Les gastrites et la médecine thermale

La gastrite correspond à une inflammation de la muqueuse de l’estomac. Cette maladie inflammatoire peut être aiguë ou chronique. Les vertus de certaines eaux thermales, utilisées au travers de soins spécifiques lors de la cure en affections digestives, peuvent apporter un réel soulagement des douleurs et des symptômes liés. 

 

Source photo : https://www.femmeactuelle.fr/
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Qu’est ce qu’une gastrite ?

La gastrite est une inflammation de la muqueuse tapissant l’estomac, traduisant un trouble de la digestion. Elle se manifeste par l’inflammation de la muqueuse de l’estomac. Cette pathologie touche environ 10 % de la population.

La muqueuse est une barrière protectrice de la paroi de l’estomac, elle absorbe les sécrétions acides produites par la digestion. Sans cette protection, la paroi de l’estomac serait plus sensible et vite attaquée par ces acides ou par d’autres substances irritantes.

> La gastrite peut être :

  • aiguë avec des symptômes immédiats (brûlures d’estomac, difficultés à digérer, vomissements, nausées, ballonnements… ) disparaissant en quelques jours.
  • chronique et évoluer lentement sur plusieurs années.

Les facteurs favorisants les gastrites :

Elle peut être provoquée par les médicaments tels que AINS (Anti Inflammatoire Non Stéroidien, par exemple les corticoïdes) ou encore une bactérie qui survit à l’acidité de l’estomac, Helicobacter pylori.

Hormis ces deux cas, la gastrite est  favorisée par :

  • l’âge : le risque de gastrite augmente après 50 ans.
  • la consommation d’alcool
  • le tabagisme (il augmente en effet la sécrétion acide)
  • le stress

>> Les complications sur le long terme :

Les gastrites chroniques peuvent entraîner des ulcères (perte de substance plus ou moins étendue de la paroi digestive atteignant la couche musculaire) ainsi que des cancers de l’estomac.

L’orientation thérapeutique en affections digestives

Il existe 12 orientations thermales reconnues et prises en charges par la sécurité sociale.
En fonction de la forme de gastrite, un médecin traitant ou spécialiste peut orienter le patient vers la médecine thermale, principalement pour l’orientation thérapeutique en « affections digestives et maladies métaboliques ».
Celle-ci est une alternative intéressante qui permettra de réduire considérablement cette affection chronique. 

Chaque eau thermale est spécifique en fonction de sa source d’émergence. En fonction de son trajet souterrain, celle-ci possède une composition physico-chimique riche en oligoéléments et minéraux, lui conférant des propriétés différentes.
Dans le cas d’une gastrite, on conseillera une eau riche en bicarbonate de sodium  afin d’aider à la diminution de l’acidité gastrique.
De plus, la plupart de ces eaux sont pauvres en sel (chlorure de sodium) elles ne présentent aucun risque pour les patients hypertendus.

Quels sont les soins d’une cure thermale en affections digestives ?

Durant les 3 semaines de cure thermale conventionnée, le curiste recevra différents soins quotidiens.
Ces soins sont réalisés par des agents thermaux, des médecins ainsi que des kinésithérapeutes en fonction de la prescription établie par le médecin de cure. Cette prescription est propre à chaque patient.

>> Les principaux soins lors de cette cure :

  • La cure de boisson
  • Le goutte à goutte intestinal
  • Les cataplasmes d’eau, de boue ou de kaolin
  • Le bain avec douche sous-marine

Alimentation et gastrite, quels aliments privilégier ?

Tout d’abord, la gastrite chronique est à l’origine de la diminution de la faculté d’absorption de certains ions comme le fer, le calcium et la vitamine B 12 (ou facteur intrinsèque). Le curiste sera donc supplémenté avec ces vitamines et minéraux.
Après la cure de boisson, on recommandera de retrouver une alimentation équilibrée, légère et digeste.
Le curiste peut se voir prescrire un régime d’épargne digestive ayant pour finalité la mise au repos de l’estomac.

Il sera également conseillé de privilégier des aliments riches en fibres (complets), en antioxydants (légumes et fruits) et d’éviter l’alcool, les boissons irritantes et gazeuses,  le tabac, ainsi que les aliments peu digestes (fritures, graisses cuites, produits raffinés).

Les établissement thermaux français ayant l’agrément en Affections Digestives

Les thermes de Brides-les-Bains

Les thermes de Thonon-les-Bains

Les thermes de Châtel-Guyon

Les thermes de Plombières-les-Bains

Les thermes de Vittel

Les thermes de Capvern-les-Bains

Les thermes de Castéra-Verduzan

Les thermes de Montrond-les-Bains

Les thermes d’Évian-les-Bains

 

Les thermes du Boulou

Les thermes de Vals-les-Bains

Les thermes de Vichy

Les thermes de Contrexéville

 

4 février : Journée Mondiale contre le cancer, le thermalisme comme aide durant la convalescence

La journée mondiale contre le cancer est l’occasion de mettre en lumière les bienfaits de la cure thermale post-cancer. La médecine thermale permet d’accompagner en douceur le patient dans sa convalescence.

