Que savons-nous concernant la possible réouverture des cures thermales ?

Les différentes périodes de fermeture liées au Covid-19 ont d’importantes répercutions sur les maux des patients. Il devient important pour les curistes et pour la profession de fixer une date d’ouverture pour débuter la saison thermale 2021. 

Réouverture cure thermale
Photo by Taylor Simpson on Unsplash

Les centres thermaux vont-ils rouvrir en avril ?

À la vue des dernières informations émanant du Ministère de la Santé, les établissements thermaux du territoire ne pourront pas rouvrir durant le mois de mars. En effet, le décret du 29 octobre 2020 étant toujours en application, les établissements thermaux ne sont pas autorisés à ouvrir leurs portes pour le moment.

Une date d’ouverture est-elle possible en mai ?

Afin de pouvoir se préparer à une réouverture dans les meilleures conditions, l’ensemble de la profession sollicite une autorisation d’ouverture le lundi 26 avril et une réponse d’ici à la fin du mois.

Cependant, à l’heure actuelle, aucune date officielle n’a été transmise par le ministère de la santé.

Faudra-t-il être vacciné afin de suivre une cure thermale en 2021 ?  

Concernant l’obligation du vaccin contre le Covid-19, aucune information officielle n’a été transmise aux professionnels de la santé et du thermalisme.

Si un « passeport vert » devrait être mis en place, cette information vous sera transmise par le centre thermal ainsi que par notre site internet.

Faut-il réserver une cure thermale pour la saison 2021 ?

La médecine thermale est une alternative douce, naturelle et sans effet secondaire pour l’organisme. Basée sur les vertus des eaux, des boues et des gaz thermaux riches d’une multitude de minéraux et d’oligo-éléments, le thermalisme est bénéfique dans le traitement de nombreuses pathologies chroniques. À la suite de nombreuses études, la prise en charge thermale à su démontrer son efficacité thérapeutique, tant dans l’amélioration de la qualité de vie des curistes que dans la réduction des douleurs et des gênes liées. Une diminution de la prise d’un traitement médical (après avis médical) est également visible à la suite d’un séjour thermal.

Toutefois, afin de conserver les effets bénéfiques d’une cure thermale, il est important de suivre les soins durant plusieurs années.

N’ayant pas pu partir en cure thermale en 2020, nombreux sont les curistes à voir leur maux revenir ou s’intensifier.

Y-a-t-il un risque d’être contaminé au Covid-19 lors d’une cure thermale ?

Lors de la saison thermale 2020, aucun cluster de Covid-10 n’a été identifié au sein d’un centre de cure.

Les établissements thermaux ainsi que les professionnels du secteur sont formés à l’accueil de personnes ayant de nombreuses pathologies chroniques. De par la nature des publics accueillis, le secteur thermal est déjà soumis en temps normal à de nombreuses règles d’hygiène et de prévention.

De plus, la prochaine réouverture des centres thermaux français sera encadrée par un référentiel sanitaire rigoureux garantissant la sécurité des curistes et des personnels. Lors de l’ouverture, les établissements thermaux devront mettre en place les mesures prévues par ce guide sanitaire de référence, élaboré par des professionnels. Vous trouverez l’ensemble des détails dans ce dossier : Le guide sanitaire post Covid-19 mis en place dans les stations thermales

À savoir : la certification Aquacert HACCP Thermalisme . Afin de garantir aux usagers une sécurité sanitaire optimale, certains centres thermaux ont fait la démarche volontaire pour obtenir la certification AQUACERT HACCP Thermalisme. Cette certification permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de maitriser et de prévenir les risques liés à la contamination de l’eau thermale. Cette certification française a été mise au point par un groupe d’experts, de scientifiques et de professionnels des eaux minérales. Ils ont été accompagnés par des représentants d’associations de consommateurs ainsi que par le Ministère de la Santé afin d’établir un Guide des bonnes pratiques.

Cure thermale et acouphène : une alliée pour améliorer son quotidien

Bourdonnements, sifflements, chuintements dans les oreilles, vous souffrez probablement d’acouphènes, comme près de 16 millions de Français. Les acouphènes sont souvent bénins mais peuvent avoir des conséquences néfastes sur la qualité de vie, surtout qu’il n’existe aucun traitement, à l’heure actuelle, permettant d’éradiquer cette pathologie. Ainsi, la cure thermale viendra comme un traitement de confort afin d’améliorer la qualité de vie du patient, via des programmes complémentaires proposés par certains centres lui permettant de rencontrer différents professionnels ainsi que des personnes vivant les mêmes situations face à cette pathologie.

Cure thermale et acouphènes
Source : Freepik – photo créée par Karlyukav

Qu’est-ce que l’acouphène ?

Les acouphènes se manifestent par des bruits parasites perçus quotidiennement par les personnes concernées. Ces nuisances sonores peuvent avoir diverses origines : expositions répétées au bruit, otites, vieillissement, maladies, chocs émotionnels ou troubles hormonaux. Si les acouphènes ne sont pas pris en charge, ils peuvent entraîner divers troubles et impacter fortement la qualité de vie : insomnies, vertiges, isolement, voire dépression.

Qu’ils soient occasionnels, intermittents ou continus, il est essentiel de consulter un ORL pour limiter la gêne et les effets secondaires. Dans certains cas, les acouphènes provoquent une dégradation de la qualité de vie telle que cela peut mener à la dépression. Il est donc primordial de traiter les troubles associés (comme l’hypertension ou les déséquilibres hormonaux), car, à ce jour, aucun traitement n’a prouvé son efficacité pour éradiquer ce trouble.

