Remboursement des cures thermales : Balaruc-les-Bains se mobilise pour défendre l’accès aux soins

À Balaruc-les-Bains, la mobilisation s’organise pour défendre le remboursement des cures thermales par l’Assurance maladie. Ce vendredi 23 octobre, à l’appel du maire Christophe Rioust, un rassemblement est prévu à 11 heures devant les Thermes, suivi d’une conférence de presse à 11h30 au sein de l’établissement thermal. Plusieurs élus doivent se joindre au mouvement pour soutenir la médecine thermale et alerter sur les conséquences que pourraient avoir les mesures envisagées pour les patients.

Pour Paul-François Houvion, directeur des Thermes de Balaruc-les-Bains, la question ne se limite pas aux conséquences sur l’accès aux cures. Il dénonce également le manque de considération accordé, selon lui, à la médecine thermale par les pouvoirs publics.

Dans cette interview, il revient sur les conséquences possibles pour les curistes, les raisons de son opposition et les difficultés rencontrées par les professionnels pour faire entendre leurs arguments auprès des pouvoirs publics.

cure thermale balaruc - remboursement des cures thermales

« On est en train d’instaurer une médecine à deux vitesses »

Une mobilisation pour défendre le remboursement des cures thermales

À l’initiative du maire, Christophe Rioust, le rassemblement doit réunir ce vendredi 23 octobre des élus locaux, départementaux et régionaux, des parlementaires ainsi que des représentants d’autres villes thermales. Le rendez-vous est fixé à 11 heures devant les Thermes, sur la promenade des Bains. Une conférence de presse se tiendra à 11h30 au sein de l’établissement.

Par cette mobilisation, la municipalité souhaite rappeler que les enjeux liés au remboursement des cures thermales dépassent le seul secteur thermal. À Balaruc-les-Bains, comme dans d’autres villes thermales, cette activité contribue à l’emploi et à l’économie locale.

Les participants entendent ainsi alerter les pouvoirs publics sur les conséquences possibles de la mesure, tant pour les patients que pour les territoires qui vivent du thermalisme.

Que prévoit concrètement ce projet de transfert de 200 millions d’euros ?

Le gouvernement annonce un transfert de 200 millions d’euros de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé. Mais, selon Paul-François Houvion, le problème est que les mutuelles ne seraient pas obligées d’intégrer le remboursement des cures thermales dans leurs garanties de base. La prise en charge pourrait donc dépendre davantage du contrat et des options souscrites par chaque patient.

PLFSS 2027 : le gouvernement veut transférer 200 millions d’euros de remboursement des cures thermales aux mutuelles

Vous craignez donc des conséquences pour les curistes ?

Oui. Pour moi, le risque est clair : de nombreux patients auront plus de difficultés à partir en cure, notamment ceux qui ont des moyens financiers limités. On est en train d’instaurer une médecine à deux vitesses.

Le directeur des Thermes s’inquiète également des conséquences possibles pour les personnes déjà fragilisées par la maladie ou l’âge. Il estime que le remboursement des cures thermales ne peut pas être considéré uniquement comme une dépense à réduire, sans prendre en compte les patients concernés.

Vous contestez aussi le calendrier de cette annonce. Pourquoi ?

En juin, les professionnels du secteur ont été sollicités pour répondre aux questionnaires de la Haute Autorité de santé. Nous avons rendu notre contribution le 7 septembre. Puis, le 8 octobre, le gouvernement a annoncé le transfert de 200 millions d’euros, alors que le travail de la HAS en est à son début !! C’est aussi cela qui est difficile à comprendre : on nous demande de fournir des éléments, de participer à une évaluation, mais une décision est annoncée avant que ce travail ait abouti.

« On juge sans connaître »

Avez-vous le sentiment que la médecine thermale est suffisamment reconnue par les pouvoirs publics ?

Non, je ne pense pas que nous soyons suffisamment entendus. Nous faisons des démarches, nous essayons de dialoguer avec les pouvoirs publics et de leur apporter des éléments pour expliquer ce qu’est la médecine thermale et ce qu’elle apporte aux patients. Mais nous avons le sentiment que nos arguments ne sont pas réellement pris en compte.

Il y a des médecins, des recherches et des collaborations scientifiques. À Balaruc-les-Bains, nous travaillons notamment avec des équipes du CHU de Montpellier, l’un des grands centres hospitaliers universitaires français. Ce sont des professionnels investis, qui consacrent du temps à ces travaux, notamment dans le domaine de la rhumatologie. Nous travaillons aussi sur d’autres sujets, comme la nutrition, le sommeil et la douleur. Ces collaborations montrent que la médecine thermale fait l’objet d’un véritable travail scientifique et mérite d’être considérée à sa juste valeur.

Vous estimez que les économies annoncées pourraient finalement entraîner d’autres dépenses de santé ?

Oui. Si des patients ne peuvent plus faire de cure, il faut se demander quelles seront les conséquences pour leur santé et quels traitements ils devront utiliser à la place. On a notamment constaté, selon les exemples que nous évoquons, une hausse du recours aux anti-inflammatoires et aux antidouleurs pendant la période du Covid.

Il faut aussi regarder le coût des autres traitements. Par exemple pour certaines pathologies dermatologiques, un traitement peut coûter plusieurs milliers d’euros par an, alors qu’une cure thermale en dermatologie représente un coût nettement inférieur ! Il faut donc prendre en compte les dépenses qui pourraient être induites par cette décision, et pas seulement les économies recherchées sur le remboursement des cures.

Ressentez-vous déjà l’inquiétude des curistes ?

Oui, nous sentons qu’ils sont préoccupés. Ils se posent des questions sur les conséquences de cette annonce et sur ce qui pourrait changer pour eux.

C’est aussi pour cela qu’il faut parler de cette situation et faire entendre notre opposition. Pour nous, le sujet n’est pas simplement budgétaire : il concerne l’accès aux soins et la place de la médecine thermale dans le parcours des patients.

Le thermalisme en France : quelques chiffres clés

• 88 stations thermales, dont 70 % situées dans des communes de moins de 5 000 habitants ;
• Près de 500 000 patients accueillis chaque année ;
• 25 000 emplois directs, indirects et induits ancrés dans les territoires ;
• 0,1 % du budget de l’Assurance maladie consacré au thermalisme, pour 8,3 millions de journées de soins ;
• 4,8 milliards d’euros de retombées économiques annuelles, dont 220 millions d’euros de taxes et de cotisations sociales.

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Immersions thermales : découvrez gratuitement la médecine thermale les 24 et 25 octobre 2026

Les 24 et 25 octobre 2026, les établissements thermaux français ouvrent gratuitement leurs portes au grand public à l’occasion de la première édition des journées nationales Immersions Thermales. Organisé par le Conseil National des Établissements Thermaux (CNETh), cet événement gratuit permet de découvrir les thermes de l’intérieur, d’essayer certains soins et d’échanger avec les professionnels. Une occasion de mieux comprendre la médecine thermale, ses indications thérapeutiques et les bénéfices qu’elle peut apporter aux personnes atteintes de maladies chroniques.

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Immersions Thermales : deux journées pour découvrir les thermes de l’intérieur

Vous êtes curieux de découvrir les soins thermaux ? Vous envisagez une cure, mais vous ne savez pas précisément comment elle se déroule ? Ou vous souhaitez simplement mieux comprendre le rôle du thermalisme dans la prise en charge de certaines maladies ?

Les journées Immersions Thermales ont justement été imaginées pour répondre à ces questions. Les samedi 24 et dimanche 25 octobre 2026, les établissements participants accueillent gratuitement les visiteurs pour leur faire découvrir les espaces de soins et le quotidien des équipes thermales.

Au programme, selon les établissements :

  • Des visites guidées des thermes, pour découvrir les installations et les espaces habituellement réservés aux curistes.
  • La découverte de soins thermaux, avec la possibilité d’en essayer certains gratuitement.
  • Des rencontres avec les équipes, afin de poser des questions sur les soins, les indications thérapeutiques et le déroulement d’une cure.
  • Des temps d’information et d’échange, pour mieux comprendre les principes de la médecine thermale et ses bénéfices.

Le programme varie selon les établissements participants. Ces journées sont ouvertes à tous : futurs curistes, patients, professionnels de santé ou simples curieux. Elles permettent de découvrir concrètement les thermes, sans avoir à s’engager dans une cure.

Comment participer aux journées Immersions Thermales ?

La première édition des journées Immersions Thermales se déroule les 24 et 25 octobre 2026, partout en France, dans les établissements participants.

La participation est gratuite, sur inscription préalable et dans la limite des places disponibles.

Pour choisir un établissement, consulter son programme et réserver votre visite, rendez-vous ici

immersion thermale voies respiratoire
immersion thermale douche au jet

Qu’est-ce que la médecine thermale ?

La médecine thermale repose sur l’utilisation thérapeutique des eaux minérales naturelles et, selon les ressources des établissements, de leurs boues et de leurs gaz. Ces ressources sont employées dans le cadre de soins adaptés aux besoins des patients et réalisés par des professionnels formés.

Contrairement à un séjour thermal consacré uniquement à la détente, la cure thermale conventionnée est prescrite par un médecin et s’inscrit dans une démarche médicale. Elle est adaptée à l’état de santé du patient et à l’orientation thérapeutique de l’établissement choisi.

Les soins varient selon les stations et les indications : bains, douches, applications de boue thermale, inhalations ou soins en piscine, par exemple. Ils s’intègrent dans un programme défini en fonction de la pathologie prise en charge.

La médecine thermale peut contribuer à soulager certains symptômes, à améliorer les capacités fonctionnelles et à favoriser une meilleure qualité de vie.

Vivre une journée en tant que curiste

Quelles maladies peuvent être prises en charge par une cure thermale ?

Le thermalisme médical concerne de nombreuses pathologies chroniques. En France, les établissements thermaux proposent plusieurs orientations thérapeutiques reconnues, en fonction des propriétés de leurs eaux minérales naturelles et des indications médicales.

Parmi les principales orientations figurent :

  • La rhumatologie : arthrose, lombalgies, douleurs articulaires chroniques et certaines affections rhumatismales inflammatoires.
  • Les voies respiratoires : sinusites chroniques, rhinites et certaines affections bronchiques.
  • La dermatologie : eczéma, psoriasis et autres maladies chroniques de la peau.
  • La phlébologie : insuffisance veineuse et troubles de la circulation veineuse.
  • Les affections digestives et les maladies métaboliques : certaines pathologies digestives chroniques et certains troubles métaboliques.
  • Les affections psychosomatiques : certains troubles pour lesquels une prise en charge thermale peut être indiquée.