Source photo : https://www.valvital.fr/Nos-stations-thermales/Lons-le-Saunier-Station-thermale-de-Lons-le-Saunier
Source photo : https://www.valvital.fr/Nos-stations-thermales/Lons-le-Saunier-Station-thermale-de-Lons-le-Saunier

Les mois, voire les années de lourds traitements contre le cancer laissent de nombreuses séquelles, tant physiques que psychologiques. Des cicatrices douloureuses, une sécheresse persistante de la peau, des muqueuses irritées, des douleurs articulaires et la perte des cheveux sont autant de symptômes auxquels s’ajoutent souvent du stress, de l’anxiété et parfois, une perte de confiance en soi. La cure thermale se présente alors comme une parenthèse de douceur et de bien-être. La prise en charge globale permet au patient de poursuivre sa convalescence en toute sérénité afin de se réapproprier son corps ainsi que d’améliorer son bien-être physique, moral et social.

Il est important de préciser qu’une cure thermale ne peut pas être réalisée lors d’une phase aigüe du cancer. Le patient doit être en rémission et ne doit pas avoir eu de traitement de chimiothérapie ou radiothérapie depuis au moins 6 mois. Un avis médical est obligatoire.

Toutes les personnes en rémission peuvent suivre une cure thermale « post-cancer » durant leur convalescence.

Cure thermale post-cancer, quel déroulement ?

De nombreux établissements français, accompagnés de professionnels de la santé, ont mis en place des cures thermales spécialisées « post-cancer » pour faire face à l’augmentation de ce besoin.

Au programme de ces 18 jours :

  • bains bouillonnants,
  • douches sous affusion,
  • massages sous eau thermale,
  • cataplasmes de boue,
  • soins en piscine.

Les soins thermaux se basent sur les vertus des eaux thermales utilisées lors des différents soins. Riche en minéraux et oligo-éléments, l’eau thermale a notamment des vertus apaisantes, cicatrisantes, anti-inflammatoires, drainantes et régénérantes.

En complément, des moments avec des sophrologues, des diététiciens ainsi que d’autres professionnels permettront au patient de se retrouver et de se réapproprier son corps.
La cure thermale permet de partager son expérience avec d’autres personnes et ainsi se préparer au retour à la vie quotidienne après cette lourde épreuve.

Les principaux bénéfices d’une cure thermale sont :

Les bénéfices des cures thermales, dans les suites de traitements anticancéreux, sont aujourd’hui prouvés et reconnus pour leur efficacité durable concernant :

  • L’assouplissement et la revitalisation de la peau
  • L’amélioration des cicatrices pathologiques et la réduction des adhérences
  • L’accélération de la cicatrisation
  • La diminution des démangeaisons
  • La diminution des lymphœdèmes
  • La réhydratation, l’apaisement et la diminution de l’inflammation des muqueuses
  • L’amélioration de la circulation veino-lymphatique
  • La réparation des ongles
  • L’amélioration du cuir chevelu et la repousse des cheveux
  • La diminution des rougeurs et des tâches pigmentaires
  • L’apaisement des démangeaisons et picotements
  • L’amélioration fonctionnelle

Chaque station thermale française, en fonction de son orientation (il en existe 12 reconnues et prises en charge par l’Assurance maladie) et des vertus de ses eaux, sera spécialisée dans la prise en charge de séquelles spécifiques.

Les cures post-cancer du sein avec spécialisation en séquelles dermatologiques :

Les thermes de Brides-les-Bains
Les thermes de Bourbonne-les-Bains
Les thermes de Lons-le-Saunier
Les thermes de Neyrac-les-Bains
Les thermes d’Avène
Les thermes de Vals-les-Bains
Les thermes d’Argelès-Gazost

Les cures post-cancer spécialisées dans les séquelles cutanées :

Les thermes d’Avène
Les thermes de La Roche-Posay
Les thermes de La Bourboule
Les thermes d’Uriage-les-Bains

Des cures post-cancer gynécologiques :

Les thermes de Challes-les-Eaux

Les cures post-cancer ORL :

Les thermes de La Roche-Posay

> Liste non exhaustive <

La cure thermale pour aider à lutter contre l’énurésie infantile

L’énurésie, plus communément appelée « le pipi au lit », se traduit par une miction (le fait d’uriner) non maitrisée durant le sommeil. Différents traitements existent. Toutefois, la cure thermale est l’une des alternatives les plus naturelles, efficaces et sans effet secondaire pour aider l’organisme de l’enfant.

Cure thermale et énurésie
Piscine photo créé par rawpixel.com – fr.freepik.com

L’énurésie touche environ 10% à 15% des enfants et dans certains cas cette affection s’étend à l’âge adulte. Différents facteurs rentrent en compte dans l’analyse des origines de cette pathologie: l’anxiété, la culpabilité, la difficulté d’intégration sociale ou le manque de confiance en soi… Une prise en charge est nécessaire afin de stopper l’énurésie et ainsi éviter qu’elle ne perdure durant l’adolescence, voire la vie adulte.

Son diagnostic s’établit à partir de 5 ans, âge où l’enfant doit être capable de contrôler sa vessie. L’énurésie n’est pas uniquement d’origine psychologique, en effet, l’immaturité de la vessie, l’hérédité familiale ou un dérèglement hormonal sont des facteurs pouvant rentrer en compte.

 Il existe 2 types d’énurésies :

  • La primaire, si l’enfant n’a jamais été propre.
  • La secondaire, qui oscille entre période de propreté (> à 6 mois) et période de miction.

