, président de la Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF), a insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation en faveur du thermalisme.

Figure majeure du secteur, il a rappelé l’importance de renforcer la recherche scientifique et les évaluations médico-économiques afin de mieux objectiver les bénéfices des cures thermales, notamment dans la prise en charge des maladies chroniques et la prévention.

Pour lui, l’enjeu dépasse la seule question du remboursement : il s’agit de consolider durablement la place du thermalisme dans une approche globale de la santé, intégrant qualité de vie, prévention et accompagnement non médicamenteux.

le Pr Christian Hérisson, président de la Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF) à la journee parlementaire du thermalisme
Pr Christian Hérisson, président de la Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF)

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L’orientation thermale en Trouble du Développement chez l’Enfant (TDE)

Les troubles du développement chez l’enfant peuvent avoir des impacts importants sur le quotidien, l’apprentissage et la qualité de vie. Face à ces difficultés, certaines solutions complémentaires existent pour accompagner les jeunes patients de manière globale. Parmi elles, la cure thermale occupe une place particulière. Reconnue par l’Assurance Maladie dans le cadre de l’orientation « Trouble du Développement chez l’Enfant » (TDE), elle propose une prise en charge à la fois médicale, éducative et relationnelle.

Pendant trois semaines, l’enfant bénéficie de soins thermaux adaptés, d’un suivi médical personnalisé et d’un environnement structurant favorisant la détente, la socialisation et la progression dans son autonomie.

 

L’orientation thermale en Trouble du Développement chez l’Enfant
Image de Freepik

Qu’est-ce que l’orientation thermale Trouble du Développement chez l’Enfant ?

L’orientation thermale en Trouble du Développement chez l’Enfant (TDE) fait partie des 12 orientations thermales reconnues et prises en charge par la Sécurité sociale. Accessible dès le plus jeune âge, la cure thermale permet une prise en charge à la fois physique et psychologique. Véritable démarche préventive, éducative et curative, l’ensemble des moyens mis en place durant les 3 semaines de cure aide l’enfant à comprendre sa maladie et l’importance des traitements.

La cure thermale TDE repose sur une approche globale mêlant :

  • des soins thermaux quotidiens,
  • un suivi médical personnalisé,
  • un accompagnement éducatif,
  • un environnement favorable au bien-être de l’enfant.

Cette prise en charge aide également l’enfant à mieux comprendre sa pathologie, à gagner en autonomie et à mieux vivre certains traitements ou contraintes du quotidien.

Les bienfaits de la cure thermale chez l’enfant

Les cures thermales utilisent les propriétés naturelles des eaux thermales riches en minéraux et oligo-éléments. Les soins sont adaptés à l’âge de l’enfant et réalisés sous surveillance médicale.

Les soins thermaux peuvent contribuer à :

  • apaiser certaines tensions physiques et nerveuses,
  • améliorer la qualité du sommeil,
  • favoriser la relaxation,
  • accompagner la rééducation motrice,
  • renforcer la confiance en soi,
  • encourager la socialisation.

L’aspect humain joue également un rôle important. Pendant leur séjour, les enfants rencontrent d’autres jeunes confrontés à des difficultés similaires. Ces échanges favorisent souvent le mieux-être psychologique et l’intégration sociale.

Quelles pathologies peuvent être prises en charge en cure thermale TDE ?

Plusieurs troubles du développement et pathologies infantiles peuvent être accompagnés dans le cadre d’une cure thermale TDE, notamment :

Chaque prise en charge doit faire l’objet d’un avis médical afin de déterminer l’intérêt d’une cure thermale selon la situation de l’enfant.

Comment se déroule une cure thermale pour enfant ?

À l’image des cures thermales pour adultes, celles destinées aux enfants reposent sur les bienfaits des minéraux et oligo-éléments présents dans l’eau thermale, via des soins d’hydrothérapie. Ces traitements quotidiens permettent de profiter des propriétés apaisantes, anti-inflammatoires et calmantes de l’eau thermale.

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins. L’enfant est suivi par un médecin thermal qui adapte les soins à son âge et à sa pathologie.

Selon les établissements thermaux, différents soins peuvent être proposés :

  • bains thermaux,
  • douches thermales,
  • piscine thermale,
  • applications de boue thermale,
  • exercices en eau thermale,

Certaines stations thermales disposent également de structures spécialisées et d’équipes formées à l’accueil des jeunes curistes.

Les soins thermaux

La prise en charge de la cure thermale pour les enfants par l’Assurance Maladie

La prise en charge d’une cure thermale pour enfants suit le même processus que pour les adultes. Elle doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste pour être partiellement remboursée par la Sécurité sociale.

Lorsque la cure est acceptée par l’Assurance Maladie, plusieurs frais peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle :

  • le forfait thermal,
  • les honoraires médicaux,
  • certains frais de transport et d’hébergement sous conditions de ressources.

Le reste à charge peut être remboursé en totalité ou en partie par la mutuelle selon le contrat souscrit.

Les étapes pour réaliser une cure thermale

Où loger pendant une cure avec son enfant ?

Dans certaines stations thermales accueillant des enfants, il existe des maisons d’enfants à caractère sanitaire permettant une prise en charge globale du jeune curiste durant son séjour.

Dans la majorité des cas, l’enfant doit toutefois être accompagné par un parent ou un proche.

Pour faciliter l’organisation du séjour, il est recommandé de choisir un hébergement situé à proximité des thermes. Résidences de tourisme, appartements meublés, hôtels ou campings : plusieurs solutions existent selon le budget et les besoins des familles.

Au niveau du choix du logement, n’hésitez pas à vous référer à la partie hébergements du site LesCuristes.fr afin de trouver l’hébergement qui vous convient. Le site LesCuristes.fr propose plus de 3 000 annonces à travers la France. Vous y trouverez des résidences de tourisme, des hôtels, des meublés de tourisme ainsi que des campings.

Trouver un hébergement thermal

Les établissements thermaux ayant l’agrément en Trouble du Développement chez l’Enfant

À savoir

Toutes les orientations thermales conventionnées peuvent être accessibles aux enfants sur avis médical, selon leur pathologie et les recommandations du médecin.

FAQ – Cure thermale et troubles du développement chez l’enfant

À partir de quel âge un enfant peut-il faire une cure thermale ?

Une cure thermale peut être envisagée dès le plus jeune âge, à condition qu’elle soit prescrite par un médecin et adaptée aux besoins de l’enfant.

Une cure thermale pour enfant est-elle remboursée ?

Oui. Lorsqu’elle est prescrite par un médecin et acceptée par l’Assurance Maladie, une partie des frais liés à la cure thermale peut être prise en charge.

Combien de temps dure une cure thermale TDE ?

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins, répartis sur 3 semaines.

Quels troubles peuvent être traités en cure thermale TDE ?

Les cures thermales TDE accompagnent notamment l’énurésie, certains troubles psychomoteurs, des troubles du comportement, certaines pathologies osseuses de croissance ou encore la rééducation après fracture.

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Remboursement des cures thermales : Denis Fégné répond aux inquiétudes des curistes 

Un décret envisagé, une pétition massive, un recul du gouvernement et désormais un projet d’évaluation scientifique : l’avenir des cures thermales entre dans une nouvelle phase de clarification. Alors que la Haute Autorité de Santé (HAS) se prépare à mener une importante étude scientifique afin d’évaluer le service médical rendu des cures thermales, Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées et président du groupe d’études sur le thermalisme à l’Assemblée nationale, nous présente les prochaines étapes .

© Assemblée nationale

La Haute Autorité de Santé (HAS) lance une évaluation du service médical rendu des cures thermales, dans un contexte de débats récurrents sur leur remboursement.

Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre rôle concernant le thermalisme à l’Assemblée nationale ?

Je suis Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées (2e circonscription). Avant cela, j’étais élu local, donc je connais bien les collectivités, les investissements et le fonctionnement territorial.

Je connais aussi très bien les Hautes-Pyrénées et la montagne, où est implantée une grande partie des stations thermales de ce territoire. C’est ce qui explique mon engagement sur ce sujet.

Je préside également le groupe d’études du thermalisme à l’Assemblée nationale. Ce groupe a pour objectif de mieux faire connaître cette filière aux parlementaires, car beaucoup connaissent mal la médecine thermale et peuvent avoir des idées faussées.

Ainsi, nous organisons des rencontres et des colloques pour apporter une information plus précise et permettre à la représentation nationale de mieux comprendre et défendre ce secteur, notamment face aux tentatives de déremboursement.

En novembre dernier, les cures thermales ont semblé plus menacées que jamais. Pourquoi cette fois-ci la situation était-elle différente ?

Chaque année, des amendements sont déposés dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) avec des propositions de déremboursement partiel des cures thermales.

Mais cette fois, la situation a été jugée plus inquiétante car on est passé d’amendements classiques à l’évocation d’un décret, avec une perspective de déremboursement qui ne concernait plus uniquement une partie, mais l’ensemble des cures thermales.

Cela change profondément la nature du risque : il ne s’agissait plus uniquement d’un débat parlementaire annuel, mais d’une possibilité d’action réglementaire directe du gouvernement. Cette évolution a provoqué une forte réaction de l’ensemble de la filière thermale : professionnels, établissements, corps médical et patients.

Je rappelle également un élément central du débat économique : le modèle du thermalisme repose sur un effet de levier important sur les retombées économiques locales. Pour environ 1 € de dépense remboursée par la Sécurité sociale, il y a 10 € de retombées induites.