D’autres orientations existent, notamment en neurologie, en gynécologie ou pour certaines affections urinaires.

Carte des stations thermales en France montrant les principales villes thermales
Les stations thermales en France

La diversité des indications permet à des patients aux profils variés de bénéficier d’une prise en charge adaptée. Selon les besoins, une cure peut notamment viser à diminuer les douleurs, à améliorer la mobilité ou à accompagner la gestion de symptômes chroniques.

Le choix de la station et des soins dépend de l’orientation thérapeutique recherchée. Le médecin traitant reste un interlocuteur privilégié pour déterminer si une cure est adaptée à la situation du patient.

Les 12 orientations thérapeutiques

Quels sont les bénéfices de la médecine thermale ?

Les effets de la médecine thermale font l’objet de travaux scientifiques depuis plusieurs décennies. L’Association française pour la recherche thermale (AFRETh) conduit notamment des études cliniques afin d’évaluer les bénéfices des cures pour différentes pathologies.

Certaines recherches ont mis en évidence des améliorations pour des indications précises. Dans l’étude Thermarthrose, consacrée notamment à l’arthrose du genou, 50,8 % des patients ayant suivi une cure présentaient une amélioration cliniquement importante à six mois, contre 36,4 % dans le groupe témoin.

D’autres travaux, comme l’étude STOP-TAG, se sont intéressés aux troubles anxieux et ont également observé des résultats favorables chez les patients ayant bénéficié d’une cure thermale.

Les enquêtes de satisfaction apportent un autre éclairage. Selon les résultats de l’enquête menée par l’Assurance maladie en 2025 auprès des curistes, 97 % se déclaraient satisfaits des soins reçus. Par ailleurs, 74 % rapportaient une diminution de leurs douleurs et 54 % une baisse de leur consommation de médicaments.

La cure thermale est-elle accessible à tous ?

La médecine thermale ne s’adresse pas uniquement aux personnes âgées ou aux patients déjà habitués aux cures. Elle peut concerner des adultes de différents âges, dès lors que leur état de santé et les indications médicales justifient cette prise en charge.

Une cure conventionnée peut bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie, sous réserve de respecter les conditions applicables. La prise en charge concerne les soins thermaux et peut, selon la situation du patient, inclure une participation aux frais de transport et d’hébergement. Le montant remboursé dépend notamment des ressources et de la situation médicale de la personne. Certains frais peuvent rester à sa charge ou être couverts par sa complémentaire santé.

Il est donc conseillé de se renseigner sur les modalités de prise en charge et d’échanger avec son médecin avant d’entreprendre les démarches.

Les journées Immersions Thermales constituent justement une première étape pour mieux connaître les établissements, comprendre les soins proposés et poser ses questions aux professionnels.

Les 24 et 25 octobre 2026, profitez de cette occasion pour découvrir la médecine thermale et mieux comprendre les possibilités qu’elle offre dans la prise en charge de certaines maladies chroniques.

Pour choisir un établissement, consulter son programme et réserver votre visite, rendez-vous ici

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Féria de Dax : une ville de traditions et de thermalisme

Chaque année au mois d’août, la féria de Dax attire des milliers de visiteurs venus profiter de l’ambiance unique de cette grande fête landaise. Pendant plusieurs jours, la ville vit au rythme des bandas, des animations, des traditions taurines et des rencontres festives.

Mais Dax ne se résume pas à sa féria. Située au cœur des Landes, la cité est également connue pour son histoire thermale exceptionnelle. Depuis l’Antiquité, ses eaux chaudes naturelles et son célèbre péloïde dacquois ont contribué à faire de Dax une destination incontournable du thermalisme français.

Entre patrimoine, traditions landaises et histoire thermale, découvrez ce qui fait la richesse de Dax.

les férias de Dax
Source photo : https://www.daxlaferia.fr/

La féria de Dax, un rendez-vous incontournable dans les Landes

Organisée chaque année au mois d’août, la féria de Dax est l’un des rendez-vous les plus attendus de l’été dans les Landes. Durant plusieurs jours, les rues de la ville se parent de rouge et de blanc et accueillent de nombreuses animations : concerts, bandas, spectacles, défilés, rencontres sportives et moments de partage autour des traditions locales.

À l’image d’autres grandes fêtes du Sud-Ouest, la féria de Dax est avant tout un événement populaire qui célèbre l’art de vivre landais. Elle attire chaque année de nombreux visiteurs souhaitant découvrir l’ambiance unique de cette cité festive.

Au-delà des festivités, cette période est aussi l’occasion de découvrir une ville riche d’un patrimoine historique et thermal exceptionnel.

tradition aux férias de Dax
Source photo : https://www.daxlaferia.fr/

Dax, une ville marquée par plus de 2 000 ans de thermalisme

Si Dax est aujourd’hui connue pour sa féria, son histoire est également intimement liée au thermalisme. Les propriétés des eaux chaudes naturelles de la ville étaient déjà exploitées à l’époque gallo-romaine.

Au fil des siècles, Dax a développé un véritable savoir-faire autour de la médecine thermale. Aujourd’hui, le Grand Dax accueille plusieurs établissements thermaux répartis entre Dax et Saint-Paul-lès-Dax.

Les cures thermales proposées dans la station sont principalement orientées vers deux domaines thérapeutiques : la rhumatologie et la phlébologie. Elles s’adressent notamment aux personnes souffrant de douleurs articulaires, de pathologies chroniques ou de troubles de la circulation veineuse.

La légende du chien de Dax, symbole du thermalisme

L’histoire du thermalisme dacquois est associée à une célèbre légende locale.

Selon le récit traditionnel, un légionnaire romain aurait abandonné son vieux chien souffrant de douleurs liées à l’âge dans les eaux de l’Adour. Quelques temps plus tard, il aurait retrouvé son animal en pleine forme, après que celui-ci se serait roulé dans la boue naturelle présente aux abords de l’Adour.

Cette histoire, transmise au fil des générations, est devenue un symbole du lien entre Dax et le thermalisme.

Les bienfaits de l’eau thermale de la station

La médecine thermale de Dax n’est pas seulement légendaire, elle est aussi scientifiquement validée. Les eaux et la boue dacquoises sont réputées pour leurs vertus curatives, particulièrement bénéfiques pour les affections liées à la rhumatologie et à la phlébologie. Chaque année, les traitements thermaux dispensés à Dax aident des milliers de personnes à retrouver leur santé et améliorent leur quotidien de façon douce, naturelle et sans effet secondaire.

La station thermale du Grand Dax, située dans les Landes, a la particularité de proposer plusieurs établissements répartis entre la ville de Dax et la ville de Saint-Paul-lès-Dax.

Le péloïde dacquois, une richesse naturelle emblématique

Parmi les spécificités du thermalisme à Dax, le péloïde dacquois occupe une place particulière.

Cette boue thermale est obtenue grâce à un procédé de maturation associant le limon de l’Adour, l’eau thermale et des éléments naturels. Après plusieurs mois de préparation, elle est utilisée dans les soins thermaux, notamment sous forme de cataplasmes.

Grâce à ses propriétés thermiques et à sa composition particulière, le péloïde dacquois est un soin emblématique des établissements thermaux de la station. Il est notamment utilisé dans le cadre des cures en rhumatologie pour accompagner la prise en charge des douleurs articulaires et améliorer le confort des patients.

Le péloïde Dacquois

Que découvrir à Dax pendant ou après la féria ?

Venir à Dax pour la féria est aussi l’occasion de prendre le temps de découvrir le patrimoine de la ville.

Parmi les lieux incontournables, les visiteurs peuvent notamment explorer :

  • La Fontaine Chaude, symbole du patrimoine thermal dacquois, où l’eau jaillit naturellement à haute température,
  • Les remparts gallo-romains, témoins de l’histoire ancienne de la cité,
  • Les berges de l’Adour, propices à la promenade,
  • La cathédrale Notre-Dame de Dax et le centre historique,
  • Les arènes, emblématiques des traditions landaises.

La gastronomie locale participe également à l’identité de la ville, avec les spécialités landaises à découvrir dans les restaurants et établissements qui animent Dax tout au long de l’année.

Dax, une destination entre fête et bien-être

La féria est un moment privilégié pour découvrir l’énergie et la convivialité de Dax. Mais la ville se découvre également en dehors de cette période, grâce à son patrimoine, son histoire et son activité thermale.

Que ce soit pour profiter d’un séjour bien-être, suivre une cure thermale ou simplement explorer une ville chargée d’histoire, Dax offre une expérience unique mêlant traditions landaises et savoir-faire thermal.

Voir les mini-cures thermales et les séjours bien-être du grand Dax

Que vous soyez un adepte de la médecine thermale et/ou un amateur de folklore et de traditions, la ville vous accueillera avec son riche patrimoine et ses fêtes incontournables. Rendez-vous chaque année en août pour la féria.

FAQ – Cure thermale et féria à Dax

Quand a lieu la féria de Dax ?

La féria de Dax se déroule chaque année au mois d’août. Elle constitue l’un des événements majeurs de l’été dans les Landes.

Pourquoi Dax est-elle connue pour son thermalisme ?

Dax est reconnue pour son histoire thermale qui remonte à l’époque gallo-romaine. Ses eaux thermales et son péloïde dacquois unique au monde sont utilisés depuis plusieurs siècles dans le cadre de soins thermaux en rhumatologie.

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Les thermes de Bourbon-Lancy, un établissement familial où le curiste est au centre des attentions

Au cœur de la Saône-et-Loire, les Thermes de Bourbon-Lancy exploitent depuis l’époque romaine les vertus d’une eau chaude jaillissant à 58°C, riche en fer, en manganèse et en lithium. Dirigé par Benjamin Monssus, à la tête d’une entreprise familiale depuis l’arrivée de son père en 1989, l’établissement propose deux orientations thérapeutiques, la rhumatologie et les maladies cardio-artérielles , ainsi qu’un programme d’éducation thérapeutique pionnier pour les patients fibromyalgiques. Entre extension de sa géothermie, essor des cures libres, agrément Maison Sport-Santé et espace bien-être Celto alimenté en eau thermale, Benjamin Monssus revient pour nous sur les spécificités d’une station où le curiste reste, avant tout, au centre des attentions.

Benjamin Monssus, directeur des thermes de Bourbon Lancy

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Benjamin Monssus, directeur des Thermes de Bourbon-Lancy. Les Thermes de Bourbon-Lancy sont une station indépendante, dont nous sommes propriétaires, ce qui inscrit notre établissement dans une véritable histoire familiale. C’est mon père, thermaliste, qui est arrivé à la direction de l’établissement en 1989.

