Le thermalisme en Europe : la France est-elle une exception ?

La France serait l’un des seuls pays à rembourser les cures thermales ? Cette affirmation, souvent avancée dans les débats sur le thermalisme, ne résiste pas à l’analyse des systèmes européens.

À l’occasion de la 3e Journée parlementaire du thermalisme, à laquelle nous avons assisté, plusieurs experts ont rappelé que de nombreux pays européens financent eux aussi les cures thermales, parfois dans des conditions comparables, voire plus favorables qu’en France.

Curiste dans un bassin d’eau thermale dans le cadre d'une prise en charge du thermalisme en Europe
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Une idée reçue persistante : la France serait un cas isolé

Dans l’imaginaire collectif, le thermalisme français serait une exception en Europe. Pourtant, la réalité est toute autre.

Ainsi, il s’avère que de nombreux pays européens reconnaissent l’intérêt médical des cures thermales et les intègrent à leurs politiques de santé publique. Allemagne, Italie, Espagne, Hongrie, Pologne ou encore République tchèque disposent de systèmes de prise en charge structurés.

Selon l’Association européenne des établissements thermaux (ESPA), qui fédère plus de 1 400 établissements en Europe depuis 30 ans, la filière thermale représente environ 25 millions de visiteurs par an et près de 850 000 emplois directs, indirects et induits en Europe.

Dans ce contexte, la France n’est pas une exception en matière de prise en charge. Elle s’inscrit au contraire dans un paysage européen très diversifié, où les niveaux de remboursement et les modèles d’organisation varient fortement d’un pays à l’autre. En effet, il faut savoir que dans plusieurs pays européens, les remboursements peuvent atteindre 80 à 100 % des soins et inclure une partie, voire la totalité, des frais d’hébergement.

Tour d’horizon du thermalisme en Europe

Allemagne : prévention et réhabilitation

En Allemagne, les cures thermales peuvent être prises en charge par les caisses d’assurance maladie dans le cadre de dispositifs de prévention ou de réhabilitation, mais elles restent moins facilement accessible, avec en général une cure autorisée tous les 3 à 4 ans. Les séjours peuvent durer jusqu’à quatre semaines selon les programmes, avec une prise en charge conditionnée à une validation médicale stricte. Lorsqu’elles sont accordées, les cures thermales peuvent être financées de manière particulièrement avantageuse, notamment dans le cadre de la réhabilitation, avec une prise en charge pouvant atteindre 100 %, sous réserve d’une participation forfaitaire modérée.

Italie : un système structuré autour du service sanitaire national

L’Italie dispose de plus de 380 établissements thermaux et accueille près de 900 000 curistes chaque année.

Les cures sont financées par le Service sanitaire national. Elles sont généralement organisées sur 12 jours et comprennent un nombre de soins défini selon les indications médicales.

Le dispositif est très encadré et structuré, avec un financement important des soins et un reste à charge limité, autour de 55 euros.

Espagne : un modèle centré sur les seniors

En Espagne, le thermalisme est notamment développé à travers le programme IMSERSO, destiné aux retraités.

Les séjours durent en moyenne 12 jours et incluent soins et hébergement. La prise en charge est partielle, mais appliquée à un forfait global, ce qui rend le dispositif accessible à un large public.

Europe centrale et de l’Est : des taux de prise en charge élevés

Plusieurs pays d’Europe centrale et de l’Est disposent de dispositifs particulièrement protecteurs :

  • En Hongrie, les soins peuvent être remboursés entre 50 % et 85 %
  • En Lituanie, certains soins sont pris en charge à 100 %
  • En Pologne, jusqu’à 80 % des soins ainsi qu’une partie de l’hébergement sont financés
  • En République tchèque et en Slovaquie, les niveaux de prise en charge varient selon les indications médicales
  • En Roumanie, les modalités dépendent du statut du patient

Dans ces pays, la prise en charge peut également inclure l’hébergement, et parfois le transport.

La prise en charge des cures thermales en France

En France, la prise en charge du thermalisme repose sur trois piliers :

  • Les soins thermaux, remboursés à 65 % (soit environ 55 % en pratique depuis la réforme tarifaire de 2013, qui a modifié les bases de remboursement)
  • Une participation aux frais de transport et d’hébergement, sous conditions de ressources, dont seulement 15 % des curistes bénéficient
  • Des dispositifs spécifiques pour les affections de longue durée, accidents du travail et maladies professionnelles

Dans les faits, la réalité est simple : le curiste reste le principal financeur de son séjour thermal.

Toutes les démarches sur le remboursement d’une cure thermale en France

À savoir

Ainsi, la France n’est pas une exception en matière de prise en charge des cures thermales, mais elle se situe plutôt dans la partie basse du spectre européen en termes de générosité.

Pour autant, le thermalisme français demeure respecté et envié en Europe pour la qualité de ses soins et son niveau d’exigence médicale. Il continue de jouer un rôle important dans la démonstration du service médical rendu.

C’est donc une filière d’excellence qu’il convient de préserver, dans un contexte européen extrêmement diversifié, où coexistent des modèles de financement très différents mais tous fondés sur une même conviction : l’intérêt thérapeutique du thermalisme.

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Le péloïde dacquois, une boue thermale unique aux nombreuses vertus

La station thermale de Dax, située dans le département des Landes, figure parmi les principales destinations thermales françaises. Elle réunit une quinzaine d’établissements qui exploitent quotidiennement les propriétés du péloïde local. Le péloïde de Dax est une boue thermale naturelle issue d’un environnement géologique et hydrologique spécifique au territoire dacquois. Il résulte du mélange entre le limon de l’Adour et l’eau thermale locale, puis d’un processus de maturation biologique qui lui confère une composition singulière.

Élément incontournable du thermalisme à Dax, il est largement utilisé dans les soins en rhumatologie et en phlébologie.

Le péloïde Dacquois
Source photo : https://www.lesthermesdax.fr/les-soins/pelotherapie

Qu’est-ce que le péloïde de Dax ?

Le péloïde de Dax trouve son origine dans une interaction rare entre le limon des berges de l’Adour et les remontées d’eau thermale naturellement chaude.

Au fil du temps, cette rencontre a donné naissance à des bourbiers naturels, véritables zones de maturation spontanée où se sont développés des équilibres biologiques spécifiques.

Mais à Dax, la simple association de l’argile et de l’eau ne suffit pas à créer un produit thermal. L’environnement local joue un rôle essentiel : climat doux, ensoleillement important et température favorable des eaux superficielles permettent le développement d’un élément discret mais fondamental, les cyanobactéries, aussi appelées algues bleues.

Les cyanobactéries : la signature biologique du péloïde dacquois

Ces micro-organismes font toute la singularité du péloïde de Dax. Il s’agit de bactéries parmi les plus anciennes formes de vie sur Terre, capables de produire de l’oxygène grâce à la photosynthèse.

Leur présence dans la boue thermale n’est pas anodine : elles contribuent à enrichir naturellement le péloïde et à lui conférer des caractéristiques biologiques uniques en France.

Ce phénomène reste extrêmement rare à l’échelle mondiale. Un cas comparable peut être observé uniquement dans certaines stations thermales italiennes, notamment à Abano.

Le péloïde dacquois : son utilisation en cure thermale

Le péloïde dacquois est unique au monde et sa composition particulière lui donne de nombreuses vertus :

  • Soulagement des douleurs grâce à son action anti-inflammatoire et antalgique,
  • Amélioration de la mobilité articulaire,
  • Effet décontractant et relaxant sur les muscles,
  • Réduction de la consommation de certains médicaments, sous contrôle médical.

Au cours d’une cure thermale de trois semaines, près de 44 kg de péloïde sont utilisés par curiste. Cette boue thermale chaude est appliquée par un agent thermal sur les zones à traiter, conformément aux prescriptions du médecin thermal et aux besoins spécifiques du patient.

Utilisé depuis l’Antiquité, le péloïde de Dax fait aujourd’hui l’objet d’un processus de fabrication rigoureux garantissant des conditions optimales d’hygiène et de sécurité sanitaire. Il est produit localement par la Régie municipale des boues de Dax, qui approvisionne l’ensemble des établissements thermaux de la station. Ce péloïde est en effet exclusivement utilisé à Dax.