Dans ce contexte, la cure thermale s’affirme comme une aide complémentaire, offrant au curiste un accompagnement pluridisciplinaire et la possibilité d’échanger avec d’autres personnes vivant la même situation.

Cure thermale et acouphène : une prise en charge globale

La cure thermale se présente comme un traitement de confort, visant à atténuer l’impact des acouphènes. Un séjour en eaux thermales vous aide à détourner votre attention de ces bruits parasites et à les reléguer au second plan. Cela permet de retrouver un environnement de sérénité et de vivre un quotidien plus agréable en réduisant le stress et l’anxiété.

La médecine thermale propose une prise en charge globale, considérant à la fois les aspects psychologiques et physiques de la pathologie pour une approche complète.

Une cure thermale inclut des soins d’hydrothérapie basés sur une eau thermale riche en minéraux et oligo-éléments, ainsi que des séances de relaxation telles que la sophrologie, la gymnastique douce, des ateliers de groupe, des échanges avec un psychologue, du Qi Gong ou encore de l’hypnose prévus dans certains modules complémentaires. De plus, vous aurez l’opportunité de rencontrer d’autres patients vivant les mêmes symptômes, ce qui favorise des échanges enrichissants sur vos ressentis et votre quotidien.

Où faire une cure pour les acouphènes ?

Suivre une cure thermale conventionnée en voies respiratoires, permettra d’améliorer la santé de votre système ORL

Toutefois, face à cette pathologie, 2 centres thermaux ont mis en place une prise en charge spécifique et dédiée.

Les thermes de Saint-Gervais-les-Bains

Les thermes de Saint-Gervais-les-Bains proposent une mini cure acouphènes de 6 jours “Mieux vivre avec des “bruits” dans la tête”. Le but de ce programme est de réunir une équipe de plusieurs spécialistes afin d’assurer une prise en charge à 360° du curiste et de lui donner des pistes pour retrouver calme, sommeil et attention.

Ainsi, ce programme prévoit :

  • des soins thermaux quotidiens en voies respiratoires
  • des consultations avec des professionnels (médecin ORL, ostéopathe, psychologue)
  • de l’activité physique adaptée
  • des séances de sophrologie
  • des ateliers afin de favoriser les partages d’expériences

Les thermes de Cambo-les-Bains

Dans le cadre d’une cure thermale en voies respiratoires, la cure thermale de Cambo-les-Bains propose d’ajouter un module spécifique d’activités et de soins complémentaires dédié aux acouphènes. Ce module se déroule l’après-midi, durant les 3 semaines de cure et en plus des soins thermaux dispensés le matin.

Ce module prévoit :

  • 2 Bilans : initial et final
  • 1 Conférence médicale
  • 1 Atelier travailler son souffle
  • Groupe de parole
  • 1 Séance de Qi gong
  • 1 Séance de relaxation thérapeutique
  • 1 séance de musicothérapie
Cambo les Bains

Il est important de noter que les mini-cures thermales ainsi que les programmes complémentaires proposés lors d’une cure thermale ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. Nous vous invitons également à contacter les établissements thermaux pour connaître les dates des sessions où les séjours sont disponibles.

Quels sont les soins thermaux dispensés dans le cadre d’une cure thermale pour les acouphènes

En fonction du centre thermal dans lequel vous effectuerez votre séjour et de la prescription du médecin thermal, différents soins pourront vous être dispensés :

  • bain de vapeur 
  • bain nasal
  • inhalation
  • irrigation nasale
  • humage-nébulisation
  • aérosols soniques
  • pulvérisations

Démarches, prise en charge et remboursement d’une cure thermale pour les acouphènes

En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale. En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.

Afin d’être partiellement prise en charge par la sécurité sociale, une cure thermale doit :

  • faire l’objet d’une prescription médicale,
  • durer 3 semaines,

Un complément peut également être apporté par une mutuelle concernant la prise en charge du ticket modérateur. Sous conditions de ressources et selon certains critères, une prise en charge des frais de logement et de transport peut également être accordée par la caisse d’Assurance Maladie.

  • 1047
  • 546
  • 11515
  • 1350

Les affections digestives traitées lors d’une cure thermale

De nombreuses pathologies affectent le système digestif et se retrouvent chez une grande partie de la population. Leurs degrés d’intensité peuvent impacter de façon importante la qualité de vie quotidienne des patients. La cure thermale en affections digestives est une alternative à prendre en compte. Naturelle, sans effet secondaire et globale, elle permettra au patient de retrouver une meilleure qualité de vie.

Les affections digestives en cure thermale
Source photo : https://www.chainethermale.fr/

Le terme affections digestives regroupe toutes les pathologies liées au système digestif (estomac + intestins). Souvent associées aux maladies métaboliques, les cures thermales ayant l’orientation en affections digestives ont pour objectif de réguler le fonctionnement de l’appareil digestif.

L’orientation thermale en affections digestives et maladies métaboliques

Elle fait partie des 12 orientations thérapeutiques thermales reconnues et prises en charge par la sécurité sociale. Durant le séjour thermal, de nombreux conseils sur l’hygiène de vie seront dispensés. Associés aux soins d’hydrothérapie, un séjour thermal permettra de réduire les gênes sur le long terme. En effet, les eaux thermales riches en minéraux et oligo-éléments régulent naturellement le transit, équilibrent la flore intestinale et réduisent par conséquent les douleurs au niveau du ventre.

Quels soins lors d’une cure thermale en affections digestives ?