Pouvez-vous présenter Bourbon-Lancy à nos lecteurs ? Quelle est l’histoire thermale de la station et qu’est-ce qui fait sa singularité aujourd’hui ?

Comme beaucoup de stations thermales, notre histoire remonte à plusieurs millénaires. Nous avons des traces d’activité thermale à Bourbon-Lancy depuis plus de 2 000 ans : le collecteur romain qui se trouve sous les Thermes, qui est en réalité l’ancien égout romain de la ville, a été daté de l’an 150 après Jésus-Christ. Les vertus de l’eau chaude thermale de Bourbon-Lancy sont donc exploitées depuis des millénaires, comme c’est le cas dans de nombreuses stations thermales.

L’établissement thermal n’a par ailleurs jamais changé d’emplacement : il a toujours été là où il se trouve aujourd’hui. Le bâtiment actuel date du XIXe siècle et se situe au cœur du quartier thermal, au pied même des sources. Les quatre sources d’eau thermale que nous exploitons jaillissent en effet à quelques mètres seulement du bâtiment : nous sommes littéralement installés au cœur de l’émergence des sources.

patrimoine de bourbon lancy, ruelle typique
Source photo : Office du tourisme de Bourbon Lancy : https://tourisme-bourbonlancy.com/
vue aerienne de bourbon lancy
Source Photo : www.rendezvousabourbonlancy.fr

Découvrir le centre thermal

Quelles sont les caractéristiques de votre eau thermale ?

Nous avons quatre sources, qui proviennent toutes de la même nappe. Ce sont des puits artésiens, c’est-à-dire des émergences naturelles : nous n’allons pas puiser l’eau, elle émerge naturellement du sol. Les quatre sources partagent les mêmes paramètres physiques et chimiques.

Notre eau thermale émerge à 58°C, avant d’être utilisée chaude ou refroidie à 34°C selon les soins. Elle est riche en fer et en manganèse, et c’est également l‘une des eaux les plus riches en lithium. Cette composition lui confère une vertu assez reposante, elle permet d’apaiser le stress et des troubles à tendance anxieuse.

Quelles sont les orientations thérapeutiques prises en charge aux Thermes de Bourbon-Lancy ?

Aux Thermes de Bourbon-Lancy, nous avons deux orientations thérapeutiques : la rhumatologie et les maladies cardio-artérielles (MCA).

La prise en charge de la fibromylagie

Nous avons également une spécificité, depuis près de quinze ans : un programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP), dédié aux patients atteints de fibromyalgie. Bourbon-Lancy a été la première station thermale à obtenir cet agrément auprès de l’ARS. C’est un programme précis, qui demande un suivi du patient à son retour, avec notamment un entretien à trois mois et un compte-rendu, ce qui représente un véritable investissement, en temps et en suivi, pour la station.

soin à l'eau thermale à Bourbon Lancy
Thermes de Bourbon-Lancy

Concrètement, un curiste réserve sa cure thermale conventionnée (en rhumatologie ou en MCA, le plus souvent en rhumatologie) puis suit son programme d’ETP en dehors du temps de soins, dans un cadre encadré avec des activités et des ateliers prévus comme des ateliers consacrés à la gestion de la douleur. Ces sessions sont prédéfinies dans l’année et réunissent des groupes de quinze à vingt personnes.

Il est important de préciser que les patients atteints de fibromyalgie peuvent venir se soigner à Bourbon-Lancy à n’importe quel moment de l’année, avec une adaptation de leurs soins, sans nécessairement intégrer le programme d’ETP. Ce n’est que s’ils souhaitent aller plus loin dans la prise en charge de leur pathologie qu’ils peuvent bénéficier, sur des dates spécifiques, de ce programme.

L’orientation en maladies cardio-artérielles (MCA)

Concernant l’orientation MCA, elle est peut-être moins connue du grand public, alors qu’elle présente des bénéfices tout aussi importants. Nous y traitons toutes les pathologies liées à la circulation du sang au sens large : l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, l’hypertension artérielle, la maladie de Raynaud, ou encore les patients en suites d’infarctus du myocarde. Ce sont des pathologies qui nous sont adressées par le médecin traitant ou par un spécialiste, cardiologue notamment.

Pour cette orientation, nous proposons des soins spécifiques : le couloir de marche, des douches à pression variable, des douches pulvérisées croisées, ou encore la piscine collective de mobilisation. En rhumatologie, comme dans la quasi-totalité des stations thermales, nous proposons notamment des cataplasmes de boue.

Maison Sport-Santé

Je peux également citer un autre agrément dont nous sommes particulièrement fiers : nous sommes, il me semble, la deuxième station thermale à avoir obtenu l’agrément Maison Sport-Santé. Concrètement, une Maison Sport-Santé oriente et accompagne les personnes qui souhaitent pratiquer une activité physique et sportive à des fins de santé et de bien-être. Cela signifie que nous pouvons accueillir des patients disposant d’une ordonnance pour pratiquer une activité physique adaptée à leur pathologie (et pas uniquement nos curistes, mais aussi les habitants de la région). Toute personne qui, sur prescription médicale, doit reprendre une activité physique adaptée, pas nécessairement dans un cadre de rééducation, peut donc être accueillie. Nous disposons, au sein de l’établissement, d’experts formés pour prendre en charge ce type de patients.

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Vous avez développé votre démarche environnementale avec l’extension de votre unité de géothermie. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Ces derniers mois, nous avons réalisé des travaux liés à la géothermie. Dans le contexte actuel, avec cet enjeu écologique, il nous restait encore une capacité à exploiter : celle des calories libérées lors du refroidissement de l’eau thermale. Nous avions trois points que nous voulions vraiment finaliser :

  • Le premier concerne notre lingerie : nous assurons le nettoyage de notre linge en interne, dans notre propre buanderie, et nous avons mis en place un système géothermique qui permet d’assurer tout le préchauffage de l’eau des machines.
  • Le deuxième concerne l’eau chaude sanitaire de l’ensemble du bâtiment, désormais réchauffée par géothermie.
  • Le troisième porte sur le maintien en température de nos bassins, également assuré par la géothermie.

Proposez-vous des mini-cures aux Thermes de Bourbon-Lancy ?

Nos cures libres ont, elles aussi, un véritable intérêt de santé : nous proposons une cure libre rhumatologie, une cure libre maladie artérielle, ainsi que des cures libres orientées mal de dos, jambes lourdes, ou encore anti-stress. Sur ce dernier point, comme je le disais, notre eau, riche en fer, en manganèse et en lithium, a une vertu assez reposante, indiquée pour la prise en charge du stress et des troubles à tendance anxieuse.

Je pense, plus largement, que les stations thermales doivent aussi se tourner vers la santé mentale. Quand on parle de santé mentale, il s’agit aussi d’offrir un cadre apaisé, reposant, serein pour accueillir les patients.

Il faut rappeler que ce type de séjour n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie, à l’inverse de la cure conventionnée. Il s’agit en général d’une semaine de soins, ce qui permet à des actifs de prendre un temps pour eux et d’avoir un premier accès à des soins médico-thermaux. C’est aussi une façon de faire découvrir le thermalisme à des personnes qui n’ont pas encore franchi le cap d’une cure conventionnée de 3 semaines : elles viennent se soigner, soulager et prévenir leurs maux du quotidien pendant une semaine.

C’est une première approche particulièrement adaptée aux personnes qui n’osent pas franchir le pas ou qui sont un peu impressionnées : en une semaine, elles se rendent compte des bienfaits que cela peut apporter. Ce sont plutôt des actifs, des personnes plus jeunes, qui bénéficient par ailleurs de tarifs bien plus accessibles que ceux que l’on connaît en thalassothérapie. C’est donc aussi une solution financière pour prendre soin de soi et préserver son capital santé, ce qui rejoint un enjeu essentiel aujourd’hui : la prévention santé.

Pouvez-vous nous présenter l’espace Celto ?

Au-delà des Thermes, nous disposons également d’un espace thermo-ludique : l’espace Celto. Il ne se trouve pas au sein même de l’établissement thermal : c’est un espace bien-être, situé à environ 150 mètres des Thermes. Son grand avantage, c’est qu’il est alimenté en eau thermale, avec tous les bienfaits de notre eau. Là, nous sommes purement sur du bien-être, avec piscine, sauna, jacuzzi, et différents modelages du monde dans notre spa.

le centre Celto des thermes de boubon lancy

Découvrir Celto

Et la ville de Bourbon-Lancy dans tout cela ?

La ville de Bourbon-Lancy est une petite ville médiévale de Saône-et-Loire : comme environ 70 % des stations thermales en France, elle compte moins de 5 000 habitants.

Comme dans d’autres stations thermales, mais peut-être encore plus à Bourbon-Lancy, on y trouve de nombreux parcs, des plans d’eau, une voie verte : c’est un environnement que l’on peut qualifier de « paysage thérapeutique », propice au repos et au calme, ce qui est important pour nos curistes.

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Depuis de nombreuses années, Bourbon-Lancy propose, pour les touristes comme pour les curistes, des activités qui vont au-delà des soins : notre programme de prévention santé et nos activités physiques adaptées sont complétés par l’office du tourisme et du thermalisme, qui propose des excursions, des visites de musées, des visites guidées du quartier médiéval, des animations. Une cure thermale de trois semaines ne se limite pas aux soins et à un accueil aux Thermes : il faut aussi pouvoir proposer des activités.

Cette dimension culturelle et patrimoniale fait aussi partie de ce qui plaît à nos curistes. On vient ici pour se soigner, mais aussi pour découvrir notre ville et son patrimoine. Le fait d’être une structure à taille humaine favorise également les échanges. Beaucoup de nos patients sont des seniors et certains vivent assez isolés le reste de l’année. Pendant leurs trois semaines de cure, au-delà des trois consultations avec leur médecin thermal, ils retrouvent une vie sociale, échangent avec d’autres curistes et tissent parfois de vraies amitiés. C’est une autre forme de prise en charge, tout aussi importante. Les loisirs et le cadre de vie comptent énormément, mais les liens qui se créent, ou que les curistes retrouvent d’une année sur l’autre, contribuent eux aussi à leur bien-être, ce qui est essentiel.

C’est ce côté très humain, cette ville où tout le monde se connaît, que l’on vient aussi rechercher à Bourbon-Lancy. Il faut que cette parenthèse de trois semaines se fasse un peu au ralenti, et qu’elle soit bénéfique autant pour le corps que pour l’esprit. Car la santé mentale et la santé physique sont liées : il faut que le patient soit dans de bonnes conditions pour que sa cure ait un effet réel sur ses douleurs chroniques, pour qu’elle soit efficace

En somme, il y a tout à Bourbon-Lancy pour se sentir mieux.