Cure thermale et énurésie, la prise en charge de l’enfant en milieu thermal

La cure thermale est un traitement global de l’énurésie, c’est-à-dire que l’enfant bénéficiera:

  • de soins à base d’eau thermale pour son bien-être physique,
  • d’une prise en charge avec des spécialistes (psychologues) pour son bien-être mental.

La réalisation d’une cure thermale conventionnée, en trouble du développement chez l’enfant, est d’une durée de 3 semaines. Prescrite par un médecin (traitant ou spécialiste), une prise en charge partielle par la sécurité sociale sera possible. En fonction des contrats souscrits, les mutuelles peuvent prendre en charge le ticket modérateur qui reste à la charge des familles.

Le thermalisme est une médecine naturelle, reconnue pour ses effets bénéfiques sur l’organisme

Les eaux thermales indiquées dans le traitement de l’énurésie sont naturellement riches en chlorure de sodium, ce qui signifie que ces eaux sont très salées.

Des soins thermaux adaptés à l’enfant

Durant son séjour au sein de l’un des établissements thermaux spécialisés, l’enfant recevra 4 soins quotidiens. Ces soins sont préalablement prescrits par le médecin de cure afin de s’adapter à l’enfant.

On retrouvera des soins tels que :

  • la cure de boisson, dont la quantité d’eau évolue au fil de la cure thermale,
  • des soins de mobilisation en piscine, avec kinésithérapeute,
  • des séances de gymnastique pelvienne,
  • des ateliers thérapeutiques,
  • des rendez-vous et un suivi chez un psychologue.

Les bienfaits des soins d’hydrothérapie, l’éloignement du contexte familial (école, famille, lit, amis) ajoutés à une éducation thérapeutique (ETP) aboutissent à des résultats encourageants chez l’enfant énurétique.

Les stations thermales traitant l’énurésie

Les établissements thermaux ayant l’orientation en Trouble du Développement de l’Enfant sont indiqués dans la prise en charge de cette pathologie.

Les Thermes de Salies-de-Béarn

Les Thermes de Salins-les-Bains

Les Thermes de Lons-le-Saunier

Les Thermes de Salies-du-Salat

Les thermes de La Bourboule

Les stations traitant l’énurésie de l’enfant proposent généralement aux familles des « Maisons d’accueil à caractère sanitaire ». Ces maisons accueillent durant les 3 semaines de cure les enfants, sans leurs parents.
Ce séjour, à l’ambiance de colonie de vacances (avec un temps scolaire pour ne pas prendre de retard), permet aux enfants de dédramatiser leur cas et de rencontrer d’autres enfants dans la même situation.
Véritable coupure avec le milieu de vie habituel, les effets bénéfiques dans le traitement de cette pathologie seront certains.

La mini-cure thermale pour apaiser les troubles liés à l’activité professionnelle

Les mini-cures thermales, ou courts séjours de santé, sont d’une durée de 2, 6 ou 12 jours. Ces séjours se réalisent au sein de certains établissements thermaux qui proposent une prise en charge identique à la cure thermale conventionnée. Les mini-cures, comme les cures thermales classiques, proposent des soins d’hydrothérapies et/ou de pélothérapies se basant sur les nombreuses vertus des eaux minérales thermales.

Mini cure thermale

Les cures libres sont destinées aux personnes soucieuses de prendre leur santé en charge dans une démarche de prévention, notamment face à certains maux pouvant être liés à leur activité professionnelle.
En effet, la profession de chaque individu peut entrainer certains troubles de la santé. Outre les professions reconnues comme pénibles, nombreux sont les emplois responsables de l’installation de certaines pathologies chroniques.

1 – Le mal de dos

Les maux de dos sont des pathologies très fréquentes.
Que ce soit une lombalgie, une sciatique, une hernie ou tout autres troubles musculo-squelettiques, ces affections peuvent apparaître à la suite d’une mauvaise posture, de gestes répétitifs chez les travailleurs manuels ou encore à la suite de contraintes excessives (le port de charge lourde).
La réalisation d’une mini-cure thermale dans une station prenant en charge les affections liées à la rhumatologie permettra d’apaiser les douleurs, de soulager les articulations et d’éviter les récidives.
En France, la mini-cure thermale « maux de dos » est proposée dans les établissements de Néris-les-Bains, du Mont-Dore, de Bourbon-l’Archambault, de Vichy, de Bourbon-Lancy, de La Léchère-les-Bains, d’Évaux-les-Bains, de Bains-les-Bains, de Molitg-les-Bains, d’Amélie-les-Bains et d’Aix-les-Bains.

 2 –  Le stress et le burn-out

Le stress est une pathologie présente au sein de nombreuses professions. Un stress trop important, sur une longue période, peut entrainer des troubles de l’humeur, du sommeil et conduire à une fatigue chronique. Les effets du stress sont divers et peuvent avoir de graves conséquences, voire conduire au burn-out.
La réalisation d’une mini-cure thermale sera l’opportunité pour les patients de prendre du temps pour eux tout en profitant des effets sédatifs et myorelaxants de l’eau thermale.
On retrouvera ces mini-cures dans des stations, ayant généralement l’agrément en affections psychosomatiques, telles que Néris-les-Bains, Divonne-les-Bains, Bourbon-Lancy, Chaudes-Aigues et Bagnères-de-Bigorre.