La légende du Péloïde de Dax (source : www.grand-dax.fr)

« La légende dit qu’un légionnaire, accompagnant Julia, fille de l’Empereur romain Auguste, possédait un chien vieillissant et sujet aux rhumatismes. Pour mettre un terme à ses souffrances, le soldat jeta l’animal dans l’Adour. Quelques mois après, il retrouva son chien, visiblement en pleine forme. Ce dernier avait dérivé le long de la rivière jusqu’à des poches de boue, s’y baignant et y retrouvant une nouvelle jeunesse… »

 

La boue thermale, un soin incontournable lors de votre séjour en cure

Prise en charge de la cure thermale

La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets.

Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale doit :

  • Être prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste),
  • Avoir reçu l’accord de prise en charge par la sécurité sociale,
  • Se dérouler dans l’un des 110 établissements thermaux français,
  • Être l’unique cure thermale réalisée durant l’année civile,
  • Durer 21 jours, soit 18 jours de soins. L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entrainer le non-remboursement de la cure thermale.

En conclusion, si l’ensemble des conditions sont réunies, la cure thermale est prise en charge par la sécurité sociale à hauteur de 70% du forfait de surveillance médicale et à 65% du forfait thermal. En fonction des contrats établis, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.

À la croisée de la nature et de la science, le péloïde de Dax illustre parfaitement l’évolution du thermalisme moderne : un soin issu d’un écosystème naturel complexe, préservé et optimisé pour répondre aux besoins thérapeutiques d’aujourd’hui.

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La cure de boisson thermale, un soin phare du thermalisme

Le thermalisme repose sur différents soins complémentaires, parmi lesquels la cure de boisson occupe une place centrale. Présente dans de nombreuses stations thermales françaises, elle consiste à consommer une eau thermale aux propriétés spécifiques, sous contrôle médical.

Utilisée depuis des siècles, cette pratique s’intègre aujourd’hui dans la prise en charge de nombreuses pathologies chroniques. Encadrée dans le cadre d’une cure thermale conventionnée, la cure de boisson s’effectue sur prescription médicale et s’adapte aux besoins de chaque curiste.

Verre d’eau thermale dans le cadre d’une cure de boisson en station thermale
Image de vwalakte sur Magnific

Qu’est-ce que la cure de boisson thermale ?

La cure de boisson est un soin d’hydrothérapie interne qui consiste à consommer une certaine quantité d’eau thermale, conformément à la prescription du médecin de cure. En effet, au cours de son trajet à travers les profondeurs de la terre, l’eau thermale se charge en minéraux et oligo-éléments, lui conférant ainsi des propriétés thérapeutiques variées.

Chaque source d’eau thermale étant unique, les bienfaits qu’elle procure varient d’une station à l’autre. Par conséquent, la cure de boisson est particulièrement bénéfique pour le traitement de nombreuses affections chroniques. En fonction de votre pathologie et de vos besoins, votre médecin (généraliste ou spécialiste) vous orientera vers la station thermale la plus adaptée.

Encadrée par un médecin thermal, la cure de boisson s’intègre dans une cure conventionne de 18 jours de soins (sur 21 jours de séjour), dans l’une des stations thermales agréées par l’Assurance Maladie.

Quels sont les bienfaits de la cure de boisson ?

Les effets de la cure de boisson dépendent directement de la composition de l’eau thermale utilisée. Selon sa teneur en bicarbonates, calcium, magnésium, silicium ou encore oligo-éléments spécifiques, elle peut agir sur différents mécanismes de l’organisme.

Selon les cas, la cure de boisson peut contribuer à :

  • soutenir le confort digestif
  • favoriser l’élimination rénale et le drainage
  • accompagner le transit intestinal
  • participer à l’hydratation et à la reminéralisation de l’organisme
  • soutenir certaines fonctions métaboliques
  • améliorer le bien-être général dans le cadre d’une prise en charge globale

Dans certains cas, la cure de boisson peut également être associée à une sensation de mieux-être général, notamment grâce à son action sur l’équilibre digestif et l’hydratation.

Certaines eaux thermales possèdent des propriétés reconnues dans un cadre médical encadré, elle doit être consommée strictement selon les doses prescrites.

Comment se déroule une cure de boisson thermale ?

La cure de boisson s’effectue sous contrôle médical. Le médecin thermal définit :

  • la quantité d’eau à consommer chaque jour,
  • le rythme de prise,
  • et la durée du traitement.

L’eau thermale est consommée soit directement à la source, soit dans des espaces dédiés au sein de l’établissement thermal.

Les 12 orientations thermales thérapeutiques et les établissements correspondants :

carte des stations thermales
Les stations thermales en France

La cure de boisson peut être intégrée dans plusieurs orientations thermales reconnues par l’Assurance Maladie, notamment :

Chaque orientation correspond à des établissements thermaux spécifiques disposant d’eaux adaptées et de protocoles de soins ciblés.

Comment être remboursé de sa cure thermale ?

La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets.

Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale doit :

  • Être prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste),
  • Avoir reçu l’accord de prise en charge par la sécurité sociale,
  • Se dérouler dans l’un des 110 établissements thermaux français,
  • Être l’unique cure thermale réalisée durant l’année civile,
  • Durer 21 jours, soit 18 jours de soins. L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entraîner le non-remboursement de la cure thermale.

Si ces conditions sont respectées, la Sécurité sociale prend en charge :

  • 70 % du forfait de surveillance médicale,
  • 65 % du forfait thermal.

Le reste à charge peut être couvert partiellement ou totalement par la complémentaire santé du curiste.

Le détail de la prise en charge

À retenir sur la cure de boisson thermale

La cure de boisson est un soin thermal central, dont les effets dépendent de la composition des eaux et de l’indication médicale. Elle s’inscrit dans une approche globale du traitement des pathologies chroniques, au sein d’un séjour thermal encadré.

Elle ne se substitue pas à un traitement médical, mais peut constituer un complément dans une prise en charge globale, associant soins thermaux, hygiène de vie et suivi médical.

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La cure thermale en neurologie : quel établissement thermal choisir ?

La cure thermale en neurologie est une prise en charge complémentaire destinée aux personnes souffrant de maladies neurologiques chroniques ou de séquelles neurologiques. Grâce aux propriétés des eaux thermales, associées à des soins spécifiques réalisés sous contrôle médical, elle vise à soulager certains symptômes tels que les douleurs, les troubles de la mobilité, les contractures musculaires ou encore les vertiges.

Reconnue parmi les 12 orientations thérapeutiques prises en charge par l’Assurance Maladie, la cure thermale en neurologie peut être prescrite par un médecin dans le cadre d’un suivi global de la maladie. En France, seules trois stations thermales sont agréées pour cette orientation : Lamalou-les-Bains, Ussat-les-Bains et Néris-les-Bains.

Illustration des symptômes pouvant être soulagés par une cure thermale en neurologie
Source photo : https://fr.freepik.com/

Quels sont les bienfaits d’une cure thermale en neurologie ?

La cure thermale ne permet pas de guérir une maladie neurologique, mais elle peut contribuer à améliorer la qualité de vie des patients.

Les principaux bénéfices recherchés sont :

  • la diminution des douleurs chroniques,
  • la réduction des tensions et des contractures musculaires,
  • l’amélioration de la mobilité articulaire,
  • le maintien de l’autonomie au quotidien,
  • une meilleure gestion de la fatigue,
  • l’amélioration de l’équilibre et de la coordination,
  • Une amélioration du bien-être psychologique grâce à une prise en charge globale de la maladie.

Les effets peuvent varier d’un patient à l’autre selon la pathologie, son évolution et l’état de santé général.

Quelles pathologies sont prises en charge en cure thermale de neurologie ?

La cure thermale en neurologie s’adresse à différentes affections neurologiques chroniques ou à certaines séquelles neurologiques.

Elle peut notamment être indiquée dans les cas suivants :

Les indications et pathologies exactes seront évaluées par le médecin prescripteur en fonction de la situation du patient.

Cure thermale et maladie de Parkinson

La cure thermale peut accompagner les personnes atteintes de la maladie de Parkinson en favorisant le maintien de la mobilité, en réduisant certaines douleurs musculaires et articulaires et en favorisant le maintien d’une activité physique adaptée.

