Cure thermale et spondylarthrite ankylosante : une prise en charge globale des douleurs

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire fréquent, touchant principalement la colonne vertébrale. Elle se retrouve chez des personnes de moins de 50 ans et dans certains cas, chez les enfants. Cette pathologie entraîne de nombreuses douleurs ainsi qu’une raideur de l’ensemble de la colonne vertébrale. Cette maladie évolue dans le temps et une cure thermale permettra de soulager les douleurs liées à l’inflammation.

Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante est une forme d’arthrite inflammatoire. Elle se développe principalement autour de la colonne vertébrale et au niveau des articulations sacro-iliaques (les articulations qui relient la colonne vertébrale au bassin). Cela entraîne de nombreuses douleurs dans le bas du dos. Dans certains cas, elle affecte d’autres articulations périphériques comme les ligaments et les tendons, rendant le moindre mouvement douloureux (épaules, hanches). Cette affection chronique affecte fortement la qualité de vie du patient entraînant des séquelles irréversibles.

La spondylarthrite ankylosante est une maladie auto-immune, le système immunitaire attaque les ligaments et les tendons sains, créant ainsi une importante inflammation. Dans les cas les plus avancés, cette pathologie entraîne une destruction des os de la colonne vertébrale que l’organisme essaie de réparer en formant un nouveau tissu osseux. Les vertèbres commencent alors à fusionner, rendant la colonne vertébrale rigide et douloureuse.

Symptômes :

  • Des douleurs au bas du dos qui évoluent doucement dans le temps
  • Une raideur et une douleur au réveil
  • Des maux de dos chroniques
  • Une fatigue importante et un épuisement
  • Une inflammation des yeux

Pourquoi partir en cure thermale pour soulager une spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante ne peut pas être guérie. Cependant, des traitements et la réalisation de cures thermales, en parallèle, aident le patient à maintenir une attitude positive, à diminuer la douleur et à réduire l’impact de cette maladie sur le quotidien.

En effet, une cure thermale conventionnée permettra :

  • de réduire les douleurs liées à l’inflammation de la colonne vertébrale,
  • d’entretenir la mobilité des articulations,
  • de retrouver une certaine souplesse.

Chaque soin a ses spécificités. Ainsi, les soins à base d’eau thermale, riches d’une multitude de minéraux et oligo-éléments, aideront le patient à retrouver sa mobilité. Les douleurs seront quant à elles soulagées par l’application de boues thermales chaudes.

Attention cependant, une cure thermale ne peut être proposée qu’aux patients dont l’état inflammatoire est contrôlé par un traitement médicamenteux. Une cure ne peut pas être réalisée pendant une période de crise.

Les contre-indications

À quel moment faire une cure thermale pour la spondylarthrite ankylosante ?

La cure thermale s’inscrit dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante, en complément du suivi médical et des traitements prescrits par le médecin. Elle peut notamment être envisagée lorsque les douleurs, les raideurs ou la diminution de la mobilité ont un impact sur les activités du quotidien.

Le choix du moment pour réaliser une cure dépend toutefois de l’état de santé de chaque patient. Il est recommandé d’en discuter avec son médecin ou son rhumatologue afin de déterminer si une cure thermale est adaptée.

La cure thermale est particulièrement intéressante dans une démarche d’entretien de la mobilité. Les soins réalisés en piscine d’eau thermale, les applications de boue ou encore les massages sous affusion peuvent être associés à des exercices de mobilisation et de rééducation. L’objectif est notamment de contribuer à diminuer les douleurs et les raideurs et à entretenir les capacités fonctionnelles.

Les cures thermales conventionnées indiquées dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante

Les établissements thermaux, ayant l’orientation thermale en rhumatologie, sont indiqués dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante.

Cure thermale spondylarthrite ankylosante : où se rendre ? 

En France, de nombreuses stations thermales ont reçu l’agrément pour l’orientation en rhumatologie : 

cure thermale rhumatologie
Les cures thermales en rhumatologie
Découvrir l’ensemble des établissements thermaux ayant l’orientation en rhumatologie

Quelles stations thermales proposent une cure dédiée pour la spondylarthrite ankylosante ?

Face à cette pathologie, certains établissements thermaux proposent des cures thermales dédiées à la spondylarthrite ankylosante, via la mise en place de modules spécifiques.

Cure thermale spondylarthrite à Barbotan-les-Thermes

Les thermes de Barbotan-les-Thermes, qui font partie du groupe de la Chaîne Thermale du Soleil, sont situés dans le département du Gers, en région Occitanie. Cette station thermale propose une cure en rhumatologie, avec un programme de soins et d’activités très ciblés afin de combattre la douleur et l’inflammation, éviter la survenue de complications, retrouver une amplitude articulaire pour améliorer le quotidien et partager son vécu. Ce module se réalise en parallèle de la cure thermale conventionnée en rhumatologie.

Cure thermale spondylarthrite à Allevard-les-Bains

Les thermes d’Allevard-les-Bains se trouvent dans le département de l’Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Durant la cure thermale en rhumatologie, le curiste atteint de spondylarthrite retrouvera sa mobilité grâce à des bains en piscine et des séances de kinésithérapie sous affusion d’eau. 

*liste non exhaustive

Quels soins sont proposés lors d’une cure thermale pour la spondylarthrite ankylosante ?

La cure thermale en rhumatologie repose sur une association de soins utilisant les propriétés de l’eau thermale et de techniques de mobilisation . Le programme de soins est déterminé par le médecin thermal en fonction de la pathologie, des douleurs et des capacités de chaque curiste.

Le médecin thermal

Les soins en piscine d’eau thermale

Les soins réalisés en piscine permettent de mobiliser progressivement les articulations. La portance de l’eau facilite les mouvements et peut permettre de réaliser certains exercices avec moins de contraintes mécaniques.

Dans le cadre d’une spondylarthrite ankylosante, ces soins peuvent notamment contribuer à entretenir la mobilité de la colonne vertébrale et des articulations et à lutter contre l’enraidissement.

Les applications de boue thermale

Les applications de boue thermale, également appelées illutations ou cataplasmes selon les établissements, utilisent la chaleur et les propriétés de la boue thermale.

Appliquées sur les zones douloureuses ou raides, elles sont notamment utilisées pour favoriser la décontraction musculaire et contribuer au soulagement des douleurs.

Le soin de boue thermale

Les massages sous affusion d’eau thermale

Le massage sous affusion associe l’action du massage à celle de l’eau thermale. Il peut être particulièrement intéressant lorsque les tensions musculaires et les raideurs accompagnent les douleurs liées à la spondylarthrite.

Les bains et douches thermales

Différents types de bains et de douches peuvent compléter le programme de soins : bains en eau thermale, aérobains, douches au jet ou encore soins sous immersion.

Ces soins sont réalisés selon les indications du médecin thermal et peuvent participer à une prise en charge globale visant à soulager les douleurs et à entretenir la mobilité.

Une prise en charge adaptée à chaque curiste

Tous les curistes atteints de spondylarthrite ankylosante ne bénéficient pas nécessairement des mêmes soins. Le médecin thermal établit le programme en fonction de l’état de santé, des zones douloureuses, des limitations fonctionnelles et des objectifs de la cure.

La cure thermale pour la spondylarthrite ankylosante est-elle remboursée par l’Assurance Maladie ?

Oui, une cure thermale pour la spondylarthrite ankylosante peut être prise en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’elle est prescrite par un médecin et réalisée dans un établissement thermal agréé et conventionné.

La spondylarthrite ankylosante relève de l’orientation thérapeutique « rhumatologie », l’une des orientations thermales reconnues par l’Assurance Maladie. Pour bénéficier d’une prise en charge, la cure doit notamment respecter les conditions prévues par l’Assurance Maladie et comprendre 18 jours de soins thermaux effectifs.

La prise en charge d’une cure thermale

Quel remboursement pour une cure thermale en rhumatologie ?

Le forfait correspondant aux soins thermaux est pris en charge à hauteur de 65 % sur la base d’un tarif forfaitaire conventionnel. Le reste à charge peut, selon la situation du curiste et son contrat, être pris en charge en partie ou en totalité par sa complémentaire santé.

La prise en charge des frais de transport et d’hébergement répond quant à eux à des conditions spécifiques. Il est donc conseillé de se renseigner auprès de sa caisse d’Assurance Maladie avant le départ.

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Remboursement des cures thermales : le point sur la situation actuelle avec le Sénateur Jean-Marc Boyer

Alors que le remboursement des cures thermales a été maintenu en 2026, la profession reste mobilisée et attentive aux prochaines décisions qui pourraient concerner leur prise en charge par l’Assurance maladie. Le sénateur du Puy-de-Dôme Jean-Marc Boyer, engagé depuis plusieurs années aux côtés des acteurs du secteur, défend notamment un moratoire de trois ans afin de laisser à la Haute Autorité de Santé (HAS) le temps d’évaluer le service médical rendu des cures thermales.

Avec 88 stations réparties en France, le thermalisme représente à la fois une activité médicale et un enjeu économique majeur pour de nombreux territoires. Alors que les prochaines discussions budgétaires se préparent, Jean-Marc Boyer revient pour LesCuristes.fr sur la mobilisation des parlementaires, le travail engagé auprès de la HAS et les prochaines étapes.

