La maladie de Raynaud est un trouble de la circulation sanguine affectant les extrémités. Lorsque le corps est exposé au froid et dans le but de se protéger, celui-ci pratique un resserrement des artères de petits calibres : c’est le phénomène de la vasoconstriction. Dans le cas de la maladie de Raynaud, la vasoconstriction est excessive et entraine de douloureuses crises. Des soins à base d’eau thermale permettront d’améliorer la circulation sanguine et la qualité dans les vaisseaux afin d’atténuer les crises.
Cure thermale Royat-Chamalières
Il ne faut cependant pas confondre maladie et symptôme de Raynaud.
La maladie de Raynaud (ou forme primaire) est la forme la plus fréquente, touchant 5% de la population, majoritairement féminine. Même si son origine reste méconnue, le froid, les variations importantes de température et le stress sont des éléments déclencheurs.
Lors de l’apparition d’une crise, la circulation dans les extrémités (doigts, orteils, oreilles, nez) est stoppée par le phénomène d’une vasoconstriction excessive. Dès lors, la partie affectée devient blanche, puis bleue avec une sensation d’engourdissement et de fourmillements associés à une perte de mobilité et de sensation. Une fois la crise passée, lorsque le phénomène de vasoconstriction est inversé, la zone atteinte devient rouge durant plusieurs heures avant que tout redevienne normal.
Le syndrome de Raynaud (ou forme secondaire) est une maladie beaucoup plus rare et grave dont l’origine est connue. En effet, il est causé par des maladies, des traitements ou des évènements endommageant les vaisseaux sanguins.
Il n’existe pas de traitement afin de stopper cette pathologie, mais la cure thermale viendra améliorer l’état des vaisseaux sanguins afin de limiter les crises et leur durée.
Les eaux de Royat Chamalières, riches en gaz dissous, ont des propriétés vasodilatatrices, antiseptiques et cicatrisantes, favorisant la microcirculation locale.
Les eaux de Bains Les Bains sont sodiques, sulfatées et riches en silice, et donc indiquées dans le traitement des maladies cardio-artérielles. L’eau thermale de cette station est naturellement chaude, entre 33 et 53°, ayant pour vertus d’améliorer la vasodilatation et la qualité de la peau.
Les eaux des thermes de Bourbon-Lancy, lors d’une cure à une orientation « Maladie Cardio-Artérielle », permettent de créer une vasodilatation afin de favoriser la circulation sanguine.
La station thermale de Néris-les-Bains, dans l’Allier, recherche des candidats volontaires afin de participer à une étude d’une année sur la prévention du burn-out : ThermStress.
L’étude ThermStress est menée par le CHU de Clermont-Ferrand aux thermes de Néris-Les-Bains avec le soutien financier du FEDER et du Conseil Régional. Cette étude est réalisée en partenariat avec l’association de prévention du stress et le Cluster Innovatherm.
ThermStress a pour objectif de démontrer l’efficacité d’un séjour thermal de 6 jours dans la prévention du risque du burn-out lié au travail. Le séjour comprend :
Des soins thermaux,
Une activité sportive régulière,
Un suivi psychologique
Des conseils nutritionnels
Le suivi de cette étude se fait durant une année. Le candidat participe à l’un des 3 séjours organisés par les thermes. Par la suite, deux suivis de 2 jours à Néris-Les-Bains sont prévus 6 mois et 1 an après la cure. Des bilans médicaux aux CHU de Clermont-Ferrand sont également compris.
Le séjour thermal sera intégralement pris en charge si votre participation à l’étude est acceptée.
Les périodes de séjours :
16 au 21 avril 2018
30 juillet au 4 août 2018
12 au 17 novembre 2018
Les conditions pour participer à l’étude :
Etre majeur
Souffrir d’un stress très élevé vis-à-vis de son travail
Les allergies respiratoires et cutanées touchent de plus en plus de personnes en France. On les retrouve aussi bien chez les enfants (parfois en bas-âge) que chez l’adulte. En complément des traitements existants, les propriétés des eaux thermales constituent un moyen thérapeutique complémentaire très efficace dans le traitement des symptômes allergiques.
