Au cœur de la Savoie, se trouve Brides-les-Bains, une station thermale connue depuis l’Antiquité pour les vertus de ses eaux thermales. Riche d’un important savoir-faire, la station est devenue une référence dans la prise en charge de l’obésité et de la perte de poids. Située au pied du massif des 3 Vallées et du Parc National de la Vanoise, Brides-les-Bains est une destination idéale pour profiter des vertus des eaux au cœur de la nature.
Source photo : www.brides-les-bains.com
L’histoire thermale de Brides-les-Bains
Les premières traces du thermalisme à Brides-les-Bains remontent à l’antiquité. Dès lors, les vertus des eaux ont été utilisées afin de soulager de nombreuses pathologies. Il faudra attendre le début du 19ème siècle pour que la station se spécialise dans les affections digestives et la rhumatologie.
En effet, « la spécialisation dans le traitement du surpoids s’affirme aux environs des années 1880. La station devient alors ”la grande clinique française de l’obésité”. Le savoir-faire en matière d’amaigrissement couplé au traitement des pathologies rhumatologiques, fait de Brides-les-Bains une destination thermale incontournable ». ( Source : www.brides-les-bains.com)
Que faire à Brides-les-Bains durant son temps libre ?
En toutes saisons, la station thermale vous offrira un large panel d’activités et de découvertes, à faire après vos soins ou le dimanche.
Partir à la découverte d’Albertville
Albertville est la ville des derniers Jeux olympiques d’hiver en France, qui ont eu lieu en 1992. Lors de cette visite, vous aurez la chance de découvrir la Cité Médiévale de Conflans ainsi que la Grande-place de la ville
Source photo : www.pays-albertville.com
Source photo : www.opinel.com
Visiter le Musée de l’Opinel
Visitez le Musée de l’Opinel qui est situé à Saint-Jean de Maurienne, à 1h de route de Brides-les-Bains. Ce musée retrace l’histoire du célèbre couteau créé en 1890 par Joseph Opinel.
Prendre la direction de Courchevel
Sur les hauteurs de Brides-les-Bains, été comme hiver, cette station de ski de grande renommée vous offrira des panorama à couper le souffle.
www.mairie-courchevel.com
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Se balader dans le Parc National de la Vanoise
Ce parc vous offre 53 000 hectares à découvrir et plus d’une centaine de sommets dépassent les 3 000 m d’altitude.
Se rendre au Lac du Bourget
À 1h de route de la station thermale, le lac du Bourget est une balade idéale après vos soins. Vous y découvrirez le plus grand lac naturel de France.
L’Office du Tourisme de la station propose également de nombreuses excursions et visites en fonction de vos envies.
La gastronomie à Brides-les-Bains : se faire plaisir tout en mangeant équilibré
Brides-les-Bains est une destination reconnue pour sa prise en charge du surpoids et de l’obésité. Pour accompagner les curistes durant leur cure thermale dans cette orientation, la station thermale propose un Label Diététique depuis 2013 dans plusieurs restaurants de la ville. Cela permet aux curistes de se faire plaisir tout en mangeant équilibré.
Suivre une cure thermale à Brides-les-Bains
La station thermale de Brides-les-Bains est reconnue depuis plus de 170 ans pour son savoir-faire. Son eau, riche d’une multitude de minéraux et d’oligo-éléments accompagnera le curiste dans la gestion de ses maux.
Thermes de brides-les-bains : les avis des curistes
Le choix du logement est une étape très importante dans l’organisation d’un séjour en cure thermale. Durant vos recherches, un large choix s’offrira à vous : appartement, studio, hôtel, demi-pension ou encore en maison.
Aujourd’hui, nous partons en direction des Hautes-Pyrénées où Marie-Hélène Blanque, directrice de la SMETHERM Dt, nous accueille pour nous présenter les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre. Situé au pied des Pyrénées, au cœur d’une station thermale historique, nous allons découvrir un établissement qui a su préserver son savoir-faire tout en mettant le curiste et l’écologie au cœur de ses préoccupations.
L’eau thermale est captée à 200 mètres de profondeur par 2 forages (le forage de la Reine 2 et le forage Régina) avec une température d’émergence naturelle de 50°C. Cette eau naturelle est chargée en oligo-éléments et offre une multitude de vertus : antalgiques, antispasmodiques et myorelaxantes soulageant de très nombreux curistes chaque année. Comme le souligne Mme Blanque : « Nous sommes un petit établissement, mais proportionnellement, nous avons plus de curistes que Bagnères ne compte d’habitants ».
La station thermale de Bagnères-de-Bigorre
Véritable ancrage historique et patrimonial, le thermalisme est un pilier à Bagnères-de-Bigorre depuis plusieurs siècles. En effet, c’est en 28 avant J-C que les Romains ont construit le 1er centre thermal entouré d’une cité qui s’appelait « Vicus Aquensis » (Ville des eaux).
Le thermalisme a perduré pendant des siècles jusqu’à aujourd’hui, en façonnant la ville et en laissant une empreinte forte dans celle-ci. Comme le souligne Mme Blanque, « Bagnères-de-Bigorre et le thermalisme, c’est une longue et grande histoire. D’ailleurs, Bagnères veut dire «bain » en occitan ».
Retour sur les 200 ans d’histoire des Grands Thermes
L’année 2023 marque les 200 ans du bâtiment des Grands Thermes dont la 1ère pierre a été posée le 8 juillet 1823. L’établissement a accueilli ses premiers curistes en 1828, après 5 ans de travaux.
Le bâtiment des Grand Thermes a attiré toute l’aristocratie de l’époque. La ville garde la trace de ces célèbres curistes. En effet, c’est de là que viennent certains noms que l’on retrouve en se baladant dans la ville : les Allées Maintenon, la source de la Reine ou encore la place Jeanne d’Albret.
« Ces noms n’ont rien à voir avec le hasard, ils ont un véritable lien historique avec le thermalisme ».
A SAVOIR : Il y avait, à l’époque, une trentaine d’établissements privés dans la ville. « La légende dit qu’à Bagnères-de-Bigorre, il y a autant de sources que de lettres de l’alphabet ».
Une prise en charge thermale privilégiée dans le cadre d’une cure thermale conventionnée
Les thermes de Bagnères-de-Bigorre, le 1er établissement à salarier ses médecins
« Nous sommes également précurseurs dans l’embauche des médecins salariés. Le statut salarié a été autorisé en février 2018. Dès avril 2018, nous avons accueilli notre premier médecin thermal salarié. Nous étions la première station thermale à nous engager dans cette démarche.»