Senateur Jean Marc Boyer
Le sénateur du Puy-de-Dôme Jean-Marc Boyer

Pour rappel

En novembre 2025, une annonce a suffi à inquiéter des milliers de curistes à travers la France : un projet visant à réduire fortement le remboursement des cures thermales conventionnées. Depuis, élus, professionnels du secteur et patients se sont mobilisés pour défendre la médecine thermale, et le budget de la Sécurité sociale voté en décembre 2025 n’a finalement prévu aucun déremboursement.

le maintien du remboursement des cures thermales en 2026

Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre engagement pour le thermalisme ?

Je suis Jean-Marc Boyer, Sénateur du Puy-de-Dôme. J’ai été maire d’une petite commune rurale de montagne située à côté de La Bourboule et du Mont-Dore pendant 28 ans, et conseiller général de ce canton où se trouvaient justement ces communes. J’ai donc été sensibilisé très tôt à la problématique des cures thermales, notamment avec la disparition des maisons d’enfants liées au thermalisme à La Bourboule.

Par la suite, j’ai été élu au Sénat et j’ai été confronté, lors des différentes discussions parlementaires, aux difficultés liées au remboursement des cures thermales. Cette question n’est d’ailleurs pas nouvelle : il y a une trentaine d’années déjà,  le ministère des Finances avait évoqué la possibilité de supprimer le remboursement des cures.

Lorsque, ces dernières années, la question du non-remboursement des cures thermales a de nouveau été évoquée au Sénat, j’ai souhaité agir. Il y a environ trois ans, j’ai donc initié au Sénat les premières Journées parlementaires du thermalisme, car historiquement, il n’y avait jamais eu de véritable action engagée sur ce sujet.

En novembre dernier, le secteur thermal a été profondément ébranlé par une proposition visant à réduire fortement le remboursement des cures thermales conventionnées. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lors des débats autour du déremboursement des cures thermales ?


Ce qui m’a interpellé surtout dans les discussions au Sénat, c’est que beaucoup de collègues ne connaissent pas réellement le thermalisme. Certains considéraient que les 350 millions d’euros remboursés par l’Assurance maladie pour les cures thermales pourraient simplement être économisés et utilisés autrement dans le cadre de l’action sociale.

Vous êtes donc la personne qui représente le thermalisme et la médecine thermale auprès du gouvernement ?

Oui et c’est justement pour cela qu’il y a environ trois ans, j’ai lancé les premières Journées parlementaires du thermalisme au Sénat, où nous avions réuni près de 130 personnes. Nous avons invité les maires des villes thermales (il existe 88 stations thermales en France), mais aussi des médecins spécialisés dans les différentes orientations thermales thérapeutiques, afin d’expliquer ce qui était réellement fait dans les établissements thermaux et quelles solutions pouvaient être envisagées.

Dès le départ, j’ai souhaité que cette démarche dépasse le seul Sénat et associe également l’Assemblée nationale, afin de créer une sorte de groupe de travail interparlementaire.

Ces Journées parlementaires ont-elles eu une suite ? 

Oui, nous avons organisé une deuxième édition l’année suivante. 

En mai 2026,  la troisième Journée parlementaire du thermalisme a été organisée à l’Assemblée nationale par mon collègue Denis Fégné, président du groupe thermalisme à l’Assemblée nationale. Nous ne sommes pas issus de la même sensibilité politique, mais justement, cela a permis de montrer que cette démarche était transpartisane.

La question du thermalisme n’est pas une question de droite ou de gauche : c’est une question d’intérêt général.

 

Retour sur les journées parlementaires de 2026

 

Le point central de ces journées est de démontrer le service médical rendu du thermalisme ?

Oui, tout à fait. Le service médical rendu consiste à démontrer que les soins thermaux ont une incidence sur la santé des personnes et qu’ils méritent donc d’être remboursés par la Sécurité sociale. 

L’argument avancé par ceux qui dénigrent le thermalisme est souvent de dire que cela “ne sert à rien”, qu’il n’existe aucune preuve démontrant une action sur la santé. Pourtant, de nombreuses études ont été réalisées, notamment par le Conseil National des Établissements Thermaux (CNETh) et par l’Association Française pour la Recherche Thermale (AFRETh). 

Le problème principal est que ces études n’ont pas encore été validées par la Haute Autorité de Santé (HAS). 

Est-ce que les différentes actions menées auprès des parlementaires ont permis de faire évoluer leur regard sur le thermalisme ?

Oui, certains commencent à mieux comprendre le sujet. 

J’ai des collègues qui ont été très actifs sur cette question, d’autres étaient beaucoup plus réservés. Nous ne sommes pas là pour convaincre tout le monde immédiatement, mais il y a un cheminement intellectuel qui commence à se faire. En ayant davantage d’informations et en comprenant mieux le fonctionnement de la médecine thermale, certains se rendent compte que ce ne sont pas des vacances payées par la Sécurité sociale.

Il faut également rappeler qu’on parle bien ici de cures thermales médicales conventionnées, et non de séjours de bien-être ?

Oui, tout à fait. Parmi les personnes qui doutent de l’activité thermale ou qui souhaitent que celle-ci ne soit plus remboursée, beaucoup font l’amalgame entre la cure thermale médicale prescrite par un médecin et les séjours de thalasso ou de balnéothérapie dans des centres de bien-être. Ce sont deux choses totalement différentes.

La thalasso ou les séjours de bien-être relèvent d’une démarche personnelle et ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale.

Ce qui est remboursé aujourd’hui, c’est la cure thermale médicale : il s’agit d’un patient qui vient avec une prescription médicale, parce qu’il souffre d’une pathologie chronique nécessitant une prise en charge thermale.

Différence cure thermale et thalasso

La ministre de la santé a-t-elle été sensible aux arguments avancés et aux actions mises en place ?

Non, pas totalement.

Elle restait sur la position que ce n’était pas à la Sécurité sociale de financer les 350 millions d’euros de remboursements pour les cures thermales et l’activité économique des villes thermales. Mais il reste encore du travail pour faire comprendre ce qu’est réellement la médecine thermale.

La Haute Autorité de Santé a justement été saisie sur le sujet. Pourquoi cette décision est-elle intervenue sans concertation préalable ?

Nous nous sommes effectivement posé la question de savoir pourquoi cette décision avait été prise subitement, alors que jusqu’ici, ce sujet n’avait jamais été évoqué.

Pour l’instant, ce qui a été demandé à la Haute Autorité de Santé (HAS) est de préparer un cadre d’étude permettant de répertorier les critères nécessaires pour démontrer la validité et l’intérêt des cures thermales selon les différentes pathologies.

Pour l’instant, la Haute Autorité de Santé n’a pas engagé les études. Elle doit d’abord préparer, d’ici la fin de l’année, un cadrage avant de pouvoir travailler plus précisément sur le service médical rendu des cures thermales selon les différentes pathologies. Cet élément est important, car il permettra d’apporter une assurance au ministère de la Santé sur le service médical rendu des cures thermales conventionnées.

L’argument économique des stations thermales est également important dans ce débat ?

Oui, c’est un point important. 

Au-delà des remboursements des cures, les stations thermales ont un impact économique et touristique considérable. Les retombées économiques liées au thermalisme sont estimées par différents organismes à environ 4 milliards d’euros pour les territoires concernés. 

Je pense que cet élément a également pesé dans la décision de la ministre des Comptes publics de l’époque, Amélie de Montchalin, que j’avais rencontrée après ses annonces. Je pense que cela a compté dans la décision de poursuivre le remboursement des cures, car les conséquences sur l’activité des stations thermales auraient été très importantes. 

On aurait risqué de mettre par terre toute une activité économique et touristique.

Certains considèrent pourtant que ce n’est pas à la Sécurité sociale de financer l’économie locale ?

On peut comprendre cet argument, mais il faut aussi regarder l’ensemble du sujet. 

Oui, il y a les retombées économiques locales, mais il y a également les économies potentielles réalisées après une cure thermale. 

On constate que certains patients ont ensuite moins besoin de traitements ou de suivi médical. Ce ne sont pas forcément des éléments facilement quantifiables, mais ils existent. C’est un argument que j’avais également avancé auprès de la ministre de la Santé lors d’une question au gouvernement, en expliquant que, dans les mois qui suivent une cure, certains patients réduisent leur consommation de médicaments.

Il faut aussi rappeler qu’une cure représente un investissement pour le patient ?

Oui, tout à fait. Il y a encore beaucoup d’incompréhension sur ce sujet. 

Une cure thermale nécessite de partir pendant trois semaines. Cela représente un engagement en temps, mais aussi un investissement financier, car même si une partie des soins est remboursée, le patient doit prendre en charge le transport, l’hébergement, l’alimentation et une partie des frais liés aux soins qui restent à sa charge. 

Beaucoup de personnes imaginent encore que la Sécurité sociale finance intégralement un séjour thermal, ce qui est totalement faux.

Où en sommes-nous aujourd’hui dans les démarches engagées ?

Aujourd’hui, nous avons demandé un moratoire d’au moins trois ans concernant les décisions relatives au remboursement des cures thermales. L’objectif est de laisser le temps à la Haute Autorité de Santé de travailler, de préparer son cadrage d’étude et de mener ensuite les évaluations nécessaires. Il existe déjà un travail de recherche considérable sur le thermalisme : cela ne date pas d’hier, le thermalisme existe depuis des siècles, notamment depuis l’époque romaine. Il y a toute une bibliographie importante à étudier avant même de lancer de nouvelles études. 

Chaque source thermale a ses propres caractéristiques et répond à des orientations thérapeutiques différentes : ce n’est pas comparable à un médicament unique destiné à une pathologie précise. Il y a donc un véritable travail scientifique à mener.

