Cure thermale : combien ça coûte vraiment aujourd’hui en France ?

Face aux débats récents autour du remboursement des cures thermales, beaucoup de futurs curistes se posent la même question : combien coûte réellement une cure thermale aujourd’hui ? La cure thermale est une véritable démarche médicale réalisée par le patient. Prescrite par un médecin, la cure thermale permet une prise en charge globale de nombreuses pathologies chroniques. Elle apporte un réel soulagement dans la qualité de vie du curiste, perdurant de nombreux mois après la réalisation de celle-ci. Mais combien coûte une cure thermale ? Quels sont les coûts restant à la charge du curiste ?

Combien coûte une cure thermale
Source photo : Unsplash ©StellrWeb

Décryptage simple et rassurant des coûts à prévoir, des remboursements possibles et du reste à charge réel.

À savoir

Malgré les débats récents autour de la médecine thermale, les règles de prise en charge par l’Assurance Maladie n’ont pas changé. Les cures thermales prescrites par un médecin restent aujourd’hui remboursées à hauteur de 65 % pour les soins thermaux, sur la base des tarifs conventionnels en vigueur.

le remboursement officiellement maintenu

Une cure thermale : une prise en charge médicale avant tout

La cure thermale s’inscrit dans un parcours de soins, sur prescription médicale, et s’adresse principalement aux personnes souffrant de pathologies chroniques. Elle repose sur l’utilisation thérapeutique des eaux thermales et des boues, naturellement riches en minéraux et oligo-éléments, reconnues pour leurs effets durables sur la santé et la qualité de vie.

En France, la médecine thermale couvre 12 orientations thérapeutiques, parmi lesquelles :

Combien coûtent les soins d’une cure thermale ?

Le coût médical d’une cure thermale se compose de deux éléments principaux :

  • les soins thermaux
  • le suivi médical par le médecin thermal

Les soins thermaux

En fonction de lorientation thermale prescrite, d’une orientation simple ou d’une orientation double ou du nombre de séance de kinésithérapie, le prix évoluera.

Les tarifs des soins sont conventionnés et fixés au niveau national. Ils sont identiques dans toutes les stations thermales conventionnées.

Le prix dépend :

  • de l’orientation thermale prescrite,
  • d’une cure simple ou double orientation,
  • du nombre de séances de kinésithérapie éventuelles.

Exemple pour une cure en rhumatologie en 2026 :

  • Forfait sans kinésithérapie : 574,51 €
  • Forfaits avec mobilisation en piscine : 554,78 €
  • Forfaits avec massage : 655,11 €

Exemple pour une cure en voies respiratoires en 2026 :

  • Forfait sans kiné respiratoire: 506,36 €
  • Forfaits avec kiné respiratoire : 653,23 €

Ces montants servent de base de remboursement à l’Assurance Maladie.

soin cure thermale quel cout en 2026 ?
Conçu par Freepik

Le suivi médical obligatoire

Chaque curiste bénéficie de trois consultations obligatoires avec un médecin thermal, garant du bon déroulement de la cure.

Le forfait de surveillance médicale est de :

  • 80 € pour une cure simple orientation
  • 120 € pour une cure double orientation
    (pour un médecin conventionné)

Source : Améli.fr

Le médecin thermal

Quelle part d’une cure thermale conventionnée est remboursée par l’Assurance Maladie ?

Les frais thermaux sont partiellement remboursés par l’Assurance maladie.

Une cure thermale est une démarche médicale prescrite par un médecin, elle fait donc l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance maladie. Le nombre de soins prévu par la Convention Thermale n’est pas modulable. La totalité des soins prescrits par le médecin thermal doit être réalisée sous peine d’exposer le curiste au non-remboursement de la cure.

L’Assurance Maladie prend en charge :

  • 70 % du forfait de surveillance médicale
  • 65 % des soins thermaux, sur la base du tarif conventionnel

Le reste à charge peut ensuite être partiellement ou totalement couvert par la mutuelle, selon le contrat souscrit.

Cas particuliers

Dans certaines situations (ALD, accident du travail, maladie professionnelle), la prise en charge peut atteindre 100 %.

