Les Thermalies est l’unique salon annuel dédié au bien-être et à la santé par l’eau en France. Il aura lieu du 16 au 18 janvier 2026 à la Cité Internationale de Lyon et du 22 au 25 janvier 2026 au Carrousel du Louvreà Paris pour sa 43ᵉ édition. Que vous soyez un curiste expérimenté ou un futur curiste souhaitant découvrir l’univers de la médecine thermale et les vertus de ses eaux, ce salon est fait pour vous.
Le programme des conférences du salon des Thermalies Paris 2026
Cette année, venez rencontrer l’équipe LesCuristes.fr au Salon des Thermalies du 22 au 25 janvier 2026 sur le stand D01.
Échangez avec 250 exposants répartis sur 7 pavillons emblématiques au Carrousel du Louvre à Paris pour l’édition 2026 :
Thalasso France : Les traitements aux vertus préventives reconnues de l’eau de mer
Sources Thermales : Les cures médicales et les courts séjours basés sur les bienfaits de l’eau thermale minérale
Destinations d’ailleurs : Un espace réservé aux établissements du monde entier proposant des soins d’ailleurs
Evasion Spa : Une zone de prestige dédiée aux hôtels d’exception offrant des soins de détente et de ressourcement
Longévité : Le nouvel espace inauguré pour cette édition, entièrement consacré à la longévité et au vieillissement en bonne santé.
Beauty Corner : Prendre soin de soi
Start Up Connect et Innovation Design : Pour des produits et conseils santé et bien-être et des rencontres avec la technologie
Le programme du salon des themalies 2026
Jeudi 22 janvier 2026
15h30 à 16h30 – Bourbon-Lancy, la station thermale de Pleine Santé Intervenants : Benjamin Monssus , Président-Directeur du Groupe Thermal de Bourbon-Lancy et Loïc Machillot, Directeur de l’Office de Tourisme et du Thermalisme de Bourbon-Lancy
Vendredi 23 janvier 2026
13h00 à 14h00 – Le sucre : Ami ou Ennemi ? Intervenant : Mélody Cambert
14h15 – 15h15 — Les Thermes de Bourbon-Lancy : là où santé rime avec bienfaits, authenticité et convivialité Intervenants : Benjamin Monssus, Président-Directeur du Groupe Thermal de Bourbon-Lancy et Marjorie Clerc, Responsable Projets Santé aux Thermes de Bourbon-Lancy
Le remboursement des cures thermales en 2026 est officiellement confirmé par le gouvernement. Après plusieurs semaines d’incertitude et un projet de déremboursement partiel qui avait suscité une vive inquiétude, les curistes peuvent souffler : la prise en charge des cures thermales par l’Assurance maladie reste identique à celle des années précédentes. Une annonce essentielle pour les centaines de milliers de patients souffrant de douleurs chroniques, d’asthme, d’arthrose ou de pathologies invalidantes, pour qui la cure thermale représente une solution thérapeutique durable.
Source photo : thermes d’Amnéville
Chaque année, plus de 500 000 personnes suivent une cure thermale en France : la décision du gouvernement garantit ainsi la prise en charge des douleurs chroniques pour de très nombreux malades.
Le 16 décembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le PLFSS 2026.
Le texte final, adopté officiellement le 16 décembre 2025, ne contient aucune mesure de déremboursement ou de baisse du taux de prise en charge des cures thermales.
Un projet de déremboursement qui avait inquiété tout le secteur
Lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, un amendement proposait de faire passer le remboursement du forfait thermal de 65 % à seulement 15 %, tout en supprimant la prise en charge à 100 % pour les patients en affection de longue durée (ALD). Cette perspective a provoqué une forte mobilisation :
des établissements thermaux,
des élus locaux,
des médecins thermaux,
des parlementaires.
Tous ont rappelé le rôle essentiel du thermalisme dans la prise en charge des douleurs chroniques, des affections respiratoires, des troubles articulaires et des pathologies liées à la phlébologie. Face à cette mobilisation, l’exécutif a finalement annoncé le maintien des taux actuels de remboursement des cures thermales en 2026, mettant ainsi fin aux inquiétudes.
Remboursement des cures thermales en 2026 : ce qu’il faut retenir
La décision est désormais officielle : aucune baisse du remboursement des cures thermales en 2026 !
Forfait de surveillance médicale : remboursé à 70 % du tarif conventionnel.
Forfait thermal : remboursé à 65 %.
Patients en ALD : maintien du niveau de prise en charge à 100%.
Cette stabilité sécurise à la fois les curistes et les stations thermales, qui représentent près de 25 000 emplois directs et indirects et près de 4,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour les territoires.
Le remboursement des cures thermales en 2026 : ce qu’il faut savoir
La prise en charge d’une cure thermale par l’Assurance maladie est strictement encadrée. Les frais sont divisés en deux catégories distinctes : le forfait de surveillance médicale et le forfait thermal.
Le forfait de surveillance médicale
Il couvre l’ensemble des actes réalisés par le médecin thermal pendant le séjour. Ce forfait est remboursé à 70 % sur la base d’un tarif conventionnel fixé à :
80 € pour un médecin conventionné
6,86 € pour un médecin non conventionné
Le forfait thermal
Il comprend les soins quotidiens prescrits selon l’orientation de la cure (rhumatologie, voies respiratoires, phlébologie, dermatologie…). L’Assurance maladie rembourse ce forfait à 65 % sur la base d’un tarif forfaitaire conventionnel variable selon l’orientation thérapeutique.
Témoignages : comment la cure thermale impacte la vie des curistes
Pour comprendre les effets bénéfiques d’une cure thermale sur les pathologies des curistes, nous sommes partis à la rencontre de trois curistes au centre thermal d’Amnéville, en Moselle. Leurs témoignages illustrent parfaitement pourquoi le maintien du remboursement des cures thermales est essentiel et que la médecine thermale est efficace.
