Bronchite chronique ou BPCO : réaliser une cure thermale pour améliorer sa qualité de vie

La bronchite chronique et la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) sont des maladies respiratoires qui peuvent fortement impacter le quotidien. Essoufflement, toux persistante, encombrement bronchique ou fatigue respiratoire limitent souvent les activités de la vie courante et altèrent la qualité de vie.

En complément du suivi médical habituel, une cure thermale en orientation Voies Respiratoires (VR) peut aider à soulager certains symptômes et à améliorer le confort respiratoire. Grâce à des soins mettant directement les muqueuses respiratoires au contact des eaux thermales, elle s’inscrit comme une approche complémentaire reconnue dans la prise en charge des affections respiratoires chroniques.

Bronchite chronique et BPCO : quelles différences ?

La bronchite chronique est une inflammation durable des bronches qui se caractérise par une toux productive accompagnée d’expectorations, présente plusieurs mois par an et cela depuis plusieurs années.

Lorsque cette inflammation s’accompagne d’une obstruction progressive et permanente des voies respiratoires, on parle alors de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive).

La principale cause de la BPCO est le tabagisme. Toutefois, l’exposition prolongée à certains polluants professionnels ou environnementaux peut également favoriser son apparition.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • une toux chronique
  • des expectorations régulières
  • un essoufflement à l’effort
  • une diminution progressive des capacités respiratoires
  • une fatigue liée aux difficultés respiratoires.

Il n’existe aucun traitement permettant de guérir cette maladie. Toutefois, la maladie évolue généralement lentement et nécessite une prise en charge médicale adaptée afin de limiter son aggravation et préserver la fonction respiratoire. Une cure thermale avec orientation en voies respiratoires peut être prescrite par le médecin traitant ou un spécialiste (pneumologue, ORL…) aux personnes souffrant de bronchite chronique ou de BPCO.

La cure thermale peut-elle aider les personnes atteintes de BPCO ?

La cure thermale ne permet pas de guérir une BPCO ou une bronchite chronique. En revanche, elle peut constituer un complément thérapeutique intéressant en association avec le traitement prescrit par le médecin.

Les soins thermaux respiratoires visent notamment à :

  • nettoyer les voies respiratoires
  • fluidifier les sécrétions bronchiques
  • favoriser leur évacuation
  • diminuer certaines irritations des muqueuses
  • améliorer le confort respiratoire au quotidien.

Plusieurs études ont également montré une amélioration de la qualité de vie de certains patients atteints de BPCO après une cure thermale, notamment lorsqu’elle est associée à des programmes d’éducation thérapeutique et d’activité physique adaptée.

Quels sont les bienfaits d’une cure thermale pour la BPCO ?

Pour les personnes souffrant de bronchite chronique ou de BPCO, une cure thermale peut apporter plusieurs bénéfices :

  • une meilleure respiration au quotidien
  • une diminution de l’encombrement bronchique
  • une évacuation facilitée des sécrétions
  • une amélioration de la tolérance à l’effort
  • une reprise progressive de l’activité physique
  • une meilleure compréhension de la maladie
  • une amélioration globale de la qualité de vie.

Les bénéfices peuvent varier d’un patient à l’autre selon la sévérité de la maladie, l’ancienneté des symptômes et le mode de vie.

Quels soins thermaux sont réalisés lors d’une cure pour la BPCO ?

Lors d’un séjour en cure thermale, le curiste recevra des soins quotidiens durant 21 jours (excepté le dimanche). L’ensemble des soins thermaux est prescrit par un médecin thermal rencontré par le curiste avant le début de sa cure.
En fonction de son état de santé, de sa pathologie et de ses besoins, le médecin thermal adaptera les soins à prodiguer. 

Les soins thermaux des voies respiratoires ne sont pas les plus agréables et les plus relaxants, cependant leur efficacité est reconnue. Leur objectif est de mettre en contact les muqueuses avec l’eau thermale afin de réduire au maximum l’inflammation. Pour ce faire, différents soins thermaux sont réalisés :

Le médecin thermal

Où faire une cure thermale pour la BPCO ou la bronchite chronique ?