La cure thermale se base sur l’utilisation des vertus des eaux minérales et de ses dérivés (boues et gaz) au travers de soins spécifiques et adaptés.
Chaque jour, le curiste recevra au minimum 4 soins. Ces soins émanent de la prescription du médecin thermal et sont dispensés par des agents thermaux qualifiés.
Les soins seront différents en fonction des besoins, de la pathologie ainsi que de l’état de santé du patient. Les soins les plus souvent prodigués pour solutionner ces troubles digestifs sont :

  • La cure de boisson : chaque cure possède une eau aux propriétés bien définies. Le traitement consistera principalement à consommer régulièrement de l’eau thermale, dont la composition particulière (richesse en Magnésium et/ou en Calcium) aura un effet bénéfique pour la cicatrisation et un apaisement immédiat de l’appareil digestif.
  • Le goutte à goutte ou entéroclyse est une instillation par voie rectale d’eau thermale, qui réalise en contact avec la muqueuse intestinale un pansement intestinal ayant une action calmante et anti-inflammatoire.
  • Le cataplasme abdominal est fabriqué avec une argile imbibée d’eau thermale, le cataplasme abdominalest placé sur l’abdomen (souvent pendant le goutte-à-goutte) et a pour but d’entraîner un effet anti-spasmodique, antalgique et  relaxant.
  • Le bain d’eau thermale consiste à immerger le corps du patient dans une baignoire remplie d’eau thermale. La température du bain varie en fonction de la station thermale, des vertus de l’eau et de la pathologie traitée.
  • La douche pénétrante permet au curiste, allongé à plat ventre sur une table de soin équipée d’une rampe d’eau thermale automatique, de recevoir des jets multiples qui réalisent un massage de l’ensemble du dos de façon répétitive.

Quelles sont les affections digestives traitées lors d’une cure thermale ?

Les pathologies liées au système digestif sont nombreuses.

En cure thermale, les pathologies suivantes sont les plus courantes :

Les maladies traitées

Suivre une cure thermale en affections digestives, les démarches et la prise en charge

Si vous souffrez d’affections chroniques liées à votre système digestif, la réalisation d’une cure thermale peut vous aider.
En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale.
En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.

Une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale. D’une durée de 3 semaines, la cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale. Un complément peut également être apporté par une mutuelle concernant la prise en charge du ticket modérateur.

Sous conditions de ressources et en fonction de certains critères, une prise en charge des frais de logement et de transport peut être accordée par la caisse d’assurance maladie.
Pour tout savoir sur les démarches et sur la prise en charge, nous vous invitons à consulter notre dossier complet : ICI

Les maladies métaboliques, c’est quoi ?

Les maladies métaboliques regroupent différentes affections tels que le diabète, la surcharge pondérale et l’obésité , la dyslipidémie ou encore l’hypercholestérolémie.
La présence, chez un seul individu, de plusieurs de ces pathologies augmente le risque de maladies cardiaques ainsi que le risque d’accident vasculaire cérébral.
Une prise en charge thermale, en complément à la mise en place de règles d’hygiène de vie strictes, permettra de contenir l’évolution des signes de prédisposition.

Les stations thermales ayant l’agrément en affections digestives

En France, 13 stations thermales ont cet agrément :

Test PCR et vaccin, ce qu’il faut savoir pour votre prochaine cure thermale

Les établissements thermaux français sont actuellement dans l’attente d’une autorisation d’ouverture pour lancer la saison thermale 2021.

Test PCR et vaccin
Image de alexeyzhilkin sur Freepik

L’ouverture des centres thermaux est attendue par de nombreux curistes, elle interviendra à partir du 19 mai 2021. Fermés depuis octobre, les établissements thermaux se préparent à une ouverture prochaine. Celle-ci interviendra à la suite d’une autorisation émanant du Gouvernement.

Lors de la saison thermale 2020, un guide sanitaire a été défini afin d’assurer la sécurité de tous. La mise en place d’une distanciation sociale lors des soins collectifs, la création d’un sens de circulation, la fermeture des soins d’inhalation collective ou encore la mise à disposition de gel hydroalcoolique dans les établissements ont permis  d’assurer la sécurité des équipes et des curistes. Durant la saison thermale 2020, grâce à ses nombreuses mesures, aucun cluster de Covid-19 n’a été identifié au sein d’un centre thermal.

Pour la saison thermale 2021, de nouvelles questions surviennent.

Lors de l’arrivée en cure thermale, un test PCR devra-t-il être effectué ?

Pour le moment, aucune mesure concernant la présentation d’un test PCR négatif avant de débuter une cure thermale n’a été prise.

Devra-t-on être obligatoirement vacciné afin d’aller en cure thermale ?

À l’heure actuelle, aucune décision n’a été prise concernant l’obligation d’être vacciné afin de suivre une cure thermale.

Le rôle des cures thermales dans le traitement de la maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Cette maladie impacte fortement le quotidien et la qualité de vie du patient. Malgré l’existence de traitements médicamenteux, des règles d’hygiène de vie stricte sont indissociables du quotidien du malade. La cure thermale  viendra en complément pour un mieux-être tant physique que mental, sans toutefois soigner cette maladie.

Cure thermale et maladie de Crohn
Source photo : Chaine Thermale du Soleil

 

Prise en charge de la maladie de Crohn lors d’une cure thermale

La maladie de Crohn, appelée également « iléite de Crohn », est une inflammation chronique, entrecoupée de phases aiguës, touchant le tractus digestif. Elle se localise à 80% au niveau de l’iléon terminal et du colon, d’où son appellation « iléite » (inflammation de l’iléon). En plus d’être invalidante, elle est douloureuse en phase aigüe et lèse la muqueuse intestinale. La maladie de Crohn, par sa récurrence dans le temps, entraîne des complications fréquentes et graves tels que la fissure anale, d’importantes lésions de la paroi digestive, des obstructions du système digestif ainsi que des ulcères pouvant entraîner une hospitalisation. On constate également d’autres problèmes de santé comme l’arthrite, les calculs rénaux, les problèmes de muqueuses et de peau.