À ce jour, nous n’avons pas encore eu de réponse à cette demande. Nous ne connaissons pas encore les intentions du nouveau ministre des Comptes publics ni celles concernant le prochain budget.

En quoi consiste un moratoire ?

Dans le cas des cures thermales, un moratoire consiste à suspendre temporairement toute décision concernant leur remboursement. Le délai demandé de trois ans permettrait de laisser à la Haute Autorité de Santé le temps d’évaluer le service médical rendu par les cures avant qu’une éventuelle évolution de leur prise en charge soit décidée.

Comment se déroule le travail en amont du vote du prochain budget de la sécurité sociale ? Les parlementaires sont-ils associés avant les annonces ?

Il y a tout un travail de préparation du budget qui se fait en relation avec les présidents des commissions des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat. Nous avons donc déjà des premiers échos, des premières pistes qui sont envisagées. À l’automne, notamment en octobre et novembre, nous aurons davantage d’informations sur les pistes d’économies qui seront étudiées et nous verrons si le remboursement des cures thermales fait partie des sujets concernés.

Si des mesures sont envisagées par le gouvernement, cela risque également de revenir dans le débat public, notamment dans la presse. 

Quel message souhaitez-vous adresser aujourd’hui aux curistes qui s’interrogent sur l’avenir du remboursement des cures thermales ?

Il faut qu’ils soient rassurés.

Les récentes discussions sur le remboursement des cures, qui ont beaucoup fait parler, ont entraîné une baisse de 10 à 15 % de la fréquentation des établissements pour la saison 2026. Cette incertitude a eu un impact important sur la décision des patients de partir ou non en cure, car certains se demandaient s’ils seraient toujours remboursés. Il faut absolument éviter que cette question revienne chaque année, car cela crée une inquiétude permanente qui n’est pas bonne pour l’ensemble de l’activité thermale. 

Il faut également rappeler que lorsqu’un budget annuel est voté et qu’une décision est actée, on ne revient pas dessus en cours d’année : les patients doivent avoir confiance dans les décisions prises.

C’est justement pour cela que nous avons demandé un moratoire de trois ans : pour donner une véritable visibilité aux patients, mais aussi aux établissements thermaux qui réalisent de plus en plus d’investissements, notamment dans le domaine de la prévention santé.

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Le couloir de marche, un soin aux très nombreuses vertus

Les soins thermaux sont nombreux et chacun possède ses spécificités. Parmi eux, le couloir de marche est un soin particulièrement apprécié pour son action sur les jambes et la circulation. Réalisé dans une piscine d’eau thermale, ce parcours de marche à contre-courant permet de profiter des effets de l’eau tout en pratiquant une activité physique douce.

Mais comment fonctionne exactement le couloir de marche ? Quels sont ses bienfaits et dans quelles situations peut-il être proposé lors d’une cure thermale ?

Le couloir de marche
Source photo : https://www.thermesdeluz.fr/

Le couloir de marche est un soin se déroulant dans une piscine d’eau thermale équipée d’un parcours de marche à contre-courant.

Profonde d’environ 75 cm, la piscine dispose d’un sol recouvert d’aspérités et parcouru de bulles d’air sous pression.

Véritable rééducation vasculaire veineuse, ce soin conjugue les effets de l’immersion dans l’eau à ceux de la marche à contre-courant. Le couloir de marche est ainsi un soin permettant une rééducation dynamique vasculaire.

Le couloir de marche : quelles sont les indications ?

Le couloir de marche est un soin que l’on retrouve dans la prise en charge des maladies liées à deux orientations : la phlébologie et les maladies cardio-artérielles.

Il peut notamment être proposé dans le cadre de la prise en charge de troubles tels que :

Les soins réalisés lors d’une cure thermale conventionnée sont prescrits par le médecin thermal. Le curiste le rencontre avant le début de son séjour afin de définir son programme de soins.

Les bienfaits du couloir de marche :

Ce soin utilise les effets de l’eau thermale et de la marche à contre-courant pour :

  • améliorer le retour veineux,
  • stimuler la vasodilatation cutanée,
  • stimuler la circulation sanguine,
  • diminuer les douleurs,
  • améliorer l’oxygénation des muscles,
  • contribuer à diminuer les œdèmes,
  • favoriser le drainage,
  • avoir un effet vasodilatateur artériolaire,
  • favoriser une activité physique douce grâce à la résistance de l’eau.

Le couloir de marche permet ainsi d’associer les bienfaits de l’immersion dans l’eau à ceux d’une marche active à contre-courant.

Quelle est la prise en charge d’une cure thermale ?

Une cure thermale conventionnée est une démarche médicale qui comprend 18 jours de soins thermaux effectifs, répartis sur une période de 3 semaines consécutives.

Durant un séjour en cure, des soins thermaux sont réalisés quotidiennement. En parallèle, des conseils permettant d’adopter une hygiène de vie adaptée peuvent être partagés lors de rencontres, de conférences et d’ateliers avec des professionnels.

Afin d’être prise en charge partiellement par l’Assurance Maladie, une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale et être réalisée dans un établissement thermal agréé et conventionné.

En fonction des contrats souscrits, certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie des frais restant à la charge du curiste.

Les démarches

Dans quelles orientations thermales trouve-t-on le couloir de marche ?

Le couloir de marche est principalement proposé dans le cadre de deux orientations de cure thermale : la phlébologie et les maladies cardio-artérielles.

Découvrez ci-dessous les établissements thermaux agréés pour ces deux orientations thérapeutiques.

Les établissements thermaux ayant l’agrément en phlébologie

En France, plusieurs centres thermaux sont reconnus et agréés par l’Assurance Maladie pour cette orientation thérapeutique :

carte cure thermale phlébologie

Les établissements thermaux ayant l’agrément en maladies cardio-artérielles

En France, 4 centres thermaux sont reconnus et agréés par l’Assurance Maladie :

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La carte interactive

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Où faire une cure thermale pour soulager la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est une maladie chronique qui se caractérise principalement par des douleurs diffuses, une fatigue importante et des troubles du sommeil. Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1992, elle peut avoir un impact important sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent.

Face aux douleurs persistantes et aux difficultés du quotidien, la prise en charge de la fibromyalgie repose sur une approche globale associant plusieurs solutions. Parmi elles, la cure thermale peut accompagner les patients dans la gestion de leurs symptômes grâce aux soins thermaux, aux activités adaptées et aux programmes d’accompagnement proposés dans certaines stations thermales.

cure thermale fibromyalgie
Source photo : Freepik créée par Freepik

Découvrez dans ce dossier tout ce qu’il faut savoir sur la cure thermale pour la fibromyalgie : ses bienfaits, les études réalisées, les établissements proposant une prise en charge spécifique et les conditions pour bénéficier d’une cure thermale conventionnée.

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est une pathologie chronique se caractérisant principalement par :

Aucun traitement spécifique n’existe pour soulager cette pathologie. Afin d’aider les patients dans leur combat, des établissements thermaux français ont mis en place des cures thermales dédiées à la fibromyalgie, adossées à des cures thermales conventionnées.

Pourquoi partir en cure thermale pour la fibromyalgie ?

La cure thermale est une alternative naturelle  qui a su démontrer son efficacité.

Véritable prise en charge globale durant 3 semaines, la cure thermale est un lieu relaxant permettant aux curistes d’échanger sur leurs propres expériences et ressentis tout en bénéficiant des bienfaits de l’eau thermale minérale. Doucement, les patients réussissent à aller de l’avant et à ne plus se sentir isolés dans ce combat quotidien.

La cure thermale, par sa prise en charge multidisciplinaire, repose sur les nombreuses vertus des eaux thermales (apaisantes, antalgiques, anti-inflammatoires, relaxantes) et permet aux curistes d’améliorer leur qualité de vie. À la suite d’un séjour en établissement thermal, le patient peut ressentir :

  • un mieux-être dans ses mouvements,
  • une diminution de l’intensité de ses douleurs,
  • une réduction de son état de stress et d’anxiété.
  • une amélioration de la qualité de son sommeil.

L’étude thermale : Thermalgi

L’étude Thermalgi évalue le bénéfice clinique de la cure thermale comparée aux soins usuels dans la fibromyalgie. Cette étude a été réalisée par l’Afreth ( Association Française pour la Recherche Thermale) et le Dr Caroline MAINDET (médecin au Centre de la Douleur du CHU Grenoble Alpes).

Cette étude a suivi 220 patients lors d’une cure thermale en rhumatologie dans les centres d’Aix-les-Bains, d’Allevard-les-Bains, de Bourbon-Lancy, de Lamalou-les-Bains et d’Uriage-les-Bains.

À la fin de cette étude, il a été conclu “qu’un bénéfice significatif sur la douleur, la fonction et la qualité de vie chez les curistes” a été démontré.

Les résultats de l’étude thermale Thermalgi

À quel moment faire une cure thermale pour la fibromyalgie ?

La cure thermale peut être envisagée dès lors que les symptômes de la fibromyalgie ont un impact important sur le quotidien du patient : douleurs persistantes, fatigue chronique, troubles du sommeil ou difficultés à réaliser certaines activités.

Elle peut être proposée en complément du suivi médical habituel afin d’aider les personnes atteintes de fibromyalgie à mieux gérer leurs douleurs et à améliorer leur qualité de vie.

Il n’est pas nécessaire d’attendre une aggravation de la maladie pour réaliser une cure thermale. En fonction des besoins du patient, le médecin pourra conseiller une cure thermale conventionnée adaptée, notamment lorsque les traitements habituels ne permettent pas de soulager suffisamment les symptômes.