Les stations thermales disposant de l’orientation thérapeutique Voies Respiratoires (VR) accueillent les personnes souffrant de bronchite chronique, de BPCO ou d’autres affections respiratoires. Les eaux thermales et les techniques de soins utilisées varient selon les établissements, mais poursuivent le même objectif : améliorer le confort respiratoire et accompagner les patients dans la gestion de leur maladie.

On retrouvera :

La carte des stations thermales de France avec l’orientation VR

Le Programme d’Éducation Thérapeutique du Patient BPCO en milieu thermal

Un programme d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est un module qui se déroule en plus des soins thermaux. Son objectif est de permettre aux patients de mieux comprendre leurs pathologies et ainsi faciliter la gestion de celle-ci au quotidien.

Le programme d’Éducation Thérapeutique du Patient atteint de BPCO ou bronchite chronique

Face à cette pathologie, les thermes de Cauterets dans les Pyrénées ont mis en place un programme d’ETP dédié aux curistes atteints de BPCO. Réalisé en parallèle de la cure thermale conventionnée en voies respiratoires, ce programme prévoit différents ateliers ainsi qu’un accompagnement personnalisé par une équipe de professionnels.

Au programme :

  • de la gym respiratoire
  • des ateliers collectifs
  • des séances d’activité physique adaptée
  • des ateliers de réhabilitation respiratoire

Les programmes d’éducation thérapeutique sont à la charge du patient.

Cure thermale Cauterets
Les thermes de Cauterets

Découvrir Cauterets

FAQ : cure thermale et BPCO

Une cure thermale peut-elle guérir la BPCO ?

Non. La BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) est une maladie chronique et évolutive qui ne peut pas être guérie. La cure thermale ne remplace pas le traitement médical, mais elle peut constituer un complément utile pour améliorer le confort respiratoire et la qualité de vie.

La cure thermale est-elle efficace contre la bronchite chronique ou la BPCO ?

La cure thermale ne traite pas la cause de la maladie, mais elle peut contribuer à réduire certains symptômes comme l’encombrement bronchique, l’essoufflement ou la fatigue respiratoire. Plusieurs patients constatent une amélioration de leur confort respiratoire après une cure, notamment lorsqu’elle est associée à une prise en charge globale (activité physique, éducation thérapeutique, arrêt du tabac)

La cure thermale pour la BPCO est-elle remboursée ?

Oui. Lorsqu’elle est prescrite par un médecin dans le cadre de l’orientation Voies Respiratoires (VR) et acceptée par l’Assurance Maladie, la cure thermale conventionnée peut être prise en charge selon les conditions en vigueur (soins thermaux et, dans certains cas, frais annexes selon ressources).

Prise en charge et remboursement d’une cure thermale

Quelle est la meilleure station thermale pour la BPCO ?

Il n’existe pas une station “meilleure” que les autres. Le choix dépend du profil du patient, de la proximité géographique, des équipements proposés et des éventuels programmes complémentaires (éducation thérapeutique, réhabilitation respiratoire). Toutes les stations thermales agréées en orientation Voies Respiratoires peuvent accueillir les patients atteints de BPCO. Sur LesCuristes.fr, de nombreux avis de curistes ayant effectué une cure thermale sont disponibles. Ils permettent de consulter des retours d’expérience authentiques sur les soins, les établissements thermaux et les bénéfices ressentis pendant le séjour.

Voir les avis pour l’ensemble des centres thermaux

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Cure thermale : combien ça coûte vraiment aujourd’hui en France ?

Face aux débats récents autour du remboursement des cures thermales, beaucoup de futurs curistes se posent la même question : combien coûte réellement une cure thermale aujourd’hui ? La cure thermale est une véritable démarche médicale réalisée par le patient. Prescrite par un médecin, la cure thermale permet une prise en charge globale de nombreuses pathologies chroniques. Elle apporte un réel soulagement dans la qualité de vie du curiste, perdurant de nombreux mois après la réalisation de celle-ci. Mais combien coûte une cure thermale ? Quels sont les coûts restant à la charge du curiste ?