La différence entre amendement et décret

Chaque année, la France vote deux grands textes budgétaires : le budget de l’État (PLF) et celui de la Sécurité sociale (PLFSS). Le gouvernement les présente, et les parlementaires peuvent proposer des modifications via des amendements.

Dans ce cadre, certains députés proposent régulièrement des amendements visant à réduire ou supprimer le remboursement des cures thermales, généralement dans une logique de recherche d’économies. Ces propositions sont systématiquement rejetées lors des votes, grâce à un soutien transpartisan large (LR, PS, LFI, PCF…), en faveur du maintien du remboursement.

Mais le système institutionnel français prévoit aussi un autre levier : le pouvoir réglementaire du gouvernement. Contrairement à la loi, un décret ne nécessite pas de vote du Parlement : il peut être pris directement par le gouvernement, après consultation des instances concernées, et signé par le ministre compétent.

Le remboursement des cures thermales relève de ce champ réglementaire. Cela signifie que, même en l’absence de modification législative, un décret peut théoriquement modifier les règles de prise en charge.

C’est pourquoi, ces dernières années, plusieurs projets de décrets ont été évoqués. Ils ont cependant été stoppés ou retirés grâce à différentes mobilisations politiques et institutionnelles (dialogue parlementaire, pression des élus, mobilisation des acteurs de la filière, pétitions).

Face à cette situation, vous avez lancé une pétition pour défendre les cures thermales. Combien de signatures ont été recueillies ?

Effectivement, face à cette situation, j’ai lancé une pétition pour défendre les cures thermales, conjointement avec le sénateur Jean-Marc Boyer et le maire de Dax, Julien Dubois, président des communes thermales.

Cette mobilisation a rapidement pris de l’ampleur et a recueilli plus de 500 000 signatures en un peu plus d’un mois.

Pour moi, cette dynamique a constitué un signal politique fort, traduisant une mobilisation à la fois des professionnels du secteur et des usagers des cures thermales.

Face à cette mobilisation d’ampleur, le Gouvernement a finalement cédé, mais nous ne pourrons pas reproduire ce type de mobilisation chaque année. D’où la nécessité absolue d’une évaluation HAS solide.

La Haute Autorité de Santé a été saisie concernant le service médical rendu des cures thermales ?

Effectivement, et j’accueille très favorablement cette évaluation par la Haute Autorité de Santé (HAS). Il est cependant regrettable qu’il n’y ait pas eu de concertation en amont de cette annonce, faite sans véritable travail préparatoire politique. Toutefois, selon moi c’est aujourd’hui le seul moyen de sanctuariser durablement les cures thermales face aux attaques répétées dont elles font l’objet dans les débats budgétaires et les PLFSS.

J’ai d’ailleurs auditionné la HAS en février dernier dans le cadre du groupe d’études sur le thermalisme que j’ai l’honneur de présider. Nous pouvons dire que j’ai eu “du flair”, et un heureux hasard de calendrier, d’organiser cette audition avant même l’annonce officielle de la saisine par la ministre de la santé.

En effet, depuis plusieurs années, les menaces de déremboursement reviennent régulièrement, sous différentes responsabilités ministérielles. Cela crée une forme d’instabilité pour toute la filière thermale.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la HAS ?

La HAS nous a présenté une méthodologie extrêmement rigoureuse. Nous sommes loin d’une approche expéditive ou idéologique. Cette évaluation sera scientifique, indépendante et particulièrement complexe à mener.

Le thermalisme ne s’évalue pas de la même manière qu’un médicament. On parle d’une médecine humaine, avec des approches multiples selon les pathologies. La HAS devra prendre en compte la multiplicité des indications thérapeutiques, la diversité des pratiques et l’hétérogénéité des établissements.

C’est donc une évaluation qui sera nécessairement longue et approfondie, probablement sur plusieurs années. Elle impliquera un important travail d’analyse et de consolidation de la littérature scientifique existante. Aujourd’hui, on parle déjà de plus de 17 000 références scientifiques identifiées sur dix ans et de près de 26 000 documents à analyser selon les premières estimations élargies.

Il existe également des études très sérieuses, menées par l’AFRETh, (Association Française pour la Recherche Thermale) sur le service médical rendu des cures thermales. Mais sans validation de la HAS, ces travaux ne disposent pas encore d’une reconnaissance officielle. D’ailleurs, des organismes comme la Cour des comptes s’appuient uniquement sur des évaluations validées par la HAS, ce qui a pu poser problème dans les débats précédents.

Je considère donc cette démarche comme une véritable opportunité.

« Sans évaluation officielle de la HAS, les cures thermales resteront fragiles. Il faut en sortir et cela passe uniquement par cette reconnaissance du service médical rendu par la HAS. Cette évaluation est une opportunité de clore définitivement un débat récurrent et injustifié sur le thermalisme. »

Quelle est la situation actuelle ? Des actions sont-elles en cours ?

Nous préparons actuellement la 3ème Journée parlementaire du thermalisme, qui se tiendra le 27 mai à l’Assemblée nationale.

Cet événement réunira des parlementaires, des patients, des professionnels de santé, des représentants de la filière thermale ainsi que la Haute Autorité de Santé. Nous avons souhaité construire un moment d’échanges ouvert, constructif et transparent.

Des débats réuniront des élus de différentes sensibilités, certains très favorables au thermalisme, d’autres plus réservés. Des associations de patients participeront également aux discussions, aux côtés des professionnels de santé.

Une table ronde sera consacrée au retour d’expérience des patients, avec un focus particulier sur l’impact des cures thermales sur leur qualité de vie. Il nous paraît essentiel que cette parole soit entendue dans le cadre des réflexions en cours.

Nous accueillerons également Monsieur Cédric Carbonneil, chef du service Évaluation des actes professionnels au sein de la Direction de l’évaluation médicale, économique et de santé publique de la Haute Autorité de Santé, qui assurera la conférence scientifique.

À cette occasion, il présentera notamment les futures modalités d’évaluation des cures thermales : la méthodologie envisagée, les critères d’analyse ou encore la durée du processus d’évaluation.

Le public pourra également poser directement des questions. Ce sera un moment important de pédagogie, de transparence et de dialogue autour de l’avenir du thermalisme.

Les curistes doivent-ils craindre pour le prochain budget ?

L’objectif est précisément de sortir de ces incertitudes récurrentes.

Aujourd’hui, il n’y a pas de déremboursement prévu, et tout est mis en œuvre pour stabiliser durablement la situation.

« Les patients peuvent être rassurés : cette démarche permettra de sanctuariser les cures thermales. J’ai une pensée pour les patients qui sont dans le doute, mais aussi pour les établissements thermaux. Cette inquiétude se ressent déjà dans les réservations. Il faut donc le répéter : aucun déremboursement n’est prévu, nous les avons sauvées !  »

Le remboursement des cures thermales en Europe :

Durant les précédents débats, il a été dit et redit que la France était le seul pays prenant en charge les cures thermales. Cette information s’avère inexacte, puisque la France se situe en bas du classement européen avec un remboursement limité à 65 % des soins thermaux.

En effet, en Europe, la prise en charge des cures thermales varie fortement selon les pays.

  • L’Allemagne dispose du système le plus complet avec 80 établissements et des cures de réhabilitation entièrement financées par les caisses d’assurance maladie, incluant soins, hébergement et transport sur 3 à 4 semaines, renouvelables chaque année.
  • En Lituanie, les soins sont remboursés à 100 % pour les assurés, avec des séjours allant jusqu’à 20 jours pour les enfants et 18 pour les adultes.
  • Le Luxembourg et la Pologne couvrent environ 80 % des soins et de l’hébergement sur des cures de 3 à 4 semaines.
  • En Slovaquie et en République tchèque, deux niveaux de prise en charge existent selon les indications médicales et l’âge, mais les soins sont dans tous les cas intégralement remboursés pour des séjours de 3 à 4 semaines, avec des modalités variables pour l’hébergement et les repas.

À l’inverse, la France se situe en bas du classement européen avec un remboursement limité à 65 % des soins thermaux. La médecine thermale en France s’inscrit pourtant dans un cadre européen où cette thérapie est largement reconnue et soutenue.

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Les douches thermales : un soin thermal incontournable lors d’une cure

Les douches thermales font partie des soins fondamentaux proposés lors d’une cure thermale conventionnée. Utilisées dans de nombreuses orientations thérapeutiques, elles exploitent les propriétés naturelles de l’eau thermale pour soulager certaines pathologies chroniques, notamment en rhumatologie, dermatologie ou encore en phlébologie. Selon le type de douche prescrite, l’intensité du jet, la température ou encore la durée du soin sont adaptés par le médecin thermal afin de répondre à des objectifs précis : apaiser les douleurs, améliorer la circulation, décongestionner les voies respiratoires ou encore assouplir les tissus cutanés.

Tout savoir sur les douches thermales
Source photo : www.chainethermale.fr – Thermes d’Eugénie-les-Bains – Douche au jet

Présentes dans la grande majorité des établissements thermaux en France, les douches thermales constituent un pilier de l’hydrothérapie externe et s’intègrent dans un protocole de soins entièrement personnalisé.

Quels sont les bienfaits des douches thermales ?

Les douches thermales permettent notamment :

  • de soulager certaines douleurs articulaires et musculaires ;
  • de favoriser la détente et le relâchement musculaire ;
  • d’améliorer la circulation sanguine ;
  • d’assouplir certaines lésions cutanées ;
  • de décongestionner les voies respiratoires ;
  • de compléter d’autres soins thermaux dans le cadre d’une prise en charge globale.