 3 –  Les jambes lourdes

Les jambes lourdes traduisent une insuffisance veineuse. Elles se manifestent par des douleurs, une sensation de gêne, des crampes, un engourdissement voire l’apparition d’un œdème.
Si des facteurs prédisposent certains individus à ce type d’affection, certaines professions présentent toutefois des facteurs aggravants (une station debout prolongée, les piétinements répétés).
Des stations thermales, spécialisées en phlébologie, comme La Léchère-les-Bains, Saubusse, Évaux-les-Bains, Balaruc-les-Bains, Barbotan-les-Thermes et les établissements thermaux de la station thermale du Grand Dax, proposent des mini-cures thermales « jambes légères ».

A savoir :

La mini-cure thermale est accessible à tous, sur réservation.
Véritable moment de bien-être et de détente, elle sera l’occasion de renouer avec les bonnes pratiques ainsi qu’une hygiène de vie adaptée.
Toutefois, il faut savoir que ce type de séjour n’est pas pris en charge par l’Assurance-maladie ou les mutuelles.
Pour autant, leur efficacité n’est pas remise en cause.

De nombreux établissements thermaux proposent des mini-cures thermales sur mesure, s’adossant à leur orientation primaire. N’hésitez pas à vous renseigner si vous souhaitez partir en séjour dans un établissement thermal spécifique.

La certification AQUACERT HACCP Thermalisme

Le thermalisme est une médecine naturelle qui se base sur l’exploitation des vertus thérapeutiques (anti-inflammatoires, apaisantes, décontractantes, cicatrisantes, calmantes et antalgiques…) de l’eau thermale, des boues, des gaz et des vapeurs. Les bienfaits de l’eau thermale permettent de prendre en charge 12 orientations thérapeutiques reconnues par l’Assurance-maladie. Afin de bénéficier des vertus de l’eau thermale, un médecin (traitant ou spécialiste) doit prescrire une cure thermale conventionnée dans l’un des 110 établissements thermaux français. Chaque station thermale, en fonction de la qualité de ses sols et du trajet souterrain de l’eau, sera indiquée dans le traitement de pathologies chroniques spécifiques.

certification AQUACERT HACCP Thermalisme

La certification AQUACERT HACCP Thermalisme

L’hygiène et la sécurité sanitaire sont au cœur des préoccupations des établissements thermaux. En effet, ceux-ci sont amenés à accueillir des personnes à risques dans un environnement particulier.
Afin d’être utilisée à des fins médicales, l’eau thermale doit être préservée dans son état de pureté originelle, ne présenter aucune contamination (microbiennes ou bactériologiques) et ne subir aucun traitement.  Les établissements thermaux français sont donc soumis à d’importantes normes d’hygiène afin de limiter les différents risques de contamination durant son cheminement, du point de forage jusqu’à son utilisation au niveau des cabines de soins.
Les différents risques sanitaires et microbiologiques peuvent provenir de l’eau, des usagers ou d’une mauvaise pratique du personnel soignant. La mise en place de procédures spécifiques est donc nécessaire afin d’écarter les risques. Des contrôles et des prélèvements sont effectués quotidiennement.

Afin de garantir aux usagers une sécurité sanitaire optimale, certains centres thermaux ont fait la démarche volontaire pour obtenir la certification AQUACERT HACCP Thermalisme. Cette certification permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de maitriser et de prévenir les risques liés à la contamination de l’eau thermale.

Cette certification française a été mise au point par un groupe d’experts, de scientifiques et de professionnels des eaux minérales. Ils ont été accompagnés par des représentants d’associations de consommateurs ainsi que par le Ministère de la Santé afin d’établir un Guide des bonnes pratiques.

Cette certification innovante se base sur :

  • l’analyse du système de management par la qualité,
  • les compétences du personnel,
  • le suivi des protocoles de soins,
  • la traçabilité des produits thermaux utilisés (boues),
  • l’hygiène et la propreté de l’établissement.

Afin de garantir ce gage de qualité et de sécurité sanitaire optimale, les établissements thermaux ayant obtenus cette certification sont soumis à des audits et un suivi annuel par un tiers indépendant certifié.

Les établissements thermaux certifiés

En France, vous retrouverez les normes AQUACERT HACCP Thermalisme dans les établissements des villes thermales suivants :

Les thermes d’Avène-les-Bains
Les thermes de La Roche-Posay
Les thermes de Vichy
Les thermes de Chaudes-Aigues
Les thermes de Saint-Gervais-les-Bains
Les thermes  de Vernet-les-Bains
Les thermes de Rochefort
Les thermes d’Évian-Les-Bains
Les thermes  de Saujon
Les thermes de Salies-de-Béarn
Les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre
Les thermes  de La Léchère-les-Bains
Les thermes d’Évaux-Les-Bains
Les thermes d’Évian-Les-Bains
Les thermes de Châtel-Guyon
Les thermes de Bagnères-de-Luchon
Les thermes Borda- Station thermale du Grand-Dax
Les thermes Bérot – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes DaxAdour – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes des Arènes – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes Foch – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes des Bains-Saint-Pierre – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes des Bains Sarrailh – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes Des Écureuils – Station thermale du Grand-Dax
Les Thermes – Station thermale du Grand-Dax
Les thermes de Saubusse-les-Bains
Les thermes de Néris-les-Bains
Les Grands Thermes de La Bourboule
Les thermes de Royat-Chamalières
Les thermes de Cambo-les-Bains

La norme AQUACERT HACCP est devenue un standard international. On la retrouve maintenant sur les 5 continents. Pour plus d’informations sur cette certification : www.aquacert-certification.com

 

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Interview du mois – Le CNETh, véritable pilier du secteur thermal

Découvrez le CNETh,  une organisation unique en son genre au service du thermalisme, avec Monsieur Claude-Eugène BOUVIER, Délégué Général.