Actuellement, quatre médecins sont présents et un 5ème rejoindra l’équipe prochainement. En parallèle, un cabinet médical a été rénové pour garantir un suivi optimal du curiste. »
Le prix de l’innovation thermale pour les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre
Fin 2022, l’établissement thermal a reçu le prix de l’innovation lors du Congrès National du Cneth (Conseil National des Établissements Thermaux), pour l’ensemble de sa démarche écoresponsable mise en place depuis 2014, qui lui permet d’économiser 500 tonnes de CO2 chaque année.
>> La mise en place du recyclage des boues
La pélothérapie, c’est-à-dire l’utilisation des boues thermales durant une cure, est un soin incontournable. En fonction de l’établissement thermal dans lequel le curiste effectue son séjour, ce soin peut être réalisé de différentes façons :
En bain de boue, le curiste est plongé en immersion totale dans le bain.
En cataplasme ou en illutation avec une boue à usage unique, c’est-à-dire qu’une nouvelle boue lui est appliquée tous les jours.
En cataplasme ou en illutation avec une boue à usage individuel. C’est-à-dire que le curiste se voit attribuer plusieurs kilos de boue pour la durée totale de sa cure. Cette boue est récupérée après chaque soin afin d’être ré-utilisée le lendemain. Cette boue est pasteurisée après chaque utilisation, pour des raisons de sécurité et d’hygiène.
Dans le cas de Bagnères-de-Bigorre, c’est une boue à usage unique qui provient d’un recyclage des boues quotidien.
En effet, face à un enjeu économique très important, le centre thermal de Bagnères-de-Bigorre s’est engagé dans une démarche ambitieuse afin de réduire l’utilisation des 176 tonnes de boues qui générait plus de 1 000 tonnes de déchets chaque année.
Il faut savoir que durant un séjour thermal à Bagnères-de-Bigorre, « 70% des curistes se voient appliquer 5 kg de boue quotidiennement. C’est une boue à usage unique, une pratique thermale à laquelle nous tenons fermement ».
La solution ? La création d’une unité de recyclage des boues au sein du centre thermal. Cet investissement très important pour l’établissement a nécessité l’ingéniosité de l’équipe des thermes et d’ASSITHERM. En effet, le système n’existant pas, il a été conçu en exclusivité pour répondre à la demande des thermes de Bagnères-de-Bigorre. « Désormais, nous n’utilisons plus que 30 tonnes d’argile chaque année et la quantité de déchets rejetés a été divisée par 5 grâce à ce procédé ».
Le processus de recyclage, au-delà de l’aspect écologique, prend en compte la pénibilité du travail et l’ergonomie de nos soignantes. « La boue (un mélange d’argile et d’eau thermale) est chauffée à environ 45°C. Puis, elle est généreusement appliquée sur le curiste protégé par une gaze afin d’éviter tout risque de brûlure mais lui permettant de profiter des vertus myorelaxantes des oligo-éléments contenus dans l’eau thermale. Une fois le soin terminé, la boue est récupérée, pressée et acheminée dans une cuve de pasteurisation pour garantir une qualité et une absence de bactéries pour la prochaine utilisation. Cette méthode permet de recycler jusqu’à 95% de la boue thermale. »
Un malaxeur de boue thermale
Un chariot permettant de récupérer la boue thermale du malaxeur
>> L’ouverture d’une blanchisserie au sein de la SEMETHERM Dt
Dans la continuité de sa démarche écologique, l’établissement a intégré une blanchisserie. En effet, la sous-traitance de cette activité était un important poste de dépenses et d’émissions de carbone généré par les camions transportant le linge vers une blanchisserie. Cette intégration a réduit considérablement les émissions de CO2.
>> Le chauffage par géothermie
« En 2020-2021, nous avons mis l’ensemble du bâtiment en géothermie. Cela nous a permis de diminuer notre consommation de gaz de 80 %, soit 278 tonnes de CO2 et de 30% d’électricité soit 137T de CO2 .
En hiver, le centre thermal est maintenant chauffé grâce à l’eau thermale, naturellement chaude. Ce qui a été fait à Bagnères-de-Bigorre en termes de géothermie est possible sous certaines conditions. Cela ne peut pas être dupliqué sur l’ensemble des stations, car elles ne disposent pas toutes des mêmes ressources.
Entre 2014 et 2022, ses innovations ont permis au centre thermal d’économiser 500 000 euros par an. Comme nous l’explique Madame Blanque, « au-delà de l’aspect économique, ces investissements sont en totale adéquation avec notre activité. Nous utilisons et nous bénéficions d’une ressource naturelle dans un environnement préservé. C’est la moindre des choses d’essayer d’en prendre soin et de limiter notre impact écologique ».
Quel avenir pour les Thermes de la Reine ?
La ville de Bagnères-de-Bigorre compte 2 établissements thermaux distincts : Les Grands Thermes et Les Thermes de La Reine.
Fermés il y a quelques années, les Thermes de la Reine sont un ancien établissement de cure thermale privé, qui offrait des soins et un hébergement. Le bâtiment a été racheté par la commune en 2019. Suite à un appel d’offres, la gestion des Thermes de la Reine a été confiée à la SEMETHERM Dt, tout comme les Grands Thermes de la ville.
Les thermes de La Reine
Un programme de rénovation d’un montant de 4.5 millions d’euros a été élaboré. Les travaux ont débuté en 2023 et l’ouverture est prévue pour juin 2024.
Le nouvel établissement proposera une hôtellerie 4 étoiles avec hébergement et cure thermale intégrée. Ce concept cocooning accueillera au maximum 60 curistes par jour. Ouverts à l’année, les thermes de la Reine seront également adaptés pour des semaines « santé » qui pourront être couplés avec des séjours ski ou vélo.
Le marché est un incontournable sur la station, il a lieu chaque samedi matin dans les halles de la ville.
Vous y retrouverez les produits emblématiques des Pyrénées : gâteau à la broche, magret, confit de canard, truite des Pyrénées et tourte.
Le Pic du Midi ou le col du Tourmalet sont les immanquables de la région.
Aquensis, la cité des eaux au cœur de la ville
Aquensis est le 2eme spa d’Occitanie offrant un espace consacré au bien-être et à la relaxation.
Unique en son genre, le spa utilise de l’eau thermale dans ses piscines.
Après une journée de ski ou de vélo, les clients peuvent bénéficier des mêmes propriétés relaxantes et antalgiques que celles offertes lors des cures thermales.