Cure thermale et maladie de Parkinson

Cure thermale après un AVC

Après un AVC, la cure thermale peut s’inscrire dans un programme global de réadaptation afin d’aider à préserver les capacités motrices et contribuer à préserver les capacités fonctionnelles et accompagner la rééducation.

Cure thermale après un AVC

Quels sont les soins proposés lors d’une cure thermale en neurologie ?

Lors d’une cure thermale conventionnée, le patient reçoit au minimum quatre soins thermaux par jour.Les soins proposés visent à réduire la douleur et à diminuer les tensions musculaires. On retrouvera des soins tels que :

  • le bain (général et avec douche immergée)
  • la douche générale et/ou locale
  • les cataplasmes de boue thermale
  • la mobilisation en piscine avec un kinésithérapeute
  • des cours de sophrologie (optionnels et non pris en charge par la sécurité sociale)

C’est le médecin thermal qui prescrira les soins aux curistes avant le début du séjour. Ainsi, chaque cure thermale est adaptée au patient et à son état de santé.

Cure thermale soins

Où faire une cure thermale en neurologie en France ?

La neurologie est l’une des orientations thermales les plus spécifiques. En France, seules trois stations thermales disposent de l’agrément permettant de prendre en charge cette orientation thérapeutique. En effet, chaque station, selon la qualité et la composition de son eau thermale, est indiquée pour la prise en charge de pathologies spécifiques. Ainsi, toutes les stations thermales ne sont pas habilitées à traiter les mêmes affections.

La carte des stations en neurologie :

Carte des stations thermales en France spécialisées en neurologie

Les thermes de Néris-les-Bains dans le département de l’Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les thermes d’Ussat-les-Bains dans le département de l’Ariège, en région Occitanie.

Les thermes de Lamalou-les-Bains dans le département de l’Hérault, en région Occitanie.

Le choix du centre thermal

La réalisation d’une cure thermale n’a pas pour objectif de soigner ou de guérir une pathologie mais uniquement d’en soulager les symptômes. Une cure thermale ne peut pas remplacer ou se substituer à un traitement médicamenteux et un suivi médical régulier.

Démarche et prise en charge d’une cure thermale en neurologie

La neurologie fait partie des 12 orientations thermales reconnues et prises en charge par l’Assurance Maladie. Une cure thermale conventionnée en neurologie doit être prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste). Elle peut être prise en charge en partie par l’Assurance Maladie si elle respecte certaines conditions.

La prise en charge et le remboursement d’une cure thermale
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3e journée parlementaire du thermalisme : quels enjeux pour le remboursement des cures thermales ?

Chez LesCuristes.fr, il nous a semblé essentiel de suivre la 3e Journée parlementaire du thermalisme, organisée le mercredi 27 mai 2026 à l’Assemblée nationale, afin d’informer les curistes sur les réflexions en cours autour de l’avenir du remboursement des cures thermales.

À l’heure où ce remboursement est de plus en plus questionné au niveau de l’État, cette rencontre réunissant parlementaires, médecins et experts de la santé constituait un temps fort pour la filière thermale.

Débats de la 3e Journée parlementaire du thermalisme à l’Assemblée nationale, mai 2026

La 3e Journée parlementaire du thermalisme à l’Assemblée nationale

Cet événement, intitulé « Thermalisme : quel bénéfice pour les patients ? Quel coût pour la société ? », intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la filière thermale française. Lors des discussions autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), l’hypothèse d’un déremboursement des cures thermales par décret a provoqué une vive inquiétude chez les professionnels du secteur comme chez les patients.

Dans le même temps, la Haute Autorité de santé a été saisie par le Gouvernement afin d’évaluer l’efficacité du service médical rendu par le thermalisme. Une démarche qui pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir des cures thermales en France.

Parlementaires, médecins, économistes, représentants des patients et professionnels de la filière se sont ainsi réunis à l’Assemblée nationale pour débattre publiquement des enjeux sanitaires, économiques et sociaux liés à la médecine thermale.

programme journee parlementaire

À l’origine de cette dynamique parlementaire, le sénateur du Puy-de-Dôme Jean-Marc Boyer, initiateur de la Journée parlementaire du thermalisme, poursuit depuis plusieurs années son engagement en faveur de la reconnaissance du secteur. À ses côtés, le député des Hautes-Pyrénées Denis Fégné, président du groupe d’études « thermalisme » à l’Assemblée nationale, joue un rôle central dans la coordination des travaux et la défense du thermalisme médical au niveau parlementaire. Ensemble, ils incarnent une mobilisation politique transpartisane autour de l’avenir des cures thermales.

HAS : une évaluation du thermalisme qui s’inscrit dans la durée jusqu’en 2027

intervention du dr cedric carbonneil lors de la journee parlementaire du thermalisme
Dr Cédric Carbonneil

Parmi les interventions les plus attendues figurait celle du Dr Cédric Carbonneil, chef du service de l’évaluation des actes professionnels, adjoint à la directrice de l’évaluation et de l’accès à l’innovation de la Haute Autorité de santé (HAS), venu détailler les travaux engagés autour de l’évaluation du service médical rendu du thermalisme.

Premier enseignement : aucune conclusion de la HAS n’est attendue avant 2027.

Selon les précisions apportées lors de cette Journée parlementaire, l’année 2026 doit avant tout permettre de construire le cadre méthodologique de cette évaluation. La HAS travaille actuellement à adapter ses critères d’analyse aux spécificités de la médecine thermale, avec des travaux préparatoires, des enquêtes de pratiques et une réflexion sur les méthodes d’évaluation les plus pertinentes.

L’analyse approfondie des données et les éventuelles conclusions interviendront dans un second temps, à partir de 2027.

Cures thermales en Europe : la France est-elle vraiment un cas à part ?

Il est souvent évoqué comme argument principal que la France est le seul pays de l’Europe à prendre en charge la cure thermale. Mais qu’en est il vraiment ? 

Les données présentées lors de cette Journée parlementaire ont permis de comparer la place du thermalisme dans plusieurs pays européens.

Si les modèles de prise en charge varient fortement selon les États, de nombreux pays continuent d’intégrer les cures thermales dans leur politique de santé publique, avec des niveaux de remboursement et des durées de cure différents. Ainsi, alors que la France maintient traditionnellement un format de 18 jours de soins, d’autres pays proposent des durées plus courtes ou plus flexibles, allant de 10 jours à 4 semaines selon les pathologies et les systèmes de santé concernés, avec des remboursements pouvant prendre en charge jusqu’à 100 % du séjour (frais de soins, transport et hébergement).

Ainsi, ces différents cas illustrent la diversité des approches européennes concernant le thermalisme, tant sur les niveaux de remboursement que sur les critères médicaux ou sociaux retenus par chaque pays. On constate alors que la France n’est pas le seul pays de l’Union européenne à financer les cures thermales et plutôt qu’elle se situe dans la partie basse en matière de prise en charge des soins thermaux.

Il est également important de rappeler qu’en France, le curiste reste le principal financeur de son séjour thermal.

À retenir de la 3e Journée parlementaire du thermalisme :

  • Les échanges ont confirmé la forte sensibilité du dossier du remboursement des cures thermales dans un contexte de réévaluation par les pouvoirs publics.
  • La Haute Autorité de santé a confirmé que ses travaux d’évaluation du service médical rendu étaient en cours, mais qu’aucune décision n’était attendue avant 2027.
  • Les comparaisons européennes montrent des modèles très divers, la France ne constituant pas un cas isolé en matière de prise en charge du thermalisme.
  • Les débats ont mis en avant à la fois l’intérêt médical des cures thermales et leur rôle économique et territorial, notamment dans les zones thermales.
  • Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de considérer le thermalisme comme un outil de prévention et non uniquement comme une dépense de santé.

En clôture de cette journée, le Pr Christian Hérisson, président de la Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF), a insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation en faveur du thermalisme.

Figure majeure du secteur, il a rappelé l’importance de renforcer la recherche scientifique et les évaluations médico-économiques afin de mieux objectiver les bénéfices des cures thermales, notamment dans la prise en charge des maladies chroniques et la prévention.