Les affections de longue durée prises en charge

Le complément tarifaire : de quoi s’agit-il ?

Depuis quelques années, un supplément est à payer par le curiste : le complément tarifaire. Il s’agit d’un accord entre l’Assurance maladie et les stations thermales.  Ce forfait est défini chaque année, dans la limite d’un plafond fixé.

Le complément tarifaire

Les soins complémentaires de « confort » comme les ateliers, les programmes d’ETP (Éducation Thérapeutique du Patient)  ou les soins supplémentaires ne sont pas pris en charge. Il en est de même que les cures courtes ou les mini-cures thermales.

Le transport pour se rendre sur son lieu de cure thermale est-il remboursé par l’assurance maladie ?

Pour une cure prescrite, les frais de transport et d’hébergement resteront à votre charge si le montant de vos ressources est supérieur à 14 664,38 €.

Quel est le prix de l’hébergement durant une cure thermale conventionnée ? Me sera-t-il remboursé ?

Selon les ressources de votre foyer, l’Assurance Maladie peut prendre en charge vos frais de transport et d’hébergement : pour une cure prescrite, vos ressources de l’année précédente ne doivent pas dépasser un plafond fixé à 14 664,38 € (Source : Améli.fr).

Le choix de votre hébergement de cure thermale est très important. Celui-ci doit répondre à vos attentes pour vous permettre de vous reposer après vos soins. En fonction des stations thermales, de la saison et du type de logement, le prix moyen peut varier du simple au triple.

Il est important de se renseigner sur les prix pratiqués dans la station thermale.

 

Trouver mon hébergement

 

Le véritable coût d’une cure thermale : ce qu’il faut anticiper

Lors de la préparation de votre séjour en cure, différents postes de dépenses seront à prendre en compte, en plus de ceux pris en charge par l’assurance maladie et les mutuelles.

On retrouvera :

  • Le transport. 
    En fonction de l’orientation thermale choisie, il se peut que vous deviez partir loin de votre domicile.
  • L’hébergement et la restauration durant 3 semaines
  • Les activités annexes : restaurants ou activités touristiques.
  • Le ticket modérateur

À retenir

  • La cure thermale reste une prise en charge médicale reconnue
  • Les soins sont toujours partiellement remboursés
  • Le reste à charge est encadré et anticipable
  • Les mutuelles jouent un rôle clé
  • Des alternatives existent pour s’adapter à tous les rythmes de vie
  • Et pour ceux qui ne peuvent pas partir 3 semaines ?

    Pour les personnes actives ou souhaitant découvrir le thermalisme autrement, il existe des formats courts, non remboursés mais plus flexibles : les mini-cures thermales.

    Elles permettent :

  • une première approche du thermalisme,
  • un mieux-être ciblé,
  • ou un complément ponctuel, sur quelques jours.
  • Les mini cures thermales

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    Bronchite chronique ou BPCO : réaliser une cure thermale pour améliorer sa qualité de vie

    La bronchite chronique est une affection des voies respiratoires. Particulièrement invalidante dans la vie quotidienne, cette pathologie des bronches peut être atténuée lors d’un séjour en cure thermale. En effet, les vertus des eaux thermales, mises en contact direct avec les muqueuses respiratoires, permettent de soulager le patient.

    La bronchite chronique se manifeste par une toux productive quotidienne ou quasi quotidienne, un essoufflement ainsi que de nombreuses expectorations. La bronchite chronique concerne environ la moitié des fumeurs et persiste durant plusieurs années. Lorsqu’une bronchite chronique est associée à une obstruction des bronches, on parle d’une BPCO. La BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) est une maladie définie par une obstruction bronchique permanente et progressive, fréquente chez les fumeurs. En effet, la cause principale est le tabagisme actif. Une BPCO se traduit principalement par une difficulté à respirer, un essoufflement lors d’efforts modérés, puis, au fil des années, pour des efforts minimes voire en l’absence d’effort. Cette maladie peut être détectée de façon simple, chez le médecin généraliste, par la mesure du souffle à l’aide d’un mini-spiromètre électronique. Une prise en charge médicale est nécessaire afin d’éviter toute complication voire aggravation de la pathologie. Ainsi, une bronchite chronique peut entraîner une insuffisance respiratoire grave et irréversible.