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Le CNETh est le Conseil National des Établissements Thermaux Français. Peu connu du grand public, il est toutefois le garant de ce secteur. Structure incontournable au fonctionnement unique, nous allons vous présenter aujourd’hui ses différentes missions avec Monsieur Claude-Eugène BOUVIER.

Pouvez-vous présenter le CNETh à nos lecteurs ? 

Le CNETh est une organisation professionnelle née en 2012. Il est l’unique syndicat professionnel du thermalisme. À ce jour, le CNETh représente l’intégralité des 109 établissements thermaux, tous adhérents du syndicat professionnel. Comme tous les syndicats professionnels, nous assurons différentes missions :

  • Nous représentons l’ensemble des professionnels du thermalisme français auprès des partenaires institutionnels, c’est à dire des pouvoirs publics et des instances de tutelle. Nous représentons notamment la profession thermale auprès de l’UNCAM (Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie), par l’intermédiaire d’une commission paritaire qui est chargée de l’élaboration, de l’application et de l’interprétation de la convention nationale thermale.
    Nous sommes en effet liés à l’assurance maladie par une convention quinquennale, renouvelée en décembre 2017, qui sera appliquée jusqu’en 2022. C’est dans ce cadre que nous représentons nos adhérents, en particulier lorsqu’il y a un litige lié à l’application de la convention nationale thermale.
    Le Ministère de la santé est notre second interlocuteur public, notamment dans le cadre de la préparation des lois et des règlements. Nous sommes consultés, généralement, en amont de la publication d’un décret ou d’un quelconque texte de lois touchant au thermalisme.
  • Le syndicat, par le biais de la délégation patronale, participe à la négociation de la convention collective qui s’applique à tous les salariés du secteur.
  • Le CNETh est également un centre de ressources. C’est une activité moins exposée au grand public, mais qui est très importante. Dès qu’un établissement thermal rencontre une difficulté au niveau de l’application d’un texte (conventionnel ou légal), et qu’il n’arrive pas à le résoudre à l’échelle locale, il se tourne vers le CNETh. On essaye alors de lui apporter de notre expertise afin qu’il puisse prendre les bonnes décisions.
  • Ensuite, nous intervenons dans  l’évolution des pratiques professionnelles. C’es-à-dire que nous organisons toute la démarche liée à la qualité au sein des établissements thermaux, avec la participation à la rédaction du guide des bonnes pratiques thermales. Celle-ci a permis la définition du référentiel de qualité AQUACERT.
    On anime également un certain nombre d’ateliers consacrés à l’optimisation des soins, notamment au travers des programmes d’ETP
    (Education Thérapeutique du Patient).
  • Nous concevons et finançons la campagne de communication collective en relais de la communication des établissements, auprès du public et du corps médical.
  • Et le dernier point, qui n’est pas des moindres, est celui du financement de la recherche scientifique et médicale. Le CNETh est le principal contributeur et financeur de la recherche médicale thermale en France. En effet, il a financé plus de 90% des études de SMR (Service Médical Rendu) et de Recherche et Développement du milieu thermal.

Concernant le financement des recherches scientifiques, comment cela se passe-t-il ?

La recherche scientifique et le financement sont réalisés via l’AFRETH (Association Française pour la Recherche thermale). Le CNETh collecte, auprès de ses adhérents, une contribution financière qui permet de dégager un budget pour l’AFRETH, abondé par l’association des Maires des communes thermales.
Depuis 2005, 15 millions d’euros ont été récoltés afin de financer la recherche, c’est un effort sans équivalent en Europe et même dans le monde.

 

L’efficacité des cures thermales est sujette à controverse. Certaines personnes considèrent que cette pratique ressemble à des « vacances » et non à un véritable séjour de santé. Que pensez vous de ces propos ?

Je serais tenté de reprendre les propos de Michel CYMES, qui est intervenu il y a peu dans sa rubrique quotidienne sur RTL. Il a fait une assez bonne synthèse de ce qui peut distinguer le thermalisme de la thalassothérapie et des séjours de bien-être.
Concrètement, qu’est ce qui fait qu’on les distingue et qu’on parle de patient et non pas de client ?
Premièrement, c’est une démarche médicale, soumise à une prescription, par un médecin généraliste ou spécialiste. C’est une démarche très normée du point de vue administratif, puisque le format de la cure thermale et les conditions de sa prise en charge sont définis dans une convention nationale thermale avec un nombre de soins précis.