La prescription d’une cure thermale doit toujours être réalisée en accord avec le médecin traitant ou le spécialiste qui suit le patient.

Prise en charge de la cure thermale en fibromyalgie par la Sécurité sociale

La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets.

Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale conventionnée doit :

  • Faire l’objet d’une prescription médicale,
  • Avoir reçu l’accord de prise en charge par la Sécurité sociale,
  • Se dérouler dans l’un des 110 établissements thermaux français,
  • Être l’unique cure thermale réalisée durant l’année civile,
  • Durer 21 jours, soit 18 jours de soins,
  • L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entraîner le non-remboursement de la cure thermale.
Comment bénéficier d’une cure thermale prise en charge ?

Si l’ensemble des conditions est réuni, la cure thermale sera prise en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 70% du forfait de surveillance médicale et à 65% du forfait thermal. En fonction des contrats établis, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.

Quels centres thermaux prennent en charge la fibromyalgie ?

Les établissements thermaux ayant l’orientation en rhumatologie, en affections psychosomatiques et en neurologie sont à même d’accueillir des personnes atteintes de fibromyalgie dans le cadre d’une cure thermale conventionnée.

La carte de France des stations thermales prenant en charge la fibromyalgie

La carte cure thermale fibromyalgie

Face à cette pathologie, certains établissements thermaux ont mis en place des cures thermales spécifiques pour une prise en charge globale de la fibromyalgie.

Les cures thermales proposant des Programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP)

L’ensemble des établissements thermaux du Grand Dax et la station thermale de Bourbon-Lancy et les Grands Thermes de Bagnères de Bigorre  proposent, en complément de la cure thermale, le programme d’Éducation Thérapeutique (ETP) FIBR’Eaux. Ce programme d’ETP comprend, en plus de la cure thermale traditionnelle :

  • Une consultation médicale à l’arrivée en station thermale.
  • 3 bilans éducatifs
  • Différents ateliers
  • Des séances d’activités physiques

Les thermes d’Allevard-les-Bains proposent le programme d’ETP : Mieux vivre avec la fibromyalgie. Ce programme se déroule dans le cadre d’une cure thermale conventionnée rhumatologie et proposent en parallèle des ateliers spécifiques :

  • pratique d’activités en groupe,
  • partage d’expériences,
  • atelier nutrition,
  • atelier de rééducation à l’effort.

L’Éducation Thérapeutique du Patient en détail

Les établissements thermaux proposant un module complémentaire pour la fibromyalgie*

Le centre thermal de Bagnères-de-Bigorre propose le programme Fibro’Algie à réaliser en paralèlle d’une cure thermale en rhumatologie ou en affections psychosomatiques.

Les thermes Chevalley, à Aix-les-Bains proposent un programme complémentaire dédié à la fibromyalgie “Mieux comprendre et vivre sa pathologie”, se déroulant durant la cure thermale conventionnée.

Les thermes de Morsbronn-les-Bains proposent un programme complémentaire dédié à la fibromyalgie “Mieux comprendre et vivre sa pathologie”, se déroulant durant la cure thermale conventionnée.

Les thermes de Nancy proposent un programme complémentaire dédié à la fibromyalgie “Mieux comprendre et vivre sa pathologie”, se déroulant durant la cure thermale conventionnée.

Les thermes de Saujon proposent un stage ” Mieux vivre votre fibromyalgie ” en associant à la cure thermale conventionnée différents ateliers. Ce stage se déroule à l’école du stress de la station.

Les thermes de Néris-les-Bains proposent un programme d’accompagnement “Fibromyalgie et douleurs chroniques”, avec soins relaxants et ateliers éducatifs.

La cure spécifique fibromyalgie à la Chaîne Thermale du Soleil

Dans certains de ses établissements, la Chaîne Thermale du Soleil propose le module spécifique “fibromyalgie”. Ce module se compose de soins, activités et ateliers. Il est à retrouver dans les établissements de Saint-Amand-les-Eaux, de Lamalou-les-Bains, de Saint-Laurent-les-Bains ou encore de Barbotan-lesThermes.

Le prix des modules, ateliers ou ETP est à la charge du curiste.

*liste non exhaustive

Les mini-cures thermales dédiées à la fibromyalgie

Certains établissements thermaux proposent des mini-cures dédiées aux personnes souffrant de fibromyalgie. Ces séjours de quelques jours permettent de profiter des bienfaits de l’eau thermale et de soins adaptés, tout en bénéficiant d’un accompagnement autour de la gestion des douleurs, du stress et de la fatigue.

Les mini-cures thermales sont une alternative intéressante pour les personnes qui ne peuvent pas se libérer durant 3 semaines ou qui souhaitent découvrir les bienfaits du thermalisme.

Les soins thermaux dispensés durant une cure thermale

En fonction de l’orientation thermale thérapeutique prescrite, du savoir-faire de la station thermale et de l’ordonnance du médecin thermal, différents soins seront dispensés durant les 18 jours de soins.

On retrouvera :

  • des soins à base de boue thermale (pélothérapie). Sous forme de cataplasmes, directement sur la peau ou en bain, la boue thermale est utilisée pour réduire les douleurs articulaires et décontracter les muscles.
  • Des soins à base d’eau thermale (hydrothérapie). Ses eaux ont des vertus antalgiques qui aident à soulager les douleurs articulaires, à réduire le stress et l’anxiété. On le retrouvera sous forme de bains, piscine, douche locale, douche aux jets et massages.
  • La participation à des ateliers de relaxation, de sophrologie et d’activités sportives aide les personnes à retrouver confiance en soi.

L’association de ces facteurs permet de retrouver, de façon naturelle, un sommeil réparateur, de réduire le stress et l’anxiété.

Pourquoi ne pas faire une cure thermale en double orientation ?

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, notamment lorsque l’une des pathologies favorise le développement d’une autre (par exemple la fibromyalgie et le surpoids). La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effets secondaires.

Il existe un grand nombre de combinaisons de cure ayant une double orientation, cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

Tout savoir sur la cure en double orientation
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Absence pendant une cure thermale : quels risques pour le remboursement ?

Une cure thermale conventionnée est une véritable démarche médicale, reconnue pour ses effets bénéfiques dans la prise en charge de nombreuses pathologies chroniques. Pour bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie et, selon le contrat souscrit, par la mutuelle, elle doit respecter des règles précises, notamment une durée de 18 jours de soins. Cependant, des circonstances imprévues peuvent parfois contraindre un curiste à manquer une journée de soins ou à interrompre sa cure. Quelles sont les conséquences sur le remboursement ? Une absence est-elle toujours pénalisante ? Voici ce qu’il faut savoir.

À retenir

Une cure thermale conventionnée comprend 18 jours de soins obligatoires. Une absence peut remettre en cause la prise en charge par l’Assurance maladie, sauf en cas de force majeure, d’interruption de l’établissement thermal ou pour raisons médicales justifiées par un certificat médical.

Qu’est-ce qu’une cure thermale conventionnée ?

Une cure thermale conventionnée est une démarche médicale reconnue par l’Assurance maladie. Basée sur les bienfaits des eaux, des boues et des gaz thermaux, elle permet la prise en charge de pathologies chroniques pour les nourrissons, les enfants et les adultes. Cependant, chaque établissement thermal se spécialise en fonction de la composition unique de ses eaux naturelles. De ce fait, parmi les 110 établissements que compte le pays, le curiste devra choisir l’établissement adapté à son affection, car tous les établissements ne traitent pas les mêmes maladies.

La prescription d’une cure thermale par un médecin

Prise en charge d’une cure thermale par l’assurance maladie

Prescrite par un médecin, une cure thermale conventionnée fait l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance maladie et les mutuelles (en fonction du contrat souscrit). Comme toute démarche médicale, la cure thermale respecte une nomenclature très stricte quant à son processus de soins.

Une cure thermale conventionnée est d’une durée de 3 semaines, dont 18 jours de soins. Les soins ont lieu tous les jours, sauf le dimanche (les soins ont lieu les jours fériés). Afin de bénéficier d’une prise en charge, l’ensemble du protocole de soins doit avoir été respecté durant les 18 jours de la prescription.

etapes et démarches de prise en charge d’une cure thermale

Peut-on manquer un jour de cure thermale conventionnée ?

Oui et non, cela dépend du motif de l’absence.

En théorie, si vous n’effectuez pas la totalité des 18 jours de cure thermale conventionnée, celle-ci ne sera pas prise en charge par l’Assurance maladie et votre mutuelle ne prendra pas à sa charge la part restante. En effet, « Une cure interrompue ne pourra donner lieu à aucun remboursement, sauf en cas de force majeure ou pour raisons médicales. » Source : Améli.fr.

Toutefois, dans certains cas* une interruption de cure thermale peut être acceptée :

  • en cas de force majeure (un décès dans votre famille, par exemple),
  • en cas de suspension de l’activité de l’établissement thermal,
  • si votre cure est interrompue pour raisons médicales (attestées par un certificat médical).

Ces situations donnent droit à un remboursement au prorata du temps de cure effectué. Toutes les autres raisons ne donneront pas accès à une prise en charge par l’Assurance maladie.