Nathalie, 55 ans – Douleurs lombaires
“Honnêtement, je ressens vraiment les bénéfices après chaque cure. Je pourrais sans doute passer une année sans en faire, mais je pense que mon dos finirait par se bloquer et que j’aurais des arrêts de travail. Depuis que je fais la cure, je n’ai plus d’arrêt de travail liés à mes pathologies.
La cure est fatigante : il faut se reposer, et chez moi, les soins relancent souvent les douleurs au bout de deux semaines. Mais contrairement à avant, le dos ne se bloque plus. Avant les cures, ça m’arrivait trois fois par an : impossible de sortir du lit, douleurs atroces, kiné, examens, médicaments… Les séances de kiné, c’est long, et pour que ça soit vraiment efficace il en faudrait presque tous les jours.
Au départ, je n’étais pas très motivée pour faire une cure : c’est mon médecin qui m’en a parlé. La cure thermale, c’est fatigant physiquement mais aussi bénéfique mentalement.”
Laurent, 47 ans – Arthrose
“J’ai commencé pour anticiper un début d’arthrose. Depuis que je fais la cure, je vais beaucoup moins chez le médecin et je ne prends quasiment plus de médicaments. L’année qui suit la cure, en général, je suis tranquille.
Je fais la cure en hiver, car j’ai remarqué qu’à cette période les effets sont meilleurs que lorsque je la faisais au printemps ou en début d’été. Je n’ai jamais besoin d’antidouleurs grâce à la cure, sans la cure thermale, je pense que j’en prendrais.”
Murielle, 57 ans – Asthme et douleurs articulaires
“J’ai commencé à avoir de l’asthme il y a très longtemps. La première année de cure (orientation voies respiratoires), les effets étaient présents mais pas spectaculaires. En revanche, dès la deuxième année, j’ai vraiment vu une amélioration : moins de cortisone, moins de besoin de ventoline. Je n’utilise plus du tout de ventoline depuis trois ans, j’ai un bronchodilatateur plus léger, avec très peu de cortisone.
Ensuite, j’ai commencé à développer des douleurs à la hanche, puis au genou, mon père a une prothèse, et je n’ai pas envie d’en arriver là. Je fais du sport, mais à un moment il faut trouver une solution : les médicaments, ça va un temps, mais ça n’empêche pas l’évolution avec l’âge. Je voyais un ostéopathe, ce qui m’aidait, mais les séances ne sont presque plus remboursées. Avec le budget, je ne peux pas tout cumuler.
J’ai maintenant une double orientation en cure : voies respiratoires + rhumatologie. Mes matinées de soins sont bien remplies, et je travaille encore l’après‑midi. Mais pour moi, la cure me permet clairement de me passer d’antidouleurs, de rester active et de repousser les échéances médicales liées à l’âge. La cure m’aide également énormément pour mes allergies : je suis allergique au bouleau (il y en a beaucoup ici) et à l’humidité (Lorraine oblige…). La cure m’est donc essentielle. C’est ma quatrième année et je n’ai pas envie d’arrêter.”
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Selon le communiqué de presse du Conseil national des établissements thermaux (CNETh), publié le 17 décembre 2025, le remboursement des cures thermales est confirmé à hauteur de 65 % et demeure pris en charge à 100 % au titre des affections de longue durée (ALD) pour 2026. Cette stabilité constitue un signal important pour les patients comme pour les établissements, mais elle ne met pas un terme aux enjeux auxquels la filière reste confrontée.
Dans ce contexte, le secteur thermal, par la voix du CNETh, souligne la nécessité de rester pleinement vigilant. Si le dialogue avec les pouvoirs publics se poursuit, les acteurs de la filière entendent continuer à défendre un cadre réglementaire sécurisé, des efforts budgétaires soutenables et équitables, ainsi qu’une reconnaissance renforcée de la médecine thermale fondée sur des données scientifiques. L’objectif demeure inchangé : préserver l’accès aux soins, garantir la pérennité économique des établissements et consolider le rôle du thermalisme dans la prise en charge des maladies chroniques, la prévention et l’aménagement équilibré des territoires.
Source : CNETh – Communiqué de presse du 17 décembre 2025.
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Pour préparer votre cure, comprendre les démarches et choisir votre station, consultez nos dossiers dédiés.
Depuis plusieurs semaines, le remboursement des cures thermales est remis en question en raison d’un possible déremboursement dès 2026, lié aux débats autour du budget de la Sécurité sociale. Un amendement, massivement rejeté par l’Assemblée nationale, proposait de réduire la prise en charge : de 100 % à 65 % pour les patients en ALD, et de 65 % à seulement 15 % pour les curistes classiques. Face à cette menace, l’ensemble du secteur thermal se mobilise pour défendre l’accès aux soins de plus de 500 000 curistes chaque année.
Julien Dubois – Maire de Dax
Rencontre avec Julien Dubois, maire de Dax et président de l’Association nationale des maires de communes thermales.
Monsieur Dubois, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Julien Dubois, maire de Dax, président de la communauté d’agglomération du Grand Dax et membre du conseil départemental des Landes. J’assume également la présidence de l’Association nationale des maires de communes thermales, qui rassemble les élus de toutes les villes thermales de France. Notre mission est avant tout de partager nos expériences et d’analyser l’évolution de la filière, car il existe une grande diversité de stations thermales en France. Nous avons besoin de fédérer nos expériences pour mieux structurer le thermalisme.
Dans le contexte actuel, il nous revient aussi de peser dans les décisions nationales, notamment celles qui concernent le remboursement des cures thermales, un sujet devenu critique.
Vous êtes à l’initiative de la pétition contre le déremboursement des cures thermales. Quel est son objectif ?
Notre objectif est d’alerter le Gouvernement, l’Élysée et les deux chambres du Parlement sur les conséquences qu’aurait un déremboursement, même partiel, des cures thermales. D’abord, ce serait catastrophique pour les patients. Le thermalisme concerne toutes les catégories de population et nécessite un remboursement pour rester accessible.