La cure thermale pour la maladie de Crohn aidera et accompagnera le patient dans la gestion de sa maladie au quotidien.

Les symptômes de la maladie de Crohn

A son début insidieuse et progressive, la maladie de Crohn évolue par poussées successives à des endroits différents. Les symptômes sont nombreux et très douloureux : sténoses, crampes abdominales, fièvres, température, perte de poids anormale.

Les cures thermales spécialisées dans la maladie de Crohn

La cure thermale est prescrite comme un traitement complémentaire permettant aux patients de retrouver un équilibre intestinal plus durable.

La médecine thermale soulage en profondeur les muqueuses inflammées et atténue les effets secondaires dus aux médicaments.

Les vertus des eaux thermales utilisées lors des différents soins réalisés (cure de boisson, bain, cataplasmes d’eaux et de boues) permettent une cicatrisation en profondeur des muqueuses lésées, mais également une diminution des douleurs grâce aux vertus antalgiques.

N’oublions pas que chaque eau thermale a des propriétés qui lui sont propres. Par exemple, l’eau de la station thermale du Boulou est une eau riche en bicarbonate et en magnésium. Ces deux oligo-éléments ont pour rôle d’améliorer non seulement le transit intestinal (grâce à l’augmentation de la motricité intestinale), mais également d’aider à la reconstruction de la muqueuse intestinale et de la flore digestive.

D’autres établissements thermaux accueillent des patients atteints de la maladie de Crohn :

Thermes de Châtel-Guyon

Thermes de Plombières-les-Bains

Thermes de Castera-Verduzan

Thermes de Capvern-les-Bains

Les stations thermales ayant l’orientation en affections digestives sont également prescrites pour le traitement symptomatique de la maladie de Crohn.

Conseils alimentaires en cas de Maladie de Crohn

La maladie de Crohn est régulièrement à l’origine d’une mauvaise absorption des nutriments et vitamines. En fonction du site atteint, la mal absorption pourra toucher soit les vitamines liposolubles (= solubles dans les graisses : ADEK), les vitamines B9 & B12, les protéines et même le calcium.  Dans ce cas, le médecin conseillera de complémenter afin de couvrir les besoins nutritionnels.

Surveiller son alimentation est également important, voici quelques conseils diététiques :

  • Fractionner l’alimentation en 5 à 6 petits repas légers et manger lentement dans le calme en mastiquant correctement.
  • Éviter les irritants comme les graisses cuites, les épices, les sauces grasses et épicées, les crudités, l’excès de sucreries qui déséquilibrent la flore intestinale
  • Favoriser les aliments riches en protéines : viandes, poisson, fromage à pâtedure afin d’éviter les carences dues aux inflammations.
  • Apprendre à repérer les intolérances afin d’éviter certains aliments.

Bon courage à vous !

Les Thermes de Royat deviennent la 12ème station thermale du Groupe Valvital

Le 4 janvier dernier, le maire de la station thermale de Royat-Chamalières a signé la délégation de service public confiant la gestion de l’établissement thermal au groupe Valvital pour 30 ans.

Dès l’ouverture de la saison thermale 2021, le groupe Valvital sera donc à la tête du complexe thermal et thermoludique de Royat.

valvital royat

Les thermes de Royat et le groupe Valvital

Du côté de l’établissement thermal de Royat

Le groupe Valvital a de grandes ambitions pour cette station thermale auvergnate.
En effet, il souhaite faire évoluer la fréquentation des Thermes de Royat de 7 800 à 11 000 curistes par an et ainsi créer 174 emplois équivalent temps plein à terme. Cela permettrait aux thermes de Royat de se positionner comme la plus importante des stations thermales d’Auvergne.

Pour cela, le 2ème groupe thermal français prévoit de mettre un œuvre un important programme d’investissement de plus de 31 millions d’euros. Cet investissement permettra de proposer une résidence hôtelière de 73 appartements, d’ouvrir un restaurant ainsi que de rénover et mettre aux normes l’espace thermal ainsi que Royatonic.

Valvital, habitué à proposer plusieurs orientations thérapeutiques aux curistes, a également le projet de réaliser une étude médicale permettant l’obtention d’un nouvel agrément « phlébologie ».

Les travaux devraient débuter en 2022.

Du côté du groupe thermal Valvital

Les Thermes de Royat bénéficient de l’agrément rhumatologie. Par ailleurs, l’établissement fait partie des 4 destinations thermales françaises proposant des cures pour les maladies cardio-artérielles (MCA). Valvital élargit ainsi ses compétences sur une affection peu traitée en thermalisme et qui constitue une véritable spécificité. Il s’agit de procurer un traitement aux personnes atteintes d’artérite des membres inférieurs, du syndrome de Raynaud, d’hypertension artérielle ou encore de séquelles d’infarctus pour lequel l’établissement de Royat est réputé.

Pour rappel, Valvital est le 2ème groupe thermal français avec 12 établissements thermaux (Aix-les-Bains, Berthemont-les-Bains, Bourbonne-les-Bains, Enghien-les-Bains, Lectoure, Lons-le-Saunier, Montbrun-les-Bains Morsbronn-les-Bains, Niederbronn-les-Bains, Santenay et Thonon-les-Bains). Le chiffre d’affaires annuel du groupe est d’environ 39 millions d’euros pour l’accueil de 57 000 curistes.  Le groupe Valvital emploie également l’équivalent de 570 salariés en temps plein.