*source : Améli.fr

À savoir

Le 1er et le dernier jour de cure thermale peuvent demander une certaine logistique en raison de votre arrivée, de votre départ, ou de votre rendez-vous de début de cure avec le médecin thermal. Face à ces situations, contactez votre centre thermal pour voir s’il peut modifier l’heure des soins ce jour-là. (Cette modification dépend du centre thermal. Elle n’est pas obligatoire et dépendra de l’organisation du centre thermal.)

cure thermale conventionnée absence
Image de tirachardz sur Freepik

En définitive, la cure thermale conventionnée est une démarche médicale rigoureuse. Comme toute démarche médicale, elle requiert un engagement et une assiduité afin de garantir son efficacité. Si des circonstances imprévues vous contraignent à manquer une journée, il est crucial de comprendre les conséquences possibles et les démarches à suivre. Cependant, en cas de force majeure, sachez que des solutions existent. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre centre thermal ou de votre médecin de cure.

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Féria de Dax : une ville de traditions et de thermalisme

Chaque année au mois d’août, la féria de Dax attire des milliers de visiteurs venus profiter de l’ambiance unique de cette grande fête landaise. Pendant plusieurs jours, la ville vit au rythme des bandas, des animations, des traditions taurines et des rencontres festives.

Mais Dax ne se résume pas à sa féria. Située au cœur des Landes, la cité est également connue pour son histoire thermale exceptionnelle. Depuis l’Antiquité, ses eaux chaudes naturelles et son célèbre péloïde dacquois ont contribué à faire de Dax une destination incontournable du thermalisme français.

Entre patrimoine, traditions landaises et histoire thermale, découvrez ce qui fait la richesse de Dax.

les férias de Dax
Source photo : https://www.daxlaferia.fr/

La féria de Dax, un rendez-vous incontournable dans les Landes

Organisée chaque année au mois d’août, la féria de Dax est l’un des rendez-vous les plus attendus de l’été dans les Landes. Durant plusieurs jours, les rues de la ville se parent de rouge et de blanc et accueillent de nombreuses animations : concerts, bandas, spectacles, défilés, rencontres sportives et moments de partage autour des traditions locales.

À l’image d’autres grandes fêtes du Sud-Ouest, la féria de Dax est avant tout un événement populaire qui célèbre l’art de vivre landais. Elle attire chaque année de nombreux visiteurs souhaitant découvrir l’ambiance unique de cette cité festive.

Au-delà des festivités, cette période est aussi l’occasion de découvrir une ville riche d’un patrimoine historique et thermal exceptionnel.

tradition aux férias de Dax
Source photo : https://www.daxlaferia.fr/

Dax, une ville marquée par plus de 2 000 ans de thermalisme

Si Dax est aujourd’hui connue pour sa féria, son histoire est également intimement liée au thermalisme. Les propriétés des eaux chaudes naturelles de la ville étaient déjà exploitées à l’époque gallo-romaine.

Au fil des siècles, Dax a développé un véritable savoir-faire autour de la médecine thermale. Aujourd’hui, le Grand Dax accueille plusieurs établissements thermaux répartis entre Dax et Saint-Paul-lès-Dax.

Les cures thermales proposées dans la station sont principalement orientées vers deux domaines thérapeutiques : la rhumatologie et la phlébologie. Elles s’adressent notamment aux personnes souffrant de douleurs articulaires, de pathologies chroniques ou de troubles de la circulation veineuse.

La légende du chien de Dax, symbole du thermalisme

L’histoire du thermalisme dacquois est associée à une célèbre légende locale.

Selon le récit traditionnel, un légionnaire romain aurait abandonné son vieux chien souffrant de douleurs liées à l’âge dans les eaux de l’Adour. Quelques temps plus tard, il aurait retrouvé son animal en pleine forme, après que celui-ci se serait roulé dans la boue naturelle présente aux abords de l’Adour.

Cette histoire, transmise au fil des générations, est devenue un symbole du lien entre Dax et le thermalisme.

Les bienfaits de l’eau thermale de la station

La médecine thermale de Dax n’est pas seulement légendaire, elle est aussi scientifiquement validée. Les eaux et la boue dacquoises sont réputées pour leurs vertus curatives, particulièrement bénéfiques pour les affections liées à la rhumatologie et à la phlébologie. Chaque année, les traitements thermaux dispensés à Dax aident des milliers de personnes à retrouver leur santé et améliorent leur quotidien de façon douce, naturelle et sans effet secondaire.

La station thermale du Grand Dax, située dans les Landes, a la particularité de proposer plusieurs établissements répartis entre la ville de Dax et la ville de Saint-Paul-lès-Dax.

Le péloïde dacquois, une richesse naturelle emblématique

Parmi les spécificités du thermalisme à Dax, le péloïde dacquois occupe une place particulière.

Cette boue thermale est obtenue grâce à un procédé de maturation associant le limon de l’Adour, l’eau thermale et des éléments naturels. Après plusieurs mois de préparation, elle est utilisée dans les soins thermaux, notamment sous forme de cataplasmes.

Grâce à ses propriétés thermiques et à sa composition particulière, le péloïde dacquois est un soin emblématique des établissements thermaux de la station. Il est notamment utilisé dans le cadre des cures en rhumatologie pour accompagner la prise en charge des douleurs articulaires et améliorer le confort des patients.

Le péloïde Dacquois

Que découvrir à Dax pendant ou après la féria ?

Venir à Dax pour la féria est aussi l’occasion de prendre le temps de découvrir le patrimoine de la ville.

Parmi les lieux incontournables, les visiteurs peuvent notamment explorer :

  • La Fontaine Chaude, symbole du patrimoine thermal dacquois, où l’eau jaillit naturellement à haute température,
  • Les remparts gallo-romains, témoins de l’histoire ancienne de la cité,
  • Les berges de l’Adour, propices à la promenade,
  • La cathédrale Notre-Dame de Dax et le centre historique,
  • Les arènes, emblématiques des traditions landaises.

La gastronomie locale participe également à l’identité de la ville, avec les spécialités landaises à découvrir dans les restaurants et établissements qui animent Dax tout au long de l’année.

Dax, une destination entre fête et bien-être

La féria est un moment privilégié pour découvrir l’énergie et la convivialité de Dax. Mais la ville se découvre également en dehors de cette période, grâce à son patrimoine, son histoire et son activité thermale.

Que ce soit pour profiter d’un séjour bien-être, suivre une cure thermale ou simplement explorer une ville chargée d’histoire, Dax offre une expérience unique mêlant traditions landaises et savoir-faire thermal.

Voir les mini-cures thermales et les séjours bien-être du grand Dax

Que vous soyez un adepte de la médecine thermale et/ou un amateur de folklore et de traditions, la ville vous accueillera avec son riche patrimoine et ses fêtes incontournables. Rendez-vous chaque année en août pour la féria.

FAQ – Cure thermale et féria à Dax

Quand a lieu la féria de Dax ?

La féria de Dax se déroule chaque année au mois d’août. Elle constitue l’un des événements majeurs de l’été dans les Landes.

Pourquoi Dax est-elle connue pour son thermalisme ?

Dax est reconnue pour son histoire thermale qui remonte à l’époque gallo-romaine. Ses eaux thermales et son péloïde dacquois unique au monde sont utilisés depuis plusieurs siècles dans le cadre de soins thermaux en rhumatologie.

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Les thermes de Bourbon-Lancy, un établissement familial où le curiste est au centre des attentions

Au cœur de la Saône-et-Loire, les Thermes de Bourbon-Lancy exploitent depuis l’époque romaine les vertus d’une eau chaude jaillissant à 58°C, riche en fer, en manganèse et en lithium. Dirigé par Benjamin Monssus, à la tête d’une entreprise familiale depuis l’arrivée de son père en 1989, l’établissement propose deux orientations thérapeutiques, la rhumatologie et les maladies cardio-artérielles , ainsi qu’un programme d’éducation thérapeutique pionnier pour les patients fibromyalgiques. Entre extension de sa géothermie, essor des cures libres, agrément Maison Sport-Santé et espace bien-être Celto alimenté en eau thermale, Benjamin Monssus revient pour nous sur les spécificités d’une station où le curiste reste, avant tout, au centre des attentions.

Benjamin Monssus, directeur des thermes de Bourbon Lancy

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Benjamin Monssus, directeur des Thermes de Bourbon-Lancy. Les Thermes de Bourbon-Lancy sont une station indépendante, dont nous sommes propriétaires, ce qui inscrit notre établissement dans une véritable histoire familiale. C’est mon père, thermaliste, qui est arrivé à la direction de l’établissement en 1989.

Pouvez-vous présenter Bourbon-Lancy à nos lecteurs ? Quelle est l’histoire thermale de la station et qu’est-ce qui fait sa singularité aujourd’hui ?

Comme beaucoup de stations thermales, notre histoire remonte à plusieurs millénaires. Nous avons des traces d’activité thermale à Bourbon-Lancy depuis plus de 2 000 ans : le collecteur romain qui se trouve sous les Thermes, qui est en réalité l’ancien égout romain de la ville, a été daté de l’an 150 après Jésus-Christ. Les vertus de l’eau chaude thermale de Bourbon-Lancy sont donc exploitées depuis des millénaires, comme c’est le cas dans de nombreuses stations thermales.

L’établissement thermal n’a par ailleurs jamais changé d’emplacement : il a toujours été là où il se trouve aujourd’hui. Le bâtiment actuel date du XIXe siècle et se situe au cœur du quartier thermal, au pied même des sources. Les quatre sources d’eau thermale que nous exploitons jaillissent en effet à quelques mètres seulement du bâtiment : nous sommes littéralement installés au cœur de l’émergence des sources.

patrimoine de bourbon lancy, ruelle typique
Source photo : Office du tourisme de Bourbon Lancy : https://tourisme-bourbonlancy.com/
vue aerienne de bourbon lancy
Source Photo : www.rendezvousabourbonlancy.fr

Découvrir le centre thermal

Quelles sont les caractéristiques de votre eau thermale ?