Les allergies respiratoires sont des réactions anormales de l’organisme à certaines substances que l’on appelle des allergènes (acariens, végétaux, moisissures, pollens ou encore certains aliments). Les deux composantes de l’allergie respiratoire sont la rhinite et l’asthme. Les symptômes caractéristiques sont la toux, des douleurs dans la gorge ainsi que l’envie et le besoin de se moucher.
Des traitements existent afin de soulager les symptômes des allergies. La cure thermale est un complément dans le soin de cette pathologie. En effet, les eaux thermales, par leurs actions anti-inflammatoires et apaisantes, permettent de renforcer le système immunitaire et de ce fait, de réduire l’intensité des infections et leur nombre.
Cure thermale et allergies printanières
Affectant environ 30% de la population française, la rhinite allergique est une affection chronique des voies respiratoires.
La rhinite allergique, ou rhume des foins, résulte d’une réaction anormale et excessive du système immunitaire vis-à-vis du pollen (qui fait partie des allergènes). Lorsque le pollen, à l’arrivée du printemps et de la floraison de certaines plantes, entre en contact avec les muqueuses du système respiratoire, cela peut provoquer une inflammation chez certains individus. Des traitements sur le long terme existent afin de soulager les symptômes et de réduire la réaction allergique. Généralement basés sur des antihistaminiques ou sur la mise en place d’une désensibilisation, ces traitements sont prescrits par un allergologue. Toutefois, les traitements médicaux mis en place peuvent être contraignants et leurs effets ne sont pas assurés.
Le thermalisme se présente alors comme une médecine naturelle qui se réalise en complément d’un traitement médical.
Une cure thermale ayant l’orientation en voies respiratoires peut être prescrite tant aux enfants qu’aux adultes souffrant de rhinites allergiques chroniques.
Les soins thermaux lors d’une cure thermale en voies respiratoires
Les multiples vertus des eaux thermales (apaisantes, régénérantes, calmantes, anti-inflammatoires, anti-infectieuses, antiseptiques, antiallergiques) sont utilisées au travers de différents soins spécifiques et adaptés.
Ces soins permettent de déposer l’eau thermale directement sur les tissus lésés afin :
de réduire l’inflammation
d’améliorer la cicatrisation des muqueuses
d’améliorer la perméabilité nasale
Pour cela, le médecin thermal prescrit différents soins avant le début de la cure, tels que :
À la suite d’un séjour en cure thermale, le patient retrouve des voies respiratoires libérées et voit ses gênes diminuées. Toutefois, la cure thermale doit être réalisée durant plusieurs années afin d’obtenir un résultat durable dans le temps.
Une cure thermale est également un lieu de rencontre entre les curistes. Ils peuvent échanger afin de comprendre leur maladie et de mieux la gérer au quotidien. La localisation de certaines stations en montagne permet de disposer d’un environnement où l’air est moins pollué et où les saisons polliniques sont plus courtes. Cela est bénéfique dans les cas d’allergies respiratoires.
Les établissements spécialisés dans les allergies respiratoires
Les centres thermaux ayant l’orientation en voies respiratoires accueillent les patients dans le cadre de leurs allergies respiratoires.
Certains centres peuvent toutefois être spécialisés comme :*
Découvrir la liste de l’ensemble des établissements ayant l’orientation en voies respiratoires :
Les mini-cures thermales pour prendre soin de ses voies respiratoires
Les mini-cures thermales sont des séjours courts, flexibles et adaptés à votre emploi du temps, allant de 2 à 10 jours. Elles offrent une excellente opportunité de prendre soin de soi, même avec un planning chargé. Spécifiquement conçues pour les voies respiratoires, ces mini-cures permettent d’assainir les muqueuses respiratoires et de les renforcer, notamment en amont des périodes d’allergies.