Pour lui, l’enjeu dépasse la seule question du remboursement : il s’agit de consolider durablement la place du thermalisme dans une approche globale de la santé, intégrant qualité de vie, prévention et accompagnement non médicamenteux.

le Pr Christian Hérisson, président de la Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF) à la journee parlementaire du thermalisme
Pr Christian Hérisson, président de la Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF)

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L’orientation thermale en Trouble du Développement chez l’Enfant (TDE)

Les troubles du développement chez l’enfant peuvent avoir des impacts importants sur le quotidien, l’apprentissage et la qualité de vie. Face à ces difficultés, certaines solutions complémentaires existent pour accompagner les jeunes patients de manière globale. Parmi elles, la cure thermale occupe une place particulière. Reconnue par l’Assurance Maladie dans le cadre de l’orientation « Trouble du Développement chez l’Enfant » (TDE), elle propose une prise en charge à la fois médicale, éducative et relationnelle.

Pendant trois semaines, l’enfant bénéficie de soins thermaux adaptés, d’un suivi médical personnalisé et d’un environnement structurant favorisant la détente, la socialisation et la progression dans son autonomie.

 

L’orientation thermale en Trouble du Développement chez l’Enfant
Image de Freepik

Qu’est-ce que l’orientation thermale Trouble du Développement chez l’Enfant ?

L’orientation thermale en Trouble du Développement chez l’Enfant (TDE) fait partie des 12 orientations thermales reconnues et prises en charge par la Sécurité sociale. Accessible dès le plus jeune âge, la cure thermale permet une prise en charge à la fois physique et psychologique. Véritable démarche préventive, éducative et curative, l’ensemble des moyens mis en place durant les 3 semaines de cure aide l’enfant à comprendre sa maladie et l’importance des traitements.

La cure thermale TDE repose sur une approche globale mêlant :

  • des soins thermaux quotidiens,
  • un suivi médical personnalisé,
  • un accompagnement éducatif,
  • un environnement favorable au bien-être de l’enfant.

Cette prise en charge aide également l’enfant à mieux comprendre sa pathologie, à gagner en autonomie et à mieux vivre certains traitements ou contraintes du quotidien.

Les bienfaits de la cure thermale chez l’enfant

Les cures thermales utilisent les propriétés naturelles des eaux thermales riches en minéraux et oligo-éléments. Les soins sont adaptés à l’âge de l’enfant et réalisés sous surveillance médicale.

Les soins thermaux peuvent contribuer à :

  • apaiser certaines tensions physiques et nerveuses,
  • améliorer la qualité du sommeil,
  • favoriser la relaxation,
  • accompagner la rééducation motrice,
  • renforcer la confiance en soi,
  • encourager la socialisation.

L’aspect humain joue également un rôle important. Pendant leur séjour, les enfants rencontrent d’autres jeunes confrontés à des difficultés similaires. Ces échanges favorisent souvent le mieux-être psychologique et l’intégration sociale.

Quelles pathologies peuvent être prises en charge en cure thermale TDE ?

Plusieurs troubles du développement et pathologies infantiles peuvent être accompagnés dans le cadre d’une cure thermale TDE, notamment :

Chaque prise en charge doit faire l’objet d’un avis médical afin de déterminer l’intérêt d’une cure thermale selon la situation de l’enfant.

Comment se déroule une cure thermale pour enfant ?

À l’image des cures thermales pour adultes, celles destinées aux enfants reposent sur les bienfaits des minéraux et oligo-éléments présents dans l’eau thermale, via des soins d’hydrothérapie. Ces traitements quotidiens permettent de profiter des propriétés apaisantes, anti-inflammatoires et calmantes de l’eau thermale.

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins. L’enfant est suivi par un médecin thermal qui adapte les soins à son âge et à sa pathologie.

Selon les établissements thermaux, différents soins peuvent être proposés :

  • bains thermaux,
  • douches thermales,
  • piscine thermale,
  • applications de boue thermale,
  • exercices en eau thermale,

Certaines stations thermales disposent également de structures spécialisées et d’équipes formées à l’accueil des jeunes curistes.

Les soins thermaux

La prise en charge de la cure thermale pour les enfants par l’Assurance Maladie

La prise en charge d’une cure thermale pour enfants suit le même processus que pour les adultes. Elle doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste pour être partiellement remboursée par la Sécurité sociale.

Lorsque la cure est acceptée par l’Assurance Maladie, plusieurs frais peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle :

  • le forfait thermal,
  • les honoraires médicaux,
  • certains frais de transport et d’hébergement sous conditions de ressources.

Le reste à charge peut être remboursé en totalité ou en partie par la mutuelle selon le contrat souscrit.

Les étapes pour réaliser une cure thermale

Où loger pendant une cure avec son enfant ?

Dans certaines stations thermales accueillant des enfants, il existe des maisons d’enfants à caractère sanitaire permettant une prise en charge globale du jeune curiste durant son séjour.

Dans la majorité des cas, l’enfant doit toutefois être accompagné par un parent ou un proche.

Pour faciliter l’organisation du séjour, il est recommandé de choisir un hébergement situé à proximité des thermes. Résidences de tourisme, appartements meublés, hôtels ou campings : plusieurs solutions existent selon le budget et les besoins des familles.

Au niveau du choix du logement, n’hésitez pas à vous référer à la partie hébergements du site LesCuristes.fr afin de trouver l’hébergement qui vous convient. Le site LesCuristes.fr propose plus de 3 000 annonces à travers la France. Vous y trouverez des résidences de tourisme, des hôtels, des meublés de tourisme ainsi que des campings.

Trouver un hébergement thermal

Les établissements thermaux ayant l’agrément en Trouble du Développement chez l’Enfant

À savoir

Toutes les orientations thermales conventionnées peuvent être accessibles aux enfants sur avis médical, selon leur pathologie et les recommandations du médecin.

FAQ – Cure thermale et troubles du développement chez l’enfant

À partir de quel âge un enfant peut-il faire une cure thermale ?

Une cure thermale peut être envisagée dès le plus jeune âge, à condition qu’elle soit prescrite par un médecin et adaptée aux besoins de l’enfant.

Une cure thermale pour enfant est-elle remboursée ?

Oui. Lorsqu’elle est prescrite par un médecin et acceptée par l’Assurance Maladie, une partie des frais liés à la cure thermale peut être prise en charge.

Combien de temps dure une cure thermale TDE ?

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins, répartis sur 3 semaines.

Quels troubles peuvent être traités en cure thermale TDE ?

Les cures thermales TDE accompagnent notamment l’énurésie, certains troubles psychomoteurs, des troubles du comportement, certaines pathologies osseuses de croissance ou encore la rééducation après fracture.

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Remboursement des cures thermales : Denis Fégné répond aux inquiétudes des curistes 

Un décret envisagé, une pétition massive, un recul du gouvernement et désormais un projet d’évaluation scientifique : l’avenir des cures thermales entre dans une nouvelle phase de clarification. Alors que la Haute Autorité de Santé (HAS) se prépare à mener une importante étude scientifique afin d’évaluer le service médical rendu des cures thermales, Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées et président du groupe d’études sur le thermalisme à l’Assemblée nationale, nous présente les prochaines étapes .

© Assemblée nationale

La Haute Autorité de Santé (HAS) lance une évaluation du service médical rendu des cures thermales, dans un contexte de débats récurrents sur leur remboursement.

Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre rôle concernant le thermalisme à l’Assemblée nationale ?

Je suis Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées (2e circonscription). Avant cela, j’étais élu local, donc je connais bien les collectivités, les investissements et le fonctionnement territorial.

Je connais aussi très bien les Hautes-Pyrénées et la montagne, où est implantée une grande partie des stations thermales de ce territoire. C’est ce qui explique mon engagement sur ce sujet.

Je préside également le groupe d’études du thermalisme à l’Assemblée nationale. Ce groupe a pour objectif de mieux faire connaître cette filière aux parlementaires, car beaucoup connaissent mal la médecine thermale et peuvent avoir des idées faussées.

Ainsi, nous organisons des rencontres et des colloques pour apporter une information plus précise et permettre à la représentation nationale de mieux comprendre et défendre ce secteur, notamment face aux tentatives de déremboursement.

En novembre dernier, les cures thermales ont semblé plus menacées que jamais. Pourquoi cette fois-ci la situation était-elle différente ?