Nous avons quatre sources, qui proviennent toutes de la même nappe. Ce sont des puits artésiens, c’est-à-dire des émergences naturelles : nous n’allons pas puiser l’eau, elle émerge naturellement du sol. Les quatre sources partagent les mêmes paramètres physiques et chimiques.

Notre eau thermale émerge à 58°C, avant d’être utilisée chaude ou refroidie à 34°C selon les soins. Elle est riche en fer et en manganèse, et c’est également l‘une des eaux les plus riches en lithium. Cette composition lui confère une vertu assez reposante, elle permet d’apaiser le stress et des troubles à tendance anxieuse.

Quelles sont les orientations thérapeutiques prises en charge aux Thermes de Bourbon-Lancy ?

Aux Thermes de Bourbon-Lancy, nous avons deux orientations thérapeutiques : la rhumatologie et les maladies cardio-artérielles (MCA).

La prise en charge de la fibromylagie

Nous avons également une spécificité, depuis près de quinze ans : un programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP), dédié aux patients atteints de fibromyalgie. Bourbon-Lancy a été la première station thermale à obtenir cet agrément auprès de l’ARS. C’est un programme précis, qui demande un suivi du patient à son retour, avec notamment un entretien à trois mois et un compte-rendu, ce qui représente un véritable investissement, en temps et en suivi, pour la station.

soin à l'eau thermale à Bourbon Lancy
Thermes de Bourbon-Lancy

Concrètement, un curiste réserve sa cure thermale conventionnée (en rhumatologie ou en MCA, le plus souvent en rhumatologie) puis suit son programme d’ETP en dehors du temps de soins, dans un cadre encadré avec des activités et des ateliers prévus comme des ateliers consacrés à la gestion de la douleur. Ces sessions sont prédéfinies dans l’année et réunissent des groupes de quinze à vingt personnes.

Il est important de préciser que les patients atteints de fibromyalgie peuvent venir se soigner à Bourbon-Lancy à n’importe quel moment de l’année, avec une adaptation de leurs soins, sans nécessairement intégrer le programme d’ETP. Ce n’est que s’ils souhaitent aller plus loin dans la prise en charge de leur pathologie qu’ils peuvent bénéficier, sur des dates spécifiques, de ce programme.

L’orientation en maladies cardio-artérielles (MCA)

Concernant l’orientation MCA, elle est peut-être moins connue du grand public, alors qu’elle présente des bénéfices tout aussi importants. Nous y traitons toutes les pathologies liées à la circulation du sang au sens large : l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, l’hypertension artérielle, la maladie de Raynaud, ou encore les patients en suites d’infarctus du myocarde. Ce sont des pathologies qui nous sont adressées par le médecin traitant ou par un spécialiste, cardiologue notamment.

Pour cette orientation, nous proposons des soins spécifiques : le couloir de marche, des douches à pression variable, des douches pulvérisées croisées, ou encore la piscine collective de mobilisation. En rhumatologie, comme dans la quasi-totalité des stations thermales, nous proposons notamment des cataplasmes de boue.

Maison Sport-Santé

Je peux également citer un autre agrément dont nous sommes particulièrement fiers : nous sommes, il me semble, la deuxième station thermale à avoir obtenu l’agrément Maison Sport-Santé. Concrètement, une Maison Sport-Santé oriente et accompagne les personnes qui souhaitent pratiquer une activité physique et sportive à des fins de santé et de bien-être. Cela signifie que nous pouvons accueillir des patients disposant d’une ordonnance pour pratiquer une activité physique adaptée à leur pathologie (et pas uniquement nos curistes, mais aussi les habitants de la région). Toute personne qui, sur prescription médicale, doit reprendre une activité physique adaptée, pas nécessairement dans un cadre de rééducation, peut donc être accueillie. Nous disposons, au sein de l’établissement, d’experts formés pour prendre en charge ce type de patients.

cure thermale maladie cardio arterielle bourbon lancy

Vous avez développé votre démarche environnementale avec l’extension de votre unité de géothermie. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Ces derniers mois, nous avons réalisé des travaux liés à la géothermie. Dans le contexte actuel, avec cet enjeu écologique, il nous restait encore une capacité à exploiter : celle des calories libérées lors du refroidissement de l’eau thermale. Nous avions trois points que nous voulions vraiment finaliser :

  • Le premier concerne notre lingerie : nous assurons le nettoyage de notre linge en interne, dans notre propre buanderie, et nous avons mis en place un système géothermique qui permet d’assurer tout le préchauffage de l’eau des machines.
  • Le deuxième concerne l’eau chaude sanitaire de l’ensemble du bâtiment, désormais réchauffée par géothermie.
  • Le troisième porte sur le maintien en température de nos bassins, également assuré par la géothermie.

Proposez-vous des mini-cures aux Thermes de Bourbon-Lancy ?

Nos cures libres ont, elles aussi, un véritable intérêt de santé : nous proposons une cure libre rhumatologie, une cure libre maladie artérielle, ainsi que des cures libres orientées mal de dos, jambes lourdes, ou encore anti-stress. Sur ce dernier point, comme je le disais, notre eau, riche en fer, en manganèse et en lithium, a une vertu assez reposante, indiquée pour la prise en charge du stress et des troubles à tendance anxieuse.

Je pense, plus largement, que les stations thermales doivent aussi se tourner vers la santé mentale. Quand on parle de santé mentale, il s’agit aussi d’offrir un cadre apaisé, reposant, serein pour accueillir les patients.

Il faut rappeler que ce type de séjour n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie, à l’inverse de la cure conventionnée. Il s’agit en général d’une semaine de soins, ce qui permet à des actifs de prendre un temps pour eux et d’avoir un premier accès à des soins médico-thermaux. C’est aussi une façon de faire découvrir le thermalisme à des personnes qui n’ont pas encore franchi le cap d’une cure conventionnée de 3 semaines : elles viennent se soigner, soulager et prévenir leurs maux du quotidien pendant une semaine.

C’est une première approche particulièrement adaptée aux personnes qui n’osent pas franchir le pas ou qui sont un peu impressionnées : en une semaine, elles se rendent compte des bienfaits que cela peut apporter. Ce sont plutôt des actifs, des personnes plus jeunes, qui bénéficient par ailleurs de tarifs bien plus accessibles que ceux que l’on connaît en thalassothérapie. C’est donc aussi une solution financière pour prendre soin de soi et préserver son capital santé, ce qui rejoint un enjeu essentiel aujourd’hui : la prévention santé.

Pouvez-vous nous présenter l’espace Celto ?

Au-delà des Thermes, nous disposons également d’un espace thermo-ludique : l’espace Celto. Il ne se trouve pas au sein même de l’établissement thermal : c’est un espace bien-être, situé à environ 150 mètres des Thermes. Son grand avantage, c’est qu’il est alimenté en eau thermale, avec tous les bienfaits de notre eau. Là, nous sommes purement sur du bien-être, avec piscine, sauna, jacuzzi, et différents modelages du monde dans notre spa.

le centre Celto des thermes de boubon lancy

Découvrir Celto

Et la ville de Bourbon-Lancy dans tout cela ?

La ville de Bourbon-Lancy est une petite ville médiévale de Saône-et-Loire : comme environ 70 % des stations thermales en France, elle compte moins de 5 000 habitants.

Comme dans d’autres stations thermales, mais peut-être encore plus à Bourbon-Lancy, on y trouve de nombreux parcs, des plans d’eau, une voie verte : c’est un environnement que l’on peut qualifier de « paysage thérapeutique », propice au repos et au calme, ce qui est important pour nos curistes.

bourbon lancy vue aeriene parc

Depuis de nombreuses années, Bourbon-Lancy propose, pour les touristes comme pour les curistes, des activités qui vont au-delà des soins : notre programme de prévention santé et nos activités physiques adaptées sont complétés par l’office du tourisme et du thermalisme, qui propose des excursions, des visites de musées, des visites guidées du quartier médiéval, des animations. Une cure thermale de trois semaines ne se limite pas aux soins et à un accueil aux Thermes : il faut aussi pouvoir proposer des activités.

Cette dimension culturelle et patrimoniale fait aussi partie de ce qui plaît à nos curistes. On vient ici pour se soigner, mais aussi pour découvrir notre ville et son patrimoine. Le fait d’être une structure à taille humaine favorise également les échanges. Beaucoup de nos patients sont des seniors et certains vivent assez isolés le reste de l’année. Pendant leurs trois semaines de cure, au-delà des trois consultations avec leur médecin thermal, ils retrouvent une vie sociale, échangent avec d’autres curistes et tissent parfois de vraies amitiés. C’est une autre forme de prise en charge, tout aussi importante. Les loisirs et le cadre de vie comptent énormément, mais les liens qui se créent, ou que les curistes retrouvent d’une année sur l’autre, contribuent eux aussi à leur bien-être, ce qui est essentiel.

C’est ce côté très humain, cette ville où tout le monde se connaît, que l’on vient aussi rechercher à Bourbon-Lancy. Il faut que cette parenthèse de trois semaines se fasse un peu au ralenti, et qu’elle soit bénéfique autant pour le corps que pour l’esprit. Car la santé mentale et la santé physique sont liées : il faut que le patient soit dans de bonnes conditions pour que sa cure ait un effet réel sur ses douleurs chroniques, pour qu’elle soit efficace

En somme, il y a tout à Bourbon-Lancy pour se sentir mieux.