    Il n’existe aucun traitement permettant de guérir cette maladie. Cependant, l’arrêt du tabac ainsi que la prise d’un traitement médical sous forme inhalée permettent de la stabiliser. Une cure thermale avec orientation en voies respiratoires peut être prescrite aux personnes souffrant de broncho-pneumopathie obstructive chronique. Une étude a permis de montrer que les symptômes et la qualité de vie des patients atteints de BPCO après une cure thermale étaient améliorés. La cure thermale est une prise en charge additionnelle se présentant comme un complément thérapeutique.

    La cure thermale dans la prise en charge de la bronchite chronique

    Les soins thermaux réalisés pour améliorer la santé des bronches

    Lors d’un séjour en cure thermale, le curiste recevra des soins quotidiens durant 21 jours (excepté le dimanche).
    L’ensemble des soins thermaux est prescrit par un médecin thermal rencontré par le curiste avant le début de sa cure.
    En fonction de son état de santé, de sa pathologie et de ses besoins, le médecin thermal adaptera les soins à prodiguer. 

    Les soins thermaux des voies respiratoires ne sont pas les plus agréables et les plus relaxants, cependant leur efficacité est reconnue. Leur objectif est de mettre en contact les muqueuses avec l’eau thermale afin de réduire au maximum l’inflammation. Pour se faire, différents soins thermaux sont réalisés :

    Le médecin thermal

    Bronchite chronique et cure thermale, où faire une cure thermale pour les bronches ?

    Les stations thermales ayant l’orientation en voies respiratoires sont indiquées dans la prise en charge de cette pathologie. On retrouvera :

    La carte des stations thermales de France avec l’orientation VR

    Le Programme d’Éducation Thérapeutique du Patient BPCO en milieu thermal

    Un programme d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est un module qui se déroule en plus des soins thermaux. Son objectif est de permettre aux patients de mieux comprendre leurs pathologies et ainsi faciliter la gestion de celle-ci au quotidien.

     

    Tout savoir sur les programmes d’ETP

     

    Le programme d’Éducation Thérapeutique du Patient atteint de BPCO ou bronchite chronique

    Face à cette pathologie, les thermes de Cauterets dans les Pyrénées ont mis en place un programme d’ETP dédié aux curistes atteints de BPCO. Réalisé en parallèle de la cure thermale conventionnée en voies respiratoires, ce programme prévoit différents ateliers ainsi qu’un accompagnement personnalisé par une équipe de professionnels.

    Au programme :

    • de la gym respiratoire
    • des ateliers collectifs
    • des séances d’activité physique adaptée
    • des ateliers de réhabilitation respiratoire

    Les programmes d’éducation thérapeutique sont à la charge du patient.

    Cure thermale Cauterets
    Les thermes de Cauterets

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    Cure thermale et Covid-19 – Ce qu’il faut retenir

    Face à la pandémie liée au Covid-19, les établissements thermaux ont été contraints de fermer leurs portes durant plusieurs mois. Lors de la réouverture, afin d’assurer la sécurité de tous, de nombreuses mesures ont été appliquées.

    cure thermale covid
    Image de Freepik

    Un référentiel sanitaire pour faire face au Covid-19

    De par la nature des publics accueillis, les centres thermaux sont soumis en temps normal à de nombreuses règles d’hygiène et de prévention.
    Afin d’encadrer les réouvertures, un référentiel sanitaire a été élaboré par de professionnels afin d’être mis en place sur l’ensemble des établissements français.