Ensuite, un déremboursement fragiliserait toute l’économie des territoires thermaux. La filière représente 25 000 emplois directs et indirects et près de 4,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour un remboursement d’environ “244 millions d’euros” par la Sécurité sociale. Or, l’assurance maladie ne prend en charge que les soins : hébergement, transport et restauration restent à la charge des curistes et accompagnants. La baisse de fréquentation impacterait donc fortement les retombées locales. Enfin, de nombreuses villes se sont construites autour du thermalisme : une chute d’activité mettrait en danger l’ensemble de cet écosystème.
Notre volonté, globalement, est donc de faire comprendre à tous ceux qui peuvent influencer cette décision qu’un déremboursement aurait des effets négatifs à de nombreux niveaux. Pour cela, nous avons lancé une pétition, cosignée par Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées, Président du groupe d’études thermalisme à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Boyer, sénateur du Puy-de-Dôme, Fondateur des Journées parlementaires du thermalisme, Thierry Dubois, Président du Conseil national des Établissements Thermaux (CNETh) et moi-même.
L’objectif est de montrer que ces enjeux sont majeurs et de mobiliser tous ceux qui considèrent qu’un déremboursement serait une erreur, en les invitant à nous soutenir en signant cette pétition.
Mobilisation : signez la pétition pour dire non au déremboursement
Combien de signatures ont déjà été recueillies et quelles ont été les réactions jusqu’à présent ?
Les signatures sont en cours de comptabilisation, car il y a plusieurs vagues d’envoi et de nombreuses stations thermales sont en train de signer. En quelques jours, nous avions déjà dépassé les 20 000 signatures, un chiffre en constante augmentation.
L’amendement visant le déremboursement des cures thermales a été rejeté. Pourquoi continuer à se mobiliser ?
Il y a plusieurs possibilités pour remettre en cause le taux de remboursement des cures thermales. Il y a la possibilité de la voie parlementaire, dont on comprend qu’elle n’aboutira pas, car 90 % des députés ont voté contre les amendements qui proposaient le déremboursement des cures thermales ; ce sera probablement la même chose pour le Sénat.
En revanche, un décret ministériel pourrait, à lui seul, modifier et réduire le taux de remboursement. C’est pourquoi il est essentiel de rester mobilisés pour faire entendre l’importance de maintenir la prise en charge.
Nous échangeons très régulièrement avec le cabinet du Premier ministre afin de défendre nos arguments.
Quelles sont les prochaines étapes pour lutter contre le déremboursement des cures thermales ?
Nous poursuivons nos initiatives conjointes, qui sont portées avec les établissements thermaux, les syndicats qui représentent les professionnels de l’hébergement et de la restauration, ainsi que les médecins thermaux et généralistes, pour valider scientifiquement les effets des cures thermales sur la santé des patients.
L’écosystème du thermalisme est large : il est d’abord médical, mais aussi, de façon périphérique, il joue sur l’ensemble des activités des territoires concernés.
Des courriers ont également été envoyés à tous les préfets de département afin de remonter le sujet au niveau national. Nous utilisons toutes les voies possibles pour faire entendre nos arguments, qui sont réels, objectifs et vérifiés scientifiquement.
Quand peut-on espérer des réponses officielles concernant le déremboursement des cures thermales ?
Pour l’instant, aucun calendrier précis n’a été communiqué.
Les débats se poursuivent au Sénat dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Il est probable que les deux chambres ne votent pas dans les mêmes termes, ce qui nécessitera la convocation d’une commission mixte paritaire.
La Caisse Nationale d’Assurance Maladie doit également être consultée avant toute décision. Il faudra donc attendre encore plusieurs semaines avant d’obtenir une réponse officielle.
Peut-on être optimiste pour l’avenir du thermalisme en France ?
Je reste optimiste, pour une raison essentielle : la cure thermale est indispensable pour les patients qui en ont besoin, plus de 500 000 chaque année. Tant qu’il y aura des patients, il y aura nécessité, et tout sera mis en œuvre pour qu’ils puissent en bénéficier.
Oui, il faut être optimiste, oui nous sommes prêts, bien évidemment, à montrer l’ensemble des études existantes et à en produire afin d’entériner les preuves de façon définitive.
La filière, comme toute filière de santé, continue de se renouveler et de se diversifier. Mais il est essentiel que le service médical rendu soit pleinement reconnu, et que la Sécurité sociale maintienne sa prise en charge.
Face aux annonces des dernières semaines, le Gouvernement indique envisager de réduire drastiquement le remboursement des cures thermales : de 100 % à 65 % pour les patients en ALD, et de 65 % à 15 % pour les curistes conventionnés. Cette mesure menace directement l’avenir de la médecine thermale, fragilise les territoires et risque de bloquer l’accès aux soins pour des centaines de milliers de patients chroniques.
La profession se mobilise et vous invite à co-signer ce texte, destiné à être publié sous forme de tribune dans un quotidien national et envoyé au Gouvernement.
4,8 milliards d’euros de retombées économiques annuelles
25 000 emplois directs et indirects non délocalisables
Une offre de soins supérieure à la moyenne dans les communes concernées
Un coût global représentant seulement 0,1 % du budget de l’Assurance Maladie
Pourquoi préserver le remboursement des cures thermales ?
Une pratique médicale efficace et scientifiquement validée
Chaque année, près de 500 000 patients chroniques suivent une cure thermale dont l’efficacité est démontrée par plus de 60 études cliniques. Les cures offrent un bénéfice médical réel :
réduction durable de la douleur,
amélioration de la qualité de vie,
diminution des médicaments et hospitalisations.
Allemagne, Autriche, Italie, Pologne, République tchèque… tous remboursent les cures thermales, souvent davantage que la France. Renoncer au remboursement reviendrait à affaiblir une médecine reconnue au niveau européen.