Cure thermale et les allergies cutanées
Les allergies cutanées se traduisent par des réactions visibles sur une peau préalablement fragilisée (rougeurs, boutons). Les principales formes d’allergies cutanées sont l’eczéma, l’urticaire et la dermatite atopique. Cependant, une allergie cutanée peut résulter d’une allergie respiratoire.
Les établissements spécialisés dans les allergies cutanées
Découvrir la liste de l’ensemble des établissements ayant l’orientation en dermatologie :
Pourquoi ne pas envisager une cure thermale en double orientation ?
Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, notamment lorsque l’une des pathologies favorise le développement d’une autre (par exemple allergies respiratoires et allergies cutanées ou trouble articulaire). La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effets secondaires.
Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation, cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.
Les établissements spécialisés dans les allergies respiratoires et cutanées :
L’andropause chez l’homme est un sujet moins connu et moins médiatisé que la ménopause chez la femme. Cependant, au même titre que les femmes, les hommes sont soumis à des changements hormonaux liés à l’âge. Ces changements parfois invisibles peuvent avoir, chez certains patients, un impact important sur la qualité de vie quotidienne. Une cure thermale permettra de réduire les gênes occasionnées en aidant à passer ce cap plus naturellement et sereinement.
A partir d’un certain âge, les hommes présentent une diminution de leur production de testostérone. Cette période de transition, comme pour la femme, a des effets bien différents en fonction des personnes. Cette baisse de production est naturelle et normale mais ne touche pas tous les hommes contrairement à la majorité des femmes. L’andropause est un phénomène dont l’installation est lente et qui s’étend généralement sur plusieurs années. Il n’y a pas de changement brutal et visible comme chez la femme avec l’arrêt des menstruations.
L’andropause se ressent au travers de différents symptômes :
Bouffées de chaleur
Diminution du désir sexuel
Diminution des érections
Perte d’énergie
Perte de masse musculaire
Prise de poids
Irritabilité et sautes d’humeur
Période de dépression et d’anxiété
Augmentation du risque d’ostéoporose
Augmentation des maladies cardio-vasculaires
Cure thermale et andropause : où se rendre ?
La cure thermale aide le patient à passer ce cap naturellement. Un séjour en eau thermale permet de réduire l’anxiété tout en diminuant les symptômes physiologiques et psychologiques entrainés par la diminution de progestérone.
La station thermale de Vichy Célestin propose un court séjour « Cap de la cinquantaine » afin de passer le cap du processus naturel de la ménopause et de l’andropause en retrouvant votre sommeil, en contrôlant votre poids et en prenant soin de votre peau. L’objectif est de limiter les désagréments et les modifications des processus naturels de la ménopause et de l’andropause pour retrouver votre bien-être et votre vitalité.
ThermOs est une étude portant sur la prévention de l’ostéoporose chez la femme non ménopausée. Cette étude est réalisée en collaboration avec l’Université et le Centre Hospitalier Universitaire de Clermont Ferrand.
L’ostéoporose est une maladie affectant l’ensemble du squelette humain. Liée au vieillissement, on la retrouve principalement chez les femmes d’un certain âge et ménopausées (39% des femmes de plus de 65 ans et 70% des femmes de plus de 80 ans). L’ostéoporose entraîne une diminution et une fragilisation de la masse osseuse, augmentant le risque de fracture. Au quotidien, cette pathologie engendre différentes douleurs. En effet, les os affaiblis ne peuvent plus soutenir le poids du corps et des douleurs apparaissent.
L’objectif de cette étude est de démontrer et de mesurer l’efficacité d’un court séjour de soins en établissement thermal. Associée à une activité physique, une cure thermale agit de manière bénéfique sur la fragilité osseuse de la femme pré-ménopausée.