    Voici une partie des mesures prévues par ce guide :

    • La mise en place dans chaque établissement d’une cellule de coordination et d’un référent Covid-19.
    • Des contrôles de la qualité de l’eau (ressource et points d’usage), une
      maintenance renforcée et l’adaptation des systèmes de ventilation/aération.
    • Un contact avec le curiste par l’établissement thermal, en amont de son arrivée, en vue de le sensibiliser aux différentes contre-indications.
    • La création d’un zonage de l’établissement en espaces secs/humides et plan de port des EPI en fonction des environnements de soins : port du masque par le soignant et le soigné lorsque la distanciation physique de 1 m ne peut pas être respectée.
    • La formation préalable à la réouverture des personnels aux protocoles
      spécifiques Covid-19.
    • La réalisation d’un plan de circulation minimisant les croisements
    • La mise en place des mesures et gestes barrière et contrôle de leur respect.
    • Le renforcement des procédures de nettoyage/désinfection.
    • La mise en place de protocoles adaptés aux espaces communs (accueil,
      vestiaires, salles de repos).
    • L’adaptation de certains postes de soins lorsque la distance de 1 m ne peut pas être respectée (par cloisonnement ou vacance d’un poste sur deux).
    • La limitation de la présence en bassin à 1 baigneur pour 2 m².
    • La suspension des soins collectifs pour le traitement des voies respiratoires.

    L’implication des stations thermales dans la sécurité sanitaire

    Les réponses de Mr Claude-Eugène Bouvier, délégué général du Cneth

    Comment avez-vous réalisé ce guide sanitaire thermal ?

    Ce guide a été validé par la DGS (Direction Générale de la Santé). À l’heure
    actuelle, ne connaissant pas l’évolution de la pandémie, nous ne pouvons pas savoir si ces consignes seront maintenues.
    Nous espérons aller vers un allègement si la pandémie est moins active en début d’année. Nous allons donc rentrer à nouveau en négociation avec la DGS afin de voir quelles sont les évolutions possibles.

    Depuis le début de la pandémie, ce référentiel a évolué avec notre retour
    d’expérience. Nous l’adapterons en temps et en heure en fonction de la situation.

    Des contrôles sont-ils réalisés sur la mise en place de ce guide sanitaire ?

    Au niveau de la mise en place des mesures présentes dans le guide sanitaire, les établissements se sont engagés en transmettant la grille des 96 mesures du guide et en mentionnant leur statut (mises en place ou qui seront mises en place dans un certain délai). Ce référentiel n’a pas de valeur normative, c’est un engagement de la profession à le respecter. Lorsqu’il n’y a pas de regroupement avec des articles de loi ou de règlementation, il n’y a pas d’obligation au sens strict à le faire. Toutefois, l’ARS peut diligenter des contrôles sur des mesures qui correspondent à des articles du code de la santé publique, comme elle le fait habituellement.

    À SAVOIR

    Afin de garantir aux usagers une sécurité sanitaire optimale, certains centres thermaux ont fait la démarche volontaire pour obtenir la certification AQUACERT HACCP Thermalisme. Cette certification permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de maitriser et de prévenir les risques liés à la contamination de l’eau thermale.

    Cette certification française a été mise au point par un groupe d’experts, de
    scientifiques et de professionnels des eaux minérales. Ils ont été accompagnés par des représentants d’associations de consommateurs ainsi
    que par le ministère de la Santé afin d’établir un guide des bonnes pratiques.

    Quelles sont les mesures mises en place par les stations mais non visibles par les curistes ?

    De nombreuses mesures ne sont pas visibles mais ont été mises en place.
    La première correspond à la formation des personnels. En effet, les personnels maitrisent parfaitement l’ensemble des gestes et des protocoles, néanmoins, cela a nécessité une formation préalable et obligatoire pour l’ensemble des personnels.

    Il y a également l’ensemble des réglages techniques au niveau des automates, notamment sur les systèmes d’aérations et de ventilations avec des réglages de désinfection par système UV. Il y a également des réglages concernant la chloration des bassins. Dans la plupart des cas, nous avons augmenté le taux de chloration de chlore libre dans les bassins afin d’assurer une meilleure neutralisation du virus, si d’aventure il était présent. Nous savons que ce virus, à type d’enveloppe, ne survit pas en milieu chloré.


    Dans l’ensemble des mesures dites « invisibles », il y a également tout ce qui est fait en dehors de la présence même du curiste. C’est à dire les protocoles de désinfection et de nettoyage qui ont été renforcés entre les soins, en dehors des soins ainsi qu’avant et après la journée de travail.

    Cela représente une important partie du surcoût supporté par les
    établissements.

    A combien se chiffrent vos dépenses concernant la mise en place des règles sanitaires ?