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L’impluvium de l’eau thermale d’Avène reconnu par l’UNESCO

C’est une nouvelle reconnaissance pour le territoire d’Avène et pour son eau thermale. L’impluvium des eaux d’Avène fait désormais partie des sites remarquables du Géoparc mondial UNESCO « Terres d’Hérault », officiellement reconnu par l’UNESCO depuis le mois de juin 2026.

Cette distinction met en lumière un élément essentiel mais souvent méconnu : le parcours naturel de l’eau thermale avant son arrivée aux Thermes d’Avène, où elle est utilisée directement pour les soins. Ainsi, avant d’être utilisée chaque année par près de 2 000 curistes, cette eau effectue un long voyage souterrain au cœur du massif environnant.

Ville d’Avène dans l’Hérault, où se trouve l’eau thermale d’Avène
La station thermale d’Avène

Qu’est-ce que l’impluvium d’Avène ?

L’impluvium correspond à la zone naturelle où l’eau de pluie s’infiltre progressivement dans le sol avant de rejoindre la source thermale.

À Avène, l’eau de pluie s’infiltre progressivement dans les sous-sols avant d’effectuer un long parcours souterrain jusqu’à la source thermale. Ce trajet, qui peut durer plus de 50 ans et atteindre jusqu’à 1 500 mètres de profondeur, permet à l’eau de se charger naturellement en minéraux et en oligo-éléments. Elle acquiert ainsi progressivement une composition minérale unique, à l’origine de ses caractéristiques particulières reconnues en dermatologie.

Un hydrosystème thermal rare reconnu par l’UNESCO

L’impluvium d’Avène constitue désormais un géosite d’intérêt au sein du Géoparc mondial UNESCO « Terres d’Hérault » depuis le mois de juin 2026.

Cette reconnaissance souligne la particularité de cet hydrosystème thermal, un ensemble naturel où la géologie, l’eau et le temps jouent un rôle essentiel dans la création de cette ressource.

Au-delà des Thermes d’Avène, c’est donc tout un territoire qui est mis en valeur. En effet, cette distinction valorise également un environnement naturel préservé, au sein du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, où la protection de la biodiversité participe à la préservation de la ressource thermale.

Protéger l’eau thermale pour les générations futures

Cette labellisation vient également récompenser les actions menées depuis plusieurs années pour préserver l’impluvium d’Avène.

L’Association pour la Préservation de l’Impluvium des eaux d’Avène (API’A), créée en 2021, réunit les acteurs du territoire afin de contribuer à la préservation de cet espace naturel. Elle mène notamment des actions autour de la gestion durable des forêts, de la préservation de la biodiversité et de la protection de la ressource en eau.

L’eau thermale d’Avène utilisée depuis plus de 150 ans

Les propriétés de l’eau thermale d’Avène sont reconnues depuis 1874 par l’Académie nationale de médecine.

Grâce à ses propriétés apaisantes et anti-irritantes, elle est utilisée dans la prise en charge thermale de nombreuses affections dermatologiques comme l’eczéma, le psoriasis, les séquelles de brûlures ou encore certaines suites de traitements contre le cancer.

Chaque année, 2 000 curistes viennent à Avène pour bénéficier des soins thermaux dans un cadre naturel préservé.

Comment bénéficier d’une cure thermale

Les Thermes d’Avène : une expertise dermatologique au service des curistes

Les Thermes d’Avène sont spécialisés dans la prise en charge des affections dermatologiques ainsi que des affections des muqueuses bucco-linguales.

Grâce à son eau thermale aux propriétés reconnues, l’établissement accueille chaque année des curistes venus bénéficier de soins adaptés à différentes pathologies de la peau.

Les soins thermaux proposés reposent sur l’utilisation de cette eau thermale directement issue de l’impluvium d’Avène, associée à un accompagnement médical et à des programmes personnalisés selon les besoins de chaque patient.

Découvrir le centre thermal d’Avène

tourisme avene-les-bains thermes
source : https://commune-avene.fr/thermalisme/ © Geoffrey Richard

La reconnaissance de l’impluvium d’Avène par l’UNESCO vient ainsi valoriser un patrimoine naturel exceptionnel, à l’origine de l’identité de la station et de son expertise en dermatologie thermale.

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Les thermes de Préchacq-les-Bains : retour sur un chantier à plus de 3 millions d’euros

Après 6 mois de travaux et un investissement de 3 millions d’euros, les thermes de Préchacq-les-Bains ont rouvert leurs portes en mai avec des installations modernisées. Gestion plus responsable de la ressource thermale, passage de la boue aux cataplasmes d’argile, nouveaux espaces de soins et meilleure accessibilité : Damien Sancey, directeur de l’établissement, revient sur les coulisses de ce
chantier.

damien Sancey Directeur des thermes de prechacq
Damien Sancey – Directeur des Thermes de Préchacq-les-Bains

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?


Je suis Damien Sancey, le directeur des thermes de Préchacq-les-Bains depuis janvier 2026.
Je ne suis pas issu du thermalisme à la base : j’ai d’abord un parcours de 20 ans dans l’hôtellerie-restauration, notamment dans l’hôtellerie de luxe, en France et à l’international, avec une expérience en Polynésie avant de rejoindre Eugénie-les-Bains puis la Bastide à Barbotan, deux établissements du groupe de la Chaîne Thermale du Soleil, dirigée par la famille Guérard, qui réunit à la fois hôtellerie,
restauration et thermalisme.
Lorsque la Bastide à Barbotan a fermé, après quatre années passées là-bas, les choses se sont bien alignées et j’ai accepté cette nouvelle mission. Je reste donc au sein du groupe de la Chaîne Thermale du Soleil et je me consacre désormais à son activité principale : le thermalisme.

À savoir

La Chaîne Thermale du Soleil est le premier groupe français de thermalisme. Fondée en 1947, cette entreprise familiale exploite aujourd’hui une vingtaine d’établissements thermaux répartis dans toute la France. Spécialisée dans la prise en charge des pathologies chroniques, elle accueille chaque année plusieurs centaines de milliers de curistes.

Pouvez-vous nous parler de Préchacq-les-Bains, de son histoire et de ce qui fait le charme de cette station thermale ?

L’établissement thermal de Préchacq-les-Bains fait partie du groupe de la Chaîne Thermale du Soleil, qui l’a racheté en 1996. Préchacq-les-Bains est une petite station thermale, à taille humaine, située au cœur
des Landes. Cette dimension fait aussi partie de son identité. Cette année, nous allons accueillir environ 1 900 curistes, ce qui permet d’avoir une relation de proximité avec les curistes et de conserver un fonctionnement où l’accueil et l’accompagnement sont très présents.

la piscine interieure des thermes de prechacq les bains

Préchacq-les-Bains possède aussi une histoire liée à l’utilisation de ses eaux. Il existe notamment ce que l’on appelle le « trou de Madame », une émergence d’eau thermale située à moins d’un kilomètre de l’établissement. Historiquement, dans les années 1900, les habitants venaient déjà prendre les eaux directement à cet endroit, de manière très simple, bien avant le fonctionnement actuel d’un établissement thermal.

L’établissement a également connu différentes périodes dans son histoire. Pendant la guerre, il a notamment servi d’hôpital. On sait aussi que, dès le début du XXe siècle, les eaux thermales de Préchacq-les-Bains étaient déjà connues, puisque certaines personnalités de l’époque venaient y soigner leurs pathologies. En 1580, Michel de Montaigne fréquentait les sources pour soigner sa gravelle. Aujourd’hui, Préchacq-les-Bains reste une station thermale à l’identité forte, portée par la qualité de ses ressources naturelles et la relation de proximité qu’elle entretient avec les curistes.

Les thermes de Préchacq-les-Bains

Quelles sont les orientations thérapeutiques proposées par les Thermes de Préchacq-les-Bains ?


Les thermes de Préchacq-les-Bains sont spécialisés dans deux orientations thérapeutiques : la
rhumatologie et les voies respiratoires.
Ce qui fait la spécificité de Préchacq-les-Bains, ce sont justement ses eaux thermales, et la façon dont nous les répartissons selon les soins. Nous avons une eau thermale sulfurée qui jaillit à 18 °C, issue du forage Avenue, que nous utilisons pour les soins en voies respiratoires.
Puis 2 autres ressources qui sont des eaux hyperthermales sulfatées calciques, mais elles ne jaillissent pas à la même température. Cela nous permet d’adapter leur utilisation selon les soins : le forage Montaigne nous apporte une eau qui jaillit naturellement à 55 °C. Elle est utilisée directement pour l’hydratation de nos cataplasmes d’argile, mais aussi pour la vapeur thermale dans nos étuves. L’autre jaillit à une trentaine de degrés, elle est utilisée pour les soins hydrothérapeutiques (bains, douches, piscine).

Cette diversité est l’une des spécificités des thermes de Préchacq-les-Bains et nous permet d’utiliser chaque eau au mieux de ses caractéristiques.

les espaces soins des voies respiratoires prechacq
soin douche penetrante en rhumatologie aux thermes de prechacq les bains

Pour cette saison thermale 2026, les curistes découvrent de nouvelles infrastructures. Pouvez-vous nous présenter ce vaste chantier de plus de 3 millions d’euros et les principales améliorations apportées ?

Cette modernisation est un projet qui a été réfléchi depuis plusieurs années. Plusieurs éléments sont entrés en compte, notamment l’évolution du secteur thermal et les nouvelles exigences liées à la préservation des ressources naturelles. Avec les évolutions réglementaires, et notamment le Plan Eau 2030, nous savions qu’il fallait faire évoluer le fonctionnement de Préchacq-les-Bains pour qu’il soit viable dans les années à venir.

Nous avons donc travaillé sur plusieurs axes, avec une volonté d’optimiser notre établissement, d’améliorer le confort des curistes, mais aussi de faciliter le travail de nos équipes.

Une gestion plus raisonnée de la ressource thermale

Un des grands enjeux concernait la gestion de notre ressource thermale. Il était important de mieux utiliser cette ressource et d’éviter toute consommation excessive. Avant, pour certains soins, nous utilisions une eau thermale que nous refroidissions pour atteindre une température adaptée, notamment autour de 37 °C. Aujourd’hui, nous avons optimisé l’utilisation de nos différentes ressources disponibles afin d’utiliser chaque eau en fonction de ses caractéristiques naturelles, plutôt que de la transformer.

Un réseau automatisé pour renforcer la sécurité sanitaire

L’autre enjeu majeur du chantier, c’est la sécurité sanitaire, un élément fondamental dans un établissement thermal, puisque nous travaillons avec une ressource naturelle qui nécessite une surveillance permanente.