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L’impluvium de l’eau thermale d’Avène reconnu par l’UNESCO

C’est une nouvelle reconnaissance pour le territoire d’Avène et pour son eau thermale. L’impluvium des eaux d’Avène fait désormais partie des sites remarquables du Géoparc mondial UNESCO « Terres d’Hérault », officiellement reconnu par l’UNESCO depuis le mois de juin 2026.

Cette distinction met en lumière un élément essentiel mais souvent méconnu : le parcours naturel de l’eau thermale avant son arrivée aux Thermes d’Avène, où elle est utilisée directement pour les soins. Ainsi, avant d’être utilisée chaque année par près de 2 000 curistes, cette eau effectue un long voyage souterrain au cœur du massif environnant.

Ville d’Avène dans l’Hérault, où se trouve l’eau thermale d’Avène
La station thermale d’Avène

Qu’est-ce que l’impluvium d’Avène ?

L’impluvium correspond à la zone naturelle où l’eau de pluie s’infiltre progressivement dans le sol avant de rejoindre la source thermale.

À Avène, l’eau de pluie s’infiltre progressivement dans les sous-sols avant d’effectuer un long parcours souterrain jusqu’à la source thermale. Ce trajet, qui peut durer plus de 50 ans et atteindre jusqu’à 1 500 mètres de profondeur, permet à l’eau de se charger naturellement en minéraux et en oligo-éléments. Elle acquiert ainsi progressivement une composition minérale unique, à l’origine de ses caractéristiques particulières reconnues en dermatologie.

Un hydrosystème thermal rare reconnu par l’UNESCO

L’impluvium d’Avène constitue désormais un géosite d’intérêt au sein du Géoparc mondial UNESCO « Terres d’Hérault » depuis le mois de juin 2026.

Cette reconnaissance souligne la particularité de cet hydrosystème thermal, un ensemble naturel où la géologie, l’eau et le temps jouent un rôle essentiel dans la création de cette ressource.

Au-delà des Thermes d’Avène, c’est donc tout un territoire qui est mis en valeur. En effet, cette distinction valorise également un environnement naturel préservé, au sein du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, où la protection de la biodiversité participe à la préservation de la ressource thermale.

Protéger l’eau thermale pour les générations futures

Cette labellisation vient également récompenser les actions menées depuis plusieurs années pour préserver l’impluvium d’Avène.

L’Association pour la Préservation de l’Impluvium des eaux d’Avène (API’A), créée en 2021, réunit les acteurs du territoire afin de contribuer à la préservation de cet espace naturel. Elle mène notamment des actions autour de la gestion durable des forêts, de la préservation de la biodiversité et de la protection de la ressource en eau.

L’eau thermale d’Avène utilisée depuis plus de 150 ans

Les propriétés de l’eau thermale d’Avène sont reconnues depuis 1874 par l’Académie nationale de médecine.

Grâce à ses propriétés apaisantes et anti-irritantes, elle est utilisée dans la prise en charge thermale de nombreuses affections dermatologiques comme l’eczéma, le psoriasis, les séquelles de brûlures ou encore certaines suites de traitements contre le cancer.

Chaque année, 2 000 curistes viennent à Avène pour bénéficier des soins thermaux dans un cadre naturel préservé.

Comment bénéficier d’une cure thermale

Les Thermes d’Avène : une expertise dermatologique au service des curistes

Les Thermes d’Avène sont spécialisés dans la prise en charge des affections dermatologiques ainsi que des affections des muqueuses bucco-linguales.

Grâce à son eau thermale aux propriétés reconnues, l’établissement accueille chaque année des curistes venus bénéficier de soins adaptés à différentes pathologies de la peau.

Les soins thermaux proposés reposent sur l’utilisation de cette eau thermale directement issue de l’impluvium d’Avène, associée à un accompagnement médical et à des programmes personnalisés selon les besoins de chaque patient.

Découvrir le centre thermal d’Avène

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source : https://commune-avene.fr/thermalisme/ © Geoffrey Richard

La reconnaissance de l’impluvium d’Avène par l’UNESCO vient ainsi valoriser un patrimoine naturel exceptionnel, à l’origine de l’identité de la station et de son expertise en dermatologie thermale.

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Cure thermale en fin d’année : une solution pour mieux vivre l’hiver

Avec l’arrivée de l’hiver, le froid, l’humidité et les changements de température peuvent accentuer certaines douleurs chroniques, notamment les troubles articulaires ou respiratoires. Réaliser une cure thermale en automne ou en fin d’année permet de profiter des bienfaits des eaux thermales avant la saison froide et ainsi mieux appréhender certains désagréments liés à l’hiver.

Source photo : Freepik

La cure thermale est une médecine naturelle, douce et sans effet secondaire qui se base sur l’utilisation de l’eau thermale et de ses dérivés (gaz, boues). Véritable bulle de bien-être et de détente, le cadre relaxant de la cure thermale sera bénéfique tant sur le plan physique que psychologique.

Ainsi, réaliser une cure thermale en fin d’année a de nombreux avantages :

Un hiver sans douleur articulaire

Une cure thermale en rhumatologie réalisée avant l’hiver peut contribuer à soulager les douleurs articulaires, à améliorer la mobilité et à réduire l’impact des symptômes sur la qualité de vie des personnes souffrant de douleurs chroniques, en complément du suivi médical habituel.

Améliorer son confort respiratoire avant l’hiver

Les pathologies liées aux voies respiratoires sont fréquentes et s’aggravent à l’approche de l’hiver, tant chez l’adulte que chez l’enfant.

L’apparition d’une réaction inflammatoire est à l’origine des différentes affections ORL (angines, rhumes, bronchites, pharyngites, otites). Celle-ci est due aux agressions des virus, des bactéries ou bien des allergènes qui sont favorisés par le terrain propice qu’est l’hiver.

La richesse en minéraux de l’eau thermale (zinc, soufre, cuivre, bicarbonate, chlorure de sodium…) lui confère une multitude de propriétés : anti-inflammatoires, anti-infectieuses, décongestionnantes, cicatrisantes.  L’ensemble des soins réalisés lors d’une cure thermale permettra de désencombrer et d’assainir les muqueuses de la sphère ORL.
Réaliser une cure thermale avant l’hiver a pour but de prévenir les risques d’infection. En effet, apaisant les muqueuses et en stimulant le système immunitaire, la cure diminue les infections à l’approche de la saison froide.

La cure thermale en orientation « voies  respiratoires » est la méthode la plus efficace pour faire pénétrer l’eau thermale au niveau des muqueuses et ainsi agir directement à la source du problème.

À savoir

La cure thermale en voies respiratoires est accessible aux enfants dès le plus jeune âge.

Une cure thermale en dermatologie pour prendre soin de sa peau avant l’hiver

Le froid, le vent et le chauffage peuvent fragiliser la peau et accentuer certaines affections cutanées chroniques. Les cures thermales en dermatologie utilisent les propriétés spécifiques des eaux thermales et des soins adaptés afin d’améliorer le confort cutané des personnes souffrant notamment d’eczéma, de psoriasis ou de certaines dermatoses chroniques.

Réalisée avant la saison hivernale, une cure thermale peut ainsi constituer une prise en charge complémentaire pour aider à apaiser la peau et préserver son équilibre, en complément du suivi médical habituel.

Une fréquentation plus faible dans les établissements thermaux

Dès que les mois de septembre et d’octobre sont passés, l’affluence des établissements thermaux diminue. Cette période est donc le moment idéal pour les curistes en quête de calme et de repos. Les établissements thermaux sont généralement moins fréquentés, ce qui permet de profiter d’un environnement plus serein et, selon les disponibilités, d’avoir davantage de choix dans les créneaux de soins.

Bénéficier de tarifs d’hébergement plus attractifs

De façon générale, les prix des locations thermales varient entre la haute saison et la basse saison. Si vous choisissez de partir en cure thermale en fin d’année, vous aurez un plus grand choix de locations à des tarifs compétitifs.

Sur LesCuristes.fr, retrouvez de nombreuses locations à proximité des stations thermales pour organiser votre séjour en toute simplicité.

La mini-cure thermale : une alternative à la cure de 3 semaines

La mini-cure thermale, ou court séjour de santé, est un programme de soins de 2, 6 ou 12 jours, idéal pour les personnes n’ayant pas 3 semaines consécutives disponibles d’ici la fin de l’année.

Elle se réalise directement au sein des établissements thermaux et propose des traitements similaires à ceux d’une cure conventionnée : hydrothérapie, pélothérapie (boues thermales) et soins spécifiques pour soulager certaines pathologies. Selon les formules, les mini-cures peuvent aussi inclure des prestations complémentaires comme des soins de détente, l’accès au spa ou à la salle de sport.

 

À savoir

Une cure thermale peut être réalisée tout au long de l’année. Les soins thermaux proposés restent les mêmes quelle que soit la période du séjour. Le choix de la saison dépend avant tout des disponibilités du curiste, de ses besoins et de ses préférences personnelles.

FAQ – Cure thermale en fin d’année

Pourquoi faire une cure thermale avant l’hiver ?

Une cure thermale conventionnée réalisée dès l’été ou en fin d’année permet de profiter des bienfaits des soins thermaux avant l’arrivée de la saison froide. Elle peut notamment être intéressante pour les personnes souffrant de douleurs articulaires, de troubles respiratoires chroniques ou de certaines affections cutanées.