Une cure thermale est une prise en charge médicale globale et naturelle d’une pathologie chronique grâce aux vertus des eaux thermales minérales. Accessible sur prescription médicale, une cure thermale est idéale dans la prise en charge d’un grand nombre de maladies. D’une durée de 3 semaines consécutives, un séjour en cure thermale est une véritable coupure avec le quotidien qui permet au curiste de changer ses habitudes de vie tout en prenant soin de lui.
Est-ce normal d’être fatigué pendant et après une cure thermale ?
Oui, il est tout à fait normal de ressentir une certaine fatigue durant une cure thermale. Cette fatigue peut également se faire ressentir après la fin du séjour. Cette sensation sera passagère et tout rentrera dans l’ordre progressivement.
Pourquoi est-on fatigué lors d’une cure thermale ?
Plusieurs paramètres sont à prendre en compte afin de comprendre l’augmentation de la fatigue en cure thermale :
Le rythme des soins, dispensés de façon quotidienne et sur plusieurs heures durant 3 semaines.
Les actions de l’eau thermale, avec la stimulation de la circulation sanguine ainsi que les effets anti-inflammatoires, entraînent un changement dans le fonctionnement du corps.
Dans certaines orientations, comme la rhumatologie, les articulations sont sollicitées de façon importante et plus qu’à l’accoutumée.
La reprise d’une activité sportive adaptée, dont le curiste n’a pas ou plus l’habitude.
Le changement de rythme et l’éloignement du stress quotidien.
La combinaison de ces facteurs explique la fatigue temporaire ressentie par le curiste.
Quels sont les effets secondaires d’une cure thermale ?
Cela s’explique par la réalisation quotidienne de soins visant à stimuler les zones douloureuses et la sollicitation importante des différentes articulations et zones atteintes.
Il s’agit d’effets secondaires passagers, qui ne sont pas dangereux pour la santé du patient.
Le repos fait partie intégrante du traitement thermal. Il est donc primordial, chaque jour de prendre le temps de se reposer avant de faire des activités ou de partir découvrir la station thermale et ses alentours.
En conclusion, la cure thermale avec ses nombreux bénéfices thérapeutiques peut entraîner une fatigue passagère chez certains curistes. Cette fatigue, souvent due à un changement de rythme, à l’intensité des soins et à la sollicitation du corps, est un effet secondaire temporaire. Il est essentiel de reconnaître ces sensations et de s’accorder le repos nécessaire pour profiter pleinement des bienfaits de la cure.
N’oubliez pas que chaque individu réagit différemment. Il est recommandé de discuter de vos ressentis avec un professionnel de santé.
Chez certaines personnes, la fatigue peut persister quelques jours à quelques semaines après la cure thermale. L’organisme continue en effet à bénéficier des effets des soins et poursuit son processus d’adaptation. Cette période de récupération est généralement transitoire et tend à s’estomper progressivement.
Découvrez les mini-cures thermales, un séjour de quelques jours idéal pour votre santé et votre bien-être.
Les mini-cures thermales sont des séjours courts et flexibles, conçus pour tous ceux qui souhaitent prendre soin d’eux mais qui ne peuvent pas se libérer durant 3 semaines. Que ce soit pour prévenir des troubles émergents, soulager des problèmes existants ou se relaxer dans un environnement paisible, la mini-cure thermale est idéale.
Un séjour thermal est une démarche médicale encadrée par des décrets. Comme tout acte médical, un certain pourcentage est pris en charge par le régime obligatoire de l’Assurance maladie et la partie restante (le ticket modérateur) peut faire l’objet d’une prise en charge par une mutuelle. En 2014, une loi a été votée concernant l’application d’un complément tarifaire supplémentaire dans le cadre d’une cure thermale. Cependant, on remarque depuis cette année une importante hausse de celui-ci.
Quelle est la prise en charge d’une cure thermale ?
Pour bien comprendre ce qu’est le complément tarifaire, il est intéressant de décomposer les différentes parties prises en charge dans le cadre d’une cure thermale.
Le tarif de la cure est composé de 2 éléments majeurs :
Le tarif Forfaitaire de Responsabilité (TFR) qui sert de base de remboursement pour la Sécurité sociale et la mutuelle.
Le Prix Limite de Facturation (PLF) qui correspond au tarif plafond susceptible d’être facturé aux curistes (65% du forfait thermal pris en charge par l’assurance maladie + 35% du ticket modérateur pouvant être pris en charge par les mutuelles + le complément tarifaire). Ce prix est fixé chaque année par l’assurance maladie qui le réévalue selon une multitude d’indicateurs.
Le complément tarifaire correspond donc à la différence entre le TFR et le PLF.
Qu’est-ce que le complément tarifaire qui appliqué lors d’une cure thermale ?
En 2014 dans le cadre du financement de la Sécurité sociale, une loi a été votée. Cette loi a conduit à la mise en place d’un complément tarifaire pour les cures thermales.
Ce complément est une convention entre les établissements thermaux et la caisse d’Assurance Maladie. Il prévoit chaque année, selon une formule basée sur de nombreux indicateurs (augmentation des charges, coût énergétique, salaires…), le calcul de la revalorisation des tarifs de facturation des cures thermales.
Il est important de noter que la Sécurité sociale ne calcule pas son remboursement sur ce prix de Prix Limite de Facturation (PLF). Elle calcule son remboursement sur le Tarif Forfaitaire de Responsabilité (TFR).
C’est à ce niveau que se manifeste la différence, car le Tarif Forfaitaire de Responsabilité n’évolue pas dans les mêmes proportions que le prix de facturation.
Quels sont les prix du complément tarifaire ?
Par exemple, au 7 mai 2023*, voici les prix du complément tarifaire pour :
La rhumatologie, avec le forfait de 72 soins : 85,40 euros
*date de parution au Journal Officiel (JO) de la nouvelle grille de tarification des cures thermales.
Le complément tarifaire est-il appliqué par tous les établissements thermaux ?
Oui, toutes les stations thermales appliquent le complément tarifaire.
Il ne peut pas être individualisé, il est donc identique dans chaque station thermale en fonction de l’orientation thermale prescrite et du nombre de soins réalisés.
Pourquoi en 2023 le complément tarifaire est-il si élevé ?
En 2023, le complément tarifaire a connu une augmentation significative due en grande partie aux indicateurs liés à l’inflation.
Il est important de souligner certains points concernant la tarification des cures thermales :
C’est la Sécurité sociale qui fait paraître au Journal Officiel (JO) le prix de facturation qui doit être appliqué pour les forfaits thermaux.