    Cela est l’objet de notre négociation actuelle. Comme vous pouvez l’imaginer, la situation actuelle des établissements thermaux est très difficile. Nous allons vers -65% de baisse de l’activité et de chiffre d’affaires.

    Les établissements sont dans une situation déficitaire importante, aggravée par le coût des mesures sanitaires qui ont dû être mises en place. Nous les avons chiffrées à 80 euros par curiste.

    Cela correspond au coût des mesures organisationnelles concernant les
    formations des personnels, l’organisation ainsi que la réduction de fréquentation d’un établissement. En effet, nous étions contraints au ratio de 1 personne pour 4 mètres carrés et 1 personne pour 2 mètres carrés en piscine.

    À cela, il faut également ajouter le coût des aménagements spécifiques, comme l’installation de parois en plexiglas.

    Nous en demandons donc la compensation à l’assurance maladie, au travers d’une allocation spéciale qui à notre sens ne serait pas supportée par la curiste.

    La réponse à vos questions


    Ma cure thermale a été interrompue, pourrais-je la terminer l’année
    prochaine ?

    À la suite du premier confinement, les établissements thermaux ont eu la
    possibilité d’accueillir les curistes souhaitant achever leur cure thermale avant la fin de la saison 2020.
    Pour ce second confinement, nous sommes dans une situation équivalente. Il est possible d’envisager achever sa cure thermale en 2021. Toutefois, si cette mesure est acceptée, certaines conditions pourraient être demandées aux curistes. Par exemple, terminer leur cure au premier trimestre 2021.
    Si en théorie cela semble envisageable, il existe des difficultés concernant la prise en charge administrative des dossiers se trouvant sur 2 exercices comptables différents.
    Une réponse officielle devrait intervenir.

    Ma cure thermale sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale, même si elle n’a pas duré 18 jours en raison du reconfinement ?

    Oui, votre cure thermale sera remboursée et vous n’aurez pas à réaliser de
    démarche spécifique.
    La fermeture des établissements thermaux liée au Covid-19 est un cas de force majeure. L’article 17-1 de la convention permet en cas de force majeure de prendre en charge un séjour en cure thermale au prorata des jours effectués.

    De plus, lors du décret du 29 octobre, les établissements thermaux ont été
    nominativement cités afin de permettre d’accéder d’une part au régime des mesures dont bénéficient les établissements fermés administrativement mais également d’ établir le caractère de force majeure lié à la fermeture.

    Ma cure a été annulée, mes arrhes me seront-elles remboursées par le
    centre thermal ?

    Nous vous invitons à reprogrammer votre cure thermale en 2021. Vos arrhes seront ainsi reportées sur cette nouvelle date, dans la mesure du possible.
    Si l’organisation d’une nouvelle cure, ou si le curiste sollicite le remboursement de ses arrhes, celles-ci lui seront remboursées.
    Toutefois, nous ne sommes pas dans le cadre de l’article 1590 du code civil
    obligeant le débiteur à rembourser le double des arrhes versées si la prestation ne peut pas être exécutée dans le cadre de la force majeure.
    Les arrhes pourront donc être restituées sans que l’établissement soit tenu de verser le double.

    Combien de temps ma prescription est-elle valable ?

    En temps normal, la prise en charge d’une cure thermale est valable pour l’année civile en cours. Exception faite concernant celle accordée sur le dernier trimestre qui est valable l’année suivante.


    Cependant, des discussions sont en cours avec la Cnam concernant un maintien de la validité de la prise en charge accordée en 2020 et non utilisée.
    Une réponse est attendue dans les semaines à venir.

    Cure thermale interrompue suite au reconfinement : ce qu’il faut savoir.

    Suite aux annonces gouvernementales, les établissements thermaux français ont dû fermer leurs portes pour cette fin d’année 2020.  

    Source photo : Freepik

    Vous étiez en cure thermale ou vous deviez vous y rendre ? Voici les réponses à vos éventuelles questions dont certaines précisions ont été apportées par Mr Bouvier, délégué général du Cneth.

    Ma cure thermale a été interrompue, pourrais-je la terminer l’année prochaine ?