Quelle cure thermale conventionnée choisir avant l’hiver ?

Le choix de l’orientation thermale dépend des besoins de chaque personne. Les cures en rhumatologie sont particulièrement adaptées aux douleurs articulaires et aux rhumatismes. Les cures en voies respiratoires peuvent être indiquées pour les troubles ORL chroniques, tandis que la dermatologie concerne certaines affections cutanées comme l’eczéma ou le psoriasis.

Peut-on faire une cure thermale en novembre ou en décembre ?

Oui, certaines stations thermales accueillent les curistes jusqu’à la fin de l’année. La période automnale et hivernale peut être appréciée pour son calme, avec une fréquentation souvent plus faible dans les établissements thermaux.

Voir les dates d’ouverture de chaque centre thermal

Une cure thermale est-elle efficace contre les douleurs liées au froid ?

Le froid et l’humidité peuvent accentuer certaines douleurs articulaires chroniques. Une cure thermale en rhumatologie peut contribuer à soulager ces douleurs grâce aux soins thermaux adaptés, en complément d’une prise en charge médicale.

Peut-on faire une cure thermale sans partir 3 semaines ?

Oui. Les mini-cures thermales, aussi appelées courts séjours de santé, permettent de profiter des soins thermaux sur quelques jours seulement. Elles peuvent constituer une alternative pour les personnes qui ne peuvent pas se libérer pendant trois semaines consécutives.

Qu’est-ce qu’une mini cure thermale

En conclusion, une cure thermale en fin d’année peut être une opportunité pour prendre soin de soi avant l’arrivée de l’hiver. Que ce soit pour soulager des douleurs articulaires, améliorer son confort respiratoire ou préserver l’équilibre de sa peau, les soins thermaux offrent une approche globale, en complément du suivi médical habituel.

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Cure thermale et maladie de Parkinson : quels bienfaits pour les patients ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui touche le système nerveux central et qui entraîne progressivement des troubles moteurs.

Si les traitements médicaux permettent aujourd’hui de mieux contrôler certains symptômes et de ralentir leur évolution, ils ne permettent pas de guérir la maladie. Dans ce contexte, la cure thermale pour la maladie de Parkinson peut représenter une prise en charge complémentaire, visant notamment à préserver la mobilité, améliorer le confort quotidien et accompagner les patients dans leur parcours de soins. Grâce aux propriétés des eaux thermales et aux soins adaptés, la cure thermale en neurologie peut aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à mieux gérer certains symptômes de la maladie.

personne souffrant de la maladie de parkinson et qui souhaite faire une cure thermale
Image de magnific

La maladie de Parkinson

Aujourd’hui en France, plus de 200 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson. La médecine traditionnelle actuelle a mis en place des traitements efficaces, mais qui ne permettent pas de la guérir. Ces traitements ont pour objectif de ralentir l’évolution de la maladie tout en réduisant les symptômes induits :

  • Les tremblements de repos : ils apparaissent principalement lorsque le membre est immobile et diminuent lors des mouvements,
  • L’akinésie : elle correspond à une lenteur dans l’initiation et la réalisation des mouvements,
  • L’hypertonie musculaire : elle entraîne une raideur des muscles pouvant être douloureuse.

L’ensemble de ces symptômes entraîne d’importantes difficultés dans la marche et dans les mouvements du quotidien, ainsi que des troubles de la parole et de l’écriture.

La cure thermale est une médecine complémentaire, naturelle et sans effet secondaire sur l’organisme. Elle peut être prescrite par le médecin traitant ou le neurologue, et se réalisera dans l’un des trois établissements français ayant l’agrément en « Neurologie ».

Pourquoi faire une cure thermale lorsqu’on est atteint de la maladie de Parkinson ?

La cure thermale est une prise en charge complémentaire qui ne doit pas se substituer aux traitements ni au suivi médical régulier.

La décision de réaliser une cure thermale pour accompagner les personnes atteintes de la maladie de Parkinson se prend en accord avec le médecin traitant ou le neurologue, lorsque les traitements médicaux ne permettent plus de répondre pleinement aux besoins du patient ou lorsque celui-ci souhaite bénéficier de cet accompagnement complémentaire.

La cure thermale propose une prise en charge globale et personnalisée de la pathologie. Elle est adaptée à chaque patient en fonction de l’évolution de sa maladie, de ses symptômes et de ses besoins spécifiques.

Quels sont les bienfaits d’une cure thermale ?

Les eaux thermales, utilisées au travers de soins spécifiques, possèdent des propriétés reconnues notamment pour leur action relaxante et antalgique. Ainsi, les soins thermaux peuvent contribuer à :

  • soulager certaines douleurs musculaires et articulaires,
  • favoriser le relâchement des tensions musculaires,
  • améliorer la mobilité,
  • entretenir les capacités physiques,
  • favoriser la détente et diminuer le stress.

Les soins en immersion dans l’eau thermale, encadrés par des professionnels de santé, permettent de travailler les mouvements dans un environnement adapté. La portance de l’eau facilite certains exercices et permet aux patients de retrouver davantage d’aisance dans leurs déplacements.

En parallèle des soins thermaux, les modules spécialisés Parkinson proposent également différentes activités : ateliers, séances d’activité physique adaptée, informations sur la maladie ou encore échanges entre patients. L’objectif est d’aider les personnes atteintes de Parkinson à mieux comprendre leur pathologie et à adapter leur quotidien afin de conserver le plus longtemps possible leur autonomie.

Où faire une cure thermale pour la maladie de Parkinson ?

En France, trois établissements thermaux disposent d’un agrément en neurologie et accueillent des patients atteints de la maladie de Parkinson.

Cure thermale neurologie carte

La cure thermale Parkinson à Lamalou-les-Bains

Située dans l’Hérault la station thermale de Lamalou-les-Bains, qui fait partie du groupe thermale de la Chaîne Thermale du Soleil, propose une cure thermale conventionnée en neurologie avec un programme spécifique dédié à la maladie de Parkinson.

Les eaux thermales de Lamalou-les-Bains, riches en minéraux (magnésium, potassium, zinc, silice…), sont reconnues pour leurs propriétés antalgiques et leur action sur la détente musculaire. Les soins thermaux permettent ainsi d’accompagner les patients dans la prise en charge de certains symptômes liés à la maladie de Parkinson.

En complément de la cure thermale classique en neurologie, un module spécifique Parkinson est proposé (non pris en charge par l’Assurance Maladie). Il comprend des activités visant à :

  • mieux comprendre la maladie,
  • préserver la motricité avec des séances d’activités physiques adaptées et de travail de l’équilibre,
  • maintenir l’autonomie grâce à des ateliers de préhension, de rythme et d’art-thérapie.

La cure thermale Parkinson à Ussat-les-Bains

Situés en Ariège, les Thermes d’Ussat-les-Bains proposent une cure thermale en neurologie avec un programme complémentaire dédié aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson afin de compléter les soins thermaux et d’aider les patients à préserver leur mobilité et leur autonomie.

Ce module Parkinson comprend notamment :

  • des séances de gymnastique en piscine thermale adaptée,
  • des activités physiques adaptées (équilibre, psychomotricité, étirements…),
  • des séances de relaxation,
  • des groupes d’échanges et de partage,
  • des ateliers d’expression et d’éducation thérapeutique.

Le programme est proposé en complément de la cure thermale classique et est adapté aux capacités de chaque patient après avis du médecin thermal.

Ce module complémentaire n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie.

La cure thermale Parkinson à Néris-les-Bains

Située dans l’Allier, la station thermale de Néris-les-Bains propose une cure thermale en neurologie complétée par un programme d’accompagnement dédié aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

En complément des soins thermaux réalisés le matin, les activités proposées l’après-midi permettent de travailler plusieurs aspects de la maladie :

  • l’équilibre, la proprioception et la psychomotricité grâce à des séances d’activité physique adaptée,
  • la détente et l’expression à travers différents ateliers,
  • la mémoire et les capacités cognitives avec des exercices adaptés,
  • le bien-être grâce à des activités comme la relaxation, la musique ou les massages.

Cette prise en charge globale vise à préserver l’autonomie, favoriser les échanges entre patients et améliorer le quotidien des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Ce module n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie.

Comment faire une cure thermale pour Parkinson ?

Pour bénéficier d’une cure thermale afin de prendre en charge la maladie de Parkinson, plusieurs étapes sont nécessaires :

  • Consulter son médecin traitant ou son neurologue.
  • Obtenir une prescription médicale de cure thermale avec l’orientation neurologie.
  • Choisir une station thermale spécialisée.
  • Demander l’accord de prise en charge auprès de la Sécurité sociale.
  • Réserver sa cure auprès de l’établissement thermal concerné et organiser son séjour.

Une cure thermale conventionnée dure généralement 18 jours de soins, répartis sur 3 semaines.

La cure thermale Parkinson est-elle remboursée par l’Assurance Maladie?

Une cure thermale peut être prise en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’elle est prescrite par un médecin et réalisée dans un établissement thermal conventionné.

Tout savoir sur le remboursement d’une cure thermale en neurologie

À retenir sur la cure thermale et maladie de Parkinson

La cure thermale et la maladie de Parkinson constituent une approche complémentaire qui peut accompagner les patients dans leur quotidien. Grâce aux soins thermaux, aux activités adaptées et à un suivi personnalisé, elle permet de travailler la mobilité, de soulager certains symptômes et de favoriser le maintien de l’autonomie.

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