Chaque année, des amendements sont déposés dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) avec des propositions de déremboursement partiel des cures thermales.

Mais cette fois, la situation a été jugée plus inquiétante car on est passé d’amendements classiques à l’évocation d’un décret, avec une perspective de déremboursement qui ne concernait plus uniquement une partie, mais l’ensemble des cures thermales.

Cela change profondément la nature du risque : il ne s’agissait plus uniquement d’un débat parlementaire annuel, mais d’une possibilité d’action réglementaire directe du gouvernement. Cette évolution a provoqué une forte réaction de l’ensemble de la filière thermale : professionnels, établissements, corps médical et patients.

Je rappelle également un élément central du débat économique : le modèle du thermalisme repose sur un effet de levier important sur les retombées économiques locales. Pour environ 1 € de dépense remboursée par la Sécurité sociale, il y a 10 € de retombées induites.

La différence entre amendement et décret

Chaque année, la France vote deux grands textes budgétaires : le budget de l’État (PLF) et celui de la Sécurité sociale (PLFSS). Le gouvernement les présente, et les parlementaires peuvent proposer des modifications via des amendements.

Dans ce cadre, certains députés proposent régulièrement des amendements visant à réduire ou supprimer le remboursement des cures thermales, généralement dans une logique de recherche d’économies. Ces propositions sont systématiquement rejetées lors des votes, grâce à un soutien transpartisan large (LR, PS, LFI, PCF…), en faveur du maintien du remboursement.

Mais le système institutionnel français prévoit aussi un autre levier : le pouvoir réglementaire du gouvernement. Contrairement à la loi, un décret ne nécessite pas de vote du Parlement : il peut être pris directement par le gouvernement, après consultation des instances concernées, et signé par le ministre compétent.

Le remboursement des cures thermales relève de ce champ réglementaire. Cela signifie que, même en l’absence de modification législative, un décret peut théoriquement modifier les règles de prise en charge.

C’est pourquoi, ces dernières années, plusieurs projets de décrets ont été évoqués. Ils ont cependant été stoppés ou retirés grâce à différentes mobilisations politiques et institutionnelles (dialogue parlementaire, pression des élus, mobilisation des acteurs de la filière, pétitions).

Face à cette situation, vous avez lancé une pétition pour défendre les cures thermales. Combien de signatures ont été recueillies ?

Effectivement, face à cette situation, j’ai lancé une pétition pour défendre les cures thermales, conjointement avec le sénateur Jean-Marc Boyer et le maire de Dax, Julien Dubois, président des communes thermales.

Cette mobilisation a rapidement pris de l’ampleur et a recueilli plus de 500 000 signatures en un peu plus d’un mois.

Pour moi, cette dynamique a constitué un signal politique fort, traduisant une mobilisation à la fois des professionnels du secteur et des usagers des cures thermales.

Face à cette mobilisation d’ampleur, le Gouvernement a finalement cédé, mais nous ne pourrons pas reproduire ce type de mobilisation chaque année. D’où la nécessité absolue d’une évaluation HAS solide.

La Haute Autorité de Santé a été saisie concernant le service médical rendu des cures thermales ?

Effectivement, et j’accueille très favorablement cette évaluation par la Haute Autorité de Santé (HAS). Il est cependant regrettable qu’il n’y ait pas eu de concertation en amont de cette annonce, faite sans véritable travail préparatoire politique. Toutefois, selon moi c’est aujourd’hui le seul moyen de sanctuariser durablement les cures thermales face aux attaques répétées dont elles font l’objet dans les débats budgétaires et les PLFSS.

J’ai d’ailleurs auditionné la HAS en février dernier dans le cadre du groupe d’études sur le thermalisme que j’ai l’honneur de présider. Nous pouvons dire que j’ai eu “du flair”, et un heureux hasard de calendrier, d’organiser cette audition avant même l’annonce officielle de la saisine par la ministre de la santé.

En effet, depuis plusieurs années, les menaces de déremboursement reviennent régulièrement, sous différentes responsabilités ministérielles. Cela crée une forme d’instabilité pour toute la filière thermale.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la HAS ?

La HAS nous a présenté une méthodologie extrêmement rigoureuse. Nous sommes loin d’une approche expéditive ou idéologique. Cette évaluation sera scientifique, indépendante et particulièrement complexe à mener.

Le thermalisme ne s’évalue pas de la même manière qu’un médicament. On parle d’une médecine humaine, avec des approches multiples selon les pathologies. La HAS devra prendre en compte la multiplicité des indications thérapeutiques, la diversité des pratiques et l’hétérogénéité des établissements.

C’est donc une évaluation qui sera nécessairement longue et approfondie, probablement sur plusieurs années. Elle impliquera un important travail d’analyse et de consolidation de la littérature scientifique existante. Aujourd’hui, on parle déjà de plus de 17 000 références scientifiques identifiées sur dix ans et de près de 26 000 documents à analyser selon les premières estimations élargies.

Il existe également des études très sérieuses, menées par l’AFRETh, (Association Française pour la Recherche Thermale) sur le service médical rendu des cures thermales. Mais sans validation de la HAS, ces travaux ne disposent pas encore d’une reconnaissance officielle. D’ailleurs, des organismes comme la Cour des comptes s’appuient uniquement sur des évaluations validées par la HAS, ce qui a pu poser problème dans les débats précédents.

Je considère donc cette démarche comme une véritable opportunité.

« Sans évaluation officielle de la HAS, les cures thermales resteront fragiles. Il faut en sortir et cela passe uniquement par cette reconnaissance du service médical rendu par la HAS. Cette évaluation est une opportunité de clore définitivement un débat récurrent et injustifié sur le thermalisme. »

Quelle est la situation actuelle ? Des actions sont-elles en cours ?

Nous préparons actuellement la 3ème Journée parlementaire du thermalisme, qui se tiendra le 27 mai à l’Assemblée nationale.

Cet événement réunira des parlementaires, des patients, des professionnels de santé, des représentants de la filière thermale ainsi que la Haute Autorité de Santé. Nous avons souhaité construire un moment d’échanges ouvert, constructif et transparent.

Des débats réuniront des élus de différentes sensibilités, certains très favorables au thermalisme, d’autres plus réservés. Des associations de patients participeront également aux discussions, aux côtés des professionnels de santé.

Une table ronde sera consacrée au retour d’expérience des patients, avec un focus particulier sur l’impact des cures thermales sur leur qualité de vie. Il nous paraît essentiel que cette parole soit entendue dans le cadre des réflexions en cours.

Nous accueillerons également Monsieur Cédric Carbonneil, chef du service Évaluation des actes professionnels au sein de la Direction de l’évaluation médicale, économique et de santé publique de la Haute Autorité de Santé, qui assurera la conférence scientifique.

À cette occasion, il présentera notamment les futures modalités d’évaluation des cures thermales : la méthodologie envisagée, les critères d’analyse ou encore la durée du processus d’évaluation.

Le public pourra également poser directement des questions. Ce sera un moment important de pédagogie, de transparence et de dialogue autour de l’avenir du thermalisme.

Les curistes doivent-ils craindre pour le prochain budget ?

L’objectif est précisément de sortir de ces incertitudes récurrentes.

Aujourd’hui, il n’y a pas de déremboursement prévu, et tout est mis en œuvre pour stabiliser durablement la situation.

« Les patients peuvent être rassurés : cette démarche permettra de sanctuariser les cures thermales. J’ai une pensée pour les patients qui sont dans le doute, mais aussi pour les établissements thermaux. Cette inquiétude se ressent déjà dans les réservations. Il faut donc le répéter : aucun déremboursement n’est prévu, nous les avons sauvées !  »

Le remboursement des cures thermales en Europe :

Durant les précédents débats, il a été dit et redit que la France était le seul pays prenant en charge les cures thermales. Cette information s’avère inexacte, puisque la France se situe en bas du classement européen avec un remboursement limité à 65 % des soins thermaux.

En effet, en Europe, la prise en charge des cures thermales varie fortement selon les pays.