Vous voulez en savoir plus sur le groupe Valvital, retrouvez nos interviews exclusives avec Monsieur Bernard Riac, le PDG du groupe :

Valvital, un groupe thermal aux projets uniques

Un point sur les projets du groupe Valvital

Cure thermale et Covid-19 – Ce qu’il faut retenir

Face à la pandémie liée au Covid-19, les établissements thermaux ont été contraints de fermer leurs portes durant plusieurs mois. Lors de la réouverture, afin d’assurer la sécurité de tous, de nombreuses mesures ont été appliquées.

cure thermale covid
Image de Freepik

Un référentiel sanitaire pour faire face au Covid-19

De par la nature des publics accueillis, les centres thermaux sont soumis en temps normal à de nombreuses règles d’hygiène et de prévention.
Afin d’encadrer les réouvertures, un référentiel sanitaire a été élaboré par de professionnels afin d’être mis en place sur l’ensemble des établissements français.

Voici une partie des mesures prévues par ce guide :

  • La mise en place dans chaque établissement d’une cellule de coordination et d’un référent Covid-19.
  • Des contrôles de la qualité de l’eau (ressource et points d’usage), une
    maintenance renforcée et l’adaptation des systèmes de ventilation/aération.
  • Un contact avec le curiste par l’établissement thermal, en amont de son arrivée, en vue de le sensibiliser aux différentes contre-indications.
  • La création d’un zonage de l’établissement en espaces secs/humides et plan de port des EPI en fonction des environnements de soins : port du masque par le soignant et le soigné lorsque la distanciation physique de 1 m ne peut pas être respectée.
  • La formation préalable à la réouverture des personnels aux protocoles
    spécifiques Covid-19.
  • La réalisation d’un plan de circulation minimisant les croisements
  • La mise en place des mesures et gestes barrière et contrôle de leur respect.
  • Le renforcement des procédures de nettoyage/désinfection.
  • La mise en place de protocoles adaptés aux espaces communs (accueil,
    vestiaires, salles de repos).
  • L’adaptation de certains postes de soins lorsque la distance de 1 m ne peut pas être respectée (par cloisonnement ou vacance d’un poste sur deux).
  • La limitation de la présence en bassin à 1 baigneur pour 2 m².
  • La suspension des soins collectifs pour le traitement des voies respiratoires.

L’implication des stations thermales dans la sécurité sanitaire

Les réponses de Mr Claude-Eugène Bouvier, délégué général du Cneth

Comment avez-vous réalisé ce guide sanitaire thermal ?

Ce guide a été validé par la DGS (Direction Générale de la Santé). À l’heure
actuelle, ne connaissant pas l’évolution de la pandémie, nous ne pouvons pas savoir si ces consignes seront maintenues.
Nous espérons aller vers un allègement si la pandémie est moins active en début d’année. Nous allons donc rentrer à nouveau en négociation avec la DGS afin de voir quelles sont les évolutions possibles.

Depuis le début de la pandémie, ce référentiel a évolué avec notre retour
d’expérience. Nous l’adapterons en temps et en heure en fonction de la situation.

Des contrôles sont-ils réalisés sur la mise en place de ce guide sanitaire ?

Au niveau de la mise en place des mesures présentes dans le guide sanitaire, les établissements se sont engagés en transmettant la grille des 96 mesures du guide et en mentionnant leur statut (mises en place ou qui seront mises en place dans un certain délai). Ce référentiel n’a pas de valeur normative, c’est un engagement de la profession à le respecter. Lorsqu’il n’y a pas de regroupement avec des articles de loi ou de règlementation, il n’y a pas d’obligation au sens strict à le faire. Toutefois, l’ARS peut diligenter des contrôles sur des mesures qui correspondent à des articles du code de la santé publique, comme elle le fait habituellement.

À SAVOIR

Afin de garantir aux usagers une sécurité sanitaire optimale, certains centres thermaux ont fait la démarche volontaire pour obtenir la certification AQUACERT HACCP Thermalisme. Cette certification permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de maitriser et de prévenir les risques liés à la contamination de l’eau thermale.

Cette certification française a été mise au point par un groupe d’experts, de
scientifiques et de professionnels des eaux minérales. Ils ont été accompagnés par des représentants d’associations de consommateurs ainsi
que par le ministère de la Santé afin d’établir un guide des bonnes pratiques.

Quelles sont les mesures mises en place par les stations mais non visibles par les curistes ?

De nombreuses mesures ne sont pas visibles mais ont été mises en place.
La première correspond à la formation des personnels. En effet, les personnels maitrisent parfaitement l’ensemble des gestes et des protocoles, néanmoins, cela a nécessité une formation préalable et obligatoire pour l’ensemble des personnels.

Il y a également l’ensemble des réglages techniques au niveau des automates, notamment sur les systèmes d’aérations et de ventilations avec des réglages de désinfection par système UV. Il y a également des réglages concernant la chloration des bassins. Dans la plupart des cas, nous avons augmenté le taux de chloration de chlore libre dans les bassins afin d’assurer une meilleure neutralisation du virus, si d’aventure il était présent. Nous savons que ce virus, à type d’enveloppe, ne survit pas en milieu chloré.


Dans l’ensemble des mesures dites « invisibles », il y a également tout ce qui est fait en dehors de la présence même du curiste. C’est à dire les protocoles de désinfection et de nettoyage qui ont été renforcés entre les soins, en dehors des soins ainsi qu’avant et après la journée de travail.

Cela représente une important partie du surcoût supporté par les
établissements.