Un centre thermal ne connaît pas à l’avance la date de publication au JO. Par exemple, en 2022 cette revalorisation est passée au JO en juillet pour l’année en cours. En 2023 elle est passée au JO en mai. Le principe est que les établissements thermaux doivent appliquer la nouvelle facturation le lendemain de la parution au JO.
De ce fait, le complément tarifaire à payer peut varier entre avant et après la parution au JO sur une même saison thermale.
Le complément tarifaire dans le cadre de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS)
Les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) sont exemptés de la facturation du complément tarifaire.
La réservation d’une location est une étape importante dans l’organisation d’une cure thermale. Le label Confort Cure, créé spécialement pour les curistes, vous permettra de faire le meilleur choix. En effet, un séjour en cure thermale est d’une durée de 21 jours. Ce séjour a des besoins spécifiques pour assurer votre bien-être.
Location thermale – Label Confort Cure
Qu’est-ce que le label Confort Cure ?
Le label Confort Cure a été créé par LesCuristes.fr, leader du thermalisme sur internet depuis plus de 10 ans. Dédié aux locations saisonnières pour curistes, ce label est le fruit d’une importante réflexion menée avec des propriétaires de locations et des curistes.
Son objectif ? Accompagner au mieux le curiste dans ses recherches et son choix de location afin de lui assurer un confort optimal durant son séjour (accessibilité, équipements, proximité des commerces et du centre thermal, vérification de l’identité du propriétaire).
Quels sont les critères ?
L’attribution du label est réalisée grâce à une grille de notation stricte. Une vérification manuelle est réalisée pour chaque location labellisée.
En plus de l’obtention du classement national en Meublé de Tourisme, le propriétaire doit répondre à différents critères afin d’avoir la possibilité d’adhérer à ce label :
La proximité du centre thermal
La présence d’un ascenseur, si le logement est en étage
La proximité des commerces de première nécessité
La présence d’un stationnement accessible
La qualité de la literie
Les équipements pour les repas
L’accès à internet
Plus le logement répond favorablement à ces critères, plus son niveau de label est élevé.
Comment identifier les locations ayant obtenu le label Confort Cure ?
Le label Confort Cure est attribué aux logements selon différents critères. Le niveau de confort d’une location est exprimé avec une note allant de 1 à 5.
Label Confort Cure
Comment réserver une location Confort Cure pour sa cure thermale ?
Pour toute réservation d’une location thermale labellisée Confort Cure, vous pouvez contacter directement le propriétaire du logement, par mail ou téléphone. L’ensemble de ses coordonnées se trouvent sur sa fiche logement.
L’hébergement est-il pris en charge par la sécurité sociale lors d’une cure thermale ?
Vos frais d’hébergement et de transport sont pris en charge si vos ressources de l’année précédant la cure n’ont pas dépassé 14 664,38 €.
Ce plafond est majoré de 50 %, soit 7 332,19 € pour votre époux, ou partenaire de Pacs et pour chaque ayant droit : personne qui tient son droit à l’assurance maladie-maternité du fait de ses liens avec un assuré à votre charge.
Les plafonds de prise en charge par l’assurance maladie de l’hébergement lors d’une cure thermale :
Une personne seule : 14 664,38 €
Un coupe : 21 996,57 €
Couple + 1 ayant droit : 29 328,76 €
Couple + 2 ayants droit : 36 660,95 €
Les frais de séjour sont remboursés à 65 % sur la base d’un forfait fixé à 150,01 €, soit une prise en charge de 97,50 €
L’eau thermale est une ressource essentielle pour le bon fonctionnement d’un établissement thermal. L’eau thermale, soumise à de rigoureux contrôles, se distingue des autres eaux par sa pureté, ses vertus et sa composition physicochimique particulière. À travers cette eau, le rôle du centre thermal est primordial : offrir des soins de qualité aux curistes tout en assurant la sécurité sanitaire de toutes les personnes se trouvant dans l’établissement (curistes et personnels). La gestion des bactéries fait partie des conditions sanitaires à respecter au sein d’un centre thermal. Afin d’en apprendre plus sur le sujet, Mme Brettes, directrice des thermes Sarrailh, ainsi que M. Michel, le responsable technique, vont nous présenter le fonctionnement de leur centre.
Source photo : thermes Sarrailh
Comment garantir la qualité de l’eau thermale et l’absence de bactéries dans un établissement thermal ?
L’eau thermale est une eau minérale naturelle d’origine souterraine, préservée de toute forme de pollution ou de contamination dès son émergence. Garantir sa qualité est primordial afin d’assurer au curiste des soins de qualité dans un environnement sécurisé.
La station thermale du Grand Dax est composée de plusieurs établissements thermaux qui utilisent la même eau thermale, issue de différents forages. C’est donc à la Régie des Eaux que revient la gestion du forage et la redistribution aux différents établissements en s’assurant de la qualité bactérienne de celle-ci.
M.Michel, le responsable technique des thermes Sarrailh, a pour mission de minimiser le risque de contamination sur l’ensemble du réseau du centre. Il intervient depuis l’entrée de l’eau dans le réseau des thermes Sarrailh, jusqu’à sa sortie au niveau des soins. Pour cela, il adopte une « approche préventive et veille à l’intégrité de l’ensemble du réseau, en permanence » Cette rigueur permet aux curistes de recevoir leurs soins quotidiens, sans interruption. « On ne se rend pas compte du travail quotidien mis en place et de la complexité de la gestion du réseau afin de garantir une eau avec 0 bactérie ».
Durant la visite, M. Michel nous explique que l’eau thermale utilisée pour les soins doit être exempte de la totalité des bactéries pathogènes. « Dans le cas contraire, l’ARS (l’Agence Régionale de Santé) peut intervenir et potentiellement fermer une partie ou la totalité du centre thermal ». C’est pourquoi, de nombreuses actions et traitements quotidiens sont mis en place afin d’anticiper toutes contaminations.
Quels sont les traitements autorisés sur l’eau thermale ?
« L’eau thermale utilisée lors des soins doit être : 100% pure, exempte de traitement chimique, de résidus et ne contenir aucune bactérie pathogène selon la norme appliquée ».
« La gestion du réseau va de pair avec la réalisation des traitements. Je me dois d’assurer un suivi quotidien du réseau, afin de réduire les risques de contamination ». Cette gestion se fait par :
Des traitements chimiques et une surveillance des taux de chlore.
Des traitements thermiques, sur l’ensemble du réseau. Ce traitement physique permet d’augmenter très fortement la température de l’eau, afin d’éliminer toutes potentielles contaminations par la chaleur.