  • L’Allemagne dispose du système le plus complet avec 80 établissements et des cures de réhabilitation entièrement financées par les caisses d’assurance maladie, incluant soins, hébergement et transport sur 3 à 4 semaines, renouvelables chaque année.
  • En Lituanie, les soins sont remboursés à 100 % pour les assurés, avec des séjours allant jusqu’à 20 jours pour les enfants et 18 pour les adultes.
  • Le Luxembourg et la Pologne couvrent environ 80 % des soins et de l’hébergement sur des cures de 3 à 4 semaines.
  • En Slovaquie et en République tchèque, deux niveaux de prise en charge existent selon les indications médicales et l’âge, mais les soins sont dans tous les cas intégralement remboursés pour des séjours de 3 à 4 semaines, avec des modalités variables pour l’hébergement et les repas.

À l’inverse, la France se situe en bas du classement européen avec un remboursement limité à 65 % des soins thermaux. La médecine thermale en France s’inscrit pourtant dans un cadre européen où cette thérapie est largement reconnue et soutenue.

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Les douches thermales : un soin thermal incontournable lors d’une cure

Les douches thermales font partie des soins fondamentaux proposés lors d’une cure thermale conventionnée. Utilisées dans de nombreuses orientations thérapeutiques, elles exploitent les propriétés naturelles de l’eau thermale pour soulager certaines pathologies chroniques, notamment en rhumatologie, dermatologie ou encore en phlébologie. Selon le type de douche prescrite, l’intensité du jet, la température ou encore la durée du soin sont adaptés par le médecin thermal afin de répondre à des objectifs précis : apaiser les douleurs, améliorer la circulation, décongestionner les voies respiratoires ou encore assouplir les tissus cutanés.

Tout savoir sur les douches thermales
Source photo : www.chainethermale.fr – Thermes d’Eugénie-les-Bains – Douche au jet

Présentes dans la grande majorité des établissements thermaux en France, les douches thermales constituent un pilier de l’hydrothérapie externe et s’intègrent dans un protocole de soins entièrement personnalisé.

Quels sont les bienfaits des douches thermales ?

Les douches thermales permettent notamment :

  • de soulager certaines douleurs articulaires et musculaires ;
  • de favoriser la détente et le relâchement musculaire ;
  • d’améliorer la circulation sanguine ;
  • d’assouplir certaines lésions cutanées ;
  • de décongestionner les voies respiratoires ;
  • de compléter d’autres soins thermaux dans le cadre d’une prise en charge globale.

Chaque prescription de soin est totalement personnalisée selon l’orientation thérapeutique et les indications du médecin thermal.

Les principaux types de douches thermales

La douche au jet

Ce type de douche est le plus courant lors d’une cure thermale. Il est réalisé dans une salle dans laquelle le curiste est debout et se tient à une barre fixée au mur. Il reçoit alors un puissant jet avec un débit important d’eau envoyé par un agent thermal situé à cinq mètres du curiste. L’agent thermal peut cibler une partie ou tout le corps selon le protocole et l’orientation thérapeutique prescrite.

Il ciblera par exemple le thorax lorsqu’il s’agit de l’orientation voies respiratoires, l’abdomen pour l’orientation affections digestives ou certaines articulations pour une cure thermale en rhumatologie.

La douche filiforme

Ce type de douche, à  jets d’eau très fins, est administré à distance du curiste, par un médecin thermal, qui règle la puissance des jets en fonction des besoins du patient. Ce soin permet notamment de décaper délicatement les lésions de la peau tout en assouplissant le derme en profondeur, notamment lors d’une cure thermale en dermatologie.

La douche de vapeur

Cette douche est prescrite dans le cadre d’une cure thermale pour les affections des voies respiratoires. Un jet de vapeur est projeté sur le thorax afin de créer un phénomène de révulsion.

La douche baveuse

Cette douche est administrée avec une lance à embout plat sans pression afin de laisser couler l’eau. Cette douche permet de prendre en charge certaines pathologies liées à la rhumatologie.

La douche sous immersion à haute pression (en piscine)

Ce soin se déroule dans une piscine d’eau thermale équipée d’un jet subaquatique à forte pression. Le curiste, debout ou assis, bénéficie d’un massage profond au niveau des dorsales, cervicales ou lombaires. La pression et la localisation des jets sont indiquées par la prescription médicale.

D’autres types de douches thermales existent

Comment se déroule une cure thermale ?

La cure thermale est un traitement préventif et curatif qui permet d’éviter que la pathologie évolue et ne devienne potentiellement plus grave et plus difficile à soigner. 
En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale.
En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.

Une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale. D’une durée de 3 semaines, la cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale. En effet, le forfait thermal (soins thermaux) ainsi que le forfait de surveillance médicale (rendez-vous avec le médecin de cure), peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie.

Le ticket modérateur (la part restante à la charge du curiste) peut être pris en charge par une mutuelle, en fonction du type de contrat souscrit.

N’hésitez pas à consulter notre dossier « Quelles sont les étapes pour réaliser une cure thermale ? » afin de prendre connaissance de toutes les informations nécessaires.

Pourquoi choisir une cure thermale en double orientation ?

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, notamment lorsque l’une des pathologies favorise le développement d’une autre (par exemple le surpoids et les rhumatismes).

 La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effets secondaires.

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation, cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

Tout savoir sur la médecine thermale

À retenir sur les douches thermales

  • Les douches thermales utilisent les propriétés naturelles de l’eau thermale.
  • Elles font partie des soins majeurs de l’hydrothérapie externe.
  • Chaque technique répond à une indication thérapeutique précise.
  • Les soins sont prescrits et adaptés par le médecin thermal.

FAQ : tout savoir sur les douches thermales

Les douches thermales sont-elles douloureuses ?

La majorité des soins sont bien tolérés. Certaines douches, comme la douche au jet, peuvent toutefois provoquer une sensation de pression plus intense selon la puissance prescrite. N’hésitez pas à faire part des gênes ressenties lors du soin à l’hydrothérapeute.

Combien de douches thermales reçoit-on pendant une cure ?

Le nombre de soins varie selon la prescription médicale et l’orientation thérapeutique. Plusieurs soins peuvent être réalisés chaque jour pendant les 18 jours de cure, entre 4 et 6 soins.

Les douches thermales sont-elles remboursées ?

Oui, lorsqu’elles s’inscrivent dans le cadre d’une cure thermale conventionnée prescrite par un médecin.

Peut-on choisir ses soins thermaux ?

Les soins sont déterminés par le médecin thermal lors de la consultation de début de cure afin d’adapter la prise en charge aux besoins et à l’état de santé du patient.

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Cure thermale en dermatologie : eczéma, psoriasis, acné… quelles stations choisir ?

L’orientation en dermatologie est l’une des 12 orientations thermales reconnues et prises en charge par l’Assurance maladie. La cure thermale conventionnée en dermatologie est indiquée dans le traitement de nombreuses maladies de peau chroniques comme le psoriasis, l’eczéma, la dermatite atopique ou encore les séquelles de brûlures. Grâce aux propriétés apaisantes et cicatrisantes des eaux thermales, les stations thermales spécialisées proposent des soins adaptés aux adultes comme aux enfants. Alternative douce, naturelle et sans effet secondaire, la cure thermale permettra d’apaiser et de régénérer les tissus en profondeur.

cure thermale dermatologie
Image de Freepik

Qu’est-ce qu’une cure thermale en dermatologie ?

Une cure thermale est une prise en charge globale d’une pathologie. Entre les soins thermaux, le suivi médical, les échanges entre curistes et les divers ateliers pouvant être proposés, la cure thermale est une alternative naturelle. Véritable démarche médicale, elle participe à l’éducation du patient sur les  gestes quotidiens à adopter dans le but de limiter l’évolution de ses troubles cutanés.

Durant la cure thermale, des soins à base d’eaux thermales sont dispensés selon la prescription du médecin thermal. Les eaux thermales utilisées sont riches d’une multitude de minéraux et oligoéléments, leur conférant de nombreuses vertus : 

  • apaisante 
  • cicatrisante
  • régénérante
  • anti-inflammatoire
Le médecin thermal

Dans quels cas faire une cure thermale dermatologique ?

La cure thermale est idéale dans la prise en charge de différentes affections dermatologiques chroniques comme :

Les chéloïdes correspondent à des cicatrices épaisses et inflammatoires qui dépassent les limites de la plaie initiale. La cure thermale peut aider à assouplir les tissus, réduire l’inflammation locale et améliorer l’aspect esthétique des lésions cutanées.