Combien coûte une cure thermale
Source photo : Unsplash ©StellrWeb

Décryptage simple et rassurant des coûts à prévoir, des remboursements possibles et du reste à charge réel.

À savoir

Malgré les débats récents autour de la médecine thermale, les règles de prise en charge par l’Assurance Maladie n’ont pas changé. Les cures thermales prescrites par un médecin restent aujourd’hui remboursées à hauteur de 65 % pour les soins thermaux, sur la base des tarifs conventionnels en vigueur.

le remboursement officiellement maintenu

Une cure thermale : une prise en charge médicale avant tout

La cure thermale s’inscrit dans un parcours de soins, sur prescription médicale, et s’adresse principalement aux personnes souffrant de pathologies chroniques. Elle repose sur l’utilisation thérapeutique des eaux thermales et des boues, naturellement riches en minéraux et oligo-éléments, reconnues pour leurs effets durables sur la santé et la qualité de vie.

En France, la médecine thermale couvre 12 orientations thérapeutiques, parmi lesquelles :

Combien coûtent les soins d’une cure thermale ?

Le coût médical d’une cure thermale se compose de deux éléments principaux :

  • les soins thermaux
  • le suivi médical par le médecin thermal

Les soins thermaux

En fonction de lorientation thermale prescrite, d’une orientation simple ou d’une orientation double ou du nombre de séance de kinésithérapie, le prix évoluera.

Les tarifs des soins sont conventionnés et fixés au niveau national. Ils sont identiques dans toutes les stations thermales conventionnées.

Le prix dépend :

  • de l’orientation thermale prescrite,
  • d’une cure simple ou double orientation,
  • du nombre de séances de kinésithérapie éventuelles.

Exemple pour une cure en rhumatologie en 2026 :

  • Forfait sans kinésithérapie : 574,51 €
  • Forfaits avec mobilisation en piscine : 554,78 €
  • Forfaits avec massage : 655,11 €

Exemple pour une cure en voies respiratoires en 2026 :

  • Forfait sans kiné respiratoire: 506,36 €
  • Forfaits avec kiné respiratoire : 653,23 €

Ces montants servent de base de remboursement à l’Assurance Maladie.

soin cure thermale quel cout en 2026 ?
Conçu par Freepik

Le suivi médical obligatoire

Chaque curiste bénéficie de trois consultations obligatoires avec un médecin thermal, garant du bon déroulement de la cure.

Le forfait de surveillance médicale est de :

  • 80 € pour une cure simple orientation
  • 120 € pour une cure double orientation
    (pour un médecin conventionné)

Source : Améli.fr

Le médecin thermal

Quelle part d’une cure thermale conventionnée est remboursée par l’Assurance Maladie ?

Les frais thermaux sont partiellement remboursés par l’Assurance maladie.

Une cure thermale est une démarche médicale prescrite par un médecin, elle fait donc l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance maladie. Le nombre de soins prévu par la Convention Thermale n’est pas modulable. La totalité des soins prescrits par le médecin thermal doit être réalisée sous peine d’exposer le curiste au non-remboursement de la cure.

L’Assurance Maladie prend en charge :

  • 70 % du forfait de surveillance médicale
  • 65 % des soins thermaux, sur la base du tarif conventionnel

Le reste à charge peut ensuite être partiellement ou totalement couvert par la mutuelle, selon le contrat souscrit.

Cas particuliers

Dans certaines situations (ALD, accident du travail, maladie professionnelle), la prise en charge peut atteindre 100 %.

Les affections de longue durée prises en charge

Le complément tarifaire : de quoi s’agit-il ?

Depuis quelques années, un supplément est à payer par le curiste : le complément tarifaire. Il s’agit d’un accord entre l’Assurance maladie et les stations thermales.  Ce forfait est défini chaque année, dans la limite d’un plafond fixé.

Le complément tarifaire

Les soins complémentaires de « confort » comme les ateliers, les programmes d’ETP (Éducation Thérapeutique du Patient)  ou les soins supplémentaires ne sont pas pris en charge. Il en est de même que les cures courtes ou les mini-cures thermales.