Un entretien du matériel et des révisions régulières sur les pompes, compresseurs et les systèmes de filtration pour éviter toute panne.
Un entretien des réseaux afin d’éviter toutes fuites, fissures ou autres dommages.
Il est essentiel de noter que les traitements de l’eau sont réalisés en dehors des sessions de soins. Ainsi, durant un soin, l’eau dispensée reste 100% naturelle et ne contient ni traitement ni résidus.
Source photo : thermes Sarrailh
A savoir : L’eau de la piscine thermale est la seule à recevoir un traitement à base de chlore en continu. Cela permet d’éviter toutes pollutions des eaux dues à la présence de plusieurs personnes de façon simultanée. Cette norme est également valable pour les établissements disposant d’une piscine publique en France.
L’importance d’une bonne gestion du réseau d’eau
Plusieurs centaines de mètres de canalisation sont nécessaires au bon fonctionnement d’un établissement thermal. Il est très important de réduire les lieux où peut stagner l’eau comme les bras morts (ce sont des canalisations où l’eau stagne pendant une longue période) ou autres fuites, qui sont de potentielles sources de contaminations.
Comme nous l’explique M. Michel dans le cas de l’eau des thermes Sarrailh, celle-ci a une température d’émergence à environ 59°C. Un refroidissement est obligatoire afin de pouvoir utiliser l’eau thermale durant les soins. Ce changement de température est un moment critique. En effet, en diminuant en température, la prolifération de bactéries est plus favorable. Afin d’éviter toutes complications, la gestion du réseau en amont, avec toutes les actions citées plus haut, est indispensable.
Entre le point d’entrée de l’eau thermale dans l’établissement et le point de sortie, au niveau du soin du curiste, l’eau doit circuler dans de nombreuses installations comme les canalisations, la bâche de stockage (cuve permettant d’avoir une réserve d’eau disponible), le système de refroidissement ou encore les différents filtres. Chaque installation est propice à être une source de contamination.
Les contrôles obligatoires afin de suivre la qualité de l’eau thermale
Afin de s’assurer que l’eau thermale du centre ne contienne aucune bactérie, le centre est soumis à des contrôles obligatoires du LHE Bordeaux (c’est-à-dire l’ARS, l’Agence Régionale de Santé) et de la Régie des Eaux de Dax.
Un prélèvement est effectué chaque mois. Il permet de faire des analyses afin de contrôler les bactéries les plus pathogènes pour l’homme : les légionnelles, les pseudomonas et les staphylocoques et les entérocoques.
Les contrôles permettent également de contrôler l’activité bactérienne. En effet, toutes les bactéries ne sont pas pathogènes. Le taux de l’activité bactérienne est un très bon indicateur de l’état de l’eau et du réseau, au besoin ses fluctuations permettent de prendre des dispositions. « Il nous est également possible, dans le cadre d’une autosurveillance, de demander des analyses du réseau en interne ».
A savoir : chaque centre thermal a sa propre activité bactérienne dans son réseau, malgré l’utilisation d’une même eau.
« Les contrôles sont effectués par les laboratoires durant toute la saison thermale. Ils ont lieu durant les soins des curistes, afin d’avoir une image précise de l’eau au moment de son utilisation. Les prélèvements sont effectués à la sortie des robinets et dans la piscine ».
Mme Brettes et M. Michel nous indiquent également qu’« un contrôle des eaux est effectué quelques semaines avant la réouverture annuelle. Cela permet d’anticiper d’éventuel problème tout en pouvant assurer une ouverture à la date prévue ».
Quel est le processus en cas de non-conformité d’une eau ?
Si lors d’un des contrôles mensuels le Laboratoire de Dax ou l’ARS identifient une contamination, le centre thermal est informé. Ce dernier prend ses dispositions afin de traiter le problème dans les plus brefs délais.
Une contamination peut avoir plusieurs origines, en fonction de la bactérie et du lieu de contamination. On pourra retrouver des contaminations bactériennes à ces niveaux :
Les cabines de soins,
La piscine de mobilisation,
La bâche de stockage,
Le réseau de canalisation.
Un 2eme passage de l’ARS est alors obligatoire dès lors qu’une contamination a été identifiée. Lors de ce 2eme contrôle, des points de contrôles supplémentaires sont effectués dans l’établissement thermal afin d’identifier l’origine de la contamination.
Si lors de ce 2eme contrôle, la contamination bactérienne est confirmée, cela peut amener à une fermeture de la cabine, du secteur de soin voire une fermeture complète de l’établissement thermal en fonction du lieu de contamination et du type de bactérie.
Dans ce cas de figure, le centre thermal met tout en œuvre pour identifier la source précise de la contamination afin de pouvoir la contenir dans les meilleurs délais (une fuite, d’eau stagnante, un bras mort…).
Exemple :
Si un curiste est porteur d’une bactérie, celle-ci peut se retrouver dans la piscine. De ce fait, cette contamination sera vite éliminée, car elle ne provient pas du réseau.
Si lors des soins individuels, une bactérie se trouve au point de sortie, cela peut venir d’une personne ayant touché l’embout du robinet. Cette contamination sera vite éliminée, car elle ne provient pas directement du réseau.
Si la contamination est finalement identifiée dans le réseau, en amont des soins, la gestion sera plus complexe. Il faudra alors trouver l’origine précise afin d’éliminer la bactérie en totalité, sur l’ensemble du réseau et des soins.
Mme Brettes nous indique qu’« il s’agit d’un suivi très strict et rigoureux. C’est l’ARS qui peut prendre la décision de fermer un établissement thermal, sa décision est ferme et de leur ressort. La réouverture se fait également sous leur accord, dans ce genre de situation ».
L’adhésion des thermes Sarrailh au label Aquacert HACCP
Aquacert HACCP est une certification qui permet de garantir aux usagers une sécurité sanitaire optimale. Cette certification permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de maitriser et de prévenir les risques liés à la contamination de l’eau thermale.
« C’est plus qu’une simple certification, c’est un véritable outil qui permet une maîtrise totale de l’ensemble de la gestion de l’établissement. En effet, les critères du label Aquacert HACCP se basent tant sur les ressources humaines, la formation des équipes, le suivi des protocoles de soins, la traçabilité des produits utilisés et l’hygiène du centre. »
Les thermes Sarrailh, un établissement thermal historique de Dax
Les thermes Sarrailh sont situés sur la place de la fontaine chaude, en plein cœur de Dax. Fondés en 1870, ils sont l’un des plus anciens établissements de la ville. Gérés par la même famille depuis quatre générations, ils ont su préserver un caractère intime. Chaque jour, cet établissement à taille humaine reçoit en moyenne une centaine de curistes pour des soins en rhumatologie et phlébologie.