Un coût minime pour l’Assurance Maladie
Les cures thermales ne représentent que 0,1 % du budget de l’Assurance Maladie. L’économie espérée de 200 millions d’euros serait marginale et rapidement absorbée par les coûts supplémentaires de soins de substitution.
Remboursement des cures thermales : ce que dit le Parlement
Un rejet clair du déremboursement
Le 8 novembre, l’Assemblée nationale a largement repoussé un amendement visant à remettre en cause le remboursement des cures thermales : 167 voix contre, 24 pour. Un signal politique fort en faveur du maintien du système actuel et un message clair : Non au déremboursement des cures thermales !
Depuis plus de 10 ans, le site internet LesCuristes.fr, leader du thermalisme sur internet, récolte chaque année des milliers d’avis de curistes relatant les nombreux effets bénéfiques d’un séjour thermal sur leur pathologie. À l’heure actuelle, qui est mieux placé pour parler des vertus d’une cure thermale que ceux qui en bénéficient et en retirent un réel soulagement ? En effet, depuis plusieurs semaines, les annonces autour du déremboursement des cures thermales par l’Assurance Maladie inquiètent les patients et la filière. Le gouvernement a proposé de réduire le taux actuel de 65 % à 15 %, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026. L’objectif affiché : générer environ 200 millions d’euros d’économies pour réduire le déficit prévu de la Sécurité sociale.
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Le thermalisme est une pratique médicale historique en France et dans toute l’Europe. Reconnue depuis des siècles, elle a façonné le paysage français et de nombreuses villes thermales, et aide chaque année plus de 500 000 curistes à soulager durablement leurs pathologies chroniques afin d’améliorer leur qualité de vie.
“C’est la première cure que je fais et je suis ravie, je ne ressens plus mes douleurs et je marche sans ma canne.” Thérèse , Curiste à Nancy Thermal.
“Après ma première cure à Néris-les-Bains, grande amélioration du sommeil. Mes douleurs cervicales ont beaucoup diminué.” Nadia Curiste à Néris-les-Bains
Pourquoi les cures thermales sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Contrairement à ce que certains pourraient penser, le thermalisme n’est pas un luxe : il s’agit d’une démarche médicale encadrée par des règles strictes. Les eaux thermales, riches en minéraux et oligo-éléments, possèdent des effets thérapeutiques scientifiquement prouvés sur de nombreuses pathologies. Leur efficacité a été démontrée par la recherche médicale et de multiples études, ce qui justifie le soutien de l’État à leur financement.
Parmi les affections pour lesquelles les cures thermales apportent des bénéfices reconnus :
Plus une cure thermale est réalisée tôt dans la prise en charge d’une pathologie, plus les effets seront visibles et durables. C’est pourquoi, la prise en charge de l’asthme ou des dermatites est préconisée pae exemple dès le plus jeune âge chez les enfants, afin d’éviter l’installation d’une chronicité dans la pathologie et donc, d’un suivi médical rigoureux et coûteux.
Les preuves scientifiques de l’efficacité des cures thermales
De nombreuses études médicales montrent que les cures thermales réduisent la douleur, améliorent la mobilité et contribuent à une meilleure qualité de vie.
L’étude Thermarthrose, par exemple, a démontré de manière statistique et officielle l’efficacité d’une cure thermale dans la prise en charge de l’arthrose du genou.
« C’était ma première cure, tout le monde me disait qu’il fallait plusieurs années pour ressentir les bénéfices… pour moi, ça a été concluant sur mes douleurs musculaires, tendinites et sur l’arthrose », témoigne Maya, curiste à Balaruc-les-Bains.
D’autres travaux, tels que Maathermes, STOP TAG, Thermes & Veines ou encore Pacthe, ont, au cours des dix dernières années, confirmé la légitimité des cures thermales pour la prise en charge de nombreuses pathologies chroniques. « Cette année, j’ai découvert Royat et ses soins carbo-gazeux, en plus des soins de boue et autres, tant pour l’arthrose que pour mes soucis cardiovasculaires. J’en garde le bénéfice 3 mois après », précise Marie, curiste à Royat.
La recherche montre également que ces effets ne sont pas uniquement immédiats : en effet, les bénéfices peuvent durer plusieurs mois après la fin de la cure, renforçant le rôle du thermalisme comme solution durable et complémentaire aux traitements classiques comme le précise Suzi, curiste à Aix-les-Bains « Cela me permet de ne pas avoir recours aux médicaments antidouleurs » ou encore Angelik à Rochefort « Et les soins d’une efficacité à lâcher les médicaments pendant plusieurs mois…et chaque année plus longuement… ».
Ainsi, les données scientifiques et les témoignages des curistes convergent : les cures thermales apportent des bienfaits durables, tant physiques que psychologiques, et constituent une solution complémentaire aux traitements classiques.
Les bénéfices pour les patients : une prise en charge naturelle et durable
Les cures thermales représentent :
Une alternative ou un complément aux traitements classiques (sur avis médical)
Une amélioration de la qualité de vie à long terme
Une prise en charge globale d’une pathologie par des équipes pluridisciplinaires
« Et le plus important, dans le cadre d’une fibromyalgie, j’ai ressenti de grands bénéfices à la sortie de ma cure et un mois après, c’est toujours le cas (très forte diminution des douleurs et diminution de la fatigue) », raconte Véronique curiste à Jonzac.
« Très satisfaits, nous revenons pour la 3ème année. La cure est agréable et utile, on a bien moins besoin de médicaments et les douleurs sont réduites pour plusieurs mois », ajoute Turcas, curiste à Rochefort.
Pour de nombreux patients, souvent âgés ou vivant en zones rurales, la cure thermale constitue une véritable bouffée d’oxygène, physiquement et psychologiquement. Elle représente une prise en charge globale de la pathologie, ce qui permet un suivi efficace et durable. Sans cure thermale, un patient pourrait voir sa qualité de vie diminuer, nécessiter un suivi médical plus fréquent, des examens supplémentaires et un traitement médicamenteux plus important.