A combien se chiffrent vos dépenses concernant la mise en place des règles sanitaires ?

Cela est l’objet de notre négociation actuelle. Comme vous pouvez l’imaginer, la situation actuelle des établissements thermaux est très difficile. Nous allons vers -65% de baisse de l’activité et de chiffre d’affaires.

Les établissements sont dans une situation déficitaire importante, aggravée par le coût des mesures sanitaires qui ont dû être mises en place. Nous les avons chiffrées à 80 euros par curiste.

Cela correspond au coût des mesures organisationnelles concernant les
formations des personnels, l’organisation ainsi que la réduction de fréquentation d’un établissement. En effet, nous étions contraints au ratio de 1 personne pour 4 mètres carrés et 1 personne pour 2 mètres carrés en piscine.

À cela, il faut également ajouter le coût des aménagements spécifiques, comme l’installation de parois en plexiglas.

Nous en demandons donc la compensation à l’assurance maladie, au travers d’une allocation spéciale qui à notre sens ne serait pas supportée par la curiste.

La réponse à vos questions


Ma cure thermale a été interrompue, pourrais-je la terminer l’année
prochaine ?

À la suite du premier confinement, les établissements thermaux ont eu la
possibilité d’accueillir les curistes souhaitant achever leur cure thermale avant la fin de la saison 2020.
Pour ce second confinement, nous sommes dans une situation équivalente. Il est possible d’envisager achever sa cure thermale en 2021. Toutefois, si cette mesure est acceptée, certaines conditions pourraient être demandées aux curistes. Par exemple, terminer leur cure au premier trimestre 2021.
Si en théorie cela semble envisageable, il existe des difficultés concernant la prise en charge administrative des dossiers se trouvant sur 2 exercices comptables différents.
Une réponse officielle devrait intervenir.

Ma cure thermale sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale, même si elle n’a pas duré 18 jours en raison du reconfinement ?

Oui, votre cure thermale sera remboursée et vous n’aurez pas à réaliser de
démarche spécifique.
La fermeture des établissements thermaux liée au Covid-19 est un cas de force majeure. L’article 17-1 de la convention permet en cas de force majeure de prendre en charge un séjour en cure thermale au prorata des jours effectués.

De plus, lors du décret du 29 octobre, les établissements thermaux ont été
nominativement cités afin de permettre d’accéder d’une part au régime des mesures dont bénéficient les établissements fermés administrativement mais également d’ établir le caractère de force majeure lié à la fermeture.

Ma cure a été annulée, mes arrhes me seront-elles remboursées par le
centre thermal ?

Nous vous invitons à reprogrammer votre cure thermale en 2021. Vos arrhes seront ainsi reportées sur cette nouvelle date, dans la mesure du possible.
Si l’organisation d’une nouvelle cure, ou si le curiste sollicite le remboursement de ses arrhes, celles-ci lui seront remboursées.
Toutefois, nous ne sommes pas dans le cadre de l’article 1590 du code civil
obligeant le débiteur à rembourser le double des arrhes versées si la prestation ne peut pas être exécutée dans le cadre de la force majeure.
Les arrhes pourront donc être restituées sans que l’établissement soit tenu de verser le double.

Combien de temps ma prescription est-elle valable ?

En temps normal, la prise en charge d’une cure thermale est valable pour l’année civile en cours. Exception faite concernant celle accordée sur le dernier trimestre qui est valable l’année suivante.


Cependant, des discussions sont en cours avec la Cnam concernant un maintien de la validité de la prise en charge accordée en 2020 et non utilisée.
Une réponse est attendue dans les semaines à venir.

Cure thermale interrompue suite au reconfinement : ce qu’il faut savoir.

Suite aux annonces gouvernementales, les établissements thermaux français ont dû fermer leurs portes pour cette fin d’année 2020.  

Source photo : Freepik

Vous étiez en cure thermale ou vous deviez vous y rendre ? Voici les réponses à vos éventuelles questions dont certaines précisions ont été apportées par Mr Bouvier, délégué général du Cneth.

Ma cure thermale a été interrompue, pourrais-je la terminer l’année prochaine ?

À la suite du premier confinement, les établissements thermaux ont eu la possibilité d’accueillir les curistes souhaitant achever leur cure thermale avant la fin de la saison 2020.

Pour ce second confinement, nous sommes dans une situation équivalente. Il est possible d’envisager d’achever sa cure thermale en 2021.  Toutefois, si cette mesure est acceptée, certaines conditions pourraient être demandées aux curistes. Par exemple, terminer leur cure au premier trimestre 2021. Si en théorie cela semble envisageable, il existe des difficultés concernant la prise en charge administrative des dossiers se trouvant sur 2 exercices comptables différents. Une réponse officielle devrait intervenir dans les prochaines semaines.

Ma cure thermale sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale, même si elle n’a pas duré 18 jours en raison du reconfinement ?

Oui, votre cure thermale sera remboursée et vous n’aurez pas à réaliser de démarche spécifique.
La fermeture des établissements thermaux liée au Covid-19 est un cas de force majeure. L’article 17-1 de la convention permet en cas de force majeure de prendre en charge un séjour en cure thermale au prorata des jours effectués.
De plus, lors du décret du 29 octobre, les établissements thermaux ont été nominativement cités afin de permettre à la fois d’accéder au régime des mesures dont bénéficient les établissements fermés administrativement mais également d’établir le caractère de force majeure lié à la fermeture.

Ma cure a été annulée, mes arrhes me seront-elles remboursées par le centre thermal ?