    À la suite du premier confinement, les établissements thermaux ont eu la possibilité d’accueillir les curistes souhaitant achever leur cure thermale avant la fin de la saison 2020.

    Pour ce second confinement, nous sommes dans une situation équivalente. Il est possible d’envisager d’achever sa cure thermale en 2021.  Toutefois, si cette mesure est acceptée, certaines conditions pourraient être demandées aux curistes. Par exemple, terminer leur cure au premier trimestre 2021. Si en théorie cela semble envisageable, il existe des difficultés concernant la prise en charge administrative des dossiers se trouvant sur 2 exercices comptables différents. Une réponse officielle devrait intervenir dans les prochaines semaines.

    Ma cure thermale sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale, même si elle n’a pas duré 18 jours en raison du reconfinement ?

    Oui, votre cure thermale sera remboursée et vous n’aurez pas à réaliser de démarche spécifique.
    La fermeture des établissements thermaux liée au Covid-19 est un cas de force majeure. L’article 17-1 de la convention permet en cas de force majeure de prendre en charge un séjour en cure thermale au prorata des jours effectués.
    De plus, lors du décret du 29 octobre, les établissements thermaux ont été nominativement cités afin de permettre à la fois d’accéder au régime des mesures dont bénéficient les établissements fermés administrativement mais également d’établir le caractère de force majeure lié à la fermeture.

    Ma cure a été annulée, mes arrhes me seront-elles remboursées par le centre thermal ?

    Nous vous invitons à reprogrammer votre cure thermale en 2021. Vos arrhes seront ainsi reportées sur cette nouvelle date, dans la mesure du possible.Si l’organisation d’une nouvelle cure, ou si le curiste sollicite le remboursement de ses arrhes, celles-ci lui seront remboursées.
    Toutefois, nous ne sommes pas dans le cadre de l’article 1590 du code civil obligeant le débiteur à rembourser  le double des arrhes versées si la prestation ne peut pas être exécutée dans le cadre de la force majeure. Les arrhes pourront donc être restituées sans que l’établissement soit tenu de verser le double.

    Combien de temps ma prescription est-elle valable ?

    En temps normal, la prise en charge d’une cure thermale est valable pour l’année civile en cours. Exception faite concernant celle accordée sur le dernier trimestre qui est valable l’année suivante.Cependant, des discussions sont en cours avec la Cnam concernant un maintien de la validité de la prise en charge accordée en 2020 et non utilisée. Une réponse est attendue dans les semaines à venir.

    Interview du mois – Un point sur les projets du groupe Valvital

    Retrouvez l’interview de Monsieur Bernard Riac, le PDG du groupe Valvital pour faire le point sur les nombreux projets du groupe. Lors de notre interview l’année passée, il nous avait présenté ses différents projets. Nous allons aujourd’hui vous présenter leurs avancées.

    Pouvez-vous présenter votre groupe ?

    Le groupe Valvital est le deuxième groupe thermal français en nombre de curistes. C’est un groupe que j’ai créé en 1989 et dont je suis le directeur et le PDG. Lors d’une année « normale », nous réalisons un chiffre d’affaires d’environ 39 millions d’euros et nous recevons 57 000 curistes.  Le groupe Valvital emploie également l’équivalent de 570 salariés en temps plein.

    Je connaissais le thermalisme de longue date pour des raisons familiales et j’étais également le directeur marketing de la Chaine Thermale du Soleil, le leader du thermalisme en France. Au bout de 3 ans à la Chaine Thermale du Soleil, j’ai eu envie de créer mon propre groupe. J’ai donc commencé par le rachat d’une première station thermale à Lons-le-Saunier dans le Jura, puis de fils en aiguille nous sommes maintenant une douzaine d’établissements à travers la France. 

    Il y a quelque temps votre groupe a annoncé la réouverture et la création de plusieurs centres thermaux. En quoi est-ce important pour Valvital d’être présent sur ces nouveaux territoires ?

    Ce qui est important pour Valvital, c’est de poursuivre la construction et l’évolution de sa croissance externe. Nous avons souhaité construire, concevoir et gérer de nouveaux établissements en suivant la même dynamique depuis 1989.