Le transport pour se rendre sur son lieu de cure thermale est-il remboursé par l’assurance maladie ?

Pour une cure prescrite, les frais de transport et d’hébergement resteront à votre charge si le montant de vos ressources est supérieur à 14 664,38 €.

Quel est le prix de l’hébergement durant une cure thermale conventionnée ? Me sera-t-il remboursé ?

Selon les ressources de votre foyer, l’Assurance Maladie peut prendre en charge vos frais de transport et d’hébergement : pour une cure prescrite, vos ressources de l’année précédente ne doivent pas dépasser un plafond fixé à 14 664,38 € (Source : Améli.fr).

Le choix de votre hébergement de cure thermale est très important. Celui-ci doit répondre à vos attentes pour vous permettre de vous reposer après vos soins. En fonction des stations thermales, de la saison et du type de logement, le prix moyen peut varier du simple au triple.

Il est important de se renseigner sur les prix pratiqués dans la station thermale.

 

Trouver mon hébergement

 

Le véritable coût d’une cure thermale : ce qu’il faut anticiper

Lors de la préparation de votre séjour en cure, différents postes de dépenses seront à prendre en compte, en plus de ceux pris en charge par l’assurance maladie et les mutuelles.

On retrouvera :

  • Le transport. 
    En fonction de l’orientation thermale choisie, il se peut que vous deviez partir loin de votre domicile.
  • L’hébergement et la restauration durant 3 semaines
  • Les activités annexes : restaurants ou activités touristiques.
  • Le ticket modérateur

À retenir

  • La cure thermale reste une prise en charge médicale reconnue
  • Les soins sont toujours partiellement remboursés
  • Le reste à charge est encadré et anticipable
  • Les mutuelles jouent un rôle clé
  • Des alternatives existent pour s’adapter à tous les rythmes de vie
  • Et pour ceux qui ne peuvent pas partir 3 semaines ?

    Pour les personnes actives ou souhaitant découvrir le thermalisme autrement, il existe des formats courts, non remboursés mais plus flexibles : les mini-cures thermales.

    Elles permettent :

  • une première approche du thermalisme,
  • un mieux-être ciblé,
  • ou un complément ponctuel, sur quelques jours.
  • Les mini cures thermales

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    Cure thermale et Covid-19 – Ce qu’il faut retenir

    Face à la pandémie liée au Covid-19, les établissements thermaux ont été contraints de fermer leurs portes durant plusieurs mois. Lors de la réouverture, afin d’assurer la sécurité de tous, de nombreuses mesures ont été appliquées.

    cure thermale covid
    Image de Freepik

    Un référentiel sanitaire pour faire face au Covid-19

    De par la nature des publics accueillis, les centres thermaux sont soumis en temps normal à de nombreuses règles d’hygiène et de prévention.
    Afin d’encadrer les réouvertures, un référentiel sanitaire a été élaboré par de professionnels afin d’être mis en place sur l’ensemble des établissements français.

    Voici une partie des mesures prévues par ce guide :

    • La mise en place dans chaque établissement d’une cellule de coordination et d’un référent Covid-19.
    • Des contrôles de la qualité de l’eau (ressource et points d’usage), une
      maintenance renforcée et l’adaptation des systèmes de ventilation/aération.
    • Un contact avec le curiste par l’établissement thermal, en amont de son arrivée, en vue de le sensibiliser aux différentes contre-indications.
    • La création d’un zonage de l’établissement en espaces secs/humides et plan de port des EPI en fonction des environnements de soins : port du masque par le soignant et le soigné lorsque la distanciation physique de 1 m ne peut pas être respectée.
    • La formation préalable à la réouverture des personnels aux protocoles
      spécifiques Covid-19.
    • La réalisation d’un plan de circulation minimisant les croisements
    • La mise en place des mesures et gestes barrière et contrôle de leur respect.
    • Le renforcement des procédures de nettoyage/désinfection.
    • La mise en place de protocoles adaptés aux espaces communs (accueil,
      vestiaires, salles de repos).
    • L’adaptation de certains postes de soins lorsque la distance de 1 m ne peut pas être respectée (par cloisonnement ou vacance d’un poste sur deux).
    • La limitation de la présence en bassin à 1 baigneur pour 2 m².
    • La suspension des soins collectifs pour le traitement des voies respiratoires.

    L’implication des stations thermales dans la sécurité sanitaire

    Les réponses de Mr Claude-Eugène Bouvier, délégué général du Cneth

    Comment avez-vous réalisé ce guide sanitaire thermal ?

    Ce guide a été validé par la DGS (Direction Générale de la Santé). À l’heure
    actuelle, ne connaissant pas l’évolution de la pandémie, nous ne pouvons pas savoir si ces consignes seront maintenues.
    Nous espérons aller vers un allègement si la pandémie est moins active en début d’année. Nous allons donc rentrer à nouveau en négociation avec la DGS afin de voir quelles sont les évolutions possibles.

    Depuis le début de la pandémie, ce référentiel a évolué avec notre retour
    d’expérience. Nous l’adapterons en temps et en heure en fonction de la situation.

    Des contrôles sont-ils réalisés sur la mise en place de ce guide sanitaire ?

    Au niveau de la mise en place des mesures présentes dans le guide sanitaire, les établissements se sont engagés en transmettant la grille des 96 mesures du guide et en mentionnant leur statut (mises en place ou qui seront mises en place dans un certain délai). Ce référentiel n’a pas de valeur normative, c’est un engagement de la profession à le respecter. Lorsqu’il n’y a pas de regroupement avec des articles de loi ou de règlementation, il n’y a pas d’obligation au sens strict à le faire. Toutefois, l’ARS peut diligenter des contrôles sur des mesures qui correspondent à des articles du code de la santé publique, comme elle le fait habituellement.

    À SAVOIR

    Afin de garantir aux usagers une sécurité sanitaire optimale, certains centres thermaux ont fait la démarche volontaire pour obtenir la certification AQUACERT HACCP Thermalisme. Cette certification permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de maitriser et de prévenir les risques liés à la contamination de l’eau thermale.

    Cette certification française a été mise au point par un groupe d’experts, de
    scientifiques et de professionnels des eaux minérales. Ils ont été accompagnés par des représentants d’associations de consommateurs ainsi
    que par le ministère de la Santé afin d’établir un guide des bonnes pratiques.

    Quelles sont les mesures mises en place par les stations mais non visibles par les curistes ?

    De nombreuses mesures ne sont pas visibles mais ont été mises en place.
    La première correspond à la formation des personnels. En effet, les personnels maitrisent parfaitement l’ensemble des gestes et des protocoles, néanmoins, cela a nécessité une formation préalable et obligatoire pour l’ensemble des personnels.

    Il y a également l’ensemble des réglages techniques au niveau des automates, notamment sur les systèmes d’aérations et de ventilations avec des réglages de désinfection par système UV. Il y a également des réglages concernant la chloration des bassins. Dans la plupart des cas, nous avons augmenté le taux de chloration de chlore libre dans les bassins afin d’assurer une meilleure neutralisation du virus, si d’aventure il était présent. Nous savons que ce virus, à type d’enveloppe, ne survit pas en milieu chloré.


    Dans l’ensemble des mesures dites « invisibles », il y a également tout ce qui est fait en dehors de la présence même du curiste. C’est à dire les protocoles de désinfection et de nettoyage qui ont été renforcés entre les soins, en dehors des soins ainsi qu’avant et après la journée de travail.

    Cela représente une important partie du surcoût supporté par les
    établissements.

    A combien se chiffrent vos dépenses concernant la mise en place des règles sanitaires ?

    Cela est l’objet de notre négociation actuelle. Comme vous pouvez l’imaginer, la situation actuelle des établissements thermaux est très difficile. Nous allons vers -65% de baisse de l’activité et de chiffre d’affaires.

    Les établissements sont dans une situation déficitaire importante, aggravée par le coût des mesures sanitaires qui ont dû être mises en place. Nous les avons chiffrées à 80 euros par curiste.

    Cela correspond au coût des mesures organisationnelles concernant les
    formations des personnels, l’organisation ainsi que la réduction de fréquentation d’un établissement. En effet, nous étions contraints au ratio de 1 personne pour 4 mètres carrés et 1 personne pour 2 mètres carrés en piscine.

    À cela, il faut également ajouter le coût des aménagements spécifiques, comme l’installation de parois en plexiglas.

    Nous en demandons donc la compensation à l’assurance maladie, au travers d’une allocation spéciale qui à notre sens ne serait pas supportée par la curiste.

    La réponse à vos questions


    Ma cure thermale a été interrompue, pourrais-je la terminer l’année
    prochaine ?

    À la suite du premier confinement, les établissements thermaux ont eu la
    possibilité d’accueillir les curistes souhaitant achever leur cure thermale avant la fin de la saison 2020.
    Pour ce second confinement, nous sommes dans une situation équivalente. Il est possible d’envisager achever sa cure thermale en 2021. Toutefois, si cette mesure est acceptée, certaines conditions pourraient être demandées aux curistes. Par exemple, terminer leur cure au premier trimestre 2021.
    Si en théorie cela semble envisageable, il existe des difficultés concernant la prise en charge administrative des dossiers se trouvant sur 2 exercices comptables différents.
    Une réponse officielle devrait intervenir.

    Ma cure thermale sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale, même si elle n’a pas duré 18 jours en raison du reconfinement ?

    Oui, votre cure thermale sera remboursée et vous n’aurez pas à réaliser de
    démarche spécifique.
    La fermeture des établissements thermaux liée au Covid-19 est un cas de force majeure. L’article 17-1 de la convention permet en cas de force majeure de prendre en charge un séjour en cure thermale au prorata des jours effectués.

    De plus, lors du décret du 29 octobre, les établissements thermaux ont été
    nominativement cités afin de permettre d’accéder d’une part au régime des mesures dont bénéficient les établissements fermés administrativement mais également d’ établir le caractère de force majeure lié à la fermeture.

    Ma cure a été annulée, mes arrhes me seront-elles remboursées par le
    centre thermal ?

    Nous vous invitons à reprogrammer votre cure thermale en 2021. Vos arrhes seront ainsi reportées sur cette nouvelle date, dans la mesure du possible.
    Si l’organisation d’une nouvelle cure, ou si le curiste sollicite le remboursement de ses arrhes, celles-ci lui seront remboursées.
    Toutefois, nous ne sommes pas dans le cadre de l’article 1590 du code civil
    obligeant le débiteur à rembourser le double des arrhes versées si la prestation ne peut pas être exécutée dans le cadre de la force majeure.
    Les arrhes pourront donc être restituées sans que l’établissement soit tenu de verser le double.

    Combien de temps ma prescription est-elle valable ?

    En temps normal, la prise en charge d’une cure thermale est valable pour l’année civile en cours. Exception faite concernant celle accordée sur le dernier trimestre qui est valable l’année suivante.


    Cependant, des discussions sont en cours avec la Cnam concernant un maintien de la validité de la prise en charge accordée en 2020 et non utilisée.
    Une réponse est attendue dans les semaines à venir.

    Cure thermale interrompue suite au reconfinement : ce qu’il faut savoir.

    Suite aux annonces gouvernementales, les établissements thermaux français ont dû fermer leurs portes pour cette fin d’année 2020.  

    Source photo : Freepik

    Vous étiez en cure thermale ou vous deviez vous y rendre ? Voici les réponses à vos éventuelles questions dont certaines précisions ont été apportées par Mr Bouvier, délégué général du Cneth.

    Ma cure thermale a été interrompue, pourrais-je la terminer l’année prochaine ?

    À la suite du premier confinement, les établissements thermaux ont eu la possibilité d’accueillir les curistes souhaitant achever leur cure thermale avant la fin de la saison 2020.

    Pour ce second confinement, nous sommes dans une situation équivalente. Il est possible d’envisager d’achever sa cure thermale en 2021.  Toutefois, si cette mesure est acceptée, certaines conditions pourraient être demandées aux curistes. Par exemple, terminer leur cure au premier trimestre 2021. Si en théorie cela semble envisageable, il existe des difficultés concernant la prise en charge administrative des dossiers se trouvant sur 2 exercices comptables différents. Une réponse officielle devrait intervenir dans les prochaines semaines.

    Ma cure thermale sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale, même si elle n’a pas duré 18 jours en raison du reconfinement ?

    Oui, votre cure thermale sera remboursée et vous n’aurez pas à réaliser de démarche spécifique.
    La fermeture des établissements thermaux liée au Covid-19 est un cas de force majeure. L’article 17-1 de la convention permet en cas de force majeure de prendre en charge un séjour en cure thermale au prorata des jours effectués.
    De plus, lors du décret du 29 octobre, les établissements thermaux ont été nominativement cités afin de permettre à la fois d’accéder au régime des mesures dont bénéficient les établissements fermés administrativement mais également d’établir le caractère de force majeure lié à la fermeture.

    Ma cure a été annulée, mes arrhes me seront-elles remboursées par le centre thermal ?

    Nous vous invitons à reprogrammer votre cure thermale en 2021. Vos arrhes seront ainsi reportées sur cette nouvelle date, dans la mesure du possible.Si l’organisation d’une nouvelle cure, ou si le curiste sollicite le remboursement de ses arrhes, celles-ci lui seront remboursées.
    Toutefois, nous ne sommes pas dans le cadre de l’article 1590 du code civil obligeant le débiteur à rembourser  le double des arrhes versées si la prestation ne peut pas être exécutée dans le cadre de la force majeure. Les arrhes pourront donc être restituées sans que l’établissement soit tenu de verser le double.

    Combien de temps ma prescription est-elle valable ?

    En temps normal, la prise en charge d’une cure thermale est valable pour l’année civile en cours. Exception faite concernant celle accordée sur le dernier trimestre qui est valable l’année suivante.Cependant, des discussions sont en cours avec la Cnam concernant un maintien de la validité de la prise en charge accordée en 2020 et non utilisée. Une réponse est attendue dans les semaines à venir.

    Interview du mois – Un point sur les projets du groupe Valvital

    Retrouvez l’interview de Monsieur Bernard Riac, le PDG du groupe Valvital pour faire le point sur les nombreux projets du groupe. Lors de notre interview l’année passée, il nous avait présenté ses différents projets. Nous allons aujourd’hui vous présenter leurs avancées.

    Pouvez-vous présenter votre groupe ?

    Le groupe Valvital est le deuxième groupe thermal français en nombre de curistes. C’est un groupe que j’ai créé en 1989 et dont je suis le directeur et le PDG. Lors d’une année « normale », nous réalisons un chiffre d’affaires d’environ 39 millions d’euros et nous recevons 57 000 curistes.  Le groupe Valvital emploie également l’équivalent de 570 salariés en temps plein.

    Je connaissais le thermalisme de longue date pour des raisons familiales et j’étais également le directeur marketing de la Chaine Thermale du Soleil, le leader du thermalisme en France. Au bout de 3 ans à la Chaine Thermale du Soleil, j’ai eu envie de créer mon propre groupe. J’ai donc commencé par le rachat d’une première station thermale à Lons-le-Saunier dans le Jura, puis de fils en aiguille nous sommes maintenant une douzaine d’établissements à travers la France. 

    Il y a quelque temps votre groupe a annoncé la réouverture et la création de plusieurs centres thermaux. En quoi est-ce important pour Valvital d’être présent sur ces nouveaux territoires ?

    Ce qui est important pour Valvital, c’est de poursuivre la construction et l’évolution de sa croissance externe. Nous avons souhaité construire, concevoir et gérer de nouveaux établissements en suivant la même dynamique depuis 1989.

    Comment choisissez-vous un lieu afin d’y implanter un nouvel établissement ?

    Il y a plusieurs critères très importants. Tout d’abord, il y a naturellement la qualité de l’eau. Celle-ci doit être en quantité suffisante afin de pouvoir y traiter une certaine quantité de curiste. L’environnement est également un élément très important. La cure thermale est un ensemble, il n’y a pas que des soins, mais aussi le « à côté » favorisant la détente et le repos. L’attrait touristique d’un territoire est donc très intéressant et pris en compte dans notre décision. En effet, nous appréhendons un territoire dans sa globalité afin qu’il réponde à l’ensemble de nos besoins et corresponde à notre vision.

    Votre groupe a entrepris l’ouverture d’un établissement thermal au cœur de la ville de Nancy. Pourquoi avoir choisi de créer un nouvel établissement thermal au cœur d’une métropole ?

    Nancy regroupe l’ensemble de nos critères. Tout d’abord, il y a de l’eau thermale en quantité suffisante et aux propriétés dédiées à la rhumatologie. De plus, la ville de Nancy dispose d’une ancienne friche militaire nous permettant de bénéficier d’un important espace au centre ville. Nancy offre donc une eau thermale de qualité ainsi qu’un espace suffisant permettant de construire différentes infrastructures.Pour finir, l’intérêt majeur de  Nancy réside dans la taille de sa métropole qui nous permettra de cibler de nombreuses personnes.

    Le projet de Nancy est un projet complexe. Il y aura la partie thermalisme qui est une réouverture d’un ancien établissement thermal fermé en 1930. Mais nous allons également  proposer une partie sportive, un espace thermoludique, un spa ainsi qu’une partie dédiée à l’hébergement. Nous avons également décidé, en relation avec le CHU, de mettre en place des soins et un programme de rééducation concernant les sportifs de haut niveau.

    Pour en savoir plus sur les thermes de Nancy : “Nancy, la prochaine destination thermale pour votre cure en rhumatologie.”

    Un test concernant l’agrément de votre futur centre thermal à  Saint-Jean-d’Angély a débuté, où en est-il ?

    Nous sommes en pleine expérimentation sur une centaine de patients malgré le contexte actuel lié au Covid-19. Nous devrions avoir terminé cette expérimentation d’ici la fin de cette année. De ce fait, le début de l’année prochaine devrait nous permettre de sortir une étude qui sera envoyée à l’Académie de Médecine. 

    Après l’étude de celle-ci, un agrément nous sera remis. Nous pourrons alors commencer à travailler avec un architecte afin de réaliser les plans du nouveau centre, qui ouvrira ses portes en 2025.

    Pour en savoir plus sur le projet thermal de Saint-Jean-d’Angély, vous pouvez consulter cet article : ” Où en est le projet d’ouverture des thermes de Saint-Jean-d’Angély ?”

    En mars 2021, votre nouveau centre thermal de Santenay ouvrira ses portes. Les travaux sont-ils terminés ?  Quelles seront les orientations de ce centre ?

    A l’heure actuelle, les travaux sont entièrement terminés. Sans le Covid-19, nous aurions ouverts cette année comme prévu initialement. Du fit de la situation sanitaire nous avons pris du retard et donc décidé d’ouvrir en mars 2021.
    Comme il s’agit d’une réouverture à  Santenay, nous avons maintenu les 2 orientations déjà existantes qui sont la rhumatologie et les affections digestives et maladies métaboliques.

    Pour en savoir plus sur l’établissement thermal de Santenay, vous pouvez consulter cet article : “Les thermes de Santenay, ouverture prévue en 2021

    Quels sont les prochains projets de votre groupe thermal ? 

    Nous souhaitons porter l’ensemble de nos projets à terme.

    Notre dernier projet concerne l’établissement thermal de Royat-Chamalières où nous avons signé une Délégation de Service Public. De ce fait, nous allons reprendre en avril 2021 l’exploitation de ce centre pour lequel nous avons prévu 30 millions d’euros de travaux étalés sur 3 ans. Nous allons faire d’importants travaux de réhabilitation concernant le bâtiment afin d’en améliorer sa capacité d’accueil.