Qu’elles soient post-opératoires, post-traumatiques ou liées à une affection cutanée, les cicatrices peuvent être améliorées grâce aux soins thermaux. Les eaux thermales contribuent à assouplir la peau et à favoriser une meilleure régénération des tissus.

La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau, fréquente chez l’enfant mais aussi chez l’adulte. La cure thermale permet de réduire les poussées, calmer les démangeaisons et améliorer durablement le confort cutané.

L’eczéma se manifeste par des rougeurs, des démangeaisons et des lésions inflammatoires. Les soins thermaux aident à apaiser les irritations, restaurer la barrière cutanée et espacer les crises.

La cure thermale peut être bénéfique dans les formes d’acné inflammatoire ou persistante. Grâce à ses effets anti-inflammatoires et purifiants, elle contribue à améliorer la qualité de la peau et à limiter les poussées et réduire les cicatrices.

Les lichens cutanés regroupent des maladies inflammatoires chroniques de la peau provoquant des plaques épaissies et prurigineuses. Les soins thermaux peuvent aider à calmer les démangeaisons et à réduire l’inflammation.

Le prurit correspond à des démangeaisons chroniques, parfois sans cause clairement identifiée. La cure thermale aide à apaiser les sensations de grattage et à améliorer le confort quotidien de la peau.

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique se manifestant par des plaques rouges recouvertes de squames. Les soins thermaux contribuent à réduire les lésions, apaiser les poussées et améliorer la qualité de vie des patients.

La rosacée est une affection chronique du visage provoquant rougeurs, vaisseaux visibles et parfois des lésions inflammatoires. La cure thermale aide à calmer l’inflammation et à diminuer la réactivité cutanée.

Les séquelles de brûlures peuvent entraîner des cicatrices épaisses, des tiraillements ou une perte d’élasticité cutanée. Les soins thermaux favorisent la souplesse de la peau et améliorent son aspect global. Certains établissements se sont spécialisés dans cette prise en charge.

L’urticaire se manifeste par des plaques rouges et des démangeaisons soudaines. La cure thermale peut contribuer à apaiser les crises et à réduire l’hypersensibilité cutanée.

Quels soins sont proposés en cure thermale dermatologique ?

Afin de soulager la peau et les muqueuses, différents soins thermaux sont réalisés quotidiennement durant les 3 semaines de cure thermale conventionnée.  Les soins proposés permettent de déposer directement l’eau thermale sur les parties/zones lésées grâce à l’utilisation de techniques de soins spécifiques visant à réduire l’inflammation, à améliorer la cicatrisation, à réduire les lésions et à hydrater la peau en profondeur.

On retrouvera des soins tels que :

Avant le début de la cure thermale, le médecin thermal effectuera une prescription des soins thermaux qui seront dispensés durant le séjour. Cette prescription, propre à chaque curiste, permet d’adapter le traitement à chaque pathologie.

Où faire une cure thermale en dermatologie ?

En France, 9 centres thermaux sont indiqués en dermatologie, allant des Pyrénées aux Alpes en passant par le Poitou-Charentes. Malheureusement, certaines régions comme la Bretagne ne pourront pas vous accueillir dans le cadre d’une cure thermale en dermatologie.

Cure thermale dermatologie

La liste détaillée des établissements thermaux :

Réaliser une cure thermale en double orientation, comme la dermatologie et la rhumatologie

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques, par exemple l’eczéma et les rhumatismesLa cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effets secondaires.

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation, tels que dermatologie + rhumatologie, cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

La cure double orientation

Remboursement d’une cure thermale en dermatologie

Une cure thermale conventionnée en dermatologie doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste (dermatologue). Elle pourra être prise en charge partiellement par la sécurité sociale si elle respecte certaines conditions. La part restant à la charge du curiste peut faire l’objet d’une prise en charge par une mutuelle en fonction du contrat souscrit.

Cure thermale prise en charge

 À savoir : La prise en charge d’une cure thermale chez l’enfant est identique à celle de l’adulte.

FAQ : cure thermale en dermatologie

Quelle cure thermale est recommandée pour le psoriasis ?

La cure thermale en dermatologie est particulièrement indiquée pour le psoriasis. Certaines stations thermales spécialisées proposent des soins à base d’eaux thermales aux propriétés anti-inflammatoires et apaisantes, permettant de réduire les plaques, les démangeaisons et les poussées.

Quelles stations thermales sont adaptées au traitement de l’eczéma ?

Plusieurs stations thermales en France sont reconnues pour la prise en charge de l’eczéma, notamment chez l’adulte et l’enfant. Ces établissements utilisent des eaux thermales riches en minéraux qui aident à calmer les irritations et à restaurer la barrière cutanée, dans le cadre d’une cure thermale en dermatologie.

Les cures thermales en dermatologie sont-elles remboursées ?

Oui, une cure thermale en dermatologie peut être partiellement prise en charge par l’Assurance maladie, à condition qu’elle soit prescrite par un médecin et réalisée dans un établissement agréé. Le remboursement concerne principalement les soins thermaux, tandis que l’hébergement et les frais annexes peuvent être couverts par une mutuelle selon le type de contrat souscrit et les barèmes appliqués.

Peut-on réaliser une cure thermale dermatologique avec un enfant ?

Oui, la cure thermale en dermatologie est accessible aux enfants. Elle est notamment recommandée en cas de dermatite atopique ou d’eczéma sévère. Les soins sont adaptés à leur âge et à la sensibilité de leur peau, avec un accompagnement médical spécifique.

Cure thermale enfant

Combien de temps dure une cure thermale en dermatologie ?

Une cure thermale conventionnée en dermatologie dure 18 jours de soins, répartis sur 3 semaines consécutives. Cette durée permet une prise en charge globale et progressive des pathologies cutanées chroniques.

Quelle est la meilleure station thermale pour traiter la dermatite atopique ?

Plusieurs stations thermales sont reconnues pour la prise en charge de la dermatite atopique, notamment grâce à la qualité de leurs eaux et à leur expertise dermatologique. Le choix de la station dépend de l’âge du patient, de la localisation et du type de peau, certaines étant particulièrement spécialisées dans les formes sévères ou pédiatriques.

Choix station thermale

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Cure thermale et diabète : bienfaits, remboursement et stations thermales

Le diabète est une maladie chronique affectant le pancréas et la régulation de la glycémie dans le sang. C’est une maladie chronique qui nécessite un suivi à vie. Elle touche de nombreuses personnes en France, qu’elles soient jeunes ou plus âgées, avec ou sans surpoids. La mise en place d’un traitement médical adapté, en fonction du type de diabète, permet de contenir la maladie et d’éviter les évolutions et les complications possibles. Une bonne hygiène alimentaire, la pratique d’une activité sportive ainsi qu’une assiduité optimale dans la prise du traitement permettent de stabiliser la maladie.

En complément du suivi habituel, la cure thermale peut aider certaines personnes diabétiques à mieux gérer leur maladie et à améliorer leur qualité de vie. Grâce aux soins thermaux, à l’accompagnement médical et aux programmes d’éducation thérapeutique proposés dans certaines stations thermales, les curistes peuvent apprendre à mieux comprendre leur pathologie, retrouver une activité physique adaptée et adopter de nouvelles habitudes de vie.

Les établissements thermaux spécialisés dans les affections digestives et maladies métaboliques accueillent chaque année des patients souffrant de diabète de type 1, de diabète de type 2 ou de troubles métaboliques associés.

Personne diabetique realisant un test de glycemie avant une cure thermale
Image de pikisuperstar sur Magnific

La cure thermale est-elle bénéfique pour le diabète ?

La cure thermale sera prescrite comme complément éducatif dans le traitement global de la maladie. Un séjour dans un établissement thermal apporte des réponses aux questions des patients et les accompagne dans la mise en place de règles d’hygiène de vie adaptées.

Le séjour thermal permet notamment :

  • d’améliorer l’hygiène de vie,
  • d’encourager la reprise d’une activité adaptée,
  • de bénéficier d’un accompagnement nutritionnel,
  • de mieux comprendre sa maladie,
  • de prévenir certaines complications liées au diabète.