Nous vous invitons à reprogrammer votre cure thermale en 2021. Vos arrhes seront ainsi reportées sur cette nouvelle date, dans la mesure du possible.Si l’organisation d’une nouvelle cure, ou si le curiste sollicite le remboursement de ses arrhes, celles-ci lui seront remboursées.
Toutefois, nous ne sommes pas dans le cadre de l’article 1590 du code civil obligeant le débiteur à rembourser  le double des arrhes versées si la prestation ne peut pas être exécutée dans le cadre de la force majeure. Les arrhes pourront donc être restituées sans que l’établissement soit tenu de verser le double.

Combien de temps ma prescription est-elle valable ?

En temps normal, la prise en charge d’une cure thermale est valable pour l’année civile en cours. Exception faite concernant celle accordée sur le dernier trimestre qui est valable l’année suivante.Cependant, des discussions sont en cours avec la Cnam concernant un maintien de la validité de la prise en charge accordée en 2020 et non utilisée. Une réponse est attendue dans les semaines à venir.

Interview du mois – Un point sur les projets du groupe Valvital

Retrouvez l’interview de Monsieur Bernard Riac, le PDG du groupe Valvital pour faire le point sur les nombreux projets du groupe. Lors de notre interview l’année passée, il nous avait présenté ses différents projets. Nous allons aujourd’hui vous présenter leurs avancées.

Pouvez-vous présenter votre groupe ?

Le groupe Valvital est le deuxième groupe thermal français en nombre de curistes. C’est un groupe que j’ai créé en 1989 et dont je suis le directeur et le PDG. Lors d’une année « normale », nous réalisons un chiffre d’affaires d’environ 39 millions d’euros et nous recevons 57 000 curistes.  Le groupe Valvital emploie également l’équivalent de 570 salariés en temps plein.

Je connaissais le thermalisme de longue date pour des raisons familiales et j’étais également le directeur marketing de la Chaine Thermale du Soleil, le leader du thermalisme en France. Au bout de 3 ans à la Chaine Thermale du Soleil, j’ai eu envie de créer mon propre groupe. J’ai donc commencé par le rachat d’une première station thermale à Lons-le-Saunier dans le Jura, puis de fils en aiguille nous sommes maintenant une douzaine d’établissements à travers la France. 

Il y a quelque temps votre groupe a annoncé la réouverture et la création de plusieurs centres thermaux. En quoi est-ce important pour Valvital d’être présent sur ces nouveaux territoires ?

Ce qui est important pour Valvital, c’est de poursuivre la construction et l’évolution de sa croissance externe. Nous avons souhaité construire, concevoir et gérer de nouveaux établissements en suivant la même dynamique depuis 1989.

Comment choisissez-vous un lieu afin d’y implanter un nouvel établissement ?

Il y a plusieurs critères très importants. Tout d’abord, il y a naturellement la qualité de l’eau. Celle-ci doit être en quantité suffisante afin de pouvoir y traiter une certaine quantité de curiste. L’environnement est également un élément très important. La cure thermale est un ensemble, il n’y a pas que des soins, mais aussi le « à côté » favorisant la détente et le repos. L’attrait touristique d’un territoire est donc très intéressant et pris en compte dans notre décision. En effet, nous appréhendons un territoire dans sa globalité afin qu’il réponde à l’ensemble de nos besoins et corresponde à notre vision.

Votre groupe a entrepris l’ouverture d’un établissement thermal au cœur de la ville de Nancy. Pourquoi avoir choisi de créer un nouvel établissement thermal au cœur d’une métropole ?

Nancy regroupe l’ensemble de nos critères. Tout d’abord, il y a de l’eau thermale en quantité suffisante et aux propriétés dédiées à la rhumatologie. De plus, la ville de Nancy dispose d’une ancienne friche militaire nous permettant de bénéficier d’un important espace au centre ville. Nancy offre donc une eau thermale de qualité ainsi qu’un espace suffisant permettant de construire différentes infrastructures.Pour finir, l’intérêt majeur de  Nancy réside dans la taille de sa métropole qui nous permettra de cibler de nombreuses personnes.

Le projet de Nancy est un projet complexe. Il y aura la partie thermalisme qui est une réouverture d’un ancien établissement thermal fermé en 1930. Mais nous allons également  proposer une partie sportive, un espace thermoludique, un spa ainsi qu’une partie dédiée à l’hébergement. Nous avons également décidé, en relation avec le CHU, de mettre en place des soins et un programme de rééducation concernant les sportifs de haut niveau.

Pour en savoir plus sur les thermes de Nancy : “Nancy, la prochaine destination thermale pour votre cure en rhumatologie.”

Un test concernant l’agrément de votre futur centre thermal à  Saint-Jean-d’Angély a débuté, où en est-il ?

Nous sommes en pleine expérimentation sur une centaine de patients malgré le contexte actuel lié au Covid-19. Nous devrions avoir terminé cette expérimentation d’ici la fin de cette année. De ce fait, le début de l’année prochaine devrait nous permettre de sortir une étude qui sera envoyée à l’Académie de Médecine. 

Après l’étude de celle-ci, un agrément nous sera remis. Nous pourrons alors commencer à travailler avec un architecte afin de réaliser les plans du nouveau centre, qui ouvrira ses portes en 2025.

Pour en savoir plus sur le projet thermal de Saint-Jean-d’Angély, vous pouvez consulter cet article : ” Où en est le projet d’ouverture des thermes de Saint-Jean-d’Angély ?”

En mars 2021, votre nouveau centre thermal de Santenay ouvrira ses portes. Les travaux sont-ils terminés ?  Quelles seront les orientations de ce centre ?