    Comment choisissez-vous un lieu afin d’y implanter un nouvel établissement ?

    Il y a plusieurs critères très importants. Tout d’abord, il y a naturellement la qualité de l’eau. Celle-ci doit être en quantité suffisante afin de pouvoir y traiter une certaine quantité de curiste. L’environnement est également un élément très important. La cure thermale est un ensemble, il n’y a pas que des soins, mais aussi le « à côté » favorisant la détente et le repos. L’attrait touristique d’un territoire est donc très intéressant et pris en compte dans notre décision. En effet, nous appréhendons un territoire dans sa globalité afin qu’il réponde à l’ensemble de nos besoins et corresponde à notre vision.

    Votre groupe a entrepris l’ouverture d’un établissement thermal au cœur de la ville de Nancy. Pourquoi avoir choisi de créer un nouvel établissement thermal au cœur d’une métropole ?

    Nancy regroupe l’ensemble de nos critères. Tout d’abord, il y a de l’eau thermale en quantité suffisante et aux propriétés dédiées à la rhumatologie. De plus, la ville de Nancy dispose d’une ancienne friche militaire nous permettant de bénéficier d’un important espace au centre ville. Nancy offre donc une eau thermale de qualité ainsi qu’un espace suffisant permettant de construire différentes infrastructures.Pour finir, l’intérêt majeur de  Nancy réside dans la taille de sa métropole qui nous permettra de cibler de nombreuses personnes.

    Le projet de Nancy est un projet complexe. Il y aura la partie thermalisme qui est une réouverture d’un ancien établissement thermal fermé en 1930. Mais nous allons également  proposer une partie sportive, un espace thermoludique, un spa ainsi qu’une partie dédiée à l’hébergement. Nous avons également décidé, en relation avec le CHU, de mettre en place des soins et un programme de rééducation concernant les sportifs de haut niveau.

    Pour en savoir plus sur les thermes de Nancy : “Nancy, la prochaine destination thermale pour votre cure en rhumatologie.”

    Un test concernant l’agrément de votre futur centre thermal à  Saint-Jean-d’Angély a débuté, où en est-il ?

    Nous sommes en pleine expérimentation sur une centaine de patients malgré le contexte actuel lié au Covid-19. Nous devrions avoir terminé cette expérimentation d’ici la fin de cette année. De ce fait, le début de l’année prochaine devrait nous permettre de sortir une étude qui sera envoyée à l’Académie de Médecine. 

    Après l’étude de celle-ci, un agrément nous sera remis. Nous pourrons alors commencer à travailler avec un architecte afin de réaliser les plans du nouveau centre, qui ouvrira ses portes en 2025.

    Pour en savoir plus sur le projet thermal de Saint-Jean-d’Angély, vous pouvez consulter cet article : ” Où en est le projet d’ouverture des thermes de Saint-Jean-d’Angély ?”

    En mars 2021, votre nouveau centre thermal de Santenay ouvrira ses portes. Les travaux sont-ils terminés ?  Quelles seront les orientations de ce centre ?

    A l’heure actuelle, les travaux sont entièrement terminés. Sans le Covid-19, nous aurions ouverts cette année comme prévu initialement. Du fit de la situation sanitaire nous avons pris du retard et donc décidé d’ouvrir en mars 2021.
    Comme il s’agit d’une réouverture à  Santenay, nous avons maintenu les 2 orientations déjà existantes qui sont la rhumatologie et les affections digestives et maladies métaboliques.

    Pour en savoir plus sur l’établissement thermal de Santenay, vous pouvez consulter cet article : “Les thermes de Santenay, ouverture prévue en 2021

    Quels sont les prochains projets de votre groupe thermal ? 

    Nous souhaitons porter l’ensemble de nos projets à terme.

    Notre dernier projet concerne l’établissement thermal de Royat-Chamalières où nous avons signé une Délégation de Service Public. De ce fait, nous allons reprendre en avril 2021 l’exploitation de ce centre pour lequel nous avons prévu 30 millions d’euros de travaux étalés sur 3 ans. Nous allons faire d’importants travaux de réhabilitation concernant le bâtiment afin d’en améliorer sa capacité d’accueil.