Le thermalisme en quelques chiffres
Au-delà de leur rôle médical, les stations thermales font vivre tout un tissu local.
On estime à 4,8 milliards d’euros les retombées économiques annuelles du thermalisme en France, et à 25 000 le nombre d’emplois directs et indirects liés à cette activité.
Dans de nombreuses régions rurales ou de montagne, les établissements thermaux constituent un pilier de l’économie locale, soutenant l’hôtellerie, la restauration et les services.
Comme l’indique la Médecine thermale : « Le poids réel du thermalisme social sur les budgets sociaux et fiscaux est inférieur à 60 millions d’euros par an pour 520 000 cures, soit moins de 120 euros par cure : peu d’interventions sanitaires, dédiées comme la médecine thermale à la prise en charge des patients chroniques, sont réalisables à ce coût social… »
Le CNETh rappelle que le thermalisme ne représente que 0,1 % des dépenses de santé.
Vers un déremboursement des cures thermales pour la prochaine saison thermale ?
Certains critiques présentent le thermalisme comme un vestige dépassé ou un « loisir aux frais de la Sécurité sociale ». Pourtant, les données et études confirment sa sécurité et son efficacité, faisant du thermalisme une pratique moderne et essentielle.
Preuve de son importance reconnue : l’amendement concernant le déremboursement des cures thermales de 65 % à seulement 15 % a été largement rejeté par l’Assemblée nationale lors du vote du projet de budget de la Sécurité sociale !
Copyright : Assemblée nationale
Remettre en cause la prise en charge du thermalisme affaiblirait des milliers de patients atteints de maladies chroniques et enverrait un signal contradictoire alors que la prévention et la médecine durable sont au cœur des politiques de santé publique.
La prostate est une glande masculine se trouvant à la base de la vessie. Différentes pathologies peuvent affecter cette glande et entraîner d’importantes gênes quotidiennes. La cure thermale pour la prostate constitue une solution naturelle et efficace pour soulager les troubles urinaires et inflammatoires liés à la prostatite ou au cancer de la prostate. Grâce aux propriétés apaisantes et anti-inflammatoires des eaux thermales, de nombreux hommes constatent une amélioration durable de leur confort urinaire et de leur qualité de vie.
La prostate est une petite glande située à la base de la vessie, indispensable au fonctionnement de l’appareil reproducteur masculin. Diverses affections peuvent l’altérer : prostatite aiguë ou chronique, hypertrophie bénigne ou encore cancer de la prostate. Ces pathologies entraînent souvent des douleurs, des troubles urinaires et une gêne au quotidien.
La cure thermale contre la prostatite : une approche naturelle et préventive
Les symptômes d’une prostatite sont dus à une infection et une inflammation de la prostate par une bactérie. Le volume de celle-ci augmente, elle devient chaude et douloureuse créant une pression sur la vessie. Ce mécanisme entraîne une difficulté à uriner ainsi que des sensations de brûlure lors de la miction. Une prostatite s’accompagne d’autres symptômes similaires à ceux d’une infection (fièvre, fatigue, douleurs musculaires et pelviennes…).
Une cure thermale en affections urinaires et maladies métaboliques viendra en complément d’un traitement visant à diminuer le nombre de cycle de contamination annuel, et se répercutera sur une diminution dans la prise d’antibiotiques. Les eaux thermales ont la capacité de diminuer l’adhérence des bactéries aux muqueuses de la vessie, freinant ainsi leur développement naturel.
La cure thermale post-cancer de la prostate
Chaque année en France, plus de 70 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate. La cure thermale post-cancer doit faire l’objet d’une prescription par un médecin traitant ou spécialiste (oncologue, urologue). Durant un séjour en cure thermale conventionnée « post-cancer », le patient recevra différents soins quotidiens à base d’eau thermale minérale (hydrothérapie) et de boue (pélothérapie). Les nombreux minéraux et oligo-éléments contenus dans les eaux permettront à la peau de retrouver un meilleur aspect, de réhydrater les muqueuses asséchées et de stimuler la repousse des ongles et des cheveux.
Quelles stations thermales pour une cure de la prostate ?
En France, 9 stations thermales agréées en affections urinaires et maladies métaboliques accueillent les patients souffrant de troubles de la prostate :
La carte des stations thermales françaises ayant l’orientation en affections urinaires
Ces établissements proposent des soins spécifiques (bains, douches, irrigations, boissons thermales) adaptés aux affections urinaires de l’homme.
Cure thermale et prostate, quelle prise en charge ?
La cure thermale est une approche pluridisciplinaire permettant de soulager globalement le patient, tant sur le plan physique que psychologique d’une durée de 21 jours. Afin de bénéficier d’une prise en charge partielle, la cure thermale doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste.
En effet, les cures thermales sont prises en charge à 70% pour des frais médicaux de surveillance (sur la base d’un tarif conventionnel) et à 65% de la cure thermale par l’Assurance Maladie.
La partie qui n’est pas remboursée par la sécurité sociale se nomme «ticket modérateur». En fonction des contrats souscrits, celui-ci peut faire l’objet d’un complément par une mutuelle.
Après le mois d’octobre « Rose », consacré au cancer du sein, novembre, ou Movember, est le mois de la sensibilisation aux cancers masculins, à la santé mentale et à la prévention du suicide chez l’homme. Ainsi, face aux cancers, des établissements thermaux se mobilisent et mettent en place des séjours post-cancer afin d’accompagner le patient dans sa convalescence.
Chaque année, en novembre, a lieu Movember, un événement caritatif qui invite les hommes à se faire pousser la moustache pour la bonne cause : sensibiliser le grand public aux maladies masculines (cancer de la prostate, cancer des testicules, santé mentale et suicide) et récolter des dons pour la recherche. En effet, « les hommes meurent six ans plus tôt que les femmes. Pour des raisons qui peuvent être largement évitées ». (Source : fr.movember.com)
La réalisation d’une cure thermale permet d’accompagner le patient dans sa convalescence. C’est une prise en charge globale d’une pathologie, tant sur le plan physique que psychologique.