Le centre thermal est également l’un des rares établissements à proposer la cure thermale post-cancer de 12 jours, dont 50% des frais sont pris en charge par l’assurance maladie.
L’établissement thermal propose également 2 hôtels sur place avec pension complète ou demi complète ainsi qu’une résidence hôtelière avec Studio, T1 et T2.
Pour les personnes actives, le centre thermal propose des cures thermales en nocturne en avril et en novembre.
L’obésité est une maladie chronique pouvant entraîner des complications à long terme. La cure thermale obésité offre une prise en charge globale, naturelle et conventionnée, combinant soins thermaux, accompagnement diététique et activités physiques. Elle s’adresse à tous, adultes et adolescents, souhaitant retrouver un poids santé et un bien-être durable.
L’obésité, ou surcharge pondérale, est un excès de masse graisseuse lié à un déséquilibre entre l’apport calorique et les dépenses énergétiques. Elle concerne près de 15 % de la population et peut provoquer mal-être, perte de confiance et complications médicales.
La cure thermale obésité repose sur une approche pluridisciplinaire : soins thermaux, suivi nutritionnel, activité physique adaptée et accompagnement psychologique. Cette approche permet d’entamer une perte de poids durable et de réduire les douleurs et complications liées à la surcharge pondérale.
Mini-cures thermales pour l’obésité et le surpoids
Pas le temps pour une cure de trois semaines ? Les mini-cures thermales sont faites pour vous. Ces séjours courts et flexibles permettent de profiter des bienfaits des eaux thermales, dans un cadre idéal pour perdre du poids, tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé. Prévention, soulagement de troubles existants ou amorce d’une perte de poids durable : chacun peut y trouver son objectif.
À noter : ces mini-cures ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie et restent à la charge du curiste.
Quels sont les soins thermaux réalisés pour la cure thermale obésité ?
des douches locales, sous affusions, des bains ou encore des massages à base d’eau thermale pour tonifier la circulation sanguine, favoriser l’élimination des graisses et réduire les douleurs,
un suivi avec un diététicien afin de réapprendre à manger correctement,
un accompagnement psychologique est proposé dans certains centres.
L’environnement et l’ambiance de la cure thermale sont très importants dans la prise en charge du curiste, ils permettront :
de trouver un soutien psychologique auprès des autres patients
d’inciter à la pratique sportive,
de couper avec le quotidien et d’en finir avec les mauvaises habitudes,
De bénéficier de soins sans effets secondaires sur l’organisme.
La cure thermale en hospitalisation pour le traitement de l’obésité
Il est possible de réaliser une cure thermale en hospitalisation le cadre du traitement de l’obésité. Cette hospitalisation se déroulera uniquement dans la station thermale de Vals-les-Bains, qui est la seule à proposer cette prise en charge.
L’hospitalisation est d’une durée de 18 jours au sein du Centre Hospitalier d’Ardèche Méridionale. L’hospitalisation concerne les patients présentant une affection nécessitant une surveillance particulière.
Où faire une cure thermale pour perdre du poids ?
En France, il existe 12 orientations thermales et thérapeutiques reconnues par l’assurance maladie. Pour l’obésité, le surpoids, et la surcharge pondérale, c’est l’orientation thermale en affections digestives et maladies métaboliques OU l’orientation thermale en affections urinaires et maladies métaboliques qui sera prescrite par votre médecin.
Vous pourrez ainsi profiter des vertus des eaux thermales lors des soins spécifiques effectués tous les jours.
Les programmes complémentaires pour l’obésité et le surpoids
Riche d’un important savoir-faire et d’une grande connaissance de cette pathologie, certains établissements proposent des programmes complémentaires ou des programmes d’éducation thérapeutique du patient. L’objectif de ces programmes, qui viennent en complément des soins conventionnés inclus dans la cure thermale, est d’assurer une prise en charge globale de la pathologie, afin que les effets du séjour soient pérennisés dans le temps et que la perte de poids soit durable. Ces programmes sont sur inscription et restent à la charge du curiste. Ils sont généralement dispensés l’après-midi.
Les établissements thermaux indiqués pour la prise en charge de l’obésité
En France, plusieurs stations thermales proposent ces 2 orientations. Le choix de votre établissement se fera d’un commun accord entre vous et votre médecin, en fonction de différents paramètres (localisation, hébergement, qualité de l’eau, techniques de cures proposées, double orientation, etc.)
Les thermes de Brides-les-Bains
Située en Savoie, la station thermale de Brides-les-Bains est reconnue pour son savoir-faire dans le traitement de la surcharge pondérale depuis plus de 170 ans. Les thermes de Brides-les-Bains proposent un centre nutritionnel et un espace dédié aux activités physiques afin d’accompagner au mieux le curiste dans sa perte de poids.
En plus des soins thermaux dédiés à l’obésité (et ses effets tel que l’hypertension, l’arthrose), le centre propose des programmes complémentaires afin d’optimiser les effets de la cure : « Je prends en charge mon excès de poids » ou encore « J’équilibre mon Diabète de type 2 ». Brides-les-Bains, c’est aussi la seule station thermale qui dispose d’un label diététique, cela permet de profiter de nombreux restaurants proposant des menus diététiques.
La station thermale de Vichy, située en Auvergne, propose un accompagnement dans la perte de poids, combinant une éducation diététique et une reprise de l’activité physique. Pour une prise en charge optimale de l’obésité, la station thermale de Vichy met également à disposition un programme d’éducation thérapeutique “Thermaligne”. Ce programme, réalisé en complément des soins de la cure thermale conventionnée pour les affections digestives et les maladies métaboliques, offre la possibilité de découvrir des solutions aux difficultés rencontrées.
La station thermale de Contrexéville se trouve dans la région Grand Est, au coeur des Vosges. Cette station est indiquée dans le traitement des affections digestives et maladies métaboliques ainsi que pour les affections urinaires et maladies métaboliques. Les eaux thermales de la ville, reconnues depuis plus de 250 ans, font de cette station la “Capitale de la Minceur”. Vous retrouverez dans certains restaurants de la ville, le macaron “Respecte la Charte Saveur Minceur”. Cela signifie que le restaurant propose des menus équilibrés et savoureux.