Après, ce qu’on distingue d’un point de vue administratif, ce sont les conditions de prise en charge et d’accès au remboursement partiel.
Si on veut rester sur le plan médical, ce qui distingue le thermalisme et le séjour en thalassothérapie, c’est essentiellement la durée. On parle de 18 jours dans un cas, d’une moyenne de 3 jours dans un autre cas. De plus, la démarche médicale est confortée par toutes les prestations annexes qui sont accessibles dans un établissement thermal : les ateliers, les conférences de santé, l’éducation thérapeutique ainsi que toutes les démarches de dépistages qui peuvent être mises en place dans un établissement thermal. On est donc réellement, en tant qu’établissement thermal, un acteur du système de santé. Je dirais que la prestation ne se limite pas à la cure thermale mais qu’il faut prendre en compte également tous les à-côtés, qui font que nous avons une démarche plus globale.

Et puis il y a le suivi médical sur place, au cours de son séjour, le patient est suivi au minimum 3 fois pas un médecin thermal. Celui-ci va prescrire les soins et les adapter si besoin. Ensuite, il va établir en fin de séjour un bilan adressé au médecin prescripteur. On boucle ainsi le suivi médical.

Actuellement, des études sont-elles menées ?

Les 1ères études de l’AFRETH étaient essentiellement concentrées sur la rhumatologie, puisque qu’elle représente 78% des prescriptions. On avait le devoir de s’intéresser en priorité à cette orientation. Il y a toujours des études dans ce domaine là, notamment consacrées à la lombalgie et à la gonarthrose

Mais la volonté de l’AFRETH a été de diversifier le champ des études.

Au cours des dernières années, on a abordé de nouvelles pathologies qui n’avaient pas encore fait l’objet d’étude, je pense à la neurologie par exemple.

Actuellement, des études se mettent en place :

  • dans le domaine urinaire concernant l’élimination des fragments lithiasiques et post-lithotripsie,
  • sur la sclérose en plaques,
  • sur les troubles du sommeil,
  • sur le psoriasis,
  • sur la prévention des chutes,
  • sur les troubles mictionnels de l’homme.

Enfin, dans le domaine de la Recherche Fondamentale, nous étudions l’effet de certains éléments (soufre et sélénium) sur le statut de la peau.

En parallèle, depuis quelques années et de façon générale, la fréquentation des établissements thermaux augmente. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Le constat était exact jusqu’à l’année passée durant laquelle nous avons subi un petit tassement et même une petite régression du nombre de curistes. L’une des  raisons est l’évolution du pouvoir d’achat des curistes, qui sont pour la plupart des cas des retraités. Cette année sera une année difficile. En effet, certains de nos établissements sont fermés pour des raisons diverses et variées (travaux, sinistres ou non conformité sanitaire). Néanmoins, l’évolution de la fréquentation sur le long terme est favorable,  tout simplement parce que le vieillissement de la population amène des curistes supplémentaires dans les établissements thermaux. Il y a donc un phénomène démographique qui est très important et qui va perdurer encore quelques décennies.

Il y a également une meilleure adaptation de l’offre thermale qui a beaucoup progressé ces dernières années. Notamment par l’inscription dans la démarche qualité (AQUACERT), la professionnalisation des personnels de soins ainsi que des investissements qui ont été très importants, de l’ordre de 400 millions d’euros sur les 5 dernières années.
Globalement, les conditions d’accueil, les équipements, les compétences du personnel et les conditions sanitaires ont largement progressé. Il y a eu une réelle amélioration des services dans les établissements thermaux, tous les indicateurs sont donc favorables.
De plus, l’élément majeur, c’est le nouveau regard que porte les médecins sur le thermalisme. Jusqu’à un passé récent, cette option thérapeutique était déconsidérée.
Depuis peu, et grâce aux études menées, le thermalisme a reconquis une partie du corps médical. En effet, elle a su gagner en crédibilité. Maintenant, elle fait l’objet d’une prescription d’adhésion, autrefois, c’était une prescription négociée avec ou par le curiste.

Quels sont les prochains enjeux de la pratique thermale en France ?

Les enjeux, c’est la poursuite de la certification AQUACERT des établissements thermaux. Actuellement, ils sont de l’ordre de 33 inscrits dans cette démarche, mais il faut progresser.
Ce qui va également caractériser les années à venir, c’est une meilleure information et expression du curiste par rapport à son traitement. La convention thermale a introduit une charte du curiste qui va bientôt se mettre en place.
Les autres enjeux, pour nous, seront de poursuivre la recherche et de couvrir la totalité des orientations thérapeutiques, car nous n’y sommes pas encore parvenus.
Nous avons compris, après le rapport auprès de la Cour des Comptes que l’évaluation du maintien de la prise en charge serait conditionnée par les preuves scientifiques. On a donc tout intérêt à poursuivre nos efforts avec la même exigence méthodologique.

Les vertus de l’eau thermale sont bénéfiques dans la prise en charge de la dystonie thyroïdienne et du goitre en cure thermale : le cas d’Ussat-les-Bains

Le système endocrinien, dont la thyroïde fait partie, peut être soumis à de nombreux dysfonctionnements et entrainer de multiples troubles comme la dystonie thyroïdienne et le goitre. Les vertus des eaux thermales d’Ussat-les-Bains, reconnues pour leurs vertus, constituent une véritable aide pour le patient.

dystonie thyroïdienne et goitre en cure thermale
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Dystonie thyroïdienne et goitre pris en charge lors d’une cure thermale

La station thermale d’Ussat-les-Bains, située dans le département de l’Ariège (région Midi-Pyrénées), est reconnue dans la prise en charge de 3 des 12 affections reconnues par la sécurité sociale : les affections psychosomatiques, gynécologiques et neurologiques.