Nous avons modernisé notre réseau d’eau thermale afin qu’il soit aujourd’hui automatisé et fonctionne en circuit fermé. Cette évolution renforce la sécurité sanitaire de l’établissement en facilitant la réalisation des nettoyages réguliers, indispensables et obligatoires lorsque l’on travaille avec une eau thermale soumise à des analyses biologiques très précises.

Vous avez également repensé votre soin de boue ?

Oui, l’un des changements importants de cette modernisation concerne l’évolution de notre soin de boue vers des cataplasmes d’argile.

Avant, nous fonctionnions avec un système qui ressemblait à ce qui peut être fait à Dax, mais à notre échelle. Nous extrayions la boue directement dans les berges de l’Adour. Elle était ensuite mise dans des bassins de décantation afin que le phénomène de maturation puisse se produire. Elle était par la suite conditionnée dans des sacs de 20 kilos, manipulés par les agents thermaux. Ce fonctionnement représentait une certaine pénibilité pour les équipes.

Nous avons donc fait le choix d’évoluer vers les cataplasmes d’argile, avec l’objectif de conserver les bénéfices du soin tout en améliorant la maîtrise sanitaire et les conditions de travail.

Il est important de rappeler que le bénéfice du soin vient principalement de l’eau thermale : l’argile joue un rôle de support, elle permet de retenir l’eau thermale, de la maintenir au contact du corps et de favoriser son assimilation. À l’époque, la boue était elle-même maturée dans l’eau thermale afin de s’imprégner de ses caractéristiques. Aujourd’hui, avec les cataplasmes d’argile, nous conservons ce principe puisque l’argile est également préparée avec notre eau thermale.

Nous travaillons avec la société O’minéral, une entreprise française spécialisée dans la cosmétique. Ils ont développé des pochons micro-perforés contenant de l’argile et adaptés tout particulièrement aux spécificités de notre eau thermale.

Un soin repensé pour améliorer le confort des curistes et des équipes

Cette évolution nous a également permis de revoir complètement l’organisation du soin.

La zone qui était auparavant consacrée à la boue a été réaménagée. Aujourd’hui, nous disposons de 14 cabines dédiées aux cataplasmes d’argile au rez-de-chaussée. Chaque curiste dispose de cinq pochons qui lui sont attribués pour toute la durée de sa cure de trois semaines, un véritable gain en matière d’hygiène.

Nous avons aussi adapté notre organisation pour faciliter le travail des agents thermaux. Nous avons mis en place des chariots adaptés afin de limiter la pénibilité liée à la manipulation.

Le soin en lui-même a également évolué avec l’ajout de la musicothérapie. Pendant les dix minutes du soin, le curiste porte un casque et peut choisir parmi plusieurs séances musicales. Nous avons travaillé avec Music Care, une entreprise française qui développe ce type d’approche dans le milieu hospitalier, notamment dans des contextes postopératoires. L’idée est d’accompagner le curiste pendant son soin avec une véritable ambiance de relaxation : le protocole musical est construit avec une évolution progressive. La séance commence par une phase d’apaisement, puis la musique évolue progressivement pour terminer par une phase de réveil.

Les retours des curistes sont très positifs. Ils apprécient beaucoup cette dimension supplémentaire qui apporte une véritable parenthèse de détente pendant le soin. Cette musicothérapie est intégrée au soin, sans supplément tarifaire.

cataplasme de boue lors d'une cure thermale a prechacq les bains
musicotherapie et cataplasme de boue lors d'une cure thermale a prechacq les bains

D’autres améliorations pour moderniser l’établissement et améliorer l’accueil des curistes

Les travaux ont permis de revoir l’organisation globale de l’établissement thermal.

Nous avons optimisé les espaces existants. Sur le site, nous disposions de bâtiments annexes qui étaient peu ou plus exploités, par exemple, d’anciennes cuisines et des salles liées à la restauration, qui n’étaient plus utilisées. Nous avons fait le choix de réadapter ces espaces pour répondre aux besoins actuels de l’établissement : nous y avons installé l’atelier de notre service technique, créé de nouveaux vestiaires pour les femmes et les hommes ainsi qu’un réfectoire pour les équipes. Cette réorganisation nous a permis de libérer une partie de l’établissement thermal et d’optimiser les espaces dédiés aux soins. Aujourd’hui, l’établissement est davantage pensé autour de son activité principale : l’accueil des curistes et la réalisation des soins.

Les travaux ont également permis d’améliorer les équipements dédiés aux soins hydrothérapeutiques. Nous avons ajouté des sanitaires supplémentaires, créé une zone de douche collective et augmenté le nombre de cabines de douche. Ces cabines permettent de proposer différents soins, avec notamment des douches pénétrantes, des douches au jet, des douches locales cervico-scapulaires ainsi que des douches à la térébenthine.

Nous avons également porté une attention particulière à l’accessibilité de l’établissement pour les personnes à mobilité réduite, avec des cabines adaptées dans les vestiaires, une baignoire adaptée ainsi qu’une cabine de douche permettant l’accueil dans de meilleures conditions. L’objectif était de répondre à une demande et de permettre à davantage de curistes de profiter des soins dans un environnement adapté.

Enfin, le chantier a aussi concerné le système de chauffage et de climatisation de l’établissement, entièrement modernisé. C’est particulièrement appréciable avec les températures que nous connaissons actuellement : pour un établissement thermal où les curistes bénéficient de soins chauds et humides, il est essentiel de pouvoir garantir un bon confort thermique toute l’année.

Comment s’est déroulée la réouverture de l’établissement en juillet ? Quels ont été les premiers retours des curistes ?

La réouverture s’est très bien passée.

Les retours des curistes sur les évolutions mises en place sont très positifs. Ils apprécient notamment le nouveau fonctionnement des cataplasmes d’argile, le confort apporté par les nouveaux espaces et la nouvelle organisation des soins.

Pour les équipes également, cette modernisation représente une évolution importante : le travail est aujourd’hui plus confortable, avec des outils mieux adaptés et une organisation qui limite d’avantage la pénibilité.

Cette rénovation marque une nouvelle étape dans l’histoire des thermes de Préchacq-les-Bains. Elle doit permettre à l’établissement de poursuivre son développement tout en préservant ce qui fait son identité : une station à taille humaine, tournée vers la qualité des soins et la préservation de sa ressource thermale.
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Les Charentes, une destination bien-être où le thermalisme se réinvente

Des plages de l’Atlantique aux paysages vallonnés de l’arrière-pays, des cités historiques aux villages de caractère, les Charentes offrent une destination où il fait bon ralentir. Ici, le temps semble s’écouler autrement : au rythme des balades en bord de mer, des découvertes culturelles, des plaisirs gastronomiques et des moments de détente grâce aux eaux thermales de la région.

Choisir une cure thermale dans les Charentes, c’est profiter d’un séjour qui associe les bienfaits des eaux thermales à la découverte d’un territoire riche en patrimoine, en nature et en art de vivre. Les stations de Saujon, Rochefort et Jonzac proposent aujourd’hui des cures conventionnées, mais aussi des formats plus courts adaptés aux nouveaux besoins de prévention et de bien-être.

Curistes profitant d'une piscine de soins lors d'une cure thermale dans les Charentes.

La station thermale de Saujon

Saujon est une station thermale reconnue pour son expertise dans l’accompagnement du stress, de l’anxiété et des troubles du sommeil, grâce à son orientation thermale en affections psychosomatiques. Dans un environnement propice au lâcher-prise, les Thermes de Saujon associent les bienfaits de l’eau thermale à un accompagnement médical et psychologique personnalisé.

Les Thermes de Saujon proposent désormais une cure médicalisée de 10 jours, une alternative pour les personnes qui ne peuvent pas se libérer trois semaines.

Conçue comme une alternative à la cure conventionnée, cette formule condensée permet de retrouver une grande partie des bienfaits d’une cure traditionnelle, avec un volume de soins optimisé sur 10 jours (incluant un week-end).

Douche au jet aux Thermes de Saujon lors d'une cure thermale dédiée au bien-être et à la gestion du stress.

Le programme comprend :

  • 10 douches thermales de 7 minutes
  • 9 bains thermaux de 20 minutes
  • 6 modelages de 25 minutes
  • Un accès quotidien au spa thermal, avec les cours d’aquagym et d’aquarelax
  • 2 consultations médicales
  • 2 rendez-vous avec un psychologue

Cette approche globale associe les vertus apaisantes de l’eau thermale de Saujon à un accompagnement médical et psychologique, pour agir en profondeur sur le stress, l’anxiété, le burn-out et les troubles du sommeil.

Proposée au tarif de 720 €, cette cure médicalisée n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie, mais constitue une solution accessible pour prendre soin de sa santé de manière encadrée et efficace.

Découvrir le centre thermal de Saujon

La station thermale de Rochefort

Rochefort séduit par son patrimoine maritime, son architecture remarquable et son atmosphère paisible. Au cœur de cette ville historique, les Thermes de Rochefort perpétuent une expertise thermale reconnue pour les affections des muqueuses bucco-linguales, la dermatologie, la phlébologie et la rhumatologie.

Les Thermes de Rochefort développent aujourd’hui des offres plus courtes afin de permettre au plus grand nombre de découvrir les vertus de l’eau thermale et de bénéficier de soins ciblés.

Parmi ces nouveautés, les Pauses Découverte proposent deux programmes de soins thermaux d’1h30, imaginés autour de la prévention, de la récupération et de la détente musculaire.

  • La Pause Jambes Légères accompagne la sensation de jambes lourdes grâce à une approche drainante et tonifiante.
  • La Pause Confort du Dos favorise le relâchement musculaire et la détente grâce à des soins ciblés.

Avec ces nouvelles expériences, les Thermes de Rochefort rendent le thermalisme plus accessible et permettent à chacun de profiter d’un savoir-faire médical et thermal au tarif de 75 euros ( au lieu de 85 euros, du mardi au samedi du 01 juillet au 29 août 2026 & du lundi au samedi du 30 novembre au 05 décembre 2026)

Espace de détente aux Thermes de Rochefort avec des curistes en peignoir après leurs soins thermaux.

Découvrir le centre thermal de Rochefort

Vous recherchez une cure thermale dans les Charentes ? Les stations thermales de Saujon, Rochefort et Jonzac proposent des cures conventionnées, des cures courtes et des séjours de prévention santé dans un cadre propice au bien-être.

La station thermale de Jonzac

couloir marche thermes de jonzac

Jonzac offre une expérience thermale unique au cœur d’un environnement naturel préservé, entre vignobles, rivières et patrimoine. Installés dans un cadre exceptionnel au cœur d’anciennes carrières de kaolin, les Thermes de Jonzac proposent un format de cure thermale « libre » d’une durée de 5 à 18 jours.