Les établissements thermaux de Chaudes Aigues et de Bourbon Lancy recherchent des candidates volontaires afin de mener au mieux cette étude.
Ces candidates doivent respecter des critères bien précis :
– Être une femme
– Être âgée entre 40 et 50 ans
– Ne pas être ménopausée
– Avoir un IMC inférieur à 30
– Ne pas pratiquer d’activité physique régulière
La date limite d’inscription est le 28 février 2018
L’expérimentation se déroulera sur 10 jours pendant le mois de mars (les détails vous seront transmis au moment de votre inscription et en fonction de l’établissement thermal choisi).
Durant ce séjour, les volontaires devront suivre différents soins thermaux (massage sous affusion, bains, piscines, cataplasmes, douche au jet) et pratiquer une activité physique encadrée et personnalisée.
Tout au long de cette étude, de nombreuses données seront récoltées (densité osseuse, qualité du sommeil, niveau de stress) et un suivi sera réalisé après la cure thermale afin de suivre l’évolution de la patiente.
A savoir, l’ensemble des soins thermaux sont offerts aux candidates. Pour celles qui résident loin du centre thermal, un tarif préférentiel pour séjourner dans l’hôtel voisin lui sera proposé.
La période des menstruations mensuelles rythme la vie d’une femme, de la puberté à la ménopause. Elle s’accompagne de différents symptômes (mal de ventre, nausée, fatigue…). Il est normal pour la majorité des femmes de ressentir ces symptômes avant ou pendant cette période. Cependant, environ 10 % des femmes ressentent des graves douleurs très incommodantes. C’est ce que l’on appelle la dysménorrhée.
Le terme de dysménorrhée s’emploie pour désigner les fortes douleurs dans le bas de l’abdomen entrainées par le cycle menstruel (avant ou pendant). La dysménorrhée se traduit par de profondes douleurs au niveau du bas du ventre, du bas du dos, dans les cuisses ou à l’intérieur de celle-ci. Ces douleurs sont dues à des contractions anormales de l’utérus. Dans la plupart des cas, cette pathologie s’accompagne d’une grande fatigue, de fièvre, de nausées et vomissements, de maux de têtes et de diarrhées. Ces douleurs sont invalidantes et entrainent d’importantes modifications du rythme de vie (absence scolaire ou professionnelle, impossibilité de pratiquer un sport ou toutes autres activités).
Source photo : top santée
Afin de soulager les douleurs, votre médecin peut vous prescrire différents types de traitement.
La cure thermale viendra en complément d’un traitement médical, et dans certains cas, lorsque celui-ci n’arrive plus à soulager les douleurs.
Les propriétés des eaux utilisées permettent notamment de soulager les douleurs et d’améliorer la qualité des muqueuses. L’environnement de la cure thermale permet aux patients de se rencontrer et d’échanger sur leurs pathologies afin de mieux l’appréhender au quotidien.
Il existe différents soins :
Bain thermal
Douche au jet
Pulvérisations d’eau sur le col utérin
Irrigations vaginales
Pose interne de compresses d’eau thermale
L’objectif de ses soins est de mettre la muqueuse directement en contact avec l’eau thermale afin d’obtenir un effet antalgique et anti-inflammatoire, permettant de soulager la patiente sur le long terme.
Différentes stations sont spécialisées dans la dysménorrhée :
L’otite est une inflammation et une infection de l’oreille, pouvant avoir un impact important sur l’audition du patient. Les otites sont fréquentes chez les enfants, mais dans certains cas, elles peuvent persévérer jusqu’à l’âge adulte. Les otites moyennes aigües à répétitions peuvent entraîner une chronicité de cette pathologie, douloureuse et difficile à soigner dans la durée. Une cure thermale améliorera durablement l’état du patient (enfants ou adultes).