En raison de la composition du sous-sol pyrénéen, l’eau thermo-minérale de la station possède des caractéristiques physico-chimiques uniques. Plusieurs siècles de pratique thermale à Ussat-les-Bains ont permis de  constater que cette eau est antispasmodique, sédative, équilibrante, reminéralisante et cicatrisante.

Spécificité rare, les vertus de cette eau permettent à l’établissement thermal de prendre en charge certains troubles endocriniens et plus particulièrement la dystonie thyroïdienne et le goitre lors d’une cure. L’endocrinologie n’étant pas une orientation thermale à part entière, la prise en charge devra donc être réalisée dans le cadre d’une cure thermale « PSY » (Affections psychosomatiques).

Quels sont les soins thermaux dispensés lors de la cure ?

Durant cette cure thermale, l’ensemble des soins reçu est identique à ceux réalisés durant une cure thermale en Affections Psychosomatiques (massage, bain douche, cure de boisson), seule la douche sous-marine sera adaptée. En effet, lors de ce soin, le patient est immergé dans une baignoire d’eau thermale. Un hydrothérapeute, muni d’un jet manuel à pression variable, dirigera le jet d’eau en fonction de la prescription médicale, dans ce cas, au niveau de la thyroïde.

A la suite d’une cure thermale, de nombreux bénéfices seront observés chez le patient. Celui-ci sera apaisé et ses variations hormonales seront atténuées. Cependant, afin de constater ces effets sur le long terme, il est conseillé de réaliser une cure thermale durant 2 à 3 années de suite.

Soulager la névralgie pudendale grâce à la médecine thermale

La névralgie pudendale est une affection douloureuse due à la compression et l’inflammation d’un nerf. La médecine thermale, reconnue pour ses nombreuses vertus et l’absence d’effet secondaire, est une prise en charge globale et efficace de la maladie.

Nevralgie pudendale
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La névralgie pudendale entraine de violentes douleurs au niveau des parties intimes, allant de la verge ou du clitoris  jusqu’à l’anus. Ces douleurs s’accompagnent généralement d’une sensation de brûlure intense, de décharges électriques, de pincements profonds ou bien de tiraillements. Ces symptômes, dus à une irritation des tissus autour du nerf pudendal, sont particulièrement accentués lorsque le patient est en position assise.
Les nombreuses douleurs et gênes quotidiennes, induites par cette maladie, affectent le quotidien du patient ainsi que sa vie professionnelle et intime.

Souvent apparentée à des pathologies urinaires, gynécologiques ou urologiques le diagnostic de la névralgie pudendale peut-être long.  A la suite de celui-ci, des traitements médicaux ou une intervention chirurgicale sont proposés aux patients, sans toutefois que des bénéfices aient été prouvés.

Il est donc intéressant de se tourner vers le thermalisme. En effet, les vertus naturelles de l’eau thermale sont reconnues dans la prise en charge de cette affection. Les vertus apaisantes, antalgiques et anti-inflammatoires de l’eau permettent de soulager efficacement le patient et cela sans effet secondaire.

La cure thermale de Néris-les-Bains, une cure thermale spécifique.

L’établissement thermal de Néris-les-Bains a mis en place une cure thermale dédiée à la névralgie pudendale, véritable prise en charge globale du patient.
Ce séjour se compose de soins thermaux (bains, douches, cure de boisson, piscine…) à visés neurologiques ainsi que d’un module spécifique ayant pour objectif de réduire le stress, l’anxiété et l’isolement du curiste.

Au programme du module supplémentaire :

  • séances de sophrologie,
  • séance de Chi Gong,
  • modelages des pieds,
  • séance d’échange avec un médecin,
  • séances d’expression libre,
  • groupe de parole ouvert aux aidants avec une psychologue,
  • conférence médicale

Cette cure thermale se déroule sur inscription durant certaines périodes. Nous vous invitons à contacter le centre thermal pour plus d’informations.
Ce module dure 3 semaines et se réalise en parallèle d’une cure thermale conventionnée. Son coût est de 220 euros (non pris en charge par la sécurité sociale).

Les cures thermales à orientations « neurologie »

Les cures thermales ayant une orientation en neurologie sont préconisées dans la prise en charge de l’inflammation du nerf pudendal.

Les thermes d’Ussat-les-Bains
Les thermes de Lamalou-les-Bains

Afin de bénéficier d’un séjour en cure thermale et d’une prise en charge partielle par la sécurité sociale, celle-ci doit faire l’objet d’une prescription médicale et doit être d’une durée de 18 jours consécutifs.

Le programme Educ’Arthrose à retrouver dans la station thermale du Grand Dax

L’arthrose est une pathologie chronique affectant plus de 10 millions de personnes en France. Face à cette situation, la station thermale du Grand Dax, spécialisée dans la prise en charge de l’arthrose, a mis en place un programme d’Education Thérapeutique du Patient (ETP) : Educ’Arthrose.

Cure thermale à Dax

Qu’est ce que l’arthrose ?