La cure thermale post-cancer : un soutien essentiel
Pour les hommes en convalescence après un traitement contre le cancer, la cure thermale post-cancer est un accompagnement complémentaire efficace. Elle prend en charge le patient de manière globale, sur le plan physique et psychologique, et permet de réduire les effets secondaires des traitements lourds.
En France, plus de 70 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate chaque année, et environ 2 000 par le cancer des testicules. La cure thermale peut donc jouer un rôle important dans la récupération après le traitement.
Les bienfaits d’une cure thermale après un cancer
Durant un séjour en cure thermale conventionnée, le patient recevra différents soins quotidiens à base d’eau thermale minérale (hydrothérapie) et de boue (pélothérapie). En effet, les nombreux minéraux et oligo-éléments contenus dans les eaux permettent :
de retrouver un meilleur aspect au niveau des cicatrices et de la peau,
de réhydrater les muqueuses asséchées,
d’assouplir les cicatrices et de stimuler la repousse des ongles et des cheveux.
Réaliser une cure thermale pour le post-cancer de la prostate
Après un cancer de la prostate, de nombreux hommes conservent des séquelles urinaires ou des fonctions altérées liées aux traitements (chirurgie, radiothérapie ou hormonothérapie). Une cure thermale ayant l’orientation en affections urinaires constitue alors un accompagnement naturel et adapté afin d’apaiser et de renforcer le système urinaire.
Les eaux thermales riches en minéraux (souvent bicarbonatées, sulfatées ou calciques) agissent sur :
Les inflammations chroniques de la vessie et de la prostate,
Les troubles de la miction (envies fréquentes, brûlures, fuites),
La douleur pelvienne ou la gêne persistante après traitement,
La fatigue physique et la tension nerveuse souvent associées à la convalescence.
Les soins thermaux dispensés durant une cure thermale permettent de prendre en charge différentes séquelles pouvant survenir à la suite d’un traitement contre le cancer :
Lors d’une cure thermale en affections psychosomatiques, différents ateliers et un accompagnement psychologique par des professionnels aident le curiste à retrouver un équilibre émotionnel.
Démarches et prise en charge d’une cure thermale pour les hommes
En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale. En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.
Une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale. D’une durée de 3 semaines, la cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale. En effet, le forfait thermal (soins thermaux) ainsi que le forfait de surveillance médicale (rendez-vous avec le médecin de cure), peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie.
Le ticket modérateur (la part restante à la charge du curiste) peut être pris en charge par une mutuelle, en fonction du type de contrat souscrit.
Messieurs, laissez pousser votre moustache pour Movember et sensibilisez votre entourage. Un dépistage précoce du cancer de la prostate ou des testicules augmente considérablement les chances de succès d’un traitement.
Parallèlement, la cure thermale post-cancer constitue un soutien précieux pour la récupération physique et psychologique, permettant aux hommes de retrouver un équilibre complet après les traitements.
De nombreuses pathologies, telles que l’acné, les brûlures, les interventions chirurgicales ou les séquelles d’un traitement contre le cancer, peuvent laisser des marques durables sous forme de cicatrices, chez les adultes comme chez les enfants. Les cicatrices, souvent douloureuses et source de complexes, peuvent grandement affecter la qualité de vie. Dans ce contexte, la cure thermale offre une prise en charge complémentaire, visant à soulager les patients et à atténuer les cicatrices.
La cure thermale pour les cicatrices de brûlures : une prise en charge globale
Chaque année, la France compte plus de 300 000 personnes brûlées à la suite d’un accident domestique. Les risques quotidiens de brûlure sont très nombreux, tant pour les enfants que pour les adultes (une casserole d’eau bouillante, un four, un fer à repasser, un barbecue, un produit chimique…). Ces accidents laissent d’importantes cicatrices. Un séjour en cure thermale contribuera à la réparation et à la cicatrisation de la peau brûlée.
La brûlure est une destruction des cellules de la peau. Une brûlure plus profonde peut engager le pronostic vital. Il existe 3 degrés de brûlure, en fonction de la gravité des couches de la peau qui sont atteintes :
1er degré : La brûlure ne touche que les couches superficielles de l’épiderme, rendant la peau rouge et sensible. Elle ne nécessite pas d’hospitalisation et se guérit en quelques jours.
2ème degré : La brûlure touche l’épiderme et le derme, entraînant l’apparition de cloques très douloureuses. Un traitement est nécessaire, ce type de brûlure guérit entre 2 et 6 semaines.
3ème degré : La brûlure est très grave, toutes les couches de la peau sont atteintes, les vaisseaux sanguins et les nerfs sont détruits. Dans les cas les plus graves, les structures sous-jacentes sont touchées (muscles, tendons, os…). Une prise en charge médicale d’urgence est nécessaire. En effet, ce type de brûlure peut provoquer un choc cardiovasculaire et une chute de tension mortelle.
La convalescence après d’importantes brûlures est longue et douloureuse. Elle nécessite souvent de nombreuses interventions chirurgicales et une hospitalisation afin de reconstruire les zones atteintes.
La cure thermale se présente alors comme une prise en charge complémentaire du patient. En effet, les vertus des eaux permettent de stimuler la cicatrisation et de réduire les rougeurs.
La cure thermale pour les marques laissées par l’acné
L’acné inflammatoire, en fonction de son importance et de sa localisation, peut laisser des traces plus ou moins visibles chez les personnes qui en souffrent.
Suivre une cure thermale permettra de venir reconstruire en profondeur les tissus cutanés tout en diminuant les rougeurs et les cicatrices.