Situé sur les bords du Lac Léman, le centre thermal de Thonon est indiqué pour les cures conventionnées en affections digestives et maladies métaboliques ainsi que pour les affections urinaires et maladies métaboliques. Le curiste séjournant aux thermes de Thonon-les-Bains pourra également suivre un programme complémentaire “Objectif minceur”.
Capvern-les-Bains est une station thermale située dans le département des Hautes-Pyrénées. Cette station est indiquée pour les cures conventionnées en affections digestives et maladies métaboliques ainsi que pour les affections urinaires et maladies métaboliques.
Pour une prise en charge optimale de l’obésité, le centre thermal propose un programme d’éducation thérapeutique, qui se réalise en parallèle de la cure thermale : “Je suis acteur de ma santé : je prends en charge mon surpoids ou mon obésité”. Les thermes proposent également le programme Therm’inceur, un programme à la carte réunissant plusieurs professionnels.
Située en région Aquitaine, la station thermale d’Eugénie-les-Bains propose une prise en charge de l’obésité et du surpoids dans le cadre d’une orientation en affections urinaires et maladies métaboliques. En plus de la cure thermale conventionnée, le centre thermal propose un programme d’Éducation thérapeutique du patient « Obésité et Syndrome métabolique ». Avec la présence du Grand Chef étoilé Michel Guérard, l’ensemble du village propose une cure minceur à l’efficacité mondialement reconnue.
Le centre thermal de La Preste-Prats-Mollo, situé dans le département des Pyrénées-Orientales au coeur du Haut Vallespir, est indiqué pour l’orientation en affections urinaires et maladies métaboliques. De ce fait, il pourra recevoir des curistes pour une prise en charge de l’obésité et du surpoids. Le programme complémentaire “Surpoids & diabète” est également disponible pour une prise en charge encore plus globale.
Dans le cadre d’une cure thermale en affections urinaires et maladies métaboliques, le centre thermal du Boulou pourra accompagner les curistes dans la prise en charge de leur surpoids et de leur obésité.
Le thermalisme et la perte de poids : une efficacité prouvée
Le thermalisme a su démontrer son efficacité dans la prise en charge de cette pathologie au travers des résultats de l’étude Maâtherme. Une étude scientifique réalisée afin d’évaluer l’efficacité des cures dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité.
Elle a regroupé 5 stations thermales Françaises : Brides-les-Bains, Capvern,Vals Les Bains, Vichy et Vittel. Son approche triple (diététique, physique et psychologique) s’ajoutant à la durée des soins permet d’apprendre ou ré-apprendre aux patients le bon comportement à adopter au quotidien afin d’avoir une perte de poids durable dans le temps.
Être l’unique cure thermale réalisée durant l’année civile,
Durer 21 jours, soit 18 jours de soins,
L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entraîner le non-remboursement de la cure thermale.
Si l’ensemble des conditions est réuni, la cure thermale sera prise en charge par la sécurité sociale à hauteur de 70% du forfait de surveillance médicale et à 65% du forfait thermal. En fonction des contrats souscrits, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.
Pourquoi ne pas faire une cure thermale en double orientation ?
Il n’est pas rare de rencontrer plusieurs pathologies chroniques, notamment lorsque l’une des pathologies favorise le développement d’une autre (surcharge pondérale et arthrose). La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entrainer d’effets secondaires.
Il existe un grand nombre de combinaisons de cure ayant une double orientation (gynécologie et phlébologie ou gynécologie et rhumatologie) , cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.
Prenons la direction de la Charente-Maritime, plus précisément du sud de ce département, pour découvrir la ville thermale de Jonzac. Réputée pour ses thermes et son château historique, cette destination saura vous séduire par la richesse et la variété de son patrimoine historique, sa gastronomie et son authenticité.
Jonzac est une ville imprégnée d’un riche passé historique. En effet, les premières traces de l’occupation de Jonzac et des environs remontent à la préhistoire. La ville regorge également de vestiges allant de l’époque gallo-romaine au Moyen Âge. Le XIXème siècle marquera toutefois un tournant majeur pour la ville. Grâce à la popularité croissante du cognac, le commerce se développe et la ville s’enrichit. L’arrivée du chemin de fer joue également un rôle clé, permettant de désenclaver Jonzac et de la connecter aux principales voies de communication.
Lors de vos balades dans le centre-ville, vous découvrirez des vestiges des époques passées comme le château ou les remparts.
Que faire à Jonzac ? Les activités touristiques de la station
Après vos soins et durant vos temps libres, de nombreuses activités s’offriront à vous.
Située au carrefour des estuaires de la Gironde et des vignobles du cognac, la région autour de la station promet de belles découvertes.
Source photo : www.jonzac-haute-saintonge.com
Le château de Jonzac
Jonzac est célèbre pour son château, un monument emblématique de la ville, qui a été édifié au XVème siècle. Perché sur un éperon rocheux, il domine la ville. Inscrit aux Monuments Historiques, il accueille aujourd’hui l’hôtel de ville, la sous-préfecture ainsi qu’un théâtre à l’italienne.
Le centre-ville et les ruelles médiévales
En déambulant dans les ruelles étroites, vous découvrirez des maisons à colombages, des façades anciennes et des monuments témoignant de l’histoire de la ville.
Vous ne pourrez pas passer à côté de la Porte de la Ville, classée monument historique. Dans le quartier historique des Carmes, admirez le Cloître des Carmes, qui abrite aujourd’hui un musée archéologique, ainsi que le Couvent des Carmes.
Les halles de Jonzac, construites en 1889 dans un style Baltard, se situent également dans le quartier historique. N’hésitez pas à y faire un détour, notamment les jours de marché, pour découvrir les produits locaux.
Source photo : www.jonzac-haute-saintonge.com
Les Antilles de Jonzac
Les Antilles de Jonzac sont l’un des plus grands centres aquatiques d’Europe. Un incontournable de la station, pour un moment de détente et de baignade.
L’Église Saint-Gervais et Saint-Protais
Située au cœur de la ville, sur le parvis, vous ne pourrez pas manquer l’église Saint-Gervais-Saint-Protais. Sa façade est classée comme monument historique. La messe y est célébrée tous les dimanches à 11h.
Source : https://www.infiniment-charentes.com/
Les moulins de Jonzac
La ville de Jonzac a restauré deux moulins datant du XVIIIème siècle. Vous pourrez visiter le Moulin à Vent du Cluzelet ainsi que le Moulin à Eau de chez Bret.