Je sélectionne ma cure libre selon mes objectifs :

  • Prévenir ou soigner des pathologies d’ordre rhumatologique, ou Phlébologie, ou Voies respiratoires
  • Simplement m’accorder une pause santé
  • Pratiquer des soins pour soulager mes pathologies chroniques tout en télétravaillant

Je souhaite traiter plus spécifiquement :

  • Mes problèmes circulatoires en complétant les soins thermaux avec un programme Jambes en Pleine Santé
  • Mon dos avec le programme Tonifier son dos
  • Mes douleurs chroniques avec le programme adapté

Découvrir le centre thermal de Jonzac

À Saujon, Rochefort ou Jonzac, le thermalisme se réinvente pour répondre aux attentes d’aujourd’hui : plus accessible, plus personnalisé et toujours guidé par une même ambition, celle de prendre soin de sa santé grâce à l’eau thermale et ses nombreuses vertus.

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Thermes de Luchon : mini-cures, récupération sportive et nouveaux soins, les nouveautés 2026

Nommée directrice des thermes de Luchon en décembre 2025, Sandrine Tourillon prend la tête d’un établissement emblématique des Pyrénées, entièrement rénové au cours des dernières années. Nouvelles offres de soins, mini-cures, récupération sportive, bien-être et développement du thermalisme : elle revient avec nous sur les nouveautés 2026 et les ambitions des thermes de Luchon.

Portrait de Sandrine Tourillon, directrice des thermes de Luchon
Sandrine Tourillon — Photo : Arnaud-Spani-Pyrénées31

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Sandrine Tourillon, directrice des thermes de Luchon depuis le 1er décembre 2025. J’arrive du secteur médico-social et des EHPAD. Je suis très heureuse de rejoindre les thermes de Luchon et le groupe Arenadour, dans un univers assez différent de celui que je connaissais jusque-là.
Je connaissais le thermalisme surtout à travers l’expérience de mes parents, qui avaient déjà effectué des cures, mais c’est la première fois que je découvre ce milieu de l’intérieur.

Découvrir le centre thermal

Pouvez-vous nous parler de Luchon et de ce que les curistes peuvent y trouver en dehors des soins ?

Luchon est surnommée la « Reine des Pyrénées ». C’est une ville thermale historique. Selon l’histoire locale, les thermes de Luchon seraient parmi les premiers créés en Europe après ceux de Naples. Le thermalisme fait vraiment partie de l’ADN de la ville, au même titre que la montagne ou le ski.

Ce qui est intéressant à Luchon, c’est qu’il y a énormément de choses à faire selon les saisons et selon les profils. Les curistes peuvent profiter de balades, de randonnées, du golf ou encore d’activités plus douces comme le yoga, la gym douce ou la sophrologie. Les guides de montagne proposent aussi des activités accessibles aux curistes.

L’office de tourisme organise des circuits et des visites guidées de la ville. Il y a également un cinéma et de nombreux événements tout au long de l’année.

La station thermale de Luchon est aussi une ville très dynamique sur le plan culturel et sportif. Il y a par exemple le Festival des Fleurs au mois d’août, le Cosmo Jazz, mais aussi beaucoup d’événements liés au sport : trails, triathlons, rassemblements autour des véhicules anciens. Il se passe toujours quelque chose ici.

La montagne fait évidemment partie intégrante de l’expérience à Luchon. Aujourd’hui, l’ascenseur valléen de Superbagnères est ouvert été comme hiver, ce qui permet d’accéder facilement à l’altitude et de profiter des paysages pyrénéens. Une fois en haut, les visiteurs peuvent aussi profiter des restaurants, des bars et des nombreux points de vue sur la montagne.

C’est aussi très appréciable pour les personnes plus âgées ou celles qui ont davantage de difficultés à accéder à la montagne habituellement. À Luchon, on peut profiter de la montagne sans forcément pratiquer une activité sportive intensive.

Le centre thermal a terminé un important programme de rénovation. Comment les curistes ont-ils accueilli ces transformations ?

L’ensemble des travaux a été achevé en 2024 et le spa a ouvert en décembre 2024. C’était un chantier très important, porté avec le soutien de nombreux acteurs : la Région, le Département, la commune et différents partenaires institutionnels.

Les travaux ont été réalisés alors que le site restait ouvert, ce qui a parfois été compliqué pendant deux ans, autant pour les équipes que pour les curistes. Mais aujourd’hui, les personnes qui connaissaient les anciens thermes sont ravies du résultat.

Les installations sont modernes, lumineuses et pensées à la fois pour améliorer le parcours du curiste et les conditions de travail des salariés. Les espaces sont plus ouverts, plus fonctionnels et plus agréables.

La station thermale de Luchon
thermes de luchon

Le spa et l’espace thermoludique font partie des nouveautés importantes. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le spa permet aujourd’hui d’élargir l’offre au-delà des curistes traditionnels. On accueille aussi des familles, des visiteurs de passage ou des personnes qui viennent simplement passer un week-end bien-être à la montagne.

Nous proposons des massages, des espaces de détente et des soins réalisés avec des produits Sothys, fabriqués en France, près de Brive.

Il y a aussi tout l’espace thermoludique, qui attire une clientèle plus large. Avec le retour du train, cela ouvre de nouvelles perspectives. Des Toulousains peuvent venir facilement à la journée ou sur un week-end, profiter des thermes et de la montagne puis repartir sans voiture.

Spa thermal de Luchon avec bassin de balnéothérapie dans les thermes de Bagnères-de-Luchon
Source photo : https://www.thermes-luchon.fr/
thermes de Luchon
Source photo : https://www.thermes-luchon.fr/

Une offre « rail-bien-être » a d’ailleurs été mise en place avec la Région. Elle comprend l’aller-retour en train et deux heures de balnéo incluses. L’idée est de développer progressivement ces mini-séjours autour du bien-être et de la montagne.

On sent un véritable soutien des collectivités pour accompagner ce développement. Il y a aussi une réflexion autour des mobilités et de l’écologie, avec la volonté de favoriser l’accès en train plutôt qu’en voiture.

Le vaporarium reste l’un des équipements emblématiques de Luchon ?

Oui, c’est vraiment un lieu unique. Le vaporarium est une grotte naturelle de vapeur thermale, unique en Europe. Certains curistes viennent spécifiquement à Luchon pour ce soin.

Il est utilisé dans les cures conventionnées, notamment en rhumatologie et pour les voies respiratoires, mais il est également accessible via l’espace thermoludique (en dehors des heures de cure).

À l’intérieur, il fait environ 42°C avec 95 % d’humidité. Cette chaleur humide est particulièrement intéressante pour détendre les muscles, les tendons et soulager certaines douleurs rhumatismales. Elle est également bénéfique pour les voies respiratoires.

vaporarium luchon cure thermale ou thermoludique

Le Vaporarium de Luchon

Quelles sont aujourd’hui les grandes orientations thérapeutiques des thermes de Luchon ?

Historiquement, Luchon est reconnue pour les voies respiratoires et les soins ORL. C’est une spécialité très importante ici, notamment pour les enfants. Il existe d’ailleurs une salle dédiée aux plus jeunes, surnommée la salle « Haribo », afin qu’ils puissent suivre leurs soins dans un espace adapté, séparé des adultes et des personnes ayant d’autres pathologies.

Cette organisation permet d’accueillir les familles dans de bonnes conditions, particulièrement pendant les vacances scolaires. Des offres spécifiques ont été mises en place afin que les parents et les enfants puissent effectuer leur cure ensemble.

Les problématiques respiratoires sont aujourd’hui très présentes, notamment pour les habitants des grandes villes comme Toulouse, où les allergies liées aux pollens sont particulièrement importantes. Une cure permet de travailler sur les voies respiratoires, de les « nettoyer » avant les périodes les plus sensibles et d’accompagner les personnes souffrant d’allergies ou d’asthme.

Luchon conserve également un vrai savoir-faire médical dans ce domaine, avec des médecins thermaux et des soins spécifiques qui ont parfois disparu dans d’autres stations.

Parallèlement, toute la partie rhumatologie reste essentielle. Les soins thermaux permettent d’accompagner les douleurs articulaires, musculaires ou les maux de dos, qui touchent aujourd’hui beaucoup de personnes, notamment avec les modes de vie plus sédentaires.

L’objectif global est vraiment de répondre aux problématiques des citadins, à travers des soins liés aux voies respiratoires, à la récupération, au bien-être et à la prévention.

Suivre une cure thermale à Luchon

Vous développez aussi une nouvelle offre autour de la circulation sanguine et de la récupération sportive ?

Oui, c’est un axe de développement important. L’idée portée par Monsieur Maxime Vilgrain est de faire de Luchon « la station thermale des citadins ».

Il y a déjà toute une expertise autour des voies respiratoires et de l’ORL. Quand on regarde une ville comme Toulouse, avec les problématiques de pollution et de pollens, on voit qu’il y a de vrais besoins. Luchon peut apporter des réponses sur ces sujets.

Mais il y a aussi tous les problèmes liés aux modes de vie actuels : on reste beaucoup assis, on bouge moins, on développe des douleurs de dos, des troubles circulatoires ou des tensions musculaires.

À partir du 1er juin, nous avons donc mis en place des « soins froids ». Nous ne parlons pas encore de phlébologie car il n’y a pas d’agrément à ce jour, mais c’est un projet à plus long terme.

Ces soins comprennent notamment un couloir de marche dans une eau thermale refroidie, avec des bulles et des jets, afin de stimuler la circulation sanguine. Il existe aussi des pulvérisations froides sur les membres inférieurs, des compresses thermales refroidies ainsi qu’un aéro-bain.

Les retours sont très positifs. Les personnes ressentent rapidement une sensation de jambes plus légères et une amélioration de la circulation.

La récupération sportive fait également partie de vos nouvelles offres ?

Oui, car cela correspond complètement à l’identité de Luchon, très tournée vers le sport, la montagne et les activités de plein air.

Nous avons imaginé des soins chauds et des soins froids complémentaires. Il y a par exemple la douche évaporée, avec de la vapeur thermale appliquée sur le dos pour soulager les tensions après une randonnée ou une activité sportive.

Nous proposons aussi des étuves, particulièrement appréciées des cyclistes après plusieurs heures passées sur le guidon.

L’idée est vraiment d’avoir une approche globale de la récupération et du bien-être.

On parle beaucoup aujourd’hui des mini-cures et des formats plus courts. Observez-vous cette évolution ?

Oui, très clairement. Les attentes évoluent. Certaines personnes ne peuvent plus partir trois semaines complètes en cure, notamment les familles avec enfants ou les actifs.