Une chéloïde est une forme de cicatrice résultant d’une excroissance du derme au niveau d’une blessure guérie. Elles apparaissent lorsqu’une plaie n’a pas cicatrisé normalement et s’étend au-delà des limites de la blessure originale. Ce phénomène est causé par une surproduction de collagène dans le derme lors de la réparation du tissu.
Bien que bénignes, les cicatrices chéloïdes peuvent provoquer des démangeaisons et des douleurs.
Réaliser une cure thermale permettra de réduire l’évolution des chéloïdes, d’accélérer la cicatrisation de la peau et de réduire les douleurs.
La cure thermale pour apaiser les cicatrices post-cancer du sein
Les traitements contre le cancer du sein peuvent laisser différentes cicatrices, souvent liées aux interventions chirurgicales lourdes. Suivre une cure thermale permet de soulager ces cicatrices, fréquemment douloureuses et parfois importantes. L’eau thermale contribue à assouplir la peau, à réduire les sensations d’inconfort et à améliorer la cicatrisation, tout en accompagnant la curiste sur le chemin de la convalescence.
La réalisation d’une cure thermale a de nombreux effets bénéfiques pour le patient, tant sur le plan physique et cutané que sur le plan psychologique.
Les vertus de l’eau thermale accompagnées par des techniques thermales accélèrent la cicatrisation de la peau et améliorent l’élasticité de celle-ci. Elles permettent également de réduire l’inflammation et les démangeaisons grâce aux différents soins dispensés par des professionnels durant le séjour en cure thermale dermatologie.
Voici les différents soins qui sont mis en place afin de régénérer l’épiderme endommagé :
Les soins thermaux, afin d’être adaptés à chaque curiste en fonction de sa pathologie, seront prescrits par un médecin thermal. Le médecin thermal rencontre le curiste avant le début de sa cure thermale et le suivra tout au long de son séjour.
Où suivre une cure thermale en dermatologie ?
En France, 9 stations thermales ont reçu l’agrément en dermatologie.
En plus d’être un lieu de rencontre entre les patients, certains centres proposent différents ateliers afin d’accompagner psychologiquement les personnes dans l’acceptation de leur image et de leurs cicatrices.
Initialement d’une durée de 18 jours, la cure thermale conventionnée en post-cancer du sein est maintenant prise en charge dès 12 jours. Véritable révolution dans le domaine thermal, cette cure est disponible dès maintenant dans certains établissements.
Réaliser une cure thermale « post-cancer du sein » permet d’accompagner le patient (femme ou homme) durant sa convalescence. Une cure thermale n’est pas un traitement contre la maladie, mais une approche globale des séquelles laissées après les différents traitements. Les vertus des eaux thermales utilisées au travers de soins thermaux spécifiques permettent d’améliorer l’aspect des muqueuses et de la peau, de réduire les douleurs articulaires, d’atténuer l’anxiété et le stress laissés par la maladie.
Depuis 2021, il est possible de réserver dans plusieurs établissements thermaux une cure thermale conventionnée post-cancer du sein d’une durée de 12 jours.
Il s’agit d’une innovation très importante pour le secteur thermal qui jusqu’à présent ne pouvait proposer que des cures thermales conventionnées de 18 jours. Cette cure thermale conventionnée de 12 jours en post-cancer du sein prévoit un parcours de soins classique, auquel s’ajoutera un module spécifique. Ce module comprendra des activités liées à l’alimentation, à la remise en activité physique et au bien-être. Ces activités seront au nombre de 2 à 3 chaque jour, en individuel ou en groupe.
La cure thermale post-cancer remboursée par la sécurité sociale
La prise en charge des soins thermaux est identique à une cure thermale conventionnée. Cela signifie que le forfait de soin ainsi que celui de surveillance médicale sera partiellement pris en charge par la sécurité sociale et pourront être complétés par une mutuelle. La facturation de la cure thermale de 12 jours se fera au prorata temporis du forfait de 18 jours. Le coût total de la cure s’élève à 700 euros, dont 350 euros sont remboursés par l’Assurance maladie. Cette cure doit être associée à une cure thermale conventionnée pour des affections spécifiques comme la rhumatologie, la dermatologie, les voies respiratoires, ou encore la gynécologie.
Où faire une cure post-cancer du sein de 12 jours ?
La cure thermale post cancer du sein de 12 jours est une approche pluridisciplinaire qui vise à accompagner les patientes dans leur rétablissement global, en prenant en compte non seulement les aspects physiques, mais aussi sociaux, professionnels, familiaux et psychologiques. Divers ateliers, activités et consultations sont organisés durant le séjour, favorisant le repos, les échanges et le soutien mutuel entre les participantes. Ces éléments permettent à la curiste de retrouver confiance en elle et de se réapproprier son quotidien après la maladie.
Les établissements thermaux proposant une cure thermale de 12 jours
Cette cure thermale sera possible dans différentes stations thermales, dont :
Quels sont les soins thermaux dispensés lors d’une cure thermale post-cancer ?
Les soins thermaux de la cure thermale de 12 jours en post-cancer du sein, sont identiques à ceux dispensés lors d’une cure de 18 jours. Ainsi, les curistes recevront 4 soins thermaux par jour. Dans le cadre de cette prise en charge spécifique, des établissements thermaux ont mis en place des soins spécifiques :
À ces soins s’ajoutent divers ateliers encadrés par des professionnels, selon les établissements.
On peut retrouver :
un accompagnement psychologique,
des groupes de parole.
des soins esthétiques.
des cours de sport adaptés.
un suivi diététique.
des ateliers cuisine.
des conférences.
Une infirmière est également disponible à tout moment au sein des thermes pour tout problème de santé rencontré. Ainsi, si un soin ne convient pas à l’état de santé de la patiente, le médecin thermal en serait informé et la prescription serait modifiée.