Les soins thermaux sont associés à un suivi médical et à des ateliers éducatifs qui aident les patients à mieux gérer leur glycémie au quotidien.

Certaines stations thermales proposent également des programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) dédiés au diabète de type 2.

Diabète de type 1 et diabète de type 2 : quelles différences en cure thermale ?


Cure thermale et diabète de type 1

Le diabète de type 1 apparaît généralement chez les sujets jeunes. Il nécessite un traitement par insuline quotidien.

La cure thermale peut aider les patients à mieux vivre avec leur maladie grâce à un accompagnement éducatif, une reprise d’activité physique et un suivi personnalisé.

Cure thermale et diabète de type 2

Le diabète de type 2 représente la forme la plus fréquente de diabète. Il est souvent associé à la sédentarité, au surpoids et aux troubles métaboliques.

Dans ce cadre, la cure thermale peut accompagner :

  • la reprise d’une activité physique adaptée,
  • la perte de poids,
  • l’amélioration des habitudes alimentaires,
  • la prévention des complications cardiovasculaires.

Certaines stations proposent des programmes spécifiques dédiés au diabète de type 2.

Cure thermale et lipodystrophie

Quels sont les bienfaits d’une cure thermale pour le diabète ?

Une cure thermale pour le diabète repose sur une approche globale du patient. Les bénéfices observés concernent principalement la qualité de vie, les habitudes alimentaires et l’activité physique.

Les soins thermaux peuvent contribuer à :

  • améliorer la circulation sanguine,
  • favoriser la détente musculaire,
  • réduire le stress,
  • accompagner la perte de poids (si besoin),
  • encourager une meilleure observance du traitement.

Les cures thermales sont particulièrement intéressantes pour les personnes souffrant également de surcharge pondérale, de syndrome métabolique ou de douleurs articulaires associées.

Cure thermale et diabète : ce qu’il faut savoir

La prescription d’une cure thermale à un patient diabétique est fréquente.
La cure peut être particulièrement utile dès les premières étapes de la prise en charge.
Une cure thermale conventionnée est une prise en charge globale. Les soins d’hydrothérapie et de pélothérapie réalisés au quotidien (bain, douche sous-marine, cure de boisson, modelage, cataplasme de boue) se basent sur les vertus des minéraux et des oligo-éléments contenus dans l’eau minérale thermale.

En fonction du type de diabète, les résultats ne seront pas les mêmes. Ainsi, les soins à base d’eaux thermales permettront :

  • d’aider à stimuler le pancréas,
  • de stimuler le système veineux,
  • de réguler les pathologies métaboliques,
  • de prendre en charge la lipodystrophie.

Des bénéfices peuvent être observés sur le plan vasculaire, musculaire, anti-inflammatoire et digestif.

Quelle station thermale choisir pour le diabète ?

Les établissements thermaux prenant en charge le diabète disposent l’agrément en affections digestives et maladies métaboliques, qui fait partie des 12 orientations thérapeutiques reconnues par la Sécurité sociale.

L’orientation en affections digestives

Quels soins sont proposés lors d’une cure thermale diabète ?

Les cures thermales conventionnées reposent sur différents soins réalisés avec de l’eau minérale thermale et de ses dérivés (boue ou gaz).

Selon les établissements, les curistes peuvent bénéficier :

  • de bains thermaux,
  • de douches sous immersion,
  • de massages sous eau thermale,
  • de cataplasmes de boue thermale,
  • de cures de boisson.

Ces soins, prescrits par le médecin thermal, sont complétés par un suivi médical et, dans certains établissements, par des ateliers nutritionnels ou des programmes d’éducation thérapeutique.

le médecin thermal

Les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP)

Certaines stations thermales proposent des programmes d’éducation thérapeutique destinés aux personnes diabétiques.

C’est notamment le cas des Thermes de Brides-les-Bains avec le programme “Vivre avec le diabète”.

Ces programmes réunissent différents professionnels de santé :

  • médecin thermal,
  • diététicien,
  • éducateur sportif,
  • infirmier.

Les ateliers permettent notamment :

  • d’apprendre à mieux équilibrer son alimentation,
  • de comprendre les variations de glycémie,
  • de reprendre une activité physique adaptée,
  • de mieux gérer le quotidien avec le diabète.

L’objectif de ce programme ? Mieux connaître sa pathologie, la maîtriser et réduire les risques.

Cure thermale diabète : remboursement et prise en charge

La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets.

Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale doit :

  • Être prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste),
  • Avoir reçu l’accord de prise en charge par la Sécurité sociale,
  • Se dérouler dans l’un des 110 établissements thermaux français,
  • Être l’unique cure thermale réalisée durant l’année civile,
  • Durer 21 jours, soit 18 jours de soins,
  • L’ensemble des soins doit être réalisé. Toute absence non justifiée par un motif recevable peut entraîner le non-remboursement de la cure thermale.

Si l’ensemble des conditions est réuni, la cure thermale sera prise en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 70% du forfait de surveillance médicale et à 65% du forfait thermal. En fonction des contrats établis, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.

Cependant, la cure thermale ne peut être efficace à la condition de :

  • respecter son traitement médicamenteux,
  • respecter une hygiène diététique stricte,
  • pratiquer une activité sportive régulière.

La réalisation d’un programme d’éducation thérapeutique reste à la charge du patient.

Cure thermale prise en charge

Peut-on faire une cure thermale diabète et arthrose ? Le principe de la cure thermale en double orientation

Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques. La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effet secondaire, par exemple le diabète et l’arthrose ou toute autre pathologie liées à la rhumatologie

Cure thermale diabète et rhumatologie
La carte de France des cures thermales selon les orientations affections digestives et rhumatologie

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation. Cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.

La double orientation thermale

La diététique et la pratique sportive sont essentielles dans la prise en charge du diabète.

L’alimentation du diabétique est l’un des piliers fondamentaux du traitement mais également de la prévention. Afin d’apprendre à la personne diabétique les aliments adaptés, en quelle quantité et surtout lutter contre les idées reçues, certains établissements peuvent proposer aux curistes des ateliers diététiques. Ce type d’atelier permet d’apprendre aux curistes comment se resucrer lors d’une d’hypoglycémie, d’apprendre à lire les étiquettes ainsi qu’à cuisiner… Cela a pour objectif de permettre un équilibre du diabète ainsi que, si besoin, une perte de poids.

Le sport est bon pour le corps et l’esprit. Il permet à la personne diabétique de s’évader mais également de perdre du poids. Le sport a un réel impact sur la glycémie et permet de la diminuer. De plus, le diabète étant une maladie silencieuse, qui touche les vaisseaux sanguins et les organes à bas bruit, il est important de protéger ses artères par le sport.

FAQ – Cure thermale et diabète : ce qu’il faut retenir

Quelle cure thermale choisir pour le diabète ?

Les cures thermales spécialisées en affections digestives et maladies métaboliques sont les plus adaptées aux personnes diabétiques. Certaines stations comme Brides-les-Bains, Vichy ou Capvern-les-Bains proposent des programmes spécifiques.

Une cure thermale peut-elle aider à stabiliser le diabète ?

La cure thermale ne remplace pas le traitement médical du diabète, mais elle peut aider certains patients à améliorer leur hygiène de vie, reprendre une activité physique et mieux gérer leur glycémie.

La cure thermale diabète est-elle remboursée ?

Oui, une cure thermale prescrite par un médecin peut être prise en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.

Prise en charge et remboursement d’une cure thermale

Peut-on faire une cure thermale diabète et arthrose ?

Oui, certaines stations thermales proposent une double orientation permettant de prendre en charge simultanément le diabète et les douleurs articulaires.

Combien de temps dure une cure thermale pour le diabète ?

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins répartis sur 3 semaines.

À retenir

  • La cure thermale ne remplace jamais le traitement du diabète.
  • Elle peut aider à améliorer l’hygiène de vie.
  • Les cures sont orientées “Affections digestives et maladies métaboliques”.
  • Certaines stations proposent des programmes ETP.
  • Une cure conventionnée dure 18 jours de soins.

La cure thermale constitue une approche complémentaire et ne remplace jamais le suivi médical ni le traitement prescrit par le médecin.

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