Nous développons donc des cures liberté sur 3 ou 5 jours, ainsi que des formats découverte. Cela permet davantage de souplesse. Les personnes peuvent faire leurs soins le matin puis profiter de l’après-midi pour visiter la région, randonner ou simplement se reposer.

Nous avons aussi lancé des cures du soir, entre 16 h et 19 h 30. Cela s’adresse notamment aux personnes qui travaillent, télétravaillent ou souhaitent conserver leurs journées libres.

L’espace premium offre aussi un environnement plus calme, avec une fréquentation limitée à une trentaine de personnes, ce qui est très apprécié.

Découvrir les min-cures thermales

Quels sont les grands projets à venir pour les thermes de Luchon ?

Le développement des soins autour de la circulation sanguine fait partie des grands projets. Pour l’instant, nous sommes dans une phase de lancement et d’expérimentation afin d’observer comment les patients et les acteurs locaux accueillent ces nouvelles offres.

Nous voulons aussi continuer à développer l’accessibilité du site, notamment avec les navettes depuis la gare et toutes les réflexions autour des mobilités douces.

Il y a également une vraie volonté de travailler dans une logique durable et responsable. La montagne et les ressources thermales sont précieuses. Il faut les préserver et construire des projets cohérents avec cette réalité.

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L’Institut du Thermalisme : l’établissement d’enseignement supérieur de référence des métiers de l’eau de santé et de la profession thermale

Au cœur de la filière thermale française, l’Institut du Thermalisme de l’Université de Bordeaux s’impose comme une référence unique dans la formation et la recherche dédiées aux métiers de l’eau de santé. Implanté à Dax, il forme depuis plus de vingt ans des professionnels capables de répondre aux enjeux sanitaires, techniques et managériaux des établissements thermaux, des centres de thalassothérapie ainsi que des spas. À travers ses trois licences professionnelles et ses formations spécialisées, l’Institut du Thermalisme accompagne l’évolution d’un secteur, où la qualité de l’eau, la sécurité des soins et l’innovation sont devenues essentielles. Aujourd’hui, nous découvrons cette structure aux côtés de Mme Sybille Ramon-Dupuy.

Batiment de l'institut du Thermalisme de l'Universite de Bordeaux à Dax une école spécialisée dans les métiers de l'eau de santé

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle au sein de l’Institut du Thermalisme ?

Je m’appelle Sybille Ramon-Dupuy, je suis enseignante-chercheuse à l’Université de Bordeaux et docteure en sciences de gestion. J’exerce à l’Institut du Thermalisme depuis 2017, où je suis à la fois enseignante et responsable de formation.

Mon parcours est directement lié à cet institut, puisque j’y ai réalisé ma thèse, consacrée à la coopération des acteurs du thermalisme dans les Landes. J’ai commencé à enseigner dès ma période doctorale.

Pouvez-vous nous présenter l’Institut du Thermalisme et les raisons de sa création ?

L’Institut du Thermalisme est un institut universitaire créé en mai 2000 par décret ministériel. Il appartient à l’Université de Bordeaux et son Collège des Sciences de la Santé.

Sa création répond à une volonté politique forte, portée par Henri Emmanuelli, Président du département des Landes. À l’époque, l’objectif était clair : doter le territoire, et plus particulièrement l’agglomération dacquoise, alors première destination thermale, d’un pôle d’enseignement supérieur dédié au thermalisme.

Il faut bien comprendre qu’à cette période, aucune formation spécialisée dans le domaine de l’eau minérale naturelle et de la santé n’existait.

En 2000, l’université Victor Segalen Bordeaux 2 (aujourd’hui « Université de Bordeaux » depuis la fusion des universités de Bordeaux 1, 2 et 4 en 2014) possédait une chaire universitaire d’hydrologie ainsi qu’un Laboratoire d’Hydrologie et Environnement (LHE) rattaché à la Faculté de Pharmacie, spécialisé dans la surveillance et le contrôle des eaux minérales naturelle de l’Aquitaine. Le Directeur du LHE a donc naturellement pris les rênes de l’Institut du Thermalisme qui est devenu une composante à part entière de l’université.

Celui-ci est né d’un besoin structurant pour la filière : former, professionnaliser et apporter une expertise scientifique autour de l’eau, et plus précisément de l’eau à usage de santé.

Salle de cours de L’Institut du Thermalisme de Dax équipée de bains et piscine pédagogique pour l’apprentissage des soins en hydrothérapie
Espace de formation avec bassins et baignoires utilisés pour l’entraînement aux techniques d’hydrothérapie
Étudiant en formation à L’Institut du Thermalisme de Dax réalisant une douche sous-marine dans une salle de cours équipée de bains thermaux

Comment a-t-il évolué depuis sa création ?

À l’origine, l’Institut était principalement consacré à l’étude de l’eau de santé, et plus particulièrement de l’eau minérale naturelle. Il est doté d’une plateforme technique thermale unique en France, directement connectée au réseau d’eau thermale de la ville de Dax, dédiée à la recherche appliquée  ce qui lui permet de mener et publier des travaux scientifiques de haut niveau.

Au fil du temps, l’Institut s’est progressivement développé, structuré et propose maintenant 3 diplômes nationaux de licence professionnelle, un Diplôme Universitaire et un Diplôme Inter-Universitaire. La première formation mise en place en 2001 a été celle de technicien sanitaire des réseaux d’eaux, marquant le début de son offre pédagogique.

En parallèle, ses activités se sont organisées autour des trois missions fondamentales de l’université :
• l’enseignement supérieur
• la recherche
• la documentation

Étudiants en cours de chimie physique à l’Institut du Thermalisme de Dax

Enfin, l’Institut a été labellisé Campus Santé en 2018, une reconnaissance qui vient renforcer sa légitimité dans le champ des sciences de la santé.

Quel rôle joue aujourd’hui l’Institut dans le secteur du thermalisme ?

Aujourd’hui, l’Institut du Thermalisme constitue un véritable pôle de référence pour l’ensemble de la filière.

Il accompagne les établissements thermaux, mais aussi les structures de santé, sur des enjeux essentiels tels que la qualité de l’eau, la sécurité sanitaire et l’innovation.

Il participe à des projets de recherche internationaux, notamment dans le cadre de programmes européens Interreg, qui réunissent des acteurs publics/privés français espagnols et portugais. Ces collaborations visent à promouvoir l’innovation et la connaissance du thermalisme ainsi que favoriser le transfert de technologies, par le biais de travaux liés à la qualité des eaux thermales et leur conformité face à des normes particulièrement exigeantes.

En France, la réglementation est très stricte : pour l’eau minérale naturelle utilisée en établissement thermal, l’objectif est le « zéro bactérie », ce qui représente un niveau d’exigence supérieur à celui d’un environnement hospitalier.

L’Institut joue ainsi un rôle à la fois scientifique, technique et opérationnel, en lien direct avec les besoins du terrain, afin d’accompagner l’innovation thermale et de garantir la sécurité des réseaux d’eau pour les patients.

Quelles formations proposez-vous aujourd’hui ?

Nous proposons 3 licences professionnelles, toutes catégorisées par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la catégorie « métiers de la santé ».

1. Licence professionnelle métiers de la santé : technologies – Parcours “Technicien sanitaire des réseaux d’eaux”

Cette formation forme des techniciens spécialisés dans la gestion des réseaux d’eau et la sécurité sanitaire. Ils interviennent aussi bien en établissements thermaux que dans les hôpitaux, les cliniques ou les bureaux d’études. Il s’agit de la première formation créée au sein de l’Institut, en 2003.

Elle forme des professionnels capables de concevoir, diagnostiquer et sécuriser des installations hydrauliques, en maîtrisant les enjeux liés à la qualité de l’eau, à la réglementation et à la prévention des risques sanitaires.

Les étudiants acquièrent des compétences en traitement de l’eau, mécanique des fluides, microbiologie, ainsi qu’en gestion des réseaux d’eau chaude sanitaire et des installations thermales.

Étudiant en formation intervenant sur un réseau d’eau de piscine thermale

La formation intègre également des outils techniques (logiciels spécialisés, AutoCAD), des compétences en qualité, RSE et communication, ainsi qu’un enseignement en anglais technique avec préparation au TOEIC. Elle repose sur une forte professionnalisation grâce à l’alternance, aux projets, aux stages et aux interventions d’experts du secteur.

Elle prépare à des métiers tels que technicien ou responsable des réseaux d’eau, chargé d’études en qualité sanitaire, dessinateur-projeteur hydraulique ou technicien en contrôle sanitaire.

2. Licence professionnelle métiers de la santé “Management des établissements d’hydrothérapie” – Parcours Manager en balnéothérapie


Cette formation prépare à des fonctions d’encadrement dans les structures thermales et de bien-être. Les étudiants y développent des compétences en stratégie, marketing (y compris digital), communication, gestion financière et ressources humaines, ainsi qu’en hygiène et qualité des soins.

Elle met également l’accent sur la maîtrise des enjeux liés aux réseaux d’eau et à la sécurité sanitaire.

La formation est très polyvalente et professionnalisante. Elle permet aux étudiants d’apprendre à piloter une activité, développer des offres innovantes et gérer la relation client dans le secteur du bien-être et de l’hydrothérapie.

Elle prépare principalement aux métiers de spa manager, assistant spa manager ou responsable d’établissement.

3. Licence professionnelle métiers de la santé : nutrition alimentation- Parcours “Chargé de projet en santé, prévention, nutrition”


Cette formation forme des professionnels capables de concevoir et piloter des actions de prévention en santé publique, notamment autour de la nutrition et de l’activité physique adaptée.

Elle s’articule autour de deux axes : la prévention et l’éducation à la santé (nutrition, troubles du comportement alimentaire, publics spécifiques) et la gestion de projet en santé (méthodologie, stratégie, communication).

Les étudiants développent des compétences scientifiques, éducatives et organisationnelles, ainsi que des savoir-faire en création de supports de communication et en animation d’actions de prévention.

Très professionnalisante, la formation inclut des stages, de l’alternance et des interventions d’experts du secteur.

Elle prépare à des métiers tels que chargé de prévention, chargé de projet en nutrition, coach santé, chargé de mission ou intervenant dans les secteurs médico-social, associatif ou public.

En quoi répond-il aux besoins actuels des établissements ?