Ils existent différents types d’otites, voici les 3 plus courantes :
L’otite moyenne aigue, ou OMA. C’est l’otite la plus fréquente. Elle a surtout lieu chez les enfants et touche directement le tympan. Cette otite se caractérise par l’inflammation infectieuse de l’oreille moyenne ou de la caisse du tympan. Ce type d’otite survient principalement à la suite d’une rhino-pharyngite. En effet, les virus se propagent dans la trompe d’eustache et entrainent une otite virale. Un traitement par antibiotique est mis en place. Les adultes peuvent également être touchés.
L’otite externe. Elle a lieu surtout chez les adultes et son origine est infectieuse. C’est une inflammation du conduit auditif externe. Le tympan est normal mais peut être recouvert de sécrétions.
L’otite séreuse (ou séromuqueuse) : C’est une inflammation de l’oreille moyenne qui dure plus de 3 semaines. On constate une accumulation de liquide séreux derrière le tympan qui est non percé.
Les symptômes restent similaires en fonction des otites. On constatera de fortes douleurs au niveau des oreilles ou une gêne, de la fièvre, des anomalies au niveau du tympan ainsi qu’une baisse de l’audition. Dans certains cas, un épanchement de liquide visqueux dans l’oreille apparait.
Des traitements efficaces existent et sont mis en place lors du diagnostic (antibiotique, anti-inflammatoire, gouttes…). Pour les cas les plus graves, une chirurgie est programmée.
Ces affections débutent principalement à l’enfance et peuvent survenir à l’âge adulte, avec différentes complications. Dans certains cas, les traitements médicaux n’arrivent plus à soulager cette pathologie, les antibiotiques deviennent alors inefficaces et les otites sont très fréquentes et se poursuivent à l’âge adulte.
La cure thermale, une prise en charge globale de l’otite
L’association de différents soins à base d’eau thermale permet de réduire les inflammations et calme les douleurs. La cure thermale permet de réduire les cycles infectieux et améliore l’état général du patient en réduisant les séquelles de cette pathologie.
Différents soins, propres à chaque patient, pourront vous être prescrits par le médecin thermal. Il en existe une multitude :
Les inhalations
Cours en piscine
Bain général
Bain nasal
La rééducation respiratoire
Le gargarisme
Le bain de nez à pipette
L’irrigation nasale
L’humage d’eau thermale
L’aérosol sonique
Les douches aux jets
Les pulvérisations
Le drainage postural
La douche pharyngée
L’insufflation tubo-tympanique
Le lavage des sinus
Source phothttps://thermesdecauterets.com
Cure thermale et otite : les stations spécialisées
La prostate est une glande masculine se trouvant à la base de la vessie. Lorsque celle-ci s’enflamme ou s’infecte, on parle de « prostatite ». Cette pathologie entraine différents symptômes douloureux et gênants.
Source photo : La Preste les Bains
La prostate est une glande faisant partie du système reproducteur de l’homme. Elle se situe en dessous de la vessie. Elle est régulièrement responsable de gênes urinaires chez les sujets masculins.
Les symptômes d’une prostatite sont dus à une infection et une inflammation de la prostate par une bactérie. Le volume de celle-ci augmente, elle devient chaude et douloureuse, ce qui appuie sur la vessie. Ce mécanisme entraine une difficulté à uriner, à vider la vessie ainsi que des sensations de brûlure lors de la miction. Une prostatite s’accompagne d’autres symptômes similaires à une infection (fièvre, fatigue, douleurs musculaires et pelviennes…).
Un traitement par antibiotique est majoritairement mis en place (après réalisation de différents examens écartant toutes autres pathologies) dans les cas de prostatite aiguë, c’est-à-dire dans le cas d’une origine bactérienne.
Chez certains sujets, cette gêne peut devenir chronique, c’est-à-dire qu’elle dure dans le temps. Elle résulte souvent d’une prostatite aiguë mal soignée et/ou d’une inflammation importante de la prostate d’origine non bactérienne. Dans ce type de cas, des antibiotiques et des anti-inflammatoires sont prescrits.