L’arthrose est un des rhumatismes les plus répandus. Il touche principalement les mains (rhizarthrose), les hanches (coxarthrose), les genoux (gonarthrose), les cervicales et la colonne vertébrale. Cette pathologie chronique provient d’une usure du cartilage et des articulations. En effet, les articulations sont soumises à d’importantes tensions et compressions tout au long de la vie, ce qui entraine un processus dégénératif augmentant avec l’âge.  L’arthrose détruit progressivement le cartilage (tissu recouvrant les extrémités osseuses) jusqu’à créer une inflammation douloureuse rendant les mouvements difficiles. Des traitements sont mis en place afin de diminuer les douleurs mais malheureusement ils ne permettent pas d’en ralentir l’évolution.

Comme l’a démontré l’étude Thermarthrose, les eaux thermales permettent de soulager les douleurs et d’améliorer la souplesse des tissus.

Le programme Educ’Arthrose :

Ce programme a été conçu par un groupe de professionnels de la santé (médecins, diététiciens, kinésithérapeutes, enseignants en activité physique adaptée et infirmières) avec le soutien des directeurs des établissements thermaux de la station. Ce programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) est destiné aux personnes souffrantes d’arthrose et souhaitant s’informer sur le comportement le plus adapté face à la maladie.

Le coût du programme d’ETP est de 150 € pour les 3 semaines. Attention, ce module n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie.

Ce programme comporte 6 ateliers qui sont réalisés en petit groupe au sein de l’Institut du thermalisme de la ville de Dax :

« Il était une fois l’arthrose »

« Même pas mal » (des traitements sans médicament)

« Je mange donc je suis »

« Je soutiens mes articulations »

« J’économise mes jointures »

« Je bouge mon arthrose »

En complément à ces ateliers, on retrouvera :

  • Une consultation médicale à l’arrivée,
  • Un premier bilan éducatif partagé avec une infirmière,
  • Un deuxième bilan éducatif partagé avec une infirmière,
  • Une consultation médicale en fin de cure thermale,
  • Un troisième bilan, 3 mois après la fin de la cure thermale.

Le programme ETP Educ’Arthrose est réalisé en parallèle d’une cure thermale conventionnée en rhumatologie, au sein d’un des établissements thermaux du Grand Dax.

Pourquoi réaliser un programme d’ETP en parallèle de sa cure thermale ?

L’éducation thérapeutique du patient (ETP) a été définie en 1998 par l’Organisation Mondiale de la Santé comme un « processus continu, intégré dans les soins et centré sur le patient ».

L’objectif des différents ateliers mis en place et :

  • de faire comprendre au patient sa maladie.
  • de lui permettre d’acquérir des compétences et des savoirs concernant l’arthrose et ses traitements.
  • de permettre au  patient de devenir plus autonome.
  • d’aider le patient à maintenir sa qualité de vie au quotidien.

Les établissements thermaux du Grand Dax proposant ce programme :

Les Thermes Bérot
Les Thermes Borda
Les Thermes Les Ecureuils
Les Thermes des Arènes
Les Thermes de l’Avenue
Les Thermes Saint-Pierre
Les Thermes Régina
Les Thermes Grand Hôtel
Les Thermes Sourcéo
Les Thermes Christus
Les Thermes des Chênes

Pour avoir plus de renseignements ou réserver votre programme, nous vous invitons à contacter directement l’établissement thermal de votre choix.

Le thermalisme pour apaiser les séquelles du zona

Le zona est une infection virale pouvant laisser, dans certains cas, de douloureuses séquelles. Le thermalisme se présente alors comme une alternative naturelle permettant de soulager les douleurs du patient.

Thermalisme et séquelles de zona
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Thermalisme et séquelles de zona

Le zona est une infection virale due à la réactivation du virus de la varicelle. Il entraine l’apparition de vésicules rouges localisées, de la fièvre ainsi que des maux de tête.  Ces lésions peuvent être suivies d’une diffusion virale dans les nerfs sensitifs, responsable de lésions neurologiques expliquant les douleurs qui précèdent, accompagnent et persistent après l’éruption. Une consultation médicale est indispensable afin de mettre en place un traitement adapté et ainsi éviter toutes complications. Dans la majeure partie des cas, le zona disparait au bout de quelques semaines.

Toutefois, chez certaines personnes, des douleurs intenses persistent après la guérison, on parlera alors de névralgies zostériennes.Des traitements médicaux sont mis en place afin de contenir les séquelles mais leur efficacité reste limitée. La cure thermale est alors une solution intéressante dans la prise en charge de ces douleurs.

Pourquoi faire une cure thermale  à la suite d’un zona ?

La réalisation d’une cure thermale en « neurologie » est une alternative naturelle/  Elle permettra de soulager les douleurs chroniques dans les zones où les éruptions cutanées sont survenues. Le thermalisme soulage les séquelles de zona sans effet secondaire sur le patient.

Durant la cure thermale, plusieurs soins à base d’eau thermale seront mis en place afin d’apaiser les douleurs du patient :

  • Bains avec ou sans douches sous-marine,
  • Douches au jet,
  • Pulvérisations,
  • Applications de boues,
  • Mobilisations et massages des membres sous l’eau.

Où faire une cure thermale ayant l’orientation neurologie ?

En France, 2 stations thermales ont cette orientation et prennent en charge les séquelles de zona :

Les thermes d’Ussat-les-Bains

Les thermes de Néris-les-Bains