Les établissements thermaux et de bien-être font face à des enjeux croissants :

  • exigences sanitaires très élevées
  • complexité réglementaire
  • besoin de professionnalisation des équipes
  • développement de nouvelles offres (prévention, bien-être, nutrition…)

L’Institut répond à ces besoins de plusieurs façons :

  • D’une part, par la formation de professionnels immédiatement opérationnels, capables de comprendre à la fois les enjeux techniques, sanitaires et managériaux.
  • D’autre part, par la recherche et l’innovation, notamment sur la gestion des réseaux d’eau, qui constitue un élément central de la sécurité des soins.
  • Enfin, par son expertise indépendante, qui apporte une crédibilité scientifique essentielle dans un secteur où la qualité et la sécurité sont primordiales.

À qui s’adressent ces formations ?

Les licences professionnelles sont accessibles après un bac +2 validé (L2, BTS, DUT), en formation initiale ou en reprise d’études.

Le profil des étudiants varie selon les formations :

  • la licence pro technicien sanitaire des réseaux nécessite un socle scientifique solide notamment sur les fondamentaux en physique chimie et mathématique.
  • la licence management est plus ouverte, avec des profils issus de la restauration, de l’esthétique, de la diététique, ou encore des reconversions professionnelles. Nous accueillons des profils des variés.

Dans tous les cas, le critère déterminant reste le projet professionnel et l’envie de s’inscrire dans le secteur de la santé.

Comment candidater à ces formations ?

Les candidatures pour le DU et le DIU se font dès à présent en ligne via la plateforme eCandidat de l’Université de Bordeaux.

Quant aux 3 licences professionnelles, e-Candidat ouvrira pour sa 2ème vague à partir du 04 mai 2026.

Il y a généralement plusieurs sessions de recrutement dans l’année. Les candidats doivent déposer leur dossier en ligne, en mettant en avant leur parcours et surtout leur projet professionnel.

Quelle place occupent les stages et l’alternance ?

Ils sont essentiels.

Les étudiants réalisent un stage obligatoire de quatre mois, généralement entre mars et juin. Il est également possible de suivre les formations en alternance, via un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

Les expériences peuvent se dérouler en France comme à l’international. Cette année, par exemple, certains étudiants effectuent leur stage à Nouméa ou encore à Chypre. Cela leur permet d’intégrer des structures de haut niveau et de se confronter à des environnements professionnels variés.

Où retrouve-t-on vos étudiants sur le terrain ?

Les étudiants sont très présents dans les établissements thermaux, notamment dans la région de Dax et plus largement dans toute la France.

Ils interviennent dans des structures variées : thermes, centres de thalassothérapie ainsi que des spas thermaux et également dans des bureaux d’études.

Les curistes peuvent d’ailleurs être amenés à les croiser pendant leur séjour, que ce soit en stage ou en alternance ou après leur parcours. Cela témoigne du lien très fort entre l’Institut du thermalisme et le terrain.

Proposez-vous d’autres formations complémentaires ?

Oui, nous proposons également plusieurs diplômes universitaires :

  • Un DU “Pratique des soins en hydrothérapie” (6 mois), accessible après le bac, avec une forte dimension pratique (soins humides et secs), orienté vers les métiers du spa thermal.
  • Un DIU “Pratique médicale en station thermale”, destiné aux médecins généralistes, aux internes, porté en collaboration avec plusieurs universités (Bordeaux, Nancy, Montpellier, Clermont-Ferrand). Il permet d’acquérir les compétences nécessaires à la prescription et au suivi des cures thermales.
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Cure thermale à Vichy : une transformation majeure présentée par Myriam Roullot

À Vichy, la cure thermale entre dans une nouvelle ère. Destination emblématique du thermalisme français, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville connaît depuis 2023 une profonde transformation de ses infrastructures. Un projet d’envergure à plus de 56 Millions d’euros porté par le groupe France Thermes, que nous présente aujourd’hui Myriam Roullot, la nouvelle directrice d’exploitation du pôle soins.

Facade des thermes de Vichy au sein du Vy Resort Thermal et Spa
Crédit photo : Jérôme Mondière

Qui est Myriam Roullot ?

À la tête des thermes de Vichy depuis fin 2025, Myriam Roullot apporte une solide expérience dans le secteur hospitalier, où elle a évolué pendant plus de vingt-cinq ans dans des fonctions d’encadrement et de direction des soins.

Elle rejoint le thermalisme en 2022 en prenant la direction de la station de Bagnères-de-Luchon, où elle pilote un vaste projet de restructuration, achevé en 2025. Forte de cette expérience, elle choisit de poursuivre dans la conduite de projets en rejoignant la station thermale de Vichy.

Aujourd’hui, elle supervise l’ensemble du pôle soins, incluant les Thermes Callou, les Thermes les Dômes, ainsi que les futurs équipements thermoludiques, et nous présente le tout nouveau Vy Resort Thermal & Spa.

Myriam Roullot, directrice d’exploitation du pôle soins des thermes de Vichy

Pouvez-vous nous présenter la destination Vichy et les pathologies prises en charge ?

« Vichy est une station thermale historique, reconnue à l’international et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est une destination très structurée, avec un véritable écosystème autour du thermalisme.

Nous proposons deux grandes orientations pour une cure thermale à Vichy : la rhumatologie et les affections digestives et maladies métaboliques. Nous avons une expertise particulièrement forte sur les troubles digestifs et les maladies métaboliques, grâce à l’eau spécifique de Vichy, qui stimule le foie et le pancréas. Cela favorise l’épuration de l’organisme et permet un accompagnement global, notamment pour les pathologies chroniques.

Au-delà des soins thermaux, nous intégrons la nutrition et l’activité physique adaptée, avec pour objectif d’aider les patients à mieux vivre au quotidien avec leur pathologie. »

Application de boue thermale aux thermes de Vichy
Crédit photo : Jérôme Mondière.

L’ensemble de ces services s’inscrit dans Vy Resort Thermal & Spa, rattaché au groupe France Thermes. Ainsi, autour des établissements thermaux se trouvent trois hôtels qui complètent l’offre : un Ibis 3*, un Mercure 4 * ainsi que le spa hôtel 5* Célestins Spa Thermal & Hôtel.

Le groupe intègre par ailleurs d’autres activités historiques liées à Vichy, comme la production des pastilles de Vichy et l’extraction de sels utilisés notamment dans certains produits du groupe L’Oréal.

Découvrir les Thermes de Vichy

Depuis 2023, de nombreux travaux ont été engagés. Que pouvez-vous nous dire sur ce qui a déjà été réalisé ?

« Depuis 2023, nous menons un projet de transformation très important au sein de Vy Resort.

La première grande étape a été la rénovation complète des Thermes Callou, qui correspondent à notre offre de soins “standard”. Ils ont rouvert en 2025. Aujourd’hui, nous avons des retours très positifs de la part des curistes, notamment sur la qualité des installations et le confort.

En parallèle, nous avons engagé la rénovation des Thermes les Dômes, qui sont actuellement fermés pour travaux. C’est un bâtiment emblématique, au cœur de l’identité de Vichy, que nous sommes en train de transformer en espace premium.

Un pôle sport-santé viendra compléter l’offre. Il s’agira de deux étages dédiés à des activités physiques orientées santé, en lien avec le CREPS de Vichy, qui accueille de nombreux sportifs de haut niveau.
L’objectif est de développer des synergies, notamment en accueillant certaines équipes, tout en proposant une offre accessible, centrée sur le bien-être et la santé, plutôt que sur la performance pure.

Cet espace sera-t-il accessible à tous ?

Oui, le pôle sport-santé ainsi que les équipements thermoludiques seront accessibles à tous : curistes comme clients extérieurs, avec des conditions d’accès spécifiques.

Quel est le calendrier des réouvertures ?

Les Thermes Callou ont rouvert en 2025.
L’espace premium (Thermes les Dômes) est prévu pour 2026, tandis que le nouvel espace thermoludique et le pôle sport-santé devraient ouvrir en 2027.

Depuis 2026, plusieurs programmes spécifiques complètent les cures conventionnées. Ces initiations thermales, accessibles en version standard ou premium, offrent des formats courts allant d’une demi-journée à six jours. Elles permettent de découvrir le thermalisme ou de répondre à des besoins précis sur des durées flexibles.

Avec l’ouverture complète de toutes les infrastructures en 2027, le site atteindra sa pleine capacité d’exploitation. De nouveaux programmes seront alors proposés, notamment autour de la santé globale et du sport-santé, enrichissant l’offre actuelle ».

Curiste buvant de l’eau thermale dans le cadre d’une cure de boisson à Vichy
Crédit photo : Jérôme Mondière.
Bain thermal individuel aux thermes de Vichy avec un curiste
Crédit photo : Jérôme Mondière.
Cours de sport dans le cadre d’une cure thermale à Vichy
Crédit photo : Jérôme Mondière.

Bloc à savoir : La différence entre les Thermes Callou et les Thermes les Dômes

À Vichy, l’offre thermale se décline en deux établissements complémentaires.

Les Thermes Callou constituent le site dédié à la cure thermale « standard ». C’est ici que sont dispensés les soins conventionnés en rhumatologie et en affections digestives, dans un environnement entièrement rénové et pensé pour le suivi médical des curistes.

Les Thermes les Dômes, quant à eux, incarnent l’offre premium. Fermés pour travaux depuis deux ans, ils rouvriront prochainement avec un positionnement axé sur une expérience plus globale, mêlant santé et bien-être. Concrètement, l’offre premium reprend l’ensemble des soins thermaux traditionnels proposés aux Thermes Callou, tout en y ajoutant des prestations complémentaires. Les curistes auront ainsi accès à des espaces dédiés à la relaxation, ainsi qu’à des équipements tels que sauna, jacuzzi, salle de sport et tisanerie. Des activités physiques adaptées viendront également enrichir le parcours de soins.

Installé dans le bâtiment historique emblématique de la station – reconnaissable à son dôme doré et à ses deux tours – cet espace offre un cadre unique, véritable symbole de l’identité thermale de Vichy.

Quels sont les projets à venir autour de l’espace thermoludique ?

Dans le cadre des travaux en cours, un nouvel espace thermoludique est en cours de création à l’ouest des Dôme, avec une ouverture prévue en 2027.
Ce projet, entièrement nouveau, reprendra les codes classiques des espaces thermoludiques : deux grands bassins intérieur/extérieur, des animations aquatiques, ainsi que des équipements comme hammam et sauna.

Comment s’est déroulé le début de saison ?

« Nous avons rouvert les Thermes Callou en février. L’ouverture s’est très bien passée, avec des retours très positifs de la part des curistes.

Comme l’ensemble des stations thermales, nous constatons un léger retard dans les réservations, lié au contexte national de la fin d’année 2025. Mais sur place, les curistes présents sont très satisfaits et ne manifestent pas d’inquiétude particulière. Ils profitent pleinement des nouvelles installations. »

Découvrir les Thermes de Vichy

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