Le lymphœdème peut survenir à la suite des nombreux traitements mis en place pour lutter contre le cancer du sein.La réalisation d’une cure thermale en phlébologie permet de limiter ce « gros bras » et aide la patiente dans la gestion de son quotidien.Ainsi, le thermalisme se positionne comme une prise en charge parallèle permettant d’accompagner la patiente dans sa convalescence.
Le lymphœdème du bras, une séquelle en post-cancer du sein
Souvent résumé au terme du « gros bras », le lymphœdème est l’un des effets secondaires possibles de l’éradication d’une tumeur cancéreuse. Il survient lorsque l’opération s’effectue à proximité de l’aisselle. Il est causé par l’ablation ou la fragilisation des ganglions lymphatiques. Ce phénomène se traduit par une sérieuse augmentation du volume du bras qui est due à un ralentissement ou un blocage de la circulation de la lymphe. Celle-ci s’accumule du fait de l’absence de drainage.
Après une telle opération, une patiente peut voir la circonférence de son bras augmenter à tout moment. Le lymphœdème peut apparaître dans les mois ou les années qui suivent. Si le gonflement d’une partie ou de la totalité du bras est au départ indolore, il devient rapidement douloureux et gênant. Le lymphœdème engendre une importante fragilisation de la zone en entrainant des difficultés de mobilité dans la vie quotidienne, voire une incapacité dans l’utilisation du bras.
Pourquoi faire une cure thermale dans le cadre d’un lymphœdème du bras ?
Les différents soins réalisés durant un séjour en cure thermale, les rencontres avec des professionnels et des personnes ayant la même pathologie permettent d’apporter une véritable prise en charge aux patients, dans le but d’améliorer leur quotidien.
Ainsi, la cure thermale et les soins réalisés permettront de :
stimuler la circulation de la lymphe afin de réduire le gonflement
réduire l’inflammation,
augmenter la mobilité du bras touché,
assouplir l’oedème,
améliorer l’élasticité de la peau,
réduire les complications.
À la suite d’une cure thermale pour le lymphœdème, le patient constate une réduction de ses symptômes et une amélioration de sa qualité de vie.
Les soins thermaux adaptés pour le lymphœdème
Lors d’une cure thermale, les effets sont dus tant à la composition des eaux thermales, composées d’une multitude de minéraux aux nombreuses vertus, qu’à l’action mécanique des soins. En fonction de l’état de santé du patient, le médecin thermal adaptera sa prescription. De façon générale, on retrouvera dans cette prescription les soins suivants :
le bain local ( bain pour le bras)
la douche au jet
la douche pénétrante
des poses de bandage
les bains, aérobains, bains avec hydromassage
des massages drainants effectués par un kinésithérapeute
des compresses d’eau thermale
des soins spécifiques développés en exclusivité dans certaines stations thermales.
Lors d’une cure thermale, le patient reçoit 4 soins thermaux par jour, durant 18 jours. Ces soins peuvent être complétés par des programmes d’éducation thérapeutique ou des programmes complémentaires afin d’assurer une prise en charge globale.
Où faire une cure thermale pour le lymphœdème ?
Les établissements thermaux ayant une orientation en phlébologie
Les établissements thermaux ayant l’orientation en phlébologie sont indiqués dans la prise en charge du lymphœdème :
Les cures thermales en phlébologie
Les établissements thermaux spécialisés dans le lymphœdème
Face à cette pathologie, certaines stations thermales proposent des cures thermales dédiées permettant une prise en charge optimale du lymphœdème afin d’accroître l’autonomie des patientes.
Situé dans les Hautes-Pyrénées, le centre est spécialisé depuis plus de 20 ans dans la prise en charge du lymphœdème du membre supérieur suite au traitement contre le cancer du sein. Il propose une cure spécialisée dans le lymphœdème avec la possibilité de suivre un programme d’Éducation Thérapeutique « Thermoedeme ». Au programme des ateliers d’auto-drainage, d’hygiène de vie, de contention active et passive ou encore le soin spécifique le “Thalaxbras”.
Situé en Savoie, le centre thermal propose une cure thermale spécialisée dans le lymphœdème dans le cadre d’une simple ou d’une double orientation. Il propose également le programme d’Éducation Thérapeutique « Thermoedeme » ainsi que des ateliers santé spécifiques. Il est conseillé de se renseigner directement auprès du centre pour connaître les dates des sessions de cure.
Situé dans les Hautes-Pyrénées, le centre propose une cure thermale spécifique dans la prise en charge du lymphœdème, mise en place après plus de 15 ans de recherche et de formation de l’équipe thermale. La cure thermale spécialisée « Lympho’Thermes » permet de traiter chaque saison plus de 600 curistes.
Le centre thermal situé au cœur de l’Armagnac, entre forêt des Landes et Pyrénées propose une cure thermale pour le lymphœdème avec la possibilité de suivre un programme d’Éducation Thérapeutique « Vivre mieux avec un lymphœdème »
Situés dans le département de la Creuse, les Thermes d’Evaux-les-Bains accueillent chaque année de nombreux curistes dans une atmosphère familiale et chaleureuse. Le centre thermal prend en charge les personnes souffrant de lymphœdème en leur proposant des soins spécifiques et adaptés, dans le cadre d’une cure thermale conventionnée en phlébologie.
La patiente doit être en rémission et ne présenter aucune contre-indication afin de suivre une cure thermale. Une cure thermale conventionnée peut être prise en charge partiellement par l’Assurance maladie. Toutefois, les modules complémentaires ainsi que les programmes d’éducation thérapeutique (ETP) restent à la charge du patient.
Thermalisme et prise en charge, quelles sont les étapes ?
Une cure conventionnée est une démarche médicale. Elle se réalise sur prescription et avis médical. Durant son séjour de 3 semaines en cure, la curiste recevra des soins quotidiens (hors dimanche). Les soins seront prescrits par un médecin thermal que la curiste rencontre avant le début de sa cure. Cela permet d’adapter le séjour aux besoins de la patiente et à son état de santé.