Une cure thermale est une démarche médicale naturelle visant à soulager une pathologie chronique douloureuse. Durant un séjour en cure thermale conventionnée, le curiste recevra plusieurs soins à base d’eau, de boue ou de gaz thermal. Les eaux thermales sont reconnues pour leurs nombreuses vertus : anti-inflammatoire, antalgique, décongestionnante, apaisante ou encore décontractante. En fonction de l’orientation thérapeutique prescrite par le médecin traitant ou le médecin spécialiste, les soins et les eaux thermales minérales utilisées seront différentes afin de s’adapter aux curistes.
Véritable prise en charge globale d’une pathologie, la cure thermale est sans effet secondaire et offre de nombreux bienfaits visibles plusieurs mois après la fin du séjour.
Cela s’explique par la réalisation quotidienne des soins visant à stimuler les zones douloureuses par la réalisation de soins et la sollicitation importante des différentes articulations et zones atteintes.
Après plusieurs jours de soins, certaines parties du corps se décontractent, se décongestionnent et deviennent plus souples. Cette importante sollicitation après un long moment de repos peut entrainer le réveil d’importantes douleurs, signe d’une bonne stimulation.
Que faire lorsque les douleurs augmentent durant une cure thermale ?
Lors de votre séjour, un suivi avec le médecin thermal est obligatoire. N’hésitez pas à le contacter afin d’échanger avec lui sur votre état de santé durant la cure. Il est important de l’informer du réveil de vos douleurs, dans certains cas, les soins pourront être adaptés.
En parallèle, n’hésitez pas à prendre du temps pour vous afin de vous reposer. Le cadre de la cure thermale est idéal pour se ressourcer, réduire son stress et prendre soin de soi. Le repos fait partie intégrante du traitement est appuie les bienfaits du thermalisme.
Dans une grande majorité de cas les douleurs s’atténuent avec l’arrivée de la fin du séjour, il est toutefois possible que dans certains cas, les douleurs persistent après la cure. Il est important de continuer à prendre soin de vous, de vous reposer et d’en parler avec votre médecin.
Est-ce normal d’être fatigué en cure thermale ?
Durant le séjour thermal il est observé, chez une majeure partie des curistes (toutes orientations confondues), une hausse de la fatigue. En effet, durant une cure thermale, il arrive souvent que l’apparition ou le réveil des douleurs s’accompagne d’une augmentation significative de la fatigue. En effet, les soins thermaux quotidiens fatiguent le curiste. Cette sensation de fatigue est généralement plus prononcée à partir de la deuxième semaine de cure, mais elle est temporaire.
Démarches et prises en charge d’une cure thermale par l’assurance maladie
Une cure thermale conventionnée dure 3 semaines. Afin d’être partiellement prise en charge par l’assurance maladie, une cure thermale doit respecter plusieurs règles : être prescrite par un médecin, durer 21 jours et avoir reçu un accord de prise en charge par la sécurité sociale.
Le thermalisme est une pratique ancienne qui consiste à utiliser les eaux minérales naturelles et chaudes à des fins thérapeutiques. C’est une tradition dont les prémices remonte à plusieurs siècles. De l’antiquité à la Belle époque, les bienfaits des eaux thermales ont attiré de nombreuses têtes couronnées et une grande partie de la haute bourgeoisie, qui venaient « prendre les eaux ». C’est grâce à cette pratique thermale que de nombreuses grandes villes d’eaux ont acquis une renommée mondiale. La pratique thermale fait partie intégrale de l’héritage historique des villes d’eaux. Elle a fortement façonné l’urbanisme, les équipements, l’architecture et l’économie.
Thermalisme et architecture des villes d’eaux : une histoire intimement liée
Les bienfaits des eaux thermales sont reconnus et prisés depuis l’antiquité. Les Romains, grands amateurs de bains thermaux, érigeaient des thermes somptueux à travers tout l’Empire et établissaient des routes reliant les différentes stations thermales. Aujourd’hui encore, nombre d’établissements thermaux reposent sur les fondations d’anciens thermes romains, et certaines de ces routes sont devenues des itinéraires touristiques incontournables.
Les thermes étaient de véritables prouesses architecturales, ornées de colonnades raffinées, de mosaïques et de statues monumentales.
Bien que cette pratique ait semblé perdre de son attrait du Moyen Âge à l’époque moderne, elle a connu un regain d’intérêt au XIXe siècle, période durant laquelle “prendre les eaux” est redevenu très à la mode pour la bourgeoisie. Cet enthousiasme pour les stations thermales a conduit à l’édification de nombreux bâtiments, chacun rivalisant en beauté, en modernité et en originalité pour accueillir et divertir de plus en plus de visiteurs.
Aujourd’hui, ces établissements constituent les trésors patrimoniaux pour les villes d’eaux.
L’architecture d’une station thermale est profondément influencée par sa vocation première : l‘exploitation des eaux thermales à des fins de bien-être et de santé. Mais cette influence s’étend bien au-delà des établissements thermaux eux-mêmes, imprégnant l’ensemble de l’urbanisme et de l’architecture de la ville. Les bâtiments thermaux sont souvent les pièces maîtresses, avec des conceptions architecturales grandioses et élégantes qui reflètent leur importance.
Les hôtels, les pensions et les résidences privées sont souvent construits dans un style qui complète les bâtiments thermaux.
Source photo : www.allier-auvergne-tourisme.com // Xavier Thomas
L’urbanisme des villes d’eau : un aménagement spécifique
Les villes thermales ne sont pas uniquement des destinations de santé, elles sont également de véritables lieux de villégiature. Historiquement, ces villes étaient des destinations de choix pour la haute société, qui venait non seulement pour les cures thermales, mais aussi pour se divertir et se “montrer”. De nombreuses infrastructures ont donc été développées afin de contenter cette clientèle. L’urbanisme de ces villes a donc été conçu pour répondre à ces besoins multiples. Les casinos étaient souvent des bâtiments somptueux, conçus pour impressionner et divertir. Les promenades, parcs et jardins étaient aménagés pour offrir des espaces de détente et de loisirs. Ces éléments d’urbanisme contribuent à créer une ambiance particulière dans les villes thermales, en alliant bien-être, divertissement et élégance.
Ces vestiges, sont aujourd’hui, toujours présents et utilisés dans les villes d’eaux.
En 1804, Napoléon crée un établissement officiel pour lutter contre la clandestinité liée aux jeux d’argent. S’en suivra, en 1806, une loi autorisant l’ouverture des casinos uniquement au sein des villes thermales et balnéaires.
C’est donc à partir de cette date que les premiers casinos légaux voient le jour en France, au cœur des stations thermales. Cela conférera à ces dernières un nouvel attrait pour les populations aisées.