La cure thermale vient en complément comme un traitement naturel, efficace et reconnu.
Les vertus de ses eaux, au contact des muqueuses des voies urinaires, permettent de les nettoyer et de les régénérer en profondeur. L’eau thermale a également des actions antalgiques et anti-inflammatoires sur l’organisme permettant de réduire considérablement les douleurs, la fréquence des cycles infectieux et la prise d’un traitement antibiotique. Un séjour en station thermale permet aux patients d’apprendre des règles d’hygiène afin de limiter les risques d’infections au quotidien.
Les stations thermales spécialisées en affections urinaires :
La carte des stations thermales françaises ayant l’orientation en affections urinaires
La chirurgie bariatrique est destinée aux personnes souffrantes d’une obésité « morbide » (massive ou sévère). La chirurgie réparatrice est réalisée avant ou après une chirurgie bariatrique ou lors d’une très importante perte de poids. Le nombre d’intervention chirurgicale de ce type augmente chaque année en France. La cure thermale permet aux patients ayant eu recours à ces actes médicaux d’améliorer l’état et l’élasticité de leur peau ainsi que leur santé.
La chirurgie bariatrique est composée de différentes méthodes dont l’objectif est de modifier l’anatomie du système digestif visant à diminuer le volume de l’estomac. L’objectif étant une perte de poids importante afin de protéger la santé du patient devenue préoccupante. Elle est réservée à certaines personnes répondant à des critères bien précis (IMC > 35kg m², obésité sévère et morbide, échecs de régimes…). Toutefois, ces techniques engendrent fréquemment des troubles cutanés invalidants au quotidien.
La chirurgie réparatrice est nécessaire dans certains cas où la perte de poids a été importante. En effet, des désagréments surviennent avec l’excédent de peau. La perte de poids pouvant être rapide (principalement dans le cas d’une opération bariatrique), la peau n’a pas le temps de s’adapter. La chirurgie réparatrice permet d’enlever ces excédents de peau, qu’ils se situent au niveau du ventre, des bras, des cuisses ou de la poitrine. Pour réaliser cette intervention, il est conseillé d’avoir atteint un poids stable afin d’optimiser au maximum les effets dans le temps.
Une cure thermale peut-être réalisée à différentes étapes du processus post-obésité.
en post-opération bariatrique
en préparation d’une chirurgie réparatrice
en post-chirurgie réparatrice
Réaliser une cure thermale post-chirurgie bariatrique ou une chirurgie réparatrice.
Les vertus de l’eau sur la peau sont nombreuses, en effet, l’eau thermale permet d’améliorer :
l’élasticité de la peau,
l’hydratation de la peau,
l’état des cheveux et des ongles, dues à l’importante perte de poids
le sommeil et l’état dépressif pouvant survenir après une modification et de la perception du corps.
Elle permet également de limiter les inflammations en diminuant les douleurs et en aidant à la cicatrisation.
La cure thermale est également une aide sur le plan psychologique. En effet, en plus des soins d’eau, le patient rencontre des psychologues et des diététiciens. Ces professionnels sont une aide importante dans l’acceptation de son nouveau corps et de sa nouvelle hygiène de vie.
Ces actes chirurgicaux ne sont pas sans conséquence. Les différentes étapes sont encadrées par des professionnels (médecins, diététiciens, chirurgiens, psychologues…) et perdurent bien après les interventions.
Où réaliser une cure thermale post chirurgie bariatrique et réparatrice ?
Les thermes de Vichy ont récemment mis en place un programme d’éducation thérapeutique (ETP) appelé Bariatherme. L’objectif de ce programme est de diminuer le risque d’échec et de complications « post » chirurgie obésité en assurant un suivi « post » opératoire.
La station thermale de La Roche Posay propose une cure « réparer sa peau », pouvant être réalisée aux différentes étapes du processus de perte de poids.