A l’heure actuelle, les travaux sont entièrement terminés. Sans le Covid-19, nous aurions ouverts cette année comme prévu initialement. Du fit de la situation sanitaire nous avons pris du retard et donc décidé d’ouvrir en mars 2021.
Comme il s’agit d’une réouverture à  Santenay, nous avons maintenu les 2 orientations déjà existantes qui sont la rhumatologie et les affections digestives et maladies métaboliques.

Pour en savoir plus sur l’établissement thermal de Santenay, vous pouvez consulter cet article : “Les thermes de Santenay, ouverture prévue en 2021

Quels sont les prochains projets de votre groupe thermal ? 

Nous souhaitons porter l’ensemble de nos projets à terme.

Notre dernier projet concerne l’établissement thermal de Royat-Chamalières où nous avons signé une Délégation de Service Public. De ce fait, nous allons reprendre en avril 2021 l’exploitation de ce centre pour lequel nous avons prévu 30 millions d’euros de travaux étalés sur 3 ans. Nous allons faire d’importants travaux de réhabilitation concernant le bâtiment afin d’en améliorer sa capacité d’accueil.

La journée mondiale contre l’ostéoporose

En France, l’ostéoporose entraine plus de 400 000 fractures osseuses chaque année. Outre les risques accrus de fractures, cette maladie affecte profondément la qualité de vie des personnes en raison des douleurs induites. Le 20 octobre, c’est la journée mondiale contre l’ostéoporose. Cet événement est l’occasion de sensibiliser le grand public aux effets de cette maladie, pour laquelle, le thermalisme est un traitement complémentaire efficace.

Source : gettyimages

L’ostéoporose est une maladie liée au vieillissement. Elle entraine une diminution et une fragilisation de la masse osseuse sur l’ensemble du squelette humain. Cette pathologie touche principalement les femmes d’un certain âge et ménopausées, qui voient alors leurs risques de fracture augmenter fortement. En effet avec l’âge, les hormones, notamment les œstrogènes, varient énormément. Si on ajoute à cela certains antécédents et des carences en vitamine D, l’équilibre de la restructuration osseuse se trouve bouleversé.
L’ostéoporose devient douloureuse et augmente les risques de fracture lorsqu’elle atteint un stade avancé.
À l’heure actuelle, aucun traitement médical n’existe pour soigner définitivement l’ostéoporose.

La cure thermale se présente alors comme une alternative naturelle, douce et sans effet secondaire sur l’organisme. Elle permet de soulager les douleurs du patient. Les soins réalisés durant un séjour thermal sont prescrits en amont par un médecin de cure afin que ceux-ci s’adaptent parfaitement aux besoins et à l’état de santé du patient.

Les soins thermaux réalisés quotidiennement se basent sur les bienfaits de l’hydrothérapie et des boues thermales chaudes.
On retrouvera des soins individuels tels que :

  • des bains d’eau thermale,
  • des cataplasmes de boues et/ou d’eau thermale chaude,
  • des soins avec un agent thermal,
  • des douches locales,
  • des soins collectifs comme la mobilisation en piscine.

Les minéraux et oligo-éléments présents dans l’eau permettent aux patients de bénéficier de vertus anti-inflammatoires, apaisantes, décontractantes, sédatives et antalgiques de l’eau.

La cure thermale est un traitement préventif. Elle permet de contrôler la maladie dès ses premiers symptômes et d’en ralentir l’impact sur le quotidien. Durant le séjour, des conseils hygiéno-diététiques comme l’arrêt du tabac ou la pratique d’une activité physique peuvent être dispensés au travers d’ateliers ou de modules complémentaires.

A la suite d’un séjour dans un établissement thermal, le patient retrouvera un certain confort dans sa mobilité ainsi qu’une diminution de ses douleurs pouvant s’étendre jusqu’à plusieurs mois après la fin du séjour thermal.

 A savoir : une cure thermale peut être réalisée à la suite de fractures liées à cette pathologie, elle permettra de résorber les douleurs, d’assouplir les articulations, de réduire l’inflammation et de retrouver une meilleure mobilité.

Où réaliser une cure thermale « Ostéoporose » ?

Afin de soulager votre ostéoporose, vous pouvez vous rendre dans l’un des 72 établissements français ayant l’orientation thérapeutique en Rhumatologie :

La station thermale de Brides-les-Bains

La station thermale de Néris-les-Bains

La station thermale de Bagnères-de-Bigorre

La station thermale de Saubusse-les-Bains

La station thermale de Jonzac

La station thermale de Châtel-Guyon

La station thermale de Casteljaloux

La station thermale de Capvern-les-Bains

La station thermale de La Léchère-les-Bains

La station thermale de Luchon

La station thermale de Salies-du-Salat

La station thermale de Salies-de-Béarn

La station thermale de Divonne-les-Bains

La station thermale de Cauterets

La station thermale de Saint-Honoré-les-Bains

(Liste non exhaustive)

Certains établissements thermaux proposent, en complément de la cure thermale conventionnée, un module d’éducation à la santé dédié à l’ostéoporose (non pris en charge par la sécurité sociale) afin d’aider les patients à comprendre et à mieux vivre avec leur maladie :

Station thermale de Bourbonne-les-Bains

Station thermale du Grand Dax

Si vous souhaitez bénéficier d’une cure thermale conventionnée, celle-ci doit vous être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste. Dès lors, elle pourra faire l’objet d’une prise en charge partielle par la sécurité sociale et d’un complément par votre mutuelle.

Il faut savoir qu’une cure thermale conventionnée prévoit des soins quotidiens durant les 18 jours du séjour (sauf le dimanche).

Une cure thermale doit être réalisée en parallèle d’un suivi médical.