Chaque prescription de soin est totalement personnalisée selon l’orientation thérapeutique et les indications du médecin thermal.

Les principaux types de douches thermales

La douche au jet

Ce type de douche est le plus courant lors d’une cure thermale. Il est réalisé dans une salle dans laquelle le curiste est debout et se tient à une barre fixée au mur. Il reçoit alors un puissant jet avec un débit important d’eau envoyé par un agent thermal situé à cinq mètres du curiste. L’agent thermal peut cibler une partie ou tout le corps selon le protocole et l’orientation thérapeutique prescrite.

Il ciblera par exemple le thorax lorsqu’il s’agit de l’orientation voies respiratoires, l’abdomen pour l’orientation affections digestives ou certaines articulations pour une cure thermale en rhumatologie.

La douche filiforme

Ce type de douche, à  jets d’eau très fins, est administré à distance du curiste, par un médecin thermal, qui règle la puissance des jets en fonction des besoins du patient. Ce soin permet notamment de décaper délicatement les lésions de la peau tout en assouplissant le derme en profondeur, notamment lors d’une cure thermale en dermatologie.

La douche de vapeur

Cette douche est prescrite dans le cadre d’une cure thermale pour les affections des voies respiratoires. Un jet de vapeur est projeté sur le thorax afin de créer un phénomène de révulsion.

La douche baveuse

Cette douche est administrée avec une lance à embout plat sans pression afin de laisser couler l’eau. Cette douche permet de prendre en charge certaines pathologies liées à la rhumatologie.

La douche sous immersion à haute pression (en piscine)

Ce soin se déroule dans une piscine d’eau thermale équipée d’un jet subaquatique à forte pression. Le curiste, debout ou assis, bénéficie d’un massage profond au niveau des dorsales, cervicales ou lombaires. La pression et la localisation des jets sont indiquées par la prescription médicale.

D’autres types de douches thermales existent

Comment se déroule une cure thermale ?

La cure thermale est un traitement préventif et curatif qui permet d’éviter que la pathologie évolue et ne devienne potentiellement plus grave et plus difficile à soigner. 
En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale.
En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.

Une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale. D’une durée de 3 semaines, la cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale. En effet, le forfait thermal (soins thermaux) ainsi que le forfait de surveillance médicale (rendez-vous avec le médecin de cure), peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie.

Le ticket modérateur (la part restante à la charge du curiste) peut être pris en charge par une mutuelle, en fonction du type de contrat souscrit.

N’hésitez pas à consulter notre dossier « Quelles sont les étapes pour réaliser une cure thermale ? » afin de prendre connaissance de toutes les informations nécessaires.

Pourquoi choisir une cure thermale en double orientation ?

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, notamment lorsque l’une des pathologies favorise le développement d’une autre (par exemple le surpoids et les rhumatismes).

 La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effets secondaires.

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation, cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

Tout savoir sur la médecine thermale

À retenir sur les douches thermales

  • Les douches thermales utilisent les propriétés naturelles de l’eau thermale.
  • Elles font partie des soins majeurs de l’hydrothérapie externe.
  • Chaque technique répond à une indication thérapeutique précise.
  • Les soins sont prescrits et adaptés par le médecin thermal.

FAQ : tout savoir sur les douches thermales

Les douches thermales sont-elles douloureuses ?

La majorité des soins sont bien tolérés. Certaines douches, comme la douche au jet, peuvent toutefois provoquer une sensation de pression plus intense selon la puissance prescrite. N’hésitez pas à faire part des gênes ressenties lors du soin à l’hydrothérapeute.

Combien de douches thermales reçoit-on pendant une cure ?

Le nombre de soins varie selon la prescription médicale et l’orientation thérapeutique. Plusieurs soins peuvent être réalisés chaque jour pendant les 18 jours de cure, entre 4 et 6 soins.

Les douches thermales sont-elles remboursées ?

Oui, lorsqu’elles s’inscrivent dans le cadre d’une cure thermale conventionnée prescrite par un médecin.

Peut-on choisir ses soins thermaux ?

Les soins sont déterminés par le médecin thermal lors de la consultation de début de cure afin d’adapter la prise en charge aux besoins et à l’état de santé du patient.

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Cure thermale en dermatologie : eczéma, psoriasis, acné… quelles stations choisir ?

L’orientation en dermatologie est l’une des 12 orientations thermales reconnues et prises en charge par l’Assurance maladie. La cure thermale conventionnée en dermatologie est indiquée dans le traitement de nombreuses maladies de peau chroniques comme le psoriasis, l’eczéma, la dermatite atopique ou encore les séquelles de brûlures. Grâce aux propriétés apaisantes et cicatrisantes des eaux thermales, les stations thermales spécialisées proposent des soins adaptés aux adultes comme aux enfants. Alternative douce, naturelle et sans effet secondaire, la cure thermale permettra d’apaiser et de régénérer les tissus en profondeur.

cure thermale dermatologie
Image de Freepik

Qu’est-ce qu’une cure thermale en dermatologie ?

Une cure thermale est une prise en charge globale d’une pathologie. Entre les soins thermaux, le suivi médical, les échanges entre curistes et les divers ateliers pouvant être proposés, la cure thermale est une alternative naturelle. Véritable démarche médicale, elle participe à l’éducation du patient sur les  gestes quotidiens à adopter dans le but de limiter l’évolution de ses troubles cutanés.

Durant la cure thermale, des soins à base d’eaux thermales sont dispensés selon la prescription du médecin thermal. Les eaux thermales utilisées sont riches d’une multitude de minéraux et oligoéléments, leur conférant de nombreuses vertus : 

  • apaisante 
  • cicatrisante
  • régénérante
  • anti-inflammatoire
Le médecin thermal

Dans quels cas faire une cure thermale dermatologique ?

La cure thermale est idéale dans la prise en charge de différentes affections dermatologiques chroniques comme :

Les chéloïdes correspondent à des cicatrices épaisses et inflammatoires qui dépassent les limites de la plaie initiale. La cure thermale peut aider à assouplir les tissus, réduire l’inflammation locale et améliorer l’aspect esthétique des lésions cutanées.

Qu’elles soient post-opératoires, post-traumatiques ou liées à une affection cutanée, les cicatrices peuvent être améliorées grâce aux soins thermaux. Les eaux thermales contribuent à assouplir la peau et à favoriser une meilleure régénération des tissus.

La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau, fréquente chez l’enfant mais aussi chez l’adulte. La cure thermale permet de réduire les poussées, calmer les démangeaisons et améliorer durablement le confort cutané.

L’eczéma se manifeste par des rougeurs, des démangeaisons et des lésions inflammatoires. Les soins thermaux aident à apaiser les irritations, restaurer la barrière cutanée et espacer les crises.

La cure thermale peut être bénéfique dans les formes d’acné inflammatoire ou persistante. Grâce à ses effets anti-inflammatoires et purifiants, elle contribue à améliorer la qualité de la peau et à limiter les poussées et réduire les cicatrices.

Les lichens cutanés regroupent des maladies inflammatoires chroniques de la peau provoquant des plaques épaissies et prurigineuses. Les soins thermaux peuvent aider à calmer les démangeaisons et à réduire l’inflammation.

Le prurit correspond à des démangeaisons chroniques, parfois sans cause clairement identifiée. La cure thermale aide à apaiser les sensations de grattage et à améliorer le confort quotidien de la peau.

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique se manifestant par des plaques rouges recouvertes de squames. Les soins thermaux contribuent à réduire les lésions, apaiser les poussées et améliorer la qualité de vie des patients.

La rosacée est une affection chronique du visage provoquant rougeurs, vaisseaux visibles et parfois des lésions inflammatoires. La cure thermale aide à calmer l’inflammation et à diminuer la réactivité cutanée.

Les séquelles de brûlures peuvent entraîner des cicatrices épaisses, des tiraillements ou une perte d’élasticité cutanée. Les soins thermaux favorisent la souplesse de la peau et améliorent son aspect global. Certains établissements se sont spécialisés dans cette prise en charge.

L’urticaire se manifeste par des plaques rouges et des démangeaisons soudaines. La cure thermale peut contribuer à apaiser les crises et à réduire l’hypersensibilité cutanée.

Quels soins sont proposés en cure thermale dermatologique ?

Afin de soulager la peau et les muqueuses, différents soins thermaux sont réalisés quotidiennement durant les 3 semaines de cure thermale conventionnée.  Les soins proposés permettent de déposer directement l’eau thermale sur les parties/zones lésées grâce à l’utilisation de techniques de soins spécifiques visant à réduire l’inflammation, à améliorer la cicatrisation, à réduire les lésions et à hydrater la peau en profondeur.

On retrouvera des soins tels que :

Avant le début de la cure thermale, le médecin thermal effectuera une prescription des soins thermaux qui seront dispensés durant le séjour. Cette prescription, propre à chaque curiste, permet d’adapter le traitement à chaque pathologie.

Où faire une cure thermale en dermatologie ?

En France, 9 centres thermaux sont indiqués en dermatologie, allant des Pyrénées aux Alpes en passant par le Poitou-Charentes. Malheureusement, certaines régions comme la Bretagne ne pourront pas vous accueillir dans le cadre d’une cure thermale en dermatologie.

Cure thermale dermatologie

La liste détaillée des établissements thermaux :

Réaliser une cure thermale en double orientation, comme la dermatologie et la rhumatologie

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, par exemple l’eczéma et les rhumatismes. La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effets secondaires.

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation, tels que dermatologie + rhumatologie, cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

La cure double orientation

Remboursement d’une cure thermale en dermatologie

Une cure thermale conventionnée en dermatologie doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste (dermatologue). Elle pourra être prise en charge partiellement par la sécurité sociale si elle respecte certaines conditions. La part restant à la charge du curiste peut faire l’objet d’une prise en charge par une mutuelle en fonction du contrat souscrit.

Cure thermale prise en charge

 À savoir : La prise en charge d’une cure thermale chez l’enfant est identique à celle de l’adulte.

FAQ : cure thermale en dermatologie

Quelle cure thermale est recommandée pour le psoriasis ?

La cure thermale en dermatologie est particulièrement indiquée pour le psoriasis. Certaines stations thermales spécialisées proposent des soins à base d’eaux thermales aux propriétés anti-inflammatoires et apaisantes, permettant de réduire les plaques, les démangeaisons et les poussées.

Quelles stations thermales sont adaptées au traitement de l’eczéma ?

Plusieurs stations thermales en France sont reconnues pour la prise en charge de l’eczéma, notamment chez l’adulte et l’enfant. Ces établissements utilisent des eaux thermales riches en minéraux qui aident à calmer les irritations et à restaurer la barrière cutanée, dans le cadre d’une cure thermale en dermatologie.

Les cures thermales en dermatologie sont-elles remboursées ?

Oui, une cure thermale en dermatologie peut être partiellement prise en charge par l’Assurance maladie, à condition qu’elle soit prescrite par un médecin et réalisée dans un établissement agréé. Le remboursement concerne principalement les soins thermaux, tandis que l’hébergement et les frais annexes peuvent être couverts par une mutuelle selon le type de contrat souscrit et les barèmes appliqués.

Peut-on réaliser une cure thermale dermatologique avec un enfant ?

Oui, la cure thermale en dermatologie est accessible aux enfants. Elle est notamment recommandée en cas de dermatite atopique ou d’eczéma sévère. Les soins sont adaptés à leur âge et à la sensibilité de leur peau, avec un accompagnement médical spécifique.

Cure thermale enfant

Combien de temps dure une cure thermale en dermatologie ?

Une cure thermale conventionnée en dermatologie dure 18 jours de soins, répartis sur 3 semaines consécutives. Cette durée permet une prise en charge globale et progressive des pathologies cutanées chroniques.

Quelle est la meilleure station thermale pour traiter la dermatite atopique ?

Plusieurs stations thermales sont reconnues pour la prise en charge de la dermatite atopique, notamment grâce à la qualité de leurs eaux et à leur expertise dermatologique. Le choix de la station dépend de l’âge du patient, de la localisation et du type de peau, certaines étant particulièrement spécialisées dans les formes sévères ou pédiatriques.

Choix station thermale

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Cure thermale et diabète : bienfaits, remboursement et stations thermales

Le diabète est une maladie chronique affectant le pancréas et la régulation de la glycémie dans le sang. C’est une maladie chronique qui nécessite un suivi à vie. Elle touche de nombreuses personnes en France, qu’elles soient jeunes ou plus âgées, avec ou sans surpoids. La mise en place d’un traitement médical adapté, en fonction du type de diabète, permet de contenir la maladie et d’éviter les évolutions et les complications possibles. Une bonne hygiène alimentaire, la pratique d’une activité sportive ainsi qu’une assiduité optimale dans la prise du traitement permettent de stabiliser la maladie.

En complément du suivi habituel, la cure thermale peut aider certaines personnes diabétiques à mieux gérer leur maladie et à améliorer leur qualité de vie. Grâce aux soins thermaux, à l’accompagnement médical et aux programmes d’éducation thérapeutique proposés dans certaines stations thermales, les curistes peuvent apprendre à mieux comprendre leur pathologie, retrouver une activité physique adaptée et adopter de nouvelles habitudes de vie.

Les établissements thermaux spécialisés dans les affections digestives et maladies métaboliques accueillent chaque année des patients souffrant de diabète de type 1, de diabète de type 2 ou de troubles métaboliques associés.

La cure thermale est-elle bénéfique pour le diabète ?

La cure thermale sera prescrite comme complément éducatif dans le traitement global de la maladie. Un séjour dans un établissement thermal apporte des réponses aux questions des patients et les accompagne dans la mise en place de règles d’hygiène de vie adaptées.

Le séjour thermal permet notamment :

  • d’améliorer l’hygiène de vie,
  • d’encourager la reprise d’une activité adaptée,
  • de bénéficier d’un accompagnement nutritionnel,
  • de mieux comprendre sa maladie,
  • de prévenir certaines complications liées au diabète.

Les soins thermaux sont associés à un suivi médical et à des ateliers éducatifs qui aident les patients à mieux gérer leur glycémie au quotidien.

Certaines stations thermales proposent également des programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) dédiés au diabète de type 2.

Diabète de type 1 et diabète de type 2 : quelles différences en cure thermale ?


Cure thermale et diabète de type 1

Le diabète de type 1 apparaît généralement chez les sujets jeunes. Il nécessite un traitement par insuline quotidien.

La cure thermale peut aider les patients à mieux vivre avec leur maladie grâce à un accompagnement éducatif, une reprise d’activité physique et un suivi personnalisé.

Cure thermale et diabète de type 2

Le diabète de type 2 représente la forme la plus fréquente de diabète. Il est souvent associé à la sédentarité, au surpoids et aux troubles métaboliques.

Dans ce cadre, la cure thermale peut accompagner :

  • la reprise d’une activité physique adaptée,
  • la perte de poids,
  • l’amélioration des habitudes alimentaires,
  • la prévention des complications cardiovasculaires.

Certaines stations proposent des programmes spécifiques dédiés au diabète de type 2.

Cure thermale et lipodystrophie

Quels sont les bienfaits d’une cure thermale pour le diabète ?

Une cure thermale pour le diabète repose sur une approche globale du patient. Les bénéfices observés concernent principalement la qualité de vie, les habitudes alimentaires et l’activité physique.

Les soins thermaux peuvent contribuer à :

  • améliorer la circulation sanguine,
  • favoriser la détente musculaire,
  • réduire le stress,
  • accompagner la perte de poids (si besoin),
  • encourager une meilleure observance du traitement.

Les cures thermales sont particulièrement intéressantes pour les personnes souffrant également de surcharge pondérale, de syndrome métabolique ou de douleurs articulaires associées.

Cure thermale et diabète : ce qu’il faut savoir

La prescription d’une cure thermale à un patient diabétique est fréquente.
La cure peut être particulièrement utile dès les premières étapes de la prise en charge.
Une cure thermale conventionnée est une prise en charge globale. Les soins d’hydrothérapie et de pélothérapie réalisés au quotidien (bain, douche sous-marine, cure de boisson, modelage, cataplasme de boue) se basent sur les vertus des minéraux et des oligo-éléments contenus dans l’eau minérale thermale.

En fonction du type de diabète, les résultats ne seront pas les mêmes. Ainsi, les soins à base d’eaux thermales permettront :

  • d’aider à stimuler le pancréas,
  • de stimuler le système veineux,
  • de réguler les pathologies métaboliques,
  • de prendre en charge la lipodystrophie.

Des bénéfices peuvent être observés sur le plan vasculaire, musculaire, anti-inflammatoire et digestif.

Quelle station thermale choisir pour le diabète ?

Les établissements thermaux prenant en charge le diabète disposent l’agrément en affections digestives et maladies métaboliques, qui fait partie des 12 orientations thérapeutiques reconnues par la Sécurité sociale.

L’orientation en affections digestives

Quels soins sont proposés lors d’une cure thermale diabète ?

Les cures thermales conventionnées reposent sur différents soins réalisés avec de l’eau minérale thermale et de ses dérivés (boue ou gaz).

Selon les établissements, les curistes peuvent bénéficier :

  • de bains thermaux,
  • de douches sous immersion,
  • de massages sous eau thermale,
  • de cataplasmes de boue thermale,
  • de cures de boisson.

Ces soins, prescrits par le médecin thermal, sont complétés par un suivi médical et, dans certains établissements, par des ateliers nutritionnels ou des programmes d’éducation thérapeutique.

le médecin thermal

Les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP)

Certaines stations thermales proposent des programmes d’éducation thérapeutique destinés aux personnes diabétiques.

C’est notamment le cas des Thermes de Brides-les-Bains avec le programme “Vivre avec le diabète”.

Ces programmes réunissent différents professionnels de santé :

  • médecin thermal,
  • diététicien,
  • éducateur sportif,
  • infirmier.

Les ateliers permettent notamment :

  • d’apprendre à mieux équilibrer son alimentation,
  • de comprendre les variations de glycémie,
  • de reprendre une activité physique adaptée,
  • de mieux gérer le quotidien avec le diabète.

L’objectif de ce programme ? Mieux connaître sa pathologie, la maîtriser et réduire les risques.

Cure thermale diabète : remboursement et prise en charge

La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets.

Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale doit :

  • Être prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste),
  • Avoir reçu l’accord de prise en charge par la Sécurité sociale,
  • Se dérouler dans l’un des 110 établissements thermaux français,
  • Être l’unique cure thermale réalisée durant l’année civile,
  • Durer 21 jours, soit 18 jours de soins,
  • L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entraîner le non-remboursement de la cure thermale.

Si l’ensemble des conditions est réuni, la cure thermale sera prise en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 70% du forfait de surveillance médicale et à 65% du forfait thermal. En fonction des contrats établis, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.

Cependant, la cure thermale ne peut être efficace à la condition de :

  • respecter son traitement médicamenteux,
  • respecter une hygiène diététique stricte,
  • pratiquer une activité sportive régulière.

La réalisation d’un programme d’éducation thérapeutique reste à la charge du patient.

Cure thermale prise en charge

Peut-on faire une cure thermale diabète et arthrose ? Le principe de la cure thermale en double orientation

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques. La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effet secondaire, par exemple le diabète et l’arthrose ou toute autre pathologie liées à la rhumatologie

Cure thermale diabète et rhumatologie
La carte de France des cures thermales selon les orientations affections digestives et rhumatologie

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation. Cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

La double orientation thermale

La diététique et la pratique sportive sont essentielles dans la prise en charge du diabète.

L’alimentation du diabétique est l’un des piliers fondamentaux du traitement mais également de la prévention. Afin d’apprendre à la personne diabétique les aliments adaptés, en quelle quantité et surtout lutter contre les idées reçues, certains établissements peuvent proposer aux curistes des ateliers diététiques. Ce type d’atelier permet d’apprendre aux curistes comment se resucrer lors d’une d’hypoglycémie, d’apprendre à lire les étiquettes ainsi qu’à cuisiner… Cela a pour objectif de permettre un équilibre du diabète ainsi que, si besoin, une perte de poids.

Le sport est bon pour le corps et l’esprit. Il permet à la personne diabétique de s’évader mais également de perdre du poids. Le sport a un réel impact sur la glycémie et permet de la diminuer. De plus, le diabète étant une maladie silencieuse, qui touche les vaisseaux sanguins et les organes à bas bruit, il est important de protéger ses artères par le sport.

FAQ – Cure thermale et diabète : ce qu’il faut retenir

Quelle cure thermale choisir pour le diabète ?

Les cures thermales spécialisées en affections digestives et maladies métaboliques sont les plus adaptées aux personnes diabétiques. Certaines stations comme Brides-les-Bains, Vichy ou Capvern-les-Bains proposent des programmes spécifiques.

Une cure thermale peut-elle aider à stabiliser le diabète ?

La cure thermale ne remplace pas le traitement médical du diabète, mais elle peut aider certains patients à améliorer leur hygiène de vie, reprendre une activité physique et mieux gérer leur glycémie.

La cure thermale diabète est-elle remboursée ?

Oui, une cure thermale prescrite par un médecin peut être prise en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.

Prise en charge et remboursement d’une cure thermale

Peut-on faire une cure thermale diabète et arthrose ?

Oui, certaines stations thermales proposent une double orientation permettant de prendre en charge simultanément le diabète et les douleurs articulaires.

Combien de temps dure une cure thermale pour le diabète ?

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins répartis sur 3 semaines.

À retenir

  • La cure thermale ne remplace jamais le traitement du diabète.
  • Elle peut aider à améliorer l’hygiène de vie.
  • Les cures sont orientées “Affections digestives et maladies métaboliques”.
  • Certaines stations proposent des programmes ETP.
  • Une cure conventionnée dure 18 jours de soins.

La cure thermale constitue une approche complémentaire et ne remplace jamais le suivi médical ni le traitement prescrit par le médecin.

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Cure thermale en affections digestives et maladies métaboliques : bienfaits, soins et stations thermales

Les troubles digestifs chroniques peuvent fortement affecter le quotidien : douleurs abdominales, ballonnements, constipation, troubles du transit ou encore fatigue digestive. Certaines maladies métaboliques comme le diabète, l’obésité ou le pré-diabète nécessitent également une prise en charge globale associant hygiène de vie, activité physique et suivi médical. La cure thermale en affections digestives et maladies métaboliques est une alternative à prendre en compte. Naturelle et sans effet secondaire, elle permettra au patient de retrouver une meilleure qualité de vie.

personne ayant mal au ventre avant de suivre une cure thermale affection digestive
Image de wayhomestudio sur Freepik

La cure thermale en affections digestives et maladies métaboliques

La cure thermale en affections digestives et maladies métaboliques constitue une solution naturelle complémentaire pour soulager durablement de nombreuses pathologies. Reconnue par l’Assurance Maladie parmi les 12 orientations thermales conventionnées, elle associe les bienfaits des eaux thermales à des conseils personnalisés en nutrition, activité physique et hygiène de vie.

Grâce à leur richesse en minéraux et oligo-éléments, les eaux thermales utilisées lors des soins contribuent à réguler le transit intestinal, apaiser certaines douleurs digestives et améliorer le confort intestinal. Les cures thermales permettent également d’accompagner les patients dans l’adoption de nouvelles habitudes favorables à leur santé digestive et métabolique.

Pourquoi suivre une cure thermale pour les troubles digestifs ?

Les affections digestives regroupent de nombreuses pathologies chroniques pouvant altérer la qualité de vie. Stress, alimentation déséquilibrée, sédentarité ou maladies inflammatoires peuvent favoriser l’apparition de troubles digestifs persistants.

La cure thermale digestive propose une prise en charge globale reposant sur :

  • des soins thermaux quotidiens,
  • un accompagnement médical,
  • des conseils diététiques,
  • une reprise progressive de l’activité physique.

Cette approche permet souvent d’observer :

  • une amélioration du transit intestinal,
  • une diminution des douleurs abdominales,
  • une réduction des ballonnements,
  • une meilleure gestion du poids,
  • une amélioration du confort digestif au quotidien.

Quelles pathologies sont prises en charge lors d’une cure thermale en affections digestives ?

Les stations thermales agréées en affections digestives et maladies métaboliques prennent en charge de nombreuses pathologies chroniques.

Les troubles digestifs fonctionnels

Les cures thermales peuvent être indiquées en cas de :

  • colopathie fonctionnelle,
  • syndrome de l’intestin irritable,
  • ballonnements,
  • douleurs abdominales chroniques,
  • troubles du transit intestinal.

Les maladies inflammatoires digestives

Certaines cures peuvent accompagner les patients souffrant de :

  • maladie de Crohn stabilisée,
  • colites inflammatoires,
  • gastrite chronique.

La constipation chronique

Les eaux thermales riches en minéraux favorisent naturellement le transit intestinal et peuvent aider à soulager les épisodes de constipation chronique.

Les maladies métaboliques

L’orientation thermale prend également en charge :

  • le diabète,
  • le pré-diabète,
  • l’obésité,
  • la surcharge pondérale,
  • certaines pathologies métaboliques associées.

La cure thermale permet alors d’accompagner le patient dans la mise en place de nouvelles habitudes alimentaires et d’une meilleure hygiène de vie.

les contres indications

Quels soins sont proposés pendant une cure thermale en affections digestives ?

La cure thermale se base sur l’utilisation des vertus des eaux minérales et leurs dérivés (boues et gaz) au travers de soins spécifiques et adaptés. Ainsi, chaque jour le curiste recevra au minimum 4 soins thermaux. Ces soins, prescrits par le médecin thermal, sont dispensés par des agents thermaux qualifiés.

En fonction des besoins du curiste, de la pathologie ainsi que de l’état de santé du patient, les soins thermaux seront adaptés. On retrouvera des soins tels que :

le medecin thermal
Les soins thermaux

Comment se déroule une cure thermale en affections digestives ?

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins, soit trois semaines.

Durant le séjour, le curiste bénéficie :

  • d’un suivi médical,
  • de soins thermaux quotidiens, 4 soins thermaux quotidiens dans le cadre d’une simple orientation, 6 soins thermaux quotidiens dans le cadre d’une double orientation.
  • d’ateliers d’éducation à la santé (selon les stations),
  • de conseils nutritionnels,
  • d’activités physiques adaptées (selon les stations).

Cette approche globale vise à améliorer durablement la qualité de vie des patients.

Une journée type en cure thermale

Quelle prise en charge pour une cure thermale en affections digestives ?

Si vous souffrez d’affections chroniques liées à votre système digestif, la réalisation d’une cure thermale peut vous aider.
En France, il existe 110 établissements thermaux, indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale.

Pour être prise en charge par l’Assurance Maladie, une cure thermale conventionnée doit :

  • faire l’objet d’une prescription médicale,
  • durer 3 semaines consécutives, soit 18 jours de soins,
  • être la seule cure thermale effectuée durant l’année civile pour une même orientation thérapeutique.
Les démarches de remboursement pour une cure thermale

Les maladies métaboliques, c’est quoi ?

Les maladies métaboliques regroupent différentes affections telles que le diabète, la surcharge pondérale et l’obésité ou encore l’hypercholestérolémie.
La présence, chez un seul individu, de plusieurs de ces pathologies augmente le risque de maladies cardiaques ainsi que le risque d’accident vasculaire cérébral.
Une prise en charge thermale, en complément à la mise en place de règles d’hygiène de vie strictes, permettra de contenir l’évolution des signes de prédisposition.

Les stations thermales spécialisées en affections digestives et maladies métaboliques

En France, plusieurs stations thermales disposent de l’agrément pour la prise en charge des affections digestives et maladies métaboliques.

La carte des stations thermales en affections digestives et maladies métaboliques

Chaque station possède des caractéristiques spécifiques liées à la composition de ses eaux thermales.

La cure thermale en double orientation

Certaines stations proposent des cures thermales en double orientation permettant de prendre en charge deux pathologies lors d’un même séjour thermal.

Cette solution peut notamment être adaptée aux patients souffrant simultanément :

  • de troubles digestifs et rhumatologiques,
  • d’obésité et de problèmes articulaires,
  • de diabète et de pathologies cardiovasculaires.

Le choix d’une double orientation doit être validé par le médecin prescripteur.

la double orientation en cure thermale

Les mini-cures thermales : une alternative courte à la cure conventionnée

Les mini-cures thermales constituent une alternative plus courte à la cure conventionnée classique. D’une durée généralement flexible de 3, 6 ou 12 jours, elles ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie mais peuvent être proposées en station thermale pour découvrir les bienfaits des soins à base d’eau thermale ou en complément d’un suivi médical. Dans le cadre des affections digestives et des maladies métaboliques, elles permettent de bénéficier d’un programme allégé combinant soins ciblés (bains, douches, massages, cure de boisson) et conseils d’hygiène de vie. Si elles n’ont pas vocation à remplacer une cure de 18 jours, elles peuvent être intéressantes pour entretenir les effets d’une cure précédente ou initier une première approche du thermalisme.

FAQ – Cure thermale et troubles digestifs

Quelle cure thermale pour le syndrome de l’intestin irritable ?

Certaines stations thermales spécialisées en affections digestives proposent des soins adaptés aux troubles fonctionnels intestinaux comme le syndrome de l’intestin irritable ou la colopathie fonctionnelle.

La cure thermale peut-elle soulager la constipation chronique ?

Oui, les eaux thermales riches en minéraux peuvent contribuer à stimuler naturellement le transit intestinal et améliorer le confort digestif.

Peut-on faire une cure thermale avec une maladie de Crohn ?

Les cures thermales peuvent accompagner certaines formes stabilisées de maladie de Crohn, toujours en complément du suivi médical habituel.

Quelle est la durée d’une cure thermale conventionnée ?

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins répartis sur trois semaines.

La cure thermale digestive est-elle remboursée ?

Oui, lorsqu’elle est prescrite par un médecin dans le cadre d’une orientation conventionnée, la cure thermale peut être partiellement prise en charge par l’Assurance Maladie.

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Cure thermale voies respiratoires : bienfaits, indications et déroulement

Les affections chroniques des voies respiratoires sont fréquentes et regroupent notamment l’asthme, les allergies, les sinusites ou encore la bronchite chronique. Elles peuvent impacter durablement la qualité de vie et devenir difficiles à contrôler au quotidien. Dans ce contexte, la cure thermale pour les voies respiratoires constitue une solution naturelle, reconnue et encadrée médicalement, particulièrement lorsque les traitements classiques montrent leurs limites ou dans une démarche complémentaire plus douce. Prescrite par un médecin, elle permet de soulager durablement les symptômes, de réduire la fréquence des crises et d’améliorer le confort respiratoire, sans effets secondaires.

personne souffrant de ses voies respiratoires avant de faire une cure thermale en voies respiratoires
Image de 8photo sur Magnific

Quels sont les bienfaits d’une cure thermale pour les voies respiratoires ?

Les eaux thermales utilisées dans ces soins sont riches en minéraux et oligo-éléments aux propriétés thérapeutiques reconnues, leur conférant différentes vertus :

Une cure thermale en voies respiratoires permet notamment :

  • de nettoyer et assainir les muqueuses respiratoires
  • de réduire l’inflammation des voies aériennes
  • de faciliter la respiration
  • de renforcer les défenses naturelles
  • de diminuer la fréquence des infections ORL
  • d’apaiser les symptômes allergiques

Ces effets contribuent à espacer les crises et à réduire la consommation de médicaments (avec suivi médical).

Quelles pathologies sont traitées lors d’une cure thermale en voies respiratoires ?

Les pathologies chroniques des voies respiratoires représentent le deuxième motif le plus fréquent de séjour en station thermale. La cure thermale en orientation ORL et voies respiratoires est indiquée pour de nombreuses affections chroniques :

Le traitement thermal a pour objectif d’apaiser le patient afin d’améliorer la qualité de son quotidien, d’espacer les crises et ainsi de réduire la prise d’un traitement médical dans le temps (sur avis médical).

Les maladies traitées en cure thermale

Quels soins sont réalisés pendant une cure thermale voies respiratoires ?

Le curiste recevra des soins quotidiennement durant les 3 semaines de cure thermale conventionnée. Certains soins sont réalisés par lui-même, par un masseur kinésithérapeute ou un médecin. Il faut savoir que la prescription de soins thermaux est propre à chaque curiste. En effet, elle est établie par le médecin de cure, afin de s’adapter à la pathologie, à l’état de santé et au besoin du patient.

Soins généraux :

Soins locaux ORL :

Les soins en cure thermale

 Qui peut bénéficier d’une cure thermale en voies respiratoires ?

Toutes les personnes (enfants et adultes) ayant une pathologie chronique peuvent être traitées par la médecine thermale. Une cure thermale conventionnée dure 21 jours.

Se faire prescrire une cure thermale, tout ce que vous devez savoir

Il existe cependant des contre-indications pour les affections aiguës : maladies contagieuses de la petite enfance, primo infections récentes. Ainsi que des contre-indications permanentes : cancers, mucoviscidose, reflux gastro-œsophagien, insuffisance respiratoire ou cardiaque.

Les contre-indications

Pour toutes informations complémentaires, contactez et demandez conseil à votre médecin traitant.

Comment se faire prescrire une cure thermale pour soulager une affection respiratoire ?

Si vous souhaitez bénéficier d’une cure thermale conventionnée par l’assurance maladie, celle-ci doit être prescrite par un médecin traitant ou un médecin spécialiste. Celui-ci complétera le formulaire Cerfa 11139*03 qui sera à transmettre à votre caisse d’assurance maladie.

Sur cette prescription, l’établissement thermal dans lequel vous effectuerez votre cure thermale doit être mentionné, ainsi que votre orientation thermale. En effet, l’ensemble des pathologies prises en charge lors d’une cure thermale est regroupé selon 12 orientations thermales.

Si vous souhaitez réaliser une cure thermale en voies respiratoires et en rhumatologie, par exemple, cette prescription devra le mentionner au niveau de la rubrique “double orientation”.

Les démarches

Où faire une cure thermale voies respiratoires en France ?

L’orientation en voies respiratoires est présente dans de nombreux établissements thermaux français. Des régions, comme les Pyrénées, les Alpes ou le Massif Central sont des destinations historiques dans le traitement des pathologies respiratoires. Toutefois, certaines régions comme la Bretagne ou les Pays-de-la-Loire ne pourront pas vous accueillir dans le cadre d’une cure thermale conventionnée.

La carte de France des établissements ayant l’orientation en voies respiratoires

Plusieurs stations thermales en France sont spécialisées dans les affections respiratoires et ORL :

carte des cures thermales voies respiratoires

La liste des stations thermales en voies respiratoires

La cure thermale en double orientation : une prise en charge optimale

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, notamment lorsque l’une des pathologies favorise le développement d’une autre. La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour.

En fonction de vos besoins, vous pourrez choisir de réaliser une cure thermale en double orientation, par exemple, combinant voies respiratoires et rhumatologie, ou voies respiratoires et phlébologie.

La liste des cures thermales en double orientation

La cure thermale et les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP)

En fonction de la pathologie à traiter et de la station thermale, des programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) peuvent être disponibles. Les programmes d’ETP s’adressent aux patients atteints d’une maladie dite « chronique » et se déroulent en parallèle des soins d’une cure thermale. Le programme d’Éducation Thérapeutique est constitué de différents ateliers réalisés par des professionnels multidisciplinaires. L’ensemble des ateliers a pour objectif de faire comprendre au patient sa maladie. Cela repose sur l’acquisition de compétences (savoir sur sa pathologie et les traitements liés) et de gestes adaptés (pratique d’une activité physique, alimentation adaptée, gestion du stress). Cela permet de rendre le patient acteur de sa maladie et donc plus autonome.

A la suite d’un séjour en cure thermale et du suivi d’un programme d’ETP, le patient retrouve une certaine qualité de vie personnelle et professionnelle.

Les mini-cures thermales en voies respiratoires

En complément de la cure conventionnée, il existe également des mini-cures thermales respiratoires.

Les mini-cures thermales dédiées aux voies respiratoires sont des séjours courts, généralement de 5 à 12 jours, destinés aux personnes souffrant de troubles ORL ou respiratoires chroniques. Elles représentent une alternative intéressante à la cure conventionnée de 3 semaines, ou une première approche du thermalisme.

Grâce à des soins ciblés (inhalations, aérosols, irrigations nasales, humages…), elles permettent d’apaiser les inflammations des voies aériennes, de faciliter la respiration et de réduire les symptômes liés à l’asthme, aux allergies ou aux infections ORL récidivantes. Non prises en charge par l’Assurance Maladie, ces mini-cures offrent néanmoins une prise en charge naturelle et efficace pour améliorer durablement le confort respiratoire.

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Où se rendre pour suivre une cure thermale pour soulager l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie chronique qui touche 10 à 20% des femmes et entraîne de violentes douleurs gynécologiques pouvant conduire à une infertilité.

Les eaux thermales de certaines stations françaises, riches en oligo-éléments et minéraux, permettent de soulager et de réduire les douleurs gynécologiques dues à l’endométriose.

Qu’est-ce que l’endométriose ? 

L’endométriose est une maladie affectant le tissu des parois recouvrant l’utérus (appelé endomètre). Ce tissu utérin s’épaissit au cours du cycle menstruel et, en l’absence de fécondation, il se désagrège en provoquant des saignements : ce sont les règles. Dans le cas d’une endométriose, du tissu similaire à l’endomètre se développe hors de l’utérus pour atteindre d’autres parties du système génital et digestif (trompes, ovaires, vessie). Ce phénomène provoque de nombreuses lésions telles que des kystes et des adhérences. 

Malgré son développement hors de l’utérus, ce tissu continue à fonctionner selon le cycle menstruel en s’épaississant puis en se désagrégeant. C’est ce qui entraîne de nombreuses douleurs de façon permanente (durant les règles, en période d’ovulation, pendant les rapports sexuels ou encore lors du passage aux toilettes). Dans certains cas, une infertilité peut également être diagnostiquée. 

Cure thermale et infertilité, ce que vous devez savoir

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitement permettant de guérir de cette pathologie chronique. Différents traitements sont néanmoins proposés aux femmes en fonction de leurs situations afin de soulager les douleurs, pour limiter le risque d’infertilité ou encore pour accompagner un désir de grossesse.

Face à cette situation, un médecin ou un gynécologue peut prescrire une cure thermale conventionnée à la patiente. 

Pourquoi partir en cure thermale pour l’endométriose ?

La cure thermale constitue une approche complémentaire intéressante dans la prise en charge de l’endométriose. Grâce aux propriétés apaisantes et anti-inflammatoires des eaux thermales, associées à des soins ciblés, elle permet d’agir à la fois sur la douleur et sur le relâchement des tissus.

Au-delà des bienfaits physiques, la cure offre également un cadre propice au repos et à la reconnexion avec son corps. L’accompagnement par des professionnels de santé, la régularité des soins et l’environnement apaisant contribuent à réduire le stress, souvent impliqué dans l’intensité des symptômes. Sans se substituer aux traitements médicaux, la cure thermale s’inscrit ainsi dans une démarche globale visant à améliorer le confort de vie des patientes.

À quel moment faire une cure thermale pour l’endométriose ?

Le choix du moment pour réaliser une cure thermale dépend de plusieurs facteurs, notamment du stade de la maladie, de l’intensité des symptômes et du parcours de soins de la patiente. De manière générale, la cure peut être envisagée en dehors des phases de crise aiguë, afin de maximiser les effets des soins et de favoriser un mieux-être durable.

Elle peut également s’inscrire dans différentes étapes de la prise en charge : après un diagnostic pour mieux appréhender la maladie, en complément d’un traitement médical ou hormonal, ou encore en période post-opératoire (sur avis médical) pour accompagner la récupération. Certaines patientes choisissent aussi de programmer leur cure à un moment où elles peuvent se rendre disponibles physiquement et mentalement, condition essentielle pour bénéficier pleinement des effets des soins.

Un avis médical reste indispensable afin d’adapter le moment de la cure à chaque situation individuelle et d’en optimiser les bénéfices.

La prise en charge de l’endométriose en cure thermale

Chaque centre thermal, en fonction de la composition de son eau, est agréé pour l’une (ou plusieurs) des 12 orientations thermales reconnues par l’Assurance Maladie. Dans le cas de l’endométriose, une cure thermale conventionnée en gynécologie doit être prescrite par un médecin ou un gynécologue.

Les bienfaits de l’eau thermale sur l’endométriose

Durant une cure thermale, la curiste reçoit chaque jour plusieurs soins.

Les soins externes ont pour objectifs de soulager les tensions et de réduire le stress chez la patiente. Les soins internes, qui permettent une mise en contact direct de l’eau thermale et des muqueuses, ont pour but :

  • de réduire les douleurs pelviennes.
  • de réduire l’inflammation.
  • de régénérer les muqueuses en profondeur.

Les soins thermaux sont prescrits avant le début du séjour, par le médecin thermal. Cette prescription est adaptée à chaque curiste en fonction de sa pathologie et de ses besoins.

Les différents soins prescrits lors de la cure en gynécologie :

Les eaux utilisées lors des soins, par leurs compositions riches en soufre, en sodium et en bicarbonate ont une action antalgique puissante, une action cicatrisante et antispasmodique sur les muqueuses génitales.

Ces soins à base d’eau sont souvent complétés par différents ateliers selon chaque pathologie :

  • Séance de relaxation-sophrologie
  • Conférence et atelier nutrition
  • Activité physique adaptée
  • Groupe de parole
  • Rendez-vous avec un ostéopathe ou une sage-femme

Une diminution de la douleur est souvent observée après la 2ème semaine de soins.

Si des résultats sur le long terme veulent être observés, la cure thermale doit être réalisée sur plusieurs années consécutives.

Quels sont les établissements thermaux ayant l’orientation en gynécologie ?

En France, 10 stations thermales ont reçu l’agrément en gynécologie et peuvent prendre en charge l’endométriose :

carte cure thermale gynecologie
La carte des cures thermales en gynécologie

Voir toutes les stations thermales ayant l’orientation en gynécologie

Les établissements proposant une cure thermale dédiée à l’endométriose ou un module spécifique :

Face à cette pathologie, certains centres thermaux ayant l’agrément en gynécologie ont mis en place des programmes ou des modules dédiés à la prise en charge de l’endométriose :

Les thermes de Luxeuil-les-Bains proposent une cure thermale spécifique dédiée à l’endométriose, adossée à une cure conventionnée en gynécologie (GYN), ainsi qu’un programme complémentaire « Répit endométriose » accessible toute la saison. Encadrée par une équipe pluridisciplinaire, la cure de 18 jours associe soins thermaux ciblés (bains, douches, irrigations vaginales, boue thermale…) et ateliers spécifiques : consultation éducative, groupe de parole, alimentation anti-inflammatoire, auto-massage, sophrologie et activités physiques douces comme l’aqua-Pilates ou la marche. Le module complémentaire propose quant à lui des approches bien-être (ostéopathie, réflexologie, modelage, activités physiques) pour soulager douleurs et fatigue. L’ensemble vise à mieux comprendre la maladie, apaiser les symptômes et améliorer durablement la qualité de vie grâce à une prise en charge globale et personnalisée.

Les thermes de Luz-Saint-Sauveur proposent une cure thermale conventionnée en gynécologie particulièrement adaptée à la prise en charge de l’endométriose, grâce à des eaux sulfurées aux propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et antispasmodiques. La cure de 18 jours repose sur des soins ciblés (bains avec irrigation vaginale, douches au jet, applications locales) visant à soulager les douleurs pelviennes, améliorer la circulation et atténuer les séquelles post-opératoires. En complément, un programme spécifique endométriose propose des activités encadrées telles que aquagym, yoga, méditation, Pilates, relaxation en piscine ou encore modelage, avec accès à l’espace balnéo. L’objectif est de réduire les douleurs, améliorer le bien-être global et aider les patientes à se réapproprier leur corps dans un cadre apaisant.

Les thermes d‘Ussat-les-Bains proposent en plus des soins thermaux en gynécologie, différents ateliers et activités permettant de gérer le stress induit, d’atténuer les douleurs et de diminuer la prise médicamenteuse. On retrouvera : des ateliers animés par des sages femmes, du yoga, de l’aquagym ou encore des séances d’ostéopathie.

Les thermes de Capvern-les-Bains proposent une cure thermale associée à un programme d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) dédié à l’endométriose, dans le cadre d’une orientation en rhumatologie ou affections digestives et urinaires selon les symptômes. Encadré par une équipe pluridisciplinaire, ce séjour de 12 à 18 jours (intégré à une cure de 3 semaines) alterne soins thermaux et ateliers ciblés comme : activité physique adaptée et pilate dans l’eau, travail sur le périnée, gestion de la douleur (automassage, sophrologie), mais aussi nutrition, fatigue, sexualité ou estime de soi. L’objectif est d’apporter des outils concrets pour mieux comprendre la maladie, soulager les douleurs et en limiter l’impact au quotidien, avec un accompagnement personnalisé jusque dans le retour à domicile. (Ce programme fait l’object d’une prise en charge par l’ARS)

Quel remboursement d’une cure thermale en endométriose ?

La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets, comme toutes démarches médicales. Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale doit :

  • Être prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste (gynécologue),
  • Avoir reçu l’accord de prise en charge par la sécurité sociale,
  • Se dérouler dans l’un des 110 établissements thermaux français,
  • Être la seule cure thermale réalisée durant l’année civile,
  • Durer 21 jours, soit 18 jours de soins. L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entraîner le non-remboursement de la cure thermale.

Si l’ensemble des conditions est réuni, la cure thermale sera prise en charge par la sécurité sociale à hauteur de 70% pour le forfait de surveillance médicale et à 65% pour le forfait thermal. En fonction des contrats établis, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.

Demander le remboursement de ma cure thermale

La réalisation d’un programme d’éducation thérapeutique, d’ateliers ou de modules spécifiques restent à la charge du curiste.

La cure thermale en double orientation

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques. La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entrainer d’effets secondaires.

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation. Cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

Tout savoir sur la cure thermale en double orientation

Votre hébergement, un choix important pour le déroulement de votre séjour

Le choix de l’hébergement lors d’une cure thermale est une étape très importante. De nombreuses possibilités s’offriront à vous lors de vos recherches. Il est important de connaître les différentes options afin que ce choix correspondent à vos attentes .

Avant de vous réserver votre logement thermal, assurez-vous de la disponibilité de votre période auprès du centre thermal.

Consulter les hébergements disponibles

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Cure thermale et burn-out

Le stress professionnel chronique fragilise progressivement l’équilibre physique et psychologique. Lorsqu’il s’installe dans la durée, il peut évoluer vers un burn-out, également appelé épuisement professionnel, un trouble aujourd’hui de plus en plus fréquent chez les actifs.

Pour favoriser la récupération et prévenir les rechutes, la cure thermale en affections psychosomatiques offre une prise en charge globale, naturelle et encadrée médicalement. Dans un environnement apaisant, loin des tensions du quotidien, elle permet de retrouver sérénité, énergie et équilibre durable.

Cure thermale et burn-out dans une station spécialisée en affections psychosomatiques
Image de creativeart sur Freepik

Qu’est-ce que le burn-out ?

Le burn-out traduit un état de fatigue et de stress extrême de l’organisme (épuisement psychique et physique). Le burn-out résulte d’une pression quotidienne provoquée généralement dans le cadre professionnel. Si le stress intense est associé à une importante charge de travail et à un emploi dans lequel le contact avec autrui est important, l’individu peut se retrouver submergé. Cet état progressif s’étale souvent sur plusieurs années, jusqu’à l’épuisement.

Le burn-out est un trouble chronique entraînant une grande fatigue, des troubles du sommeil, des douleurs musculaires et une certaine irritabilité. Le stress généré a également une influence sur les émotions et la perception de soi. Il entraine un sentiment d’incapacité, un désintérêt professionnel, un sentiment de déshumanisation et s’accompagne d’un état dépressif important.

Un burn-out nécessite une prise en charge par des professionnels.

Les symptômes du burn-out

Le burn-out se manifeste par :

  • Une fatigue persistante
  • Des troubles du sommeil
  • Des douleurs musculaires et tensions
  • Une irritabilité accrue
  • Une perte de motivation
  • Un sentiment de dévalorisation
  • Un état anxio-dépressif

Une prise en charge médicale est indispensable afin d’éviter l’aggravation des troubles.

Pourquoi faire une cure thermale dans les cas de Burn-out ?

Les eaux thermales sont composées d’une multitude de minéraux et d’oligo-éléments offrant de nombreuses vertus. L’eau utilisée dans les stations thermales ayant l’orientation en affections psychosomatiques est riche en magnésium et vise à réduire les troubles psychosomatiques tel que le stress, l’anxiété et la dépression. Le thermalisme base ses vertus sur l’utilisation des eaux minérales thermales au travers de soins spécifiques.

De nombreuses études ont montré que certaines eaux thermales, utilisées lors de soins spécifiques lors d’un séjour en cure, permettent de soulager des troubles anxieux généralisés. Les soins ont pour objectif d’apaiser le curiste tout en réduisant les douleurs musculaires induites.

Lorsque ce traitement est associé à un environnement propice à la détente, de nombreux effets bénéfiques sont observés sur le patient. En effet, la cure thermale est considérée comme l’antidépresseur naturel le plus efficace par rapport à un traitement médical traditionnel.

Lors d’un séjour au sein d’un centre thermal, les soins d’eaux (bains, douches, mobilisation en piscine…) et de boues (cataplasmes) seront associés à des ateliers d’éducation thérapeutique, des groupes de parole, une pratique sportive, des cours de relaxation et de sophrologie ainsi que des ateliers encadrés par des psychologues afin d’aider le patient à retrouver un calme intérieur.

Le thermalisme est une prise en charge globale. Il offre un cadre relaxant et permet au curiste de bénéficier d’un traitement naturel et efficace.

Où faire une cure thermale pour le burn-out ?

Les cures thermales conventionnées en affections psychosomatiques

En France, 4 stations thermales disposent de l’orientation thermale thérapeutique en affections psychosomatiques : 

Les thermes de Néris-les-Bains

Situés en Auvergne, les Thermes de Néris-les-Bains proposent une cure thermale dédiée à la prise en charge des affections psychosomatiques, dont le burn-out. En complément de la cure thermale, les Thermes offrent un programme d’accompagnement spécifique au burn-out. Ce programme vise à aider les curistes à gérer et à faire face à l’épuisement professionnel.

Les thermes de Néris-les-Bains

cure thermale burn out

Les thermes de Saujon

Les thermes de Saujon, situés dans le département de la Charente-Maritime, sont reconnus pour les vertus de leurs eaux dans la prise en charge des affections psychosomatiques. Afin d’accompagner au mieux le curiste dans sa lutte contre l’épuisement général, l’École Thermale du Stress propose un stage « Prévenir le burn-out professionnel », réalisé en parallèle de la cure thermale.

Les thermes de Saujon

Cure thermale Saujon

Les thermes de Bagnères-de-Bigorre

Les Thermes de Bagnères-de-Bigorre, situés dans les Hautes-Pyrénées, sont notamment recommandés pour la prise en charge des affections psychosomatiques.

En complément de la cure thermale, le curiste a la possibilité de suivre gratuitement un module spécifique. Ce module est conçu pour compléter efficacement les soins thermaux prescrits dans le cadre d’une cure thermale en Affections Psychosomatiques.

Les Thermes de Bagnères-de-Bigorre

Thermes de Bagnères-de-Bigorre

Les thermes  d’Ussat-les-Bains

La station thermale d’Ussat-les-Bains, située dans le département de l’Ariège est idéale dans la prise en charge des pathologies, telles que le burn-out.

Les thermes proposent également un module “suites de burn-out” permettant au curiste de pratiquer différentes activités afin d’apprendre à mieux gérer le stress.

Les thermes d’Ussat-les-Bains

carte station thermale affections psy pour le burn out
La carte des stations thermales indiquées pour le burn-out

Les mini-cures thermales dédiées au burn-out

Pour ceux qui ne peuvent s’engager dans une cure conventionnée de 18 jours, les mini-cures thermales offrent une alternative efficace. D’une durée variable de 5 à 12 jours, selon les centres, les mini-cures thermales permettent de bénéficier des bienfaits des soins thermaux, de s’offrir une pause face au stress quotidien pouvant entrainer un burn-out.

Quels soins pendant une cure thermale pour burn-out ?

Une cure conventionnée dure 18 jours de soins sur 3 semaines. Elle associe :

À ces soins s’ajoutent en complément ( non pris en charge par l’Assurance maladie) :

Le changement d’environnement, l’éloignement du cadre professionnel et l’immersion dans un milieu naturel participent pleinement au processus de récupération.

La cure thermale est-elle efficace pour la santé mentale ?

L’étude STOP-TAG, menée par le CNETh, a évalué l’efficacité de la cure thermale dans la prise en charge du trouble anxieux généralisé (TAG), en comparaison avec un traitement antidépresseur de référence (paroxétine). Cette étude randomisée a suivi 237 patients pendant 8 semaines, avec un suivi prolongé jusqu’à 6 mois.

Les résultats montrent une amélioration significative de l’anxiété dans les deux groupes, mais avec un avantage en faveur de la cure thermale : à 8 semaines, l’amélioration du score d’anxiété est supérieure d’environ 44 % par rapport au groupe médicament. Les effets de la crénothérapie apparaissent progressifs, mais durables, avec une amélioration globale des symptômes psychiques et somatiques, ainsi qu’une bonne tolérance.

Validée par la Haute Autorité de Santé, l’étude STOP-TAG suggère que la cure thermale peut constituer une alternative ou un complément pertinent dans la prise en charge du TAG, notamment en cas d’intolérance ou de résistance aux traitements médicamenteux.

Voir l’étude thermale

La cure thermale pour le burn-out est-elle remboursée par la Sécurité Sociale ?

La cure thermale pour le burn-out est prise en charge par l’Assurance Maladie, dans le cadre d’une cure thermale en affections psychosomatiques. Afin que cette prise en charge soit effective, la cure thermale conventionnée doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste.

Comme pour toute démarche médicale, certaines conditions doivent être respectées pour bénéficier d’un remboursement, ainsi que d’un éventuel complément de la part d’une mutuelle, selon le contrat souscrit :

  • Une seule cure thermale peut être suivie au cours de l’année civile en cours.
  • La cure doit se dérouler dans un établissement conventionné par la Sécurité sociale.
  • La durée de la cure doit être de 21 jours consécutifs.
  • Un accord préalable de prise en charge de l’Assurance Maladie doit être obtenu.

Les étapes

Peut-on faire une cure en double orientation ?

Il est fréquent que le burn-out soit associé à d’autres pathologies chroniques (arthrose, troubles du sommeil, douleurs musculaires…).

La cure thermale en double orientation permet de traiter simultanément deux affections au cours d’un même séjour, sans effets secondaires médicamenteux supplémentaires.

Cure thermale double orienation

Pourquoi choisir le thermalisme en cas de burn-out ?

La cure thermale offre :

  • Une prise en charge médicale encadrée
  • Un traitement naturel sans dépendance
  • Une approche globale corps-esprit
  • Un temps de pause encadré
  • Des bénéfices durables sur le stress et l’anxiété

Dans un contexte d’épuisement professionnel, elle constitue une solution complémentaire efficace aux traitements classiques et un véritable levier de reconstruction.

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