Les benzodiazépines (ou plus communément appelées les anxiolytiques ou hypnotiques) sont des médicaments prescrits afin de soigner des maux tels que l’angoisse, les troubles du sommeil ou la dépression. Ce type de médicaments agît sur les neurotransmetteurs. Ils ne sont délivrés que sur ordonnance en raison de risques majeurs liés à leur surconsommation. En effet, la France est l’un des pays de l’Union Européenne où l’on consomme le plus de benzodiazépines. Ce phénomène alarmant est devenu un enjeu majeur de santé publique, réduire la consommation de benzodiazépine n’est pas anodin. La cure thermale peut aider la patient dans son processus.
La consommation de benzodiazépines est sous étroite surveillance puisque leur utilisation ne doit pas dépasser une certaine durée (12 semaines pour les anxiolytiques et 4 semaines pour les hypnotiques). Les benzodiazépines sont utilisés afin de réduire les états d’anxiétés en agissant sur les neurotransmetteurs et les neurones responsables des émotions tout en réduisant leur hyperactivité. De nombreuses études ont cependant démontré que la durée de ces traitements est supérieure à la durée recommandée chez une grande partie des patients suivis. Le mauvais usage de ce médicament au potentiel addictif entraine une dépendance chez le patient. L’arrêt de ce type de traitement est compliqué et non anodin, une aide extérieure est nécessaire.
La prise d’un traitement de ce type sur le long terme est associée à de nombreux effets secondaires :
Cauchemar
Insomnie
Agitation
Idée délirante
Hallucination
Irritabilité
Euphorie
Dans les cas les plus importants, des effets néfastes sont observés :
Une amnésie antérograde
Une altération des fonctions psychomotrices dans les heures après la prise du traitement
Des troubles du comportement et de la mémoire
Une altération de l’état de conscience
Il existe également un lien entre la prise de benzodiazépine et la maladie d’Alzheimer.
Une prise en charge thermale afin de réduire la consommation de benzodiazépine
Les études STOP TAG en 2006 et SPECTh en 2015 ont démontré l’efficacité de la cure thermale dans le sevrage aux benzodiazépines.
Des cures thermales conventionnées de 3 semaines ont été mises en place par des établissements thermaux. Afin d’en bénéficier, vous devez en discuter avec votre médecin traitant qui pourra vous indiquer si vous êtes prêt pour un sevrage. Dans ce cas, il pourra vous la prescrire.
L’objectif est de diminuer progressivement la prise de benzodiazépines pour tendre vers un arrêt complet. Selon les cas, le médecin va prescrire un programme de balnéothérapie adapté au patient à base de bains bouillonnants, massages sous l’eau, douches thermales et sous-marines en piscine
La cure thermale, dédiée au sevrage des benzodiazépines, est axée autour :
D’un programme en balnéothérapie qui permet de compenser l’effet thérapeutique. Les eaux thermales sont reconnues pour avoir un effet bénéfique sur l’anxiété et le stress.
D’un suivi médical, psychothérapique et motivationnel
D’une thérapie cognitivo-comportementale permettant au patient d’apprendre des outils pour mieux gérer son anxiété.
D’ateliers psychoéducatifs en groupe de patients
L’environnement de la cure thermale est également un facteur important dans la réussite du sevrage. En effet, celle-ci permet au patient de se sentir en sécurité dans un environnement médicalisé, ainsi que d’évacuer son stress et son anxiété en s’éloignant de son cadre de vie anxiogène.
Selon l’étude SPECTh, les résultats obtenus à 6 mois montrent que 41 % des patients ont pu arrêter totalement et de manière stable leur consommation médicamenteuse en benzodiazépines. Que 80 % d’entre eux ont pu réduire d’au moins 50 % l’ensemble des médicaments qu’ils prenaient régulièrement avant l’entrée dans le protocole. Cependant, 16 % ont été